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POURSUIVI POUR VIOL : Diouma échappe à la prison

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Diouma a eu chaud. Malgré les réquisitions du Parquet demandant au tribunal de le condamner à 10 ans ferme, la juridiction l’a relaxé du délit de viol sur une fille mineure de 17 ans.

Diouma Seck, chauffeur de son état, répondait à la barre du tribunal des flagrants délits, de l’infraction de viol sur une mineure âgée de 17 ans. Selon l’accusation, le chauffeur, hébergé par l’oncle de la plaignante, une élève en classe de terminale dans une école à Paris, aurait abusé de celle-ci en la forçant à entretenir avec lui des rapports sexuels malgré ses cris.

A la barre, Diouma Seck reconnaît effectivement avoir eu des rapports sexuels avec la partie civile. Mais, il livre une version totalement différente des faits.

A l’en croire, le jour des faits, c’est la demoiselle, S.D. qui est venue le trouver dans sa chambre au moment où il commençait à somnoler. « C’est, à moitié réveillé, dit-il, que j’ai senti la présence de la fille. Alors on a commencé par flirter et... » Mais, « à aucun moment, s’est défendu Diouma Seck, je n’ai pas obligé la plaignante à entretenir avec moi des rapports sexuels ». D’ailleurs, précise Diouma Seck, avant le jour des faits, la fille avait, à maintes reprises, par des stratagèmes multiples, essayé de l’embarquer dans cette voie, mais il n’avait pas compris son jeu. Celle-ci, ajoute-t-il, lui aurait même proposé de lui donner une de ses copines qui est en France.

« Aujourd’hui, si je me retrouve devant vous, c’est parce que la fille a eu peur de se retrouver enceinte. Encore, une fois je ne l’ai pas forcée », a-t-il déclaré.

Pour les avocats de la partie civile, le prévenu est un personnage assez singulier. « Voilà, relèvent-ils, un type que l’oncle de la plaignante a hébergé chez lui parce qu’il le considère comme un ami et qui lui paie en retour son amitié par un acte d’une bassesse innommable. Même si le certificat médical, observent-ils, ne fait cas que d’éraflures ». S’appesantissant dans leur plaidoirie sur le caractère immoral de l’acte, ils ont insisté sur la sévérité de la sanction qui doit être appliquée à l’égard du prévenu. « Quand il y a un grand mal, il faut sévir en appliquant une peine exemplaire », a plaidé l’un des conseils, qui affirme que des hommes comme Diouma Seck ne méritent aucune compréhension encore moins la clémence. Me Ndèye Fatou Touré, intervenant au nom de la partie civile, a essayé de jouer sur la fibre sensible des juges en affirmant que sa cliente est traumatisée à jamais. « Brillante élève, S.D. devait faire la terminale et devait commencer ces cours, il y a de cela quelques jours.

A cause de ce viol, elle n’est pas rentrée à temps, parce que psychologiquement, elle est traumatisée », poursuit Me Touré. Selon l’avocate, S.D. a piqué une crise le lendemain. Et, depuis lors, elle ne cesse de trembler, fait-elle remarquer. Anticipant la défense sur le certificat médical, elle déclare que « quel que soit le degré de pénétration, cela n’effacera pas le traumatisme de ma cliente, le mal est déjà fait ». C’est pourquoi l’avocate a demandé au tribunal de sanctionner sévèrement le prévenu et de le condamner à payer la somme de 5 millions de francs pour toute cause du préjudice, en ordonnant l’exécution provisoire et en fixant la contrainte par corps au maximum.

Le procureur de la République, dans son réquisitoire, souligne que le certificat médical montre que l’hymen de la plaignante est resté intact. Cependant, poursuit-il, le document nous montre que dans les secrétions vaginales de S.D., il y a eu des traces de spermes. « A travers aussi bien les déclarations de la plaignante que du prévenu, le défaut de consentement de la fille me paraît évident », note le représentant du ministère public. A son avis, l’éducation sexuelle étant très développée en France, « le fait qu’elle ait peur de contracter une grossesse ne me paraît pas convaincant », fait-il savoir.

Aussi, il a demandé au tribunal de déclarer Diouma Seck coupable et de le condamner à 10 ans de prison. « Le drame de la France, renchérit l’avocat de la défense, c’est de produire des Coluche. Vous avez devant vous une Coluche, s’est-il écrié, pour que vous jugiez en sa faveur, a-t-il ajouté. On a essayé de le peindre en sainte nitouche alors qu’elle est une fille au pagne léger ».

A ces déclarations, aussi bien le prévenu, la victime que l’oncle de la plaignante se sont mis à pleurer. Dans sa plaidoirie, le conseil de la défense a dénoncé le terrorisme des femmes et estime qu’il est temps qu’on entame une réflexion pour une redéfinition du délit de viol dans notre pays où « les femmes provoquent les hommes et ne portent plus leur âge ».

A chaque fois, qu’il est question de viol, les mêmes femmes, que l’avocat n’a pas hésité à qualifier de féministes, essaient de crier au scandale. Il s’est aussi prononcé sur le certificat médical qui, à ses yeux, corrobore l’idée qu’il n’y a pas eu conjonction sexuelle. Autrement dit, il n’y a pas eu pénétration. Dans ce cas, déclare-t-il, on ne peut parler de viol.

Aujourd’hui, dit l’avocat de la défense, il s’agit de remettre le droit sur les rails en relaxant Diouma Seck purement et simplement, à défaut au bénéfice du doute. Et si, par extraordinaire, observe le conseil, le tribunal devait entrer en voie de condamnation, il demande aux juges de disqualifier les faits en attentat à la pudeur. Le tribunal a relaxé Diouma Seck et a débouté la partie civile.


MAMADOU GUEYE
Source: Le Soleil

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Lundi 24 Septembre 2007

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