Pour se faire, elle a recouru aux médicaments pour éliminer sa grossesse. Mais à la barre, Mme Diallo a indiqué qu’elle ignorait sa grossesse et ce sont des maux de ventre qui l’ont poussée à prendre ces médicaments. Une version différente de celle qu’elle a avancée devant les policiers enquêteurs. Mme Diallo soutenait qu’elle avait pris les médicaments, parce qu’elle souffrait de constipation. Toujours est-il qu’elle a avorté dans les minutes qui ont suivi son acte. Pour cacher son forfait, elle a mis des morceaux de viande dans un sachet pour le jeter dans une poubelle. Elle a été découverte très tôt par les membres de sa famille qui l’ont conduite à la Police.
« Tu pouvais perdre ta vie », lui a fait remarquer la présidente du tribunal. La conviction du Parquet est que la prévenue a agi en connaissance de cause. Pour la répression, elle a requis six mois ferme. Le conseil de la défense a plaidé la clémence du tribunal à l’égard de sa cliente. A son avis, Mme Diallo n’avait pas l’intention de se débarrasser de sa grossesse.
Le tribunal, après son délibéré, a déclaré la prévenue coupable et l’a condamnée à six mois de prison assorti de sursis.
S. Diam SY
Source Le Soleil