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PRÉVENU D’AVOIR SUBTILISE LE MATÉRIEL INFORMATIQUE DU JOURNAL : L’ex-directeur de la rédaction d’« Il est midi » fixé sur son sort le 2 juin

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Le journaliste Baba Thiaw, ex-directeur de rédaction du défunt quotidien « Il est midi », comparaissait, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Dakar pour le délit de vol de matériel informatique appartenant à son ex-employeur, Ndiogou Wack Seck.



Ndiogou Wack Seck refait parler de lui. Cette fois, il n’est pas prévenu, mais à titre de plaignant qui a fini par se désister. Le prévenu, c’est son ex-collaborateur non moins ex-directeur de la rédaction du journal « Il est midi ». M. Seck lui reproche d’avoir soustrait le matériel informatique de son journal. A la barre, Baba Thiaw a nié les faits, déclarant que cette affaire est montée de toute pièce par Ndiogou Wack Seck. « J’avais pris la décision de me retirer de cette rédaction pour créer mon propre journal « Face à face », parce que la ligne éditoriale d’ « Il est midi » était torpillée », explique M. Thiaw. Mais, ajoute-t-il, lorsque son ex-employeur a su qu’il partait, il lui a envoyé, à plusieurs reprises, des émissaires pour le convaincre de rester, en vain. Pour M. Thiaw, cette affaire est purement « politique ». « On était du même camp, mais à un moment donné, j’ai décidé de changer de camp », explique-t-il. La preuve ? « Lorsque l’ex-directeur m’a accusé de vol, la police n’a même pas daigné procéder à la perquisition de mon domicile ».

Baba Thiaw était seul à la barre, hier. Le plaignant s’est désisté pour des raisons « familiales » et « sentimentales ». Selon la version de M. Seck, c’est en son absence que Baba Thiaw est passé à la rédaction pour tromper la vigilance des vigiles et soustraire le matériel informatique. Confus dans ses déclarations, Baba Thiaw a laissé entendre qu’il lui arrivait de retourner dans cette rédaction qu’il avait décidé de quitter. Chose curieuse aux yeux du tribunal correctionnel. Mais Baba Thiaw argue qu’il y retournait en tant qu’ex-directeur de la rédaction pour corriger les papiers des correspondants. Sur la création de son journal « Face à face », il explique qu’il a utilisé ses propres moyens. L’autre équivoque, aux yeux du tribunal, réside dans le fait que malgré le désistement de la partie civile, le prévenu n’ait intenté aucune action judiciaire visant à « laver son honneur ». Ndiogou Wack Seck « voulait qu’on règle cette affaire à l’amiable, mais j’ai refusé, j’irai jusqu’au bout », se contente de préciser M. Thiaw.

Pour l’avocat de la défense, il s’agit d’un « délit impossible ». « Lorsqu’on accusait mon client de vol, le matériel du journal était déjà saisi par un huissier et un commissaire priseur suite à une décision de justice ». C’est pourquoi il a plaidé la relaxe pure et simple de son client. Me Diop s’est même permis de demander au tribunal de recevoir la constitution de la partie civile de son client et de lui allouer sept millions de francs Cfa à titre de dommages et intérêts, car estimant que M. Thiaw est victime d’une « dénonciation calomnieuse » de la part de Ndiogou Wack Seck. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré jusqu’au 02 juin 2009.

Souleymane Diam SY
Source Le Soleil

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Mercredi 6 Mai 2009




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