Trois filles mineures de 13, 15 et 16 ans dont une en état de grossesse, ont été victimes de viols, œuvres de deux hommes non encore identifiés. C'est ainsi qu'après avoir reçu les victimes au Centre de guidance infantile et familiale (Cegid), sise sur la Route du Front de terre, le directeur de ladite structure est monté au créneau pour s'indigner du fait qu'entre le vendredi 28 mai et lundi 31 mai dernier, les 3 cas de viols qu'ils ont eu à gérer - dont deux ont été référés par la Police de Grand-Yoff et l'autre par l’Asbef - sont d'un genre assez particulier. En effet, ces mineures ont été victimes de pratiques magico-fétichistes. Pour les détails permettant d'identifier les deux pédophiles, Sérigne Mor Mbaye, le psychothérapeute indique que ce sont deux hommes: un Guinéen ne parlant que le Français et un Sénégalais parlant parfaitement le Wolof. Il indique que c'est par le biais de tours de magie devant les filles ciblées que les deux acolytes tentent d'avoir une emprise sur elles. Continuant dans ses explications, le directeur du Cegid, qui dit détenir ces détails de la bouche des trois mineures violées, souligne que dans leur démarche pour trouver leurs proies, les deux violeurs se débrouillent pour ne pas s'afficher ensemble, et font semblant de ne pas se connaître quand ils rencontrent leur potentielle victime.
Serigne Mor Mbaye, tient ainsi à alerter l'opinion publique et les autorités étatiques sur les agissements malsains des deux auteurs de viols, pour que «les enfants soient en position maximum d'alerte et de méfiance». Sa conviction est qu'«il faut une intervention de type communautaire adossée à un réseau de prestataires de services compétents formés sur des questions particulières du viol. Ce réseau solide peut encadrer tous les cas d'abus. Ce qui manque, c'est cette synergie d'actions et non les ressources humaines. Il faut une offre de service de qualité. Dans certaines localités, le phénomène du viol est catastrophique, comme en Casamance par exemple. Le sentiment de peur est légitimé dès lors qu'il n'y a pas un dispositif compétent qui assiste, qui rassure et qui accompagne».
Youssoupha MINE (Stagiaire)
Source Le Populaire