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[ PHOTOS ] ENTRETIEN AVEC KHALIL GUEYE: «La formation de journaliste doit commencer par une maîtrise de la langue française »

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Très pointu dans ses analyses politiques et ses reportages dans les plus grandes chaînes américaines dont Cnn, Khalil Guèye, a aussi marqué de son empreinte la Rts. Après un passage au Centre culturel américain, Khalil, a lancé Génération Tv system qui diffuse Nbn live, une chaîne one line. Sans langue de bois, Khalil livre ses impressions sur la marche de son pays mais aussi de son parcours.



[ PHOTOS ] ENTRETIEN AVEC KHALIL GUEYE: «La formation de journaliste doit commencer par une maîtrise de la langue française »
Khalil Guèye, vous avez travaillé à la Rts, avant de vous occuper de la communica­tion du Centre culturel Américain à Dakar. Qu'elle lecture faites-vous de ces deux expériences et qu'est ce qui expli­que ce parcours ? Ce parcours s'explique par un désir inné chez moi de toujours vouloir me surpasser. Un sentiment que je nourris depuis l'enfance. Au centre culturel Américain qui s'appelait en réalité l' Agence d' Information des Etats Unis, j'occupais les fonctions d' Information Specialist. Je m'occupais de tous les aspects de communication qui engageaient les Etats-­Unis au Sénégal. Du monitoring de la marche de la démocratie au Sénégal à la visite d'un groupe musical américain chez nous en passant par la mise en valeur des techniques et approches de l' USAID dans son rôle d'assis­tance au Sénégal.

Vous êtes le premier journaliste sénégalais à vous lancer dans la télévision on line, qu'elles sont les raisons qui sous-tendent cette option ?

J'ai démissionné de mon poste d'Information Specialist à l'Agence d'Information des Etats-Unis en 2000 dans le but d'accompagner mon pays dans la grande transition démocratique qu'il venait d'accomplir. Je me suis dit que je devais met­tre mon expertise au service de mon pays. Alors j'ai envoyé la première demande de fré­quence pour une télé privée aux nouvelles autorités. Aucune réponse jusqu' aujourd'hui.

La seule réponse que j'ai pu obtenir je l'ai eue 7 ans après avoir envoyé une énième lettre au ministère de Bacar Dia. J'ai alors reçu une réponse du Directeur de Cabinet du Président, M. Diakaria Diaw qui me dit sur un court paragraphe, « votre demande est à l'étude ». Entre temps plusieurs personnes dont la télé n'est pas le métier ont reçu une autori­sation et continuent d'en recevoir d'ail­leurs. Est ce que leurs demandes ont été étudiées ? Par qui ? Quels sont les critères d'attribution des fréquences TV dans notre pays ? J'estime tout simplement que je suis victime de discrimination par le régime en place, mais passons...

Pour en revenir à votre question, je me suis lancé dans la télévision profession­nelle on line car c'est vraiment la liberté. Entendez par liberté, la stricte observation des règles déontologiques de notre métier. Nous ne sommes ni avec le pouvoir, ni avec l'opposition. De toutes les façons, nous critiquons quand il faut critiquer, quel que soit le sujet. Notre télévision en ligne, News Box Network, visible sur www.nbnlive.com est regardée dans le monde entier et nous recevons des centai­nes de mails de Sénégalais de la Diaspora et de non sénégalais qui s'offusquent du blocage de notre demande de fréquence par la Présidence de la République. Ici, je dois préciser que NBN est la première Chaîne de Télévision Africaine Professionnelle sur Internet. J'ai prouvé aux autorités sénégalaises que je suis un professionnel et que bientôt personne ne pourra plus interdire ou bloquer des fré­quences. Tenez, les postes téléviseurs nou­velle génération ont accès sur Internet et hors du Sénégal, on peut se connecter et voir NBN sur son portable. J'ai un impor­tant réseau d'amis journalistes inter­nationaux anglais, américains et même français qui n'attendent que mon ok pour poser les questions sur le blocage de ma fré­quence à toute autorité sénéga­laise de passage dans leurs pays et même au Président de la République lors­que pour une rai­son ou pour une autre ces autorités devaient s'adres­ser à la presse locale lors de leurs déplacements en occident.

[ PHOTOS ] ENTRETIEN AVEC KHALIL GUEYE: «La formation de journaliste doit commencer par une maîtrise de la langue française »
Comment parvenez­-vous à cumu­ler la gestion de votre groupe GT'V qui diffuse la télévision one line NBN et le travail que vous faites pour les chaînes de télévision américaines ?

Le monde de la télévision contrairement à ce que nous voyons chez nous ou en Afrique est un monde familial. On ne fait pas la télévision de la même façon mais on s'accepte et surtout on ne se bouffe pas. CNN est le nom le plus respecté au monde en matière de News et pourtant, elle fait confiance à NBN. CNN et les autres chaî­nes internationales avec lesquelles je tra­vaille me font confiance et croient en mon professionnalisme.

Quand est ce que les téléspec­tateurs verront-il NBN en clair ?

Peut être après la vraie alternance. Ici je veux être clair. L'alternance ce n'est pas seulement l'accession de l'opposition au pouvoir. D'ailleurs ma première demande de fréquence télé a été refusée par le régime du Président Diouf qui n'a d'ail­leurs jamais accordé de fréquences. Ensuite les sénégalais doivent vivre au rythme du monde moderne et comprendre qu'ils ne sont pas obligés de choisir leurs leaders dans le vivier politique ni dans celui de la soi disante société civile qui se vide souvent de ses membres au profit de postes ministériels. Les Sénégalais doivent savoir que le monde d'aujourd'hui marche différemment.

Khalil a-t-il d'autres projets ?

Oui mais que je ne le révélerai pas ici.

[ PHOTOS ] ENTRETIEN AVEC KHALIL GUEYE: «La formation de journaliste doit commencer par une maîtrise de la langue française »
Quelle lecture faites-vous du bouillonnement de la presse sénégalaise ?

C'est la soif de l'information de proximité qui explique le bouillonnement de la Presse au Sénégal. Les gens veulent savoir ce qui se passe. Cependant, il faudrait qu'ils soient bien informés. La presse mal­heureusement ne joue pas toujours ce rôle comme il le faut au Sénégal. Il y a un mini­mum de recoupements à faire avant de publier un article. Cela ne coûte rien d'ap­peler les gens pour vérifier une informa­tion. On ne peut pas inventer les informa­tions. En ce qui concerne la forme, il ne coûte rien de vérifier le sens d'un mot car cela relève de l'activité journalistique.

Ce bouillonnement est-il accompagné par une bonne formation des jeunes journa­listes ?

Non justement. La formation est la clé dans ce métier. Au Sénégal, où la presse est d'expression française, la formation du journaliste doit d'abord commencer par une connaissance solide, une maîtrise de la langue française, de ses tournures, du sens de ses mots, de celui de ses expres­sions. Le journaliste nouveau sénégalais ne lit pas du tout et passe toute la journée à parler dans des langues qui ne sont pas la langue de travail qui est le français. Vous voyez aisément d'où viennent les difficultés..­.

Cela justifie-t-il l'ouverture par vous-même d'une école de formation ?

J'ai ouvert et lancé le Centre International des Métiers de l'Audiovisuel CIMA en novembre 2007. On y entre avec le Bac et la formation dure 3 ans avec possibilité d'une forma­tion en deux ans. Nous offrons une for­mation en vidéo journalisme. Cela veut dire que l'étudiant au CIMA apprend à rédiger en Français, à filmer, à monter, à lire son reportage lui-même, à interviewer et à produire des sujets tout seul. Les cours sont administrés en français mais les étudiants, en plus des cours techniques suivent des cours d'Anglais et d'Espagnol. Je l'ai voulu ainsi car je veux participer au relèvement du niveau du journalisme audiovisuel sénégalais et former des jour­nalistes qui sont fonctionnels et pourront travailler avec toutes les télés et radios du monde.

Le Sénégal est actuellement en proie à une tension politi­que qui résulte du dialogue de sourd entre l'opposition et le pouvoir suite à la crise ali­mentaire mondiale. Qu'elle analyse en faites-vous ?

La crise alimentaire a bon dos ! Les séné­galais sont fatigués des querelles entre l'opposition et le pouvoir. Si le pouvoir qui provient de l'opposition ne peut pas régler leurs problèmes, ce n'est pas l'opposition qui vient du pouvoir qui va le faire... II est donc temps d'ouvrir les yeux sur les politi­ciens sénégalais et de s'arrêter un peu. D'aucun disent que le Président Wade tra­vaille mais-il n'a pas une bonne communi­cation. La communication présidentielle que je connais très bien, est une science qui a pris naissance aux USA à partir du fameux débat télévisé opposant Nixon et Kennedy. Le pouvoir au Sénégal fausse compréhension de la communication présidentielle. C'est tout sauf la polémique politique. Mais je préfère ne rien dire car il est plus agréable de regarder les faux experts se démener comme de beaux diables face à la matérialisation de l’idée de communication présidentielle qui leur brûle les mains comme le ferait une patate chaude.

Propos recueillis par Moustapha Sow

Source: Station One

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Jeudi 26 Juin 2008





1.Posté par dio le 26/06/2008 07:50
le diplome seulement ne devait pas suffir pour exercer le journalisme...c'est pas souvent le diplome qui determine le niveau l'eficacitè d'un individu....les journalistes d'aujourdhui ne parlent plus francais....ex; cam-dieng en pleurs sur son lit"mais ils s'expriment en fancais...je m'explique:ils pensent en langues nationales et ils s'expriment en wolof...ca doit etre banir cela..moi je pense que ces genrs de journalistes exercent seulement leur metier pour vivre mais ils n'aiment ce qu'ils font...parler seulement francais tout le monmde peut le faire..mais le journaliste doit aussi comprendre ò fond la pensèe et la culture francaise...mais des journalistes qui font des analises comme un apprentis chauffeur(je mexcuse)....c nul.....leurs textes souvent truffès de mots de langues locales c'est inadmissible...ou bien vous parlez wolof ou francais....

2.Posté par dio le 26/06/2008 07:52
ils pensent en langues nationales-wolof et ils s'expriment en FRANCAIS(mesuis trompè en haut).....

3.Posté par mamadou le 26/06/2008 10:09
Nous sommes de vrais colonisés!

4.Posté par Mbaye le 26/06/2008 11:35
L ´auteur de l´article a bien donné la preuve du faible niveau des journalistes, avec ses fautes d´ortographe, qu´un éléve de primaire ne devrait commettre. Il écrit qu´elle au lieu de quelle . Svp, un peu plus de sérieux dans ce que vous faites, vous êtes en train de décridibiliser le métier en recrutant n´importe qui.

5.Posté par khalass le 26/06/2008 13:31
Moustapha Sow khana danga degoulou emission souleymane Jules Diop et faire du copier coller. Khalass da fa yomba torop. Ou bien c'est souleymane jules diop qui est derriere ce pseudo. Han jules?

6.Posté par bb le 26/06/2008 18:14
encore un conplexeeeeeeee le francais on s'en fou .

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