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POUR JUGULER LA FLAMBEE DES PRIX : Des magasins de référence seront ouverts

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Conjoncture difficile oblige, le ministre du Commerce a ouvert hier une réunion du CNC essentiellement consacrée à la hausse des denrées de première nécessité. Dans le sillage de son plaidoyer pour un consensus national autour de la promotion d’une économie de l’offre, Abdourahim Agne attend des membres du Conseil présidé par le Directeur du Commerce Amadou Niang des recommandations complétant la panoplie des mesures prises par le gouvernement pour juguler la flambée des prix.

Doublement inédit que ce Conseil national de la consommation qui a vu hier la participation de M. Abdourahim Agne, par ailleurs ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Coopération décentralisée, aux côtés des membres habituels que sont les représentants de l’administration et de la presse. En effet, l’Association des communicateurs traditionnels présidée par Elhadj Mansour Mbaye y était également représentée par son secrétaire général Abdou Aziz Mbaye. Une réunion exceptionnelle donc pour porter le message face au marché des biens de consommation courante encore en hausse, en dépit des efforts louables du gouvernement, notamment les 19 mesures annoncées en décembre 2007.

Après Amadou Niang qui a campé la rencontre destinée, selon lui, « à éclairer le gouvernement », le ministre du Commerce a brièvement rappelé les réalités du marché international caractérisé par la flambée des prix des hydrocarbures et des céréales, obligeant le Sénégal a prendre des décisions conjoncturelles qui nous ont mis à l’abri des mouvements sociaux connus par d’autre pays de la sous-région. Sans revenir sur les détails de l’impact de toute une fourchette de décisions allant de la suspension des droits et taxes à la régulation des marges sur certains produits, M Agne a dit être venu adresser aux professionnels réunis dans le Conseil « un langage de vérité ».

Parce que la situation est telle qu’en ce qui concerne le riz par exemple, on peut même craindre une prochaine pénurie. L’objectif du gouvernement est donc double : assurer « un approvisionnement normal et régulier du marché » et empêcher « que la flambée des prix qui a toutes les chances de perdurer, ne se répercute brutalement et totalement sur les consommateurs ». Mais, alors que ce train de mesures va être maintenu, la situation est telle que le ministre dit s’inscrire dans le sens de porter vers tous les acteurs, le plaidoyer pour l’autosuffisance alimentaire. Parce que les subventions nécessiteraient à la longue un réaménagement budgétaire au détriment des investissements publics, notamment dans les services sociaux de base. Le gouvernement a mis en place un programme pour arriver d’ici 2015, à une production de 1 million de tonnes de riz blanc.

L’objectif vise également d’autres filières, comme la tomate, l’oignon, le lait, etc. Le troisième volet de cette batterie de mesures concerne les magasins de référence qui devraient ouvrir leur porte incessamment, sous un format réajusté, l’Etat mettant sur la balance plus de 2 milliards de F CFA. Ces magasins permettront ainsi de maintenir un approvisionnement correct en denrées, tout en jouant le rôle de régulateur du marché.

Sur ce, le ministre du Commerce a souhaité que la réflexion du Conseil débouche sur des recommandations à verser aux résultats des autres concertations, pour la préservation du pouvoir d’achat des Sénégalais.

Le Conseil veut renforcer la régulation des prix ?

Les conseillers ont bien accueilli la nouvelle démarche du ministre Abdourahim Agne, mais n’ont pas manqué de demander d’être mieux associés aux réflexions et autres prises de décisions. Les associations de consommateurs représentées par les présidents Momar Ndao de l’Ascosen et Me Masokhna Kâne de SOS-Consommateurs, Alassane Lô de l’Adetels, ainsi que le syndicaliste Mbaye Sène ont d’abord dit leur sentiment sur les 18 mesures (la 19ème concernant la réduction du gouvernement), dont les effets n’ont pas empêché la hausse des prix. Ainsi, pour M. Lô de l’Adetels, notre problème réside dans l’inexistence d’une politique de la consommation, alors que « nos modes de consommations sont travestis ». Rappelant la Loi modèle pour l’Afrique élaborée par son organisation sous l’égide de l’OIC, il a proposé d’aller vers un Code de la Consommation, voire la mise en place d’une agence autonome de régulation. Même son de cloche du côté de Me Kane qui demande plus de loyauté et une concertation renforcée entre le gouvernement et les associations qui ne sont pas des adversaires, selon lui. Quant à Momar Ndao, estimant que des producteurs aux détaillants, on répercute les augmentations de manière anormale, il milite en faveur de plus de régulation, avec un élargissement des régimes d’homologation à presque toutes les denrées de première nécessité.

Plusieurs participants ont également demandé que les associations de consommateurs soient associées au dialogue qui ne devrait plus seulement être tripartite. Il a été retenu, sur proposition de Me Masokhna Kâne, de tenir une réunion extraordinaire devant tracer les grandes orientations en vue d’élaborer une politique de la consommation. Le Directeur du Commerce intérieur Amadou Niang a pris bonne note, alors que le Conseil national de la consommation compte se réunir de manière plus rapprochée et régulière.

Source: le Soleil

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Samedi 29 Mars 2008


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