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PRIX AU KILO - Malgre l’annonce d’une baisse par le Palais de 10% : Le Sénégalais n’en riz pas

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C’est un type d’annonce qui fait rire. D’un rire jaune. D’un de ces rires qui se terminent par des pleurs. 10% de moins sur le kilo du riz, alors que l’huile, le gaz, les condiments, tout ce qui peut permettre de faire un plat normal ont vu leurs prix flamber. De quoi en pleurer plutôt. Et les Sénégalais de se demander à quand l’entrée du tunnel pour espérer d’en voir le bout.



PRIX AU KILO - Malgre l’annonce d’une baisse par le Palais de 10% : Le Sénégalais n’en riz pas
Quelle heureuse et troublante coïncidence ? Une annonce de la baisse du prix du kilogramme de riz de 10% en pleine marche de dénonciation de la cherté de la vie. Une manifestation des consommateurs sénégalais dirigée par l’Ascosen pour mettre à nu la flambée des denrées de première nécessité. Si l’effet recherché par cette annonce, à ce moment précis, était de rassurer les populations sur les intentions réelles d’un gouvernement prêt à apporter des solutions à la demande sociale, il a porté ses fruits. D’autant plus que ce sont des consommateurs satisfaits, pour l’instant, qui se sont félicités de cette mesure en attendant d’obtenir plus.

Un rapide Conseil présidentiel a suffi pour avaliser le tout. Pourtant, depuis le mois d’avril dernier, le président de la République avait cautionné la mise sur pied d’une Commission dirigée par le Premier ministre d’alors et ayant pour mission de réfléchir «rapidement» sur les voies et moyens à utiliser pour faire baisser les prix des denrées de première nécessité. Mais les Sénégalais ont assisté à l’effet inverse. Entre avril et juin, c’est une flambée pratiquement de tous les prix des denrées. Comme si quelque part, on se plaisait à narguer les populations. Et cerise sur le gâteau, à la veille et au lendemain du scrutin des élections législatives, des denrées comme le lait, l’huile, les aliments de bétail, les condiments, ont vu leurs prix flamber. Même le gowé (catégorie d’encens) n’a pas été épargné.

La seule réponse apportée par les autorités à tout cela est le maintien du train de vie de l’Etat, avec un remaniement du gouvernement reconduisant pratiquement le même nombre de ministres pléthoriques. Un véritable pied de nez à tous ceux qui sont à la recherche du diable pour essayer de lui tirer la queue. Cette situation ne pouvait durer. Il fallait coûte que coûte, vaille que vaille, désamorcer cette crise sociale latente qui prend lentement mais très sûrement ses marques. Surtout avant la marche prévue par le front Siggil Sénégal pour dénoncer justement... la flambée sur les prix des denrées de première nécessité.

Loin de se féliciter donc de cette mesure, le consommateur sénégalais sait qu’il est loin d’être sorti de l’auberge… wadienne. Car, sur bien de produits nécessaires, les prix restent maintenus. Mieux, certains s’apprêtent à connaître une hausse. Et, avec cette annonce de baisse du prix du kilogramme de riz, il y a lieu de se poser des questions sur sa faisabilité d’autant que le secteur est exclusivement géré par des privés. Des importateurs privés, qui n’ont rien à voir avec l’Etat, ont investi le secteur et s’y donnent à fond. Le seul levier que les autorités peuvent actionner pour que le cartel du riz consente à accepter cette décision se trouve au niveau de la taxation. Ce qui est sûr, un allégement va se faire pour que les nouveaux prix soient appliqués.

Cependant avec cette donne, c’est remuer le couteau dans la plaie. Car l’Etat du Sénégal compte énormément sur ces taxes pour s’en sortir sur le plan budgétaire. La dette intérieure étant ce qu’elle est et obligeant le Sénégal à procéder à un emprunt obligataire de 100 milliards, les autorités ne peuvent nullement se permettre de se priver d’une source d’approvisionnement. Par conséquent, le consommateur peut s’attendre à ce que ce gap soit comblé dans les plus brefs délais. A un autre niveau. Pour le plus grand malheur du Sénégalais qui n’en riz toujours pas de cette annonce.


M. BIAYE
Source: Le Quotidien

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Samedi 30 Juin 2007





1.Posté par Biran le 01/07/2007 04:46
Dans un pays en voie de développement comme le Sénégal ce sont les denrées alimentaires qui sont les plus importants notre gouvernement devrait s'occupper de baisser les prix au lieu d'investir dans l'infrastucture qui devraient venir après.


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