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PIKINE - Un ancien international de basket dépossédé de ses terrains : Le maire Daour Niang Ndiaye poursuivi en justice

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De plus en plus, les maires sont indexés dans les litiges fonciers. Jeudi, le maire de Pikine Daour Niang Ndiaye était attrait à la barre par un ancien international de basket qui l’accuse de l’avoir dépossédé de ses terrains. L’absence du maire au tribunal a provoqué l’ire des avocats de la partie civile qui voient à travers cet acte un manque de respect aux institutions de la République.



Les populations de Pikine et Mbao, par les temps qui courent, n’en peuvent plus de subir la «boulimie foncière» de leurs maires. Après le maire de Mbao, Mamadou Seck, qui s’est signalé par la destruction de plus d’une centaine de maisons de sa commune, c’est au tour de Daour Niang Ndiaye de se signaler. Jeudi, le Tribunal régional hors classe de Dakar, l’a cité à comparaître, dans l’affaire d’abus de confiance qui l’oppose au sieur Babacar Diouf Guèye, un ancien international de basket des années 70. Mais, il n’a pas daigné déférer à la convocation. Ce qui a suscité l’ire des avocats de la partie civile, Me Ndiogou Ndiaye et Me Amadou Diallo. Pour Me Ndiaye, une telle absence n’est que la preuve palpable du manque de respect notoire de Daour Niang Ndiaye à l’endroit des institutions de la République. C’est pourquoi, il a demandé aux juges de le contraindre à comparaître. Car, sa qualité d’édile de la commune de Pikine ne doit pas le soustraire du devoir de répondre au tribunal.

Le maire de Pikine, Daour Niang Ndiaye, est poursuivi par Babacar Diouf Guèye, qui l’accuse de l’avoir dépossédé de ses terres, à la suite de la signature d’un protocole d’accord.

Selon Babacar Diouf Guèye, tout est parti de sa décision de «monter un projet d’attribution de son terrain de 0,9276 ha» qu’il a acquis auprès de Maguette Diop «par la voie coutumière, un acte dressé au niveau de sa Mairie de Keur Massar». Mais, après avoir obtenu «l’avis favorable les services du Cadastre de Guédiawaye», la demande est «frappée d’une réserve» de la direction de l’Urbanisme. Cette dernière lui fait savoir que «le site n’a pas fait l’objet d’un plan d’aménagement et qu’elle diffère sa réponse». C’est, alors, renseigne Babacar Diouf Guèye que le maire de Pikine, Daour Niang Ndiaye, «est rentré dans son projet et qu’il n’est pas le seul et, que les titulaires de parcelles de cette zone doivent suivre le maire qui doit aménager lesdites terres». Mieux, «lorsque le projet fut présenté aux services de l’Urbanisme, celui-ci a exigé de le valider, avec l’assentiment de tous les droits par la délivrance d’un protocole d’accord».

C’est ainsi, renchérit Babacar Diouf Guèye, que «la mairie de Pikine a dressé des protocoles d’accord portant participation des occupants de terrains au projet de lotissement». Ledit protocole sera signé le 6 février 2006 et «prévoyait qu’à la fin des lotissements, le sieur Guèye serait bénéficiaire de 65 % du nombre de lots qui sortiraient du morcellement».

En effet, d’après lui, en tant que citoyen, il n’a pas à s’opposer à une telle décision du maire d’aménager les terres. Mais, c’est la méthode utilisée par le maire qui frustre. Ce dernier, «prenant l’initiative de l’aménagement du site, a procédé à la destruction de tous les vergers en exploitation dans les terrains. Ce, d’une part, sans avoir, au préalable, consulté les occupants des terrains. Et, d’autre part, sans évaluer la part importante des énormes sommes investies dans ces vergers détruits». Mais, le plus regrettable, tonne Babacar Diouf Guèye, «lorsque le projet fut approuvé et le morcellement effectué, je n’ai ni été informé ni reçu un plan de morcellement ni reçu une quelconque proposition de lots tel que prévu par le protocole d’accord».

Malgré toutes les démarches entreprises pour régler à l’amiable le litige, le maire Daour Niang Ndiaye, se serait emmuré dans le silence et aurait demandé à M. Guèye de s’adresser à l’agent municipal, Paul Mbengue. Ce dernier va lui faire une proposition en lui donnant 8 terrains au lieu de 31 terrains auxquels il a droit, conformément au protocole d’accord signé avec la mairie. De guerre lasse, il a fini par porter l’affaire devant la justice pour être rétabli dans ses droits et récupérer ses terres.


Yathé Nara NDOYE
Source: Le Quotidien

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Samedi 30 Juin 2007

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