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PETER TOSH ET LUCKY DUBE : Regards croisés sur deux rastas « jumeaux »

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PETER TOSH ET LUCKY DUBE : Regards croisés sur deux rastas « jumeaux »
les chanteurs de reggae Peter Tosh et Lucky Dube ont une trajectoire artistique différente, mais ont également de curieuses similitudes. Le Jamaïcain et le Sud-africain ont tous les deux été assassinés à l’âge de 43 ans et leur intonation vocale était si identique que de nombreux critiques disaient que Dube était le Tosh africain. Militants d’une même cause, ils ont su aussi se donner à fond pour que vive l’espoir et que soit restaurée la dignité de l’Homme noir.

« How long shall they kill our prophets » ? (pendant combien de temps vont-ils continuer à assassiner nos messagers), se demandait Bob Marley dans son célèbre “Redemption song”. Confrontée aux assassinats de Peter Tosh et de Lucky Dube, cette interpellation du « Pape du reggae » a de quoi faire réfléchir. Surtout que Marley mettait son peuple face à ses responsabilités lorsqu’il disait que celui-ci était « à côté, inerte, en train de regarder faire ». Les meurtres de Peter Mac Intosh et de Lucky Dube, intervenus respectivement le 11 septembre 1987 et le 18 octobre 2007, soit deux décennies de décalage, nous renvoient en pleine figure une cruelle réalité. Tous deux avaient le même âge, 43 ans, lorsqu’ils furent arrachés à l’affection de leur famille et de leurs millions d’admirateurs, dans deux aires géographiques différentes, mais caractérisés par des contextes semblables : une Jamaïque en proie aux démons de la violence et une Afrique du Sud où règne une insécurité galopante.

Adeptes du reggae, Peter Tosh et Lucky Dube ont su, de leur vivant, par leurs productions musicales qui forcent le respect, porter le message si caractéristique de cette musique rebelle. Avec une dizaine d’albums qui ont fait le tour du monde et qui restent d’actualité, Peter Tosh, membre fondateur des « Wailers », ou encore « the thoughest » (le meilleur) comme il aimait se définir, a son nom à jamais associé aux balbutiements, au développement et au survol de cette musique qui sonne comme un cri de ralliement pour des millions de « freedom fighters » (combattants de la liberté).

Pour le Sud-africain Lucke Dube, une discographie de 23 albums est suffisamment éloquente pour témoigner de son talent et de son aura auprès d’un public réparti aux quatre coins du monde. Lui et l’Ivoirien Alpha Blondy sont incontestablement les plus grands noms du reggae africain. Ils ont su, par le caractère sérieux de leur musique et la densité et la profondeur de leur message, s’imposer, poser les jalons pour d’autres jeunes musiciens qui vont prendre le relais.

La récente sortie de la production de Blondy, « Jah Victory », répondra certainement aux attentes du public d’autant plus qu’il revient sur la crise qui frappe son pays, la Côte d’Ivoire, en exhortant les parties naguère en conflit, à œuvrer pour la paix, la réconciliation, mais surtout à sauver l’accord de Ouagadougou, notamment dans le titre « Ne tirez pas sur l’ambulance ».

Pour revenir à Peter Tosh et à Lucky Dube, il faut reconnaître qu’ils avaient les mêmes modulations et intonations vocales. Leur musique était caractérisée par le recours aux instruments à vents, même si la prédominance des claviers est très nette dans les compositions du Sud-africain dont certains tubes font penser à des albums de Tosh : Legalize it, Mystic man, No nuclear war... Ces deux artistes ont su, chacun à sa manière, donner une plus-value à leur musique en s’appuyant sur les chœurs. Si pour Tosh ces chœurs étaient exécutés par des voix masculines, chez Lucky Dube, les chanteuses proposées à la tâche se distinguaient par des voix envoûtantes.

Le triste sort de ces deux grands noms du reggae est qu’ils ont été tous les deux assassinés par balles. Peter Tosh a été tué presque au lendemain de la sortie de son dernier album « No nuclear war ». Les bandits qui s’étaient introduits chez lui voulaient de l’argent, pensant que le musicien était plein aux as. Vingt ans plus tard, Lucky Dube a connu une fin tout aussi tragique. Des malfaiteurs ont voulu s’emparer de son véhicule, en pleine rue et en plein jour. Dans les deux cas, les malfrats se sont attaqués à des messagers du peuple pour des besoins bassement matériels. Pourtant, les rastas, c’est connu, ne sont pas matérialistes.

D’aucuns disaient que l’assassinat de Peter Tosh n’était pas des plus étonnants eu égard à son message virulent. Il était très engagé dans sa musique. Ce « rebelle » n’était point partisan de la langue de bois pour dénoncer, mais surtout appeler les Africains à se battre. Il n’a eu de cesse de dénoncer le système et a été très souvent repris par Lucky Dube dans sa thématique et ses idées. « Ils ne construisent pas d’écoles ni d’hôpitaux. Ils ne construisent que des prisons », répétaient les deux chanteurs. Le combat pour l’iconoclaste Tosh était plutôt lié à la nécessité de redonner à l’Homme noir toute sa dignité. Un combat qu’il partageait avec Lucky Dube dont le pays, l’Afrique du Sud, a été durant de longues années, sous le joug d’une politique ségrégationniste appelée apartheid. Il était écrit quelque par que l’apartheid, ce système contre lequel s’étaient mobilisés les précurseurs du reggae qui appelaient à la libération totale de l’Afrique, devrait engendrer un fils et allait l’enterrer. En effet, la force de Lucky Dube a été de comprendre la nécessité de livrer le combat dans un pays qui faisait la part belle à la minorité blanche dominatrice. Après avoir expérimenté les rythmes baqanga, il a compris la force et la valeur revendicative du reggae pour faire passer son message. Ainsi, dès ses débuts, il a marqué les esprits avec l’album « Prisoner ». Mais le message du « Tosh africain » renferme encore plus de conviction et de force : « You can change the style of playing reggae, but you can’t change the reasons of playing reggae. Nobody can’t stop reggae, because reggae is strong » (vous pouvez changer la façon de jouer du reggae, mais vous ne changerez jamais les messages que renferme cette musique. Personne ne peut arrêter le reggae car le reggae est puissant). A ces deux icônes du reggae nous disons ceci : reposez en paix au Royaume du Seigneur. Et que vivement les Africains se débarrassent de tous ces « vampires » qui assassinent leurs prophètes.

Source: Le Soleil

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Samedi 17 Novembre 2007





1.Posté par roots le 17/11/2007 12:35
how many times they kill our leaders lumumba garvey king ghandi biko tosh dube garnett silk tanor saw tupac yafeu fula kadafi rest in peace brethreens.

2.Posté par deug rek le 18/11/2007 00:09
wake up africa
rest in peace lucky dube
they can't stop blacks leaders
ils peuvent tuer les soldats mais ne pourront jamais enterrer la revolution till that time africans are totally free and respected like all people in the world

3.Posté par Talubé le 23/11/2007 20:03
Qu'ils reposent en paix nos héros.!Cependant je voudrais dire au journaliste que Tosch n'a pa été assasiné par des braqueurs en quête d'argent mais par des tueurs à gage commandité donc par les forces oculte de l'occident:pensez au mur de Berlin et à la destruction du bloc de l'est) dont le premier retenu pour cette sale besogne s'étais par peur rebiffé. Et c'est lui même qui à Londre a révélé dans la presse britanique ce que je viens de souligner.Il a dit avoir essayer de l'abatre dans un lieu public mais il y avait bcp de monde qui risquerait de le lyncher s'il avait tiré.Il s'était donc ravisé et finalement il fini aprés réflection à abandonner le contrat.Tosch a été donc assassiné sur commande.De qui peut être nous le saura un jour ou jamais.Vous verrez bientôt que Lucky n'a pas été tué par des voleurs mais bien par des tueurs à gage.Arrêtons avec notre naïveté.Le musicien qui chantait avec johny Cleg le "Zoulou blanc" a été sauvagement assassiné mais comme par hasard les noirs sont toujours les seules victimmes de balles fabriquées par les blancs.En attendant Clek se promène tranquillement dans le monde.Ainsi Btling Siki à Harlem plus Malcolm X et Luther et j'en passe sont tous passés par les armes.Croyez vous vraiment que l'apartheid est fini?Pourquoi donc Mbeki n'ose pas s'allier avec Wade, Khadifi et les autres pour activer les idéaux panafricains?J'ai eu l'opportunité de rencontrer Tosch à New York City en 1981 alors que j'étais encore un étudiant doctorant.Nous nous sommes entretenus de 20 heures à 4 heures du matin alors qu'il mixait son disque "DREAD and alive".Ce soir là Keith Richard des Rolling stone était passé le voir et je lui avais longuement parlé du pharaonisme et de Cheikh Anta Diop.A un moment donné il était très surpris que je lui dise que l'Afrique a civilisé la Grèce et la Rome antique, il sursauta. Je lui dis ensuite que bien aprés la construction de toutes les pyramides d'Egypte par mes ancêtres, les européens marchaient encore nus sur les stèppes eurasiatiques.Il demanda alors à Tosch "Who is this Gay"? et il lui dit "You gad it! " avant d'ajouter "He is a brother from Senegal". Voilà donc une pièce de l'histoire.Depuis la traitre négrière les européens tuent souvent nos grands hommes.Toujours soit par peur ou par cupidité.Des affronts pas possibles à toute l'humanité. Nul n'a le prix d'un génie.Ce que nos communicateurs n'osent pas approfondir pour nous servir à la place des histoires à dormir debout. L Dube était africain et élève de Tosch.Apprenez donc à fouiller à côté de vous au pays pour découvrir les informateurs pleins d'expériences (vos grands frères) pour servir à la jeunesse des oeuvres dignes d'intérêt. Wa salam. Paix sur tous nos héros.

4.Posté par heros2heros le 17/04/2009 22:20
BOB l'a di lui-meme: < le systeme est le VAMPIRE qui susse le sang des innoscents>. Tant que tu ne tues pas le systeme, c'est lui qui te tue. Ne soyons donc pas dupe car PETER TOSH et LUCKY DUBE ont ete victime de ce meme systeme. Mais un jour un jour...

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