Cet exercice a permis à ce réseau et à ses partenaires de constater qu'il y a certes des avancés par rapport à ce combat, mais qu'il reste beaucoup à faire dans le domaine des violences faites aux femmes et surtout une récurrence des viols commis sur les enfants mineurs.
Face à la gravité de ce mal et à l'augmentation du nombre de victimes à Thiès, la coordonnatrice du Radi est allée même jusqu'à parler de recrudescence du phénomène malgré les acquis. Selon Mme Marie Pierre Diop, Coordonnatrice du Radi, en 8 mois, elle a reçu 117 plaintes de violences faites aux femmes dont 18 cas de viol et particulièrement d'inceste et de pédophilie.
Ainsi, à l'en croire, ce qu'il faut pour éradiquer le phénomène, c'est augmenter la peine prévue pour réprimer le viol commis sur les enfants. Faisant allusion au marabout qui a été condamné à dix ans de prison pour avoir violé une dizaine de jeunes filles, Mme Diop fera la comparaison entre le préjudice subi et la peine maximale prévue, à savoir 10 ans, pour dire que c'est une aberration.
Et la preuve, c'est que le phénomène ne cesse de prendre de l'ampleur. À l'en croire, la seule chose qui peut permettre l'éradication des viols commis sur les enfants, c'est de porter la peine maximale à une condamnation à perpétuité.
Cependant, la coordonnatrice du Radi Thiès a relevé, lors de ce panel, des avancées notées dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Parmi celles-ci, la ratification de la convention sur l'élimination de toutes les formes de violences par le Sénégal le 29 janvier 1999.
En matière de viol, des avancées ont été notées puisque selon toujours Mme Diop, il y a des directives administratives qui permettent d'avoir une réquisition à la police pour se procurer un certificat médical pour pouvoir intenter une action devant la justice. Elle a par ailleurs dénoncé l'impunité notée dans ce domaine. En effet, à l'en croire, il y a au Sénégal, des personnes intouchables.
Ibrahima NDIAYE (Correspondant à Thiès)
Source Lematindelafrique.com