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POINT CONTRE POINT: Question de la semaine sur la tenue du prochain sommet de l'Oci à Dakar

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Ibrahima Séne du Pit posent trois conditions pour que le sommet de l'Oci prévu à Dakar ait lieu. Quant à Moustapha Diakhaté du Pds, il pense que cet sommet sera un moment pour rendre à la Oumah islamique son aura et son prestige.





Moustapha Diakhaté, Cadre au Parti démocratique sénégalais (PDS) au pouvoir et membre fondateur et ancien dirigeant de Waccook Alternance :"Ce sera le lieu de rendre à la Oummah islamique son aura et son prestige d'antan"


La tenue du 11 ème sommet de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), au Sénégal, représente un grand moment diplomatique pour la consolidation de la coopération entre les États ayant en partage l'Islam, d'une part et les autres pays de la communauté internationale de l'autre. Toutefois, on peut affirmer, sans risque de se tromper, que jamais la tenue d'un sommet de l'Oci n'a suscité autant de polémiques aussi bien au niveau de son organisation que de son utilité pour le pays d'accueil.
Vieille terre d'Islam, le Sénégal doit être fier, de notre point de vue, d'accueillir, pour la deuxième fois, un sommet de cinquante sept Chefs d'État et de Gouvernements des pays membres de l'Oci. Le sommet islamique de Dakar doit constituer un point de départ pour l'Oci en mettant l'accent sur les questions concernant la coopération économique et commerciale. Il doit aussi constituer un véritable engagement au principe de la solidarité islamique au sein de la Oummah.
Ce Sommet, le 11ème du genre, offre à notre pays l'occasion de contribuer, de manière décisive, à l'évaluation des objectifs qui ont présidé à la naissance de l'Organisation et à la réflexion sur les multiples défis qui interpellent le Monde musulman: à « la sauvegarde des lieux saints, le soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour recouvrer ses droits et libérer ses territoires, la consolidation de la lutte de tous les peuples musulmans pour leur dignité, leur indépendance et leurs droits nationaux à», entre autres. En outre, on peut légitimement espérer que la rencontre de Dakar sera susceptible de créer une atmosphère propre à promouvoir la participation accrue de l'Islam dans la construction d'un nouvel ordre mondial plus juste.
Avec une meilleure perception de ces défis et opportunités, le Sommet devra surmonter les obstacles et renforcer les liens de fraternité et de solidarité de la Oummah pour un meilleur repositionnement diplomatique et stratégique de l'Oci. Les musulmans, constituant une grande partie de la population mondiale, doivent jouer un rôle central dans les affaires du monde, dans la promotion de la justice, de l'instauration de la paix, de la liberté, de la défense et de la dignité humaine.
Toutefois, il revient à l'Oci de prendre conscience des graves défis socio-économiques qui assaillent la majorié des musulmans avec des conséquences incalculables au niveau du développement des États membres. Le Sommet de Dakar doit inviter les Etats membres à privilégier l'accroissement de l'investissement privé arabe, notamment, au niveau des pays membres les moins dotés en ressources financières. Pour relever tous ces défis, nos Etats n'ont pas d'autre choix que de joindre leurs efforts et de prendre les initiatives capitales qu'appelle la situation.
Il est de leur devoir d'entreprendre des actions concertées, en ayant à l'esprit, les valeurs et les idéaux qu'ils ont en partage pour pouvoir apporter ainsi leur concours au renforcement de la stabilité et de la paix dans le monde. Ce sera le lieu de rendre à la Oummah islamique son aura et son prestige d'antan et de le réhabiliter à assumer de nouveau son rôle naguère, de celui d'une communauté éprise de paix et prêchant la concorde, la modération éclairée et la tolérance. D'autant plus qu'il est indéniable que le monde d'aujourd'hui doit beaucoup à la civilisation islamique. Le Sommet de Dakar doit être l'occasion de défendre et de promouvoir la foi, la culture et les nobles valeurs islamiques pour créer des opportunités pour le dialogue, les interactions avec les autres nations. En sus du gain diplomatique certain pour notre pays, on peut relever aussi les retombées conséquentes sur le plan économique.
En effet, l'Agence nationale de l'Organisation de la Conférence islamique (ANOCI), cheville ouvrière de l'organisation matérielle du Sommet, a engagé un vaste programme de construction et de réhabilitation d'infrastructures routières et hôtelières. Le volet des infrastructures routières comprend, entre autres, de nouvelles constructions, des extensions et des prolongements, des réhabilitations et des remises en état et des aménagements de carrefours.
Déjà les différends chantiers de l'Anoci sont en train de changer complètement le profil urbanistique de la capitale sénégalaise. Les routes et ponts en construction vont, sans nul doute, générer des économies substantielles avec la réduction considérable des embouteillages qui génèrent des dizaines de milliards de pertes par an dans l'agglomération dakaroise. En dépit des insuffisances et autres imperfections, somme toute inhérentes à l'oeuvre humaine, il est heureux de constater que le Sénégal est en voie de relever, avec succès, le défi organisationnel avec la réalisation d'infrastructures susceptibles de garantir les conditions optimales d'accueil et d'hébergement des participants au Sommet.
Au regards des sacrifices consentis par le Sénégal et ses partenaires pour la tenue du Sommet, il est mal venu d'imaginer le report encore moins l'annulation de la rencontre de Dakar pour cause de menaces terroristes. Si tel est le cas, la Oummah allait commettre une grave erreur politique. Pour l'heure, l'urgence est montrer au monde le vrai visage de l'Islam, une religion de paix et de tolérance.
C'est pourquoi, l'Etat du Sénégal avec le soutien de l'Oci, doit se mobiliser en vue de garantir les conditions de sécurité durant tout le sommet pour tous les participants. Les événements malheureux survenus récemment en Mauritanie constituent une opportunité pour réitérer la condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, et rejeter toute justification ou alibi au terrorisme et distinguer ce dernier de la résistance légitime à l'occupation étrangère.
En tout état de cause soutenir la tenue du Sommet de l'Oci ne saurait être assimilable ni à du consensualisme ni à de la faiblesse, encore moins, à un renoncement de son opposition au Président de la République car le succès de la rencontre de Dakar sera le succès du Sénégal et non de la personne de WADE ou de sa famille. A ce titre, nous pensons que la tenue du Sommet de l'Oci constitue pour les Sénégalais un moment de partage qui dépasse les différences, les divergences et autres clivages quelque soit leurs chapelles.

Ibrahima Sène, membre du Comité central du Parti pour l'indépendance et le travail (Pit)/Sénégal, Coordinateur des conseillers du Front siggil Sénégal (opposition la plus significative):"La tenue et le succès de cette conférence tiennent à trois conditions..."

Pour tout Sénégalais, la tenue d’un tel sommet chez nous, ne peut être qu’une fierté nationale, surtout que c’est la deuxième fois que notre pays est choisi à cet effet. La réussite de l’organisation d’un tel sommet va rétablir l’image de marque de notre pays durement éprouvée sous Wade, avec des retombées économiques indéniables, surtout au plan du renforcement de nos infrastructures et des opportunités de développer notre industrie touristique.
L’OCI, en décidant de tenir sa conférence au Sénégal à deux reprises, sous Diouf et sous Wade, a démontré qu’elle transcende les clivages politiques internes d’un pays membre, pour peu que son environnement soit construit, au plan intérieur, sur la stabilité et la paix civile, et au plan extérieur, sur des rapports de paix avec ses voisins. Cependant, il est nécessaire de mettre un terme à la confusion savamment entretenue par les tenants du pouvoir actuel, qui cherchent à faire, de la tenue de ce sommet, un « fonds de commerce » politique en la présentant comme un « sommet islamique » d’une part, et, d’autre part, comme une opportunité de dépenses de prestige et de pillage de nos maigres ressources, à travers des marchés publics de « grands chantiers », dont même l’Assemblée nationale est « interdite de contrôler la transparence » de leur exécution. En effet, ce sommet vise à « renforcer la coopération et la solidarité des pays membres, dont la Russie », face aux problèmes de paix et de développement auxquels le monde est confronté, et non à débattre de « la défense de l’islam et de son expansion », comme l’aurait fait un sommet islamique. Wade a besoin de maintenir cette confusion, avec la complicité évidente de certains Ulémas, pour tenter de divertir les Sénégalais de leurs problèmes de survie quotidienne, qui résulte de la politique économique et sociale du pouvoir, pour contenir le mécontentement populaire grandissant qui menace dangereusement l’existence même de son régime.
Mais ce qui est réconfortant, c’est que cette confusion n’est pas parvenue, jusqu’ici, à désamorcer la bombe sociale, encore moins la bombe politique, toutes les deux alimentées chaque jour par des scandales au plan de la gestion des deniers publics, et par des crises répétées au plan politique et institutionnel.
L’utilisation de la tenue de cette Conférence à des buts évidents d’enrichissement sans cause, et de positionnement politique du fils du Chef de l'État pour qu’il lui succède à la Présidence de la République, continue de heurter la conscience des Sénégalais de toutes confessions religieuses, et surtout, des démocrates et républicains de ce pays.
Ainsi, devant l’échec évident de cette tentative de diversion par la confusion, si Wade ne répond pas avec diligence et sérieux aux préoccupations des Sénégalais, le climat social et politique, de plus en plus explosif, risque de compromettre la tenue de la Conférence de l’OCI. Ainsi, ce serait le plus mauvais coup que Wade aurait porté à notre pays et à l’OCI.
Ses laudateurs doivent donc s’arrêter, pour lui éviter le sort, peu glorieux, d’un Chef d’Etat du Sénégal, qui s’est avéré incapable d’accueillir une telle conférence sur notre terre de stabilité et de convivialité légendaire, à cause de son étroitesse politique, sa gestion désastreuse des affaires de la Nation, et son projet insensé de transformation de notre République en Monarchie. Il n’est pas encore tard de sauver la bonne réputation internationale du Sénégal, et la tenue de la Conférence, pour peu qu’il accepte
- de satisfaire les plateformes des centrales syndicales qui sont l’objet de préavis de grève générale,
- de prendre des mesures urgentes pour soulager le monde rural de la famine, et relever le prix producteur arachide,
- de répondre positivement à l’invitation des forces vives de la nation, pour la participation du pouvoir aux Assises nationales en perspectives. Ce sont ces trois décisions qui sont les seules aptes à rétablir un climat social et politique apaisé, qui est nécessaire pour la tenue et le succès de cette Conférence.
Tous ceux qui tiennent au rétablissement de la notoriété de notre pays, à la tenue et au succès de cette Conférence sont interpellés.

Source: Le Matin

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Vendredi 11 Janvier 2008

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