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PORTRAIT DE MBAYE NIANG MRDS: Un imam peut cacher un politique

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A bientôt 55 ans, Mbaye Niang veut émerger des eaux troubles de la politique pour piloter le Sénégal. Il devra convaincre en trouvant le juste milieu pour accorder ses idées, ses principes et le petit plus nécessaire pour faire la différence. Il est conscient que ce ne sont pas de fortes convictions et la justesse des idées qui poussent ses concitoyens à choisir le meilleur d’entre eux.



PORTRAIT DE MBAYE NIANG MRDS: Un imam peut cacher un politique
Dans sa maison à l’aspect modeste, mais vaste de la Cité Patrie de l’Asecna, Mbaye Niang plus connu sous le nom d’Imam Mbaye Niang, accueille ses hôtes dans la pure tradition sénégalaise. La poignée de main franche, le phrasé posé, le maître des lieux séduit par sa simplicité. Vêtu d’un jogging et d’un survêtement, son look tranche d’avec l’image qu’il laisse apparaître à l’occasion de ses sorties publiques. Il est toujours en boubou ou en grand-boubou. Question d’image ou de ligne vie. C’est selon. Dans tous les cas, Imam Mbaye Niang se voit mal aller à la rencontre de ses concitoyens tiré à quatre épingles.

Elu député à la faveur de la règle des « plus forts restes », lors des élections législatives du 3 juin 2007, il a fait son apparition sur la scène politique récemment. « Pas si récent que cela, rectifie-t-il. Et d’ajouter : notre formation a été créée en 1999 à la veille de l’élection présidentielle de 2000 ». Mais, les Sénégalais l’ont découvert en 2001 lors des législatives, sous la bannière du Mouvement de la réforme pour le développement social (Mrds).

A cette époque, sa formation était assimilée à un parti politique islamique. Une allusion qui fait sourire son Secrétaire général. « Ce sera, en tout cas, le seul parti islamique avec des militants chrétiens, répond-il avec un brin d’humour. C’est vrai qu’au début les gens ne comprenaient pas notre message, mais les choses commencent à changer, ajoute-t-il ». Ce changement est, peut-être, pour quelque chose dans son élection au poste de député.

A l’Assemblée nationale, il se veut la voix du peuple, mais aussi le porte-drapeau d’une certaine éthique et morale politique. Comme l’atteste, du reste, la devise de sa formation politique : « Pour une véritable éthique en politique - La seule alternative crédible ». Une devise qui s’adosse, selon lui, à nos réalités culturelles. Aussi, considère-t-il la loi sur la parité comme non conforme à nos mœurs.

D’où son opposition farouche à son adoption. « J’ai voté contre la loi sur la parité parce que je m’oppose à tous les concepts qui nous viennent de l’extérieur et qui sont contraires à nos valeurs », avait-t-il expliqué à l’époque. « En parlant de ces valeurs, on ne peut pas faire fi de la religion », ajoutait le député qui soupçonnait une manœuvre politicienne. Tout cela lui a valu une cinglante réplique d’une députée de la majorité. « Les imams ont leur place dans les mosquées. Ils n’ont rien à faire à l’Assemblée nationale », avait lancé l’élue à son endroit. Qu’importe. Pour lui, l’essentiel, c’est de défendre ses convictions. On le décrit comme quelqu’un de pugnace. « Je l’ai connu grâce à mon père. C’est quelqu’un qui n’a pas peur de ses idées », témoigne le député Cheikh Bamba Dièye qui se réjouit que Mbaye Niang fonde son action politique sur la religion. Au nom de celle-ci, il avait déposé une proposition de loi aggravant les sanctions contre les homosexuels qui n’avait recueilli que le soutien de quatre députés.

Dans ses habits de député, l’imam Mbaye Niang a parfois des échanges aigres-doux avec le camp majoritaire et des duels à fleurets mouchetés avec les membres du gouvernement. L’on se rappelle son échange avec le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré, lors de sa déclaration de politique générale sur la réalisation de l’aéroport Blaise Diagne de Ndiass. « En trente-trois mois, il n’est pas possible de réaliser cet aéroport ! », avait-il lancé au Premier ministre qui, lors de sa déclaration de politique générale, revenait sur la réalisation de l’aéroport Blaise Diagne de Ndiass. La réplique du chef du gouvernement n’avait pas tardé. « Je fais confiance aux gens qui ont en charge d’exécuter les travaux », avait répondu M. Soumaré. En matière d’aéroport, Mbaye Niang s’y connaît. C’est son domaine. Il n’avait pas hésité à se mettre au-devant de la scène, lorsque le gouvernement avait annoncé son retrait de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna).

« Le Président est mal informé », soutenait-il, en avançant que notre pays avait plus à perdre qu’à gagner de ce retrait.

Imam Niang est diplômé de l’Ecole d’aviation civile et de météorologie de Tunis. Né le 5 août 1954 à Diourbel, il a fait ses études primaires à l’Institut d’études islamiques de la même ville. Un établissement fondé par Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, son guide religieux. Après l’obtention de son certificat d’études en 1968, il est envoyé au Maroc pour poursuivre ses études. Dans le royaume chérifien, il décroche un Bac série D, dont l’équivalent aujourd’hui est la série S2.

Après deux années passées à l’université, il tente le concours de l’Ecole d’aviation civile et de météorologie de Tunis et le réussit. Mais, entre-temps, il a épousé une Marocaine, à l’âge de vingt ans. De cette union sont nés deux enfants, avant le divorce.

« Le roi Hassan II avait l’habitude de dire que les mariages mixtes ne marchent pas. Il a raison sur mon cas », confesse-t-il aujourd’hui.

Nanti du Diplôme de technicien supérieur en Télécommunication et en signalisation, en 1980, il rentre définitivement au Sénégal et travaille à l’Asecna comme cadre technique de maintenance. « Notre fonction consiste à mettre dans de bonnes conditions de fonctionnement les appareils de la navigation aérienne, c’est-à-dire ceux qui permettent aux avions de se maintenir en sécurité dans l’espace et au sol et d’assurer la communication entre les pilotes et les contrôleurs », explique-t-il. Il est alors logé comme beaucoup de cadres de cette agence à la Cité Patrie.

De nature très active, il participe avec des collègues à la création du Syndicat démocratique des techniciens du Sénégal. Le prolongement naturel de son statut d’ancien dirigeant des étudiants arabes au Maroc. A vingt ans, il était vice-président de l’Union des étudiants sénégalais en langue arabe dans ce pays. Il en devient le Secrétaire général quelques années après. C’est donc tout naturel qu’il se lance, une fois au Sénégal, dans le mouvement syndical même si des problèmes vont le pousser, avec d’autres collèges, à créer le Syndicat des cadres de l’aviation civile du Sénégal (Sitcas). Syndicaliste, il l’est resté, même si c’est en qualité de « conseiller et d’encadreur ».

A la Cité Patrie, Mbaye Niang avait une chance inouïe. L’ambiance identique à celle qu’il a connue au Maroc. Le milieu baignait à la fois dans un bouillonnement religieux et intellectuel. « Je n’étais pas dépaysé », se réjouit-il, relevant que « cela n’est pas toujours le cas ». Il est rentré naturellement dans le moule. Mieux encore, grâce à sa culture islamique, il est désigné par ses pairs pour diriger les prières quotidiennes. C’est de là qu’est venu le surnom « Imam Mbaye Niang ». « Je suis imam parce que tout simplement je dirige des prières à la Mosquée inachevée ». Ces résidents regroupés au sein d’une association islamique organisaient des conférences sur divers thèmes relatifs aux questions religieuses, sociales, économiques et politiques. « Ce qui n’était pas pour plaire au président Senghor », déclare Mbaye Niang.

De son activisme, il a retenu et compris une chose : c’est le politique qui règle toujours et en dernier ressort les choses. Or, entre le syndicalisme et le politique, il n’y a qu’un petit pas, qu’il franchit allègrement avec des camarades, en 1999, estimant avoir « le profil », l’étoffe grâce à l’expérience capitalisée. Le reste la vie s’en est chargée. La sienne a emprunté un cours mouvementé. A 14 ans, il quitte ses parents pour le Maroc. « A bas âge, j’ai commencé à vivre seul, à prendre mes responsabilités. Très jeune, j’avais une indépendance d’esprit qui a augmenté mon sens des responsabilités, au point que je prenais des initiatives et que je m’interdisais certaines choses ».

« Je ne peux pas rester indifférent aux choses qui se passent autour de moi », affirme cet homme qui dit toujours « être au-devant de la scène » quand il s’agit de revendiquer pour les gens, de régler leurs problèmes. « J’étais toujours au premier plan. C’est peut-être Dieu qui l’a voulu ainsi », dit Imam Mbaye Niang. Aussi, aspire-t-il un jour à être en première ligne, au Sénégal. A bientôt 55 ans, il devra batailler ferme. Les prétendants sont nombreux, le chemin semé d’embûches.

Il doit donc convaincre. Et la tâche risque d’être difficile. Très difficile. En homme d’expérience, il sait que ce ne sont pas seulement de fortes convictions et la justesse des idées qui poussent ses concitoyens à adhérer à un parti ou à choisir le meilleur d’entre eux pour la charge éminente de président. Reste à lui de trouver le juste équilibre pour accorder ses idées, ses principes et le petit plus nécessaire pour faire la différence et émerger des eaux très troubles de la politique.

Source: African Global News

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Samedi 9 Août 2008





1.Posté par a&stou le 09/08/2008 12:24
voila des hommes de valeur,de diom et de mendu,

2.Posté par Bedeu le 09/08/2008 15:22
Ce qui manque réellement dans la scène politique au Sénégal c'est des hommes de vertu. Le pays regorge de grands cadres, mais malheureusement peu honnêtes. Imam Mbaye Niang est une référence, il s'appuie sur des valeurs qui honorent l'homme, sa société pour mener sa politique. Ce n'est pas lui qui va tromper le peuple et détourner les deniers du pays. Que Dieu l'assiste et le soutient dans son combat.

3.Posté par amy le 09/08/2008 17:26
laaaa c'est cet homme va appeler homme de vertue. On le connait dans le quartier. hypocrite N1

4.Posté par mame le 09/08/2008 18:36
je le connais depuis l'adolescence. Sa sincerité m'a toujours seduit. J'etais dans la delinquence avec ses discours il a contribue a prendre ma vie au serieux.
Qu'Allah te soutienne

5.Posté par bijou le 09/08/2008 20:42
Amy c'est toi l'hypocrite!Quand on parle de religion et de vertue ,les "satans"protestent et s'empressent de denigrer l'auteur avant qu'il ne gagne la sympathie des gens pourvus de bon sens.Ce gars est integre!

6.Posté par rimzo le 10/08/2008 02:57
heureusemen ke dé homme vertueu et honette existe toujour dan la scene politik. je sé ce ke je di car on é dans le meme kartie. arrate de dire nimporte koi amy

7.Posté par papis le 10/08/2008 10:48
amy t'inquiéte pas tu vas rendre compte devant le terrible tribunal divin pour tes attaques gratuites sur la personne d'imam mbaye.

8.Posté par rimzo le 10/08/2008 22:55
cet homme a de l'avenir

9.Posté par MOU le 25/10/2008 20:29
amy k dieu t aide a mieu voir et epargne d satan car t es la seul hypocrite car je conné cet homme mieu k tout le monde.il est trop digne et il croi et la conviction sur ce k il fait ami ai peur de d ALLAH .J HABITE A LA CITE ASECNA

10.Posté par omar le 26/04/2009 22:19
merci merci imame du courage tu deviendra président de la republique du senegal
tu est le seul a pouvoir réglé notre probleme tu est veridique et aime ton pays


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