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PAKISTAN : Les législatives reportées en février

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Les élections législatives et provinciales prévues le 8 janvier au Pakistan seront reportées au mois de février, en raison des violences qui ont suivi l’assassinat dans un attentat suicide de l’opposante Benazir Bhutto.

Islamabad - Une nouvelle date sera officiellement annoncée aujourd’hui par la Commission électorale. Mais des responsables du gouvernement, comme de cette institution, ont indiqué ces derniers jours que le scrutin serait repoussé en février, à cause des violences consécutives à la mort de l’ex-Premier ministre. "Il apparaît impossible de tenir les élections le 8 janvier, le scrutin peut être reporté", a simplement assuré hier le porte-parole de la Commission, Kanwar Dilshad.

Le mois de Moharram, sacré pour les musulmans et qui s’achève vers le 8 février, "doit être pris en compte" dans la décision, a-t-il ajouté. Mais les élections ne seront pas repoussées "au-delà" du mois prochain, a complété un membre de la Commission.

"Nous annoncerons la date demain (aujourd’hui) après consultation avec les partis politiques", a précisé le porte-parole. Dans ce contexte, le président Pervez Musharraf s’adressera aujourd’hui à 15h 00 Gmt à la Nation, a déclaré son porte-parole Rashid Qureshi.

Pour justifier un report du scrutin, la Commission a invoqué les émeutes qui ont suivi l’assassinat le 27 décembre de Mme Bhutto et qui ont fait 58 morts, surtout dans la province méridionale du Sind, le fief des Bhutto et de leur Parti du peuple pakistanais (Ppp).

Là, des émeutiers ont mis à sac 40 bureaux ou locaux de la Commission et détruit des listes électorales. "La situation dans le Sind est volatile", a indiqué un commissaire électoral, ajoutant que ses "agents avaient des difficultés à se déplacer" dans la province. En fait, la décision de différer les élections a été prise dès lundi après des réunions de la Commission électorale et de M. Musharraf avec ses conseillers. Toutefois, le parti de Mme Bhutto refuse tout report, remettant cependant sa décision finale à une réunion de son Comité exécutif. Mais dans l’entourage de la famille Bhutto, qui a repris dimanche les rênes du Ppp, on laisse entendre qu’un délai "raisonnable" pourrait être accepté. Le fils de Mme Bhutto, Bilawal Bhutto Zardari, 19 ans et intronisé président du Ppp, est parti mardi pour Dubaï où il a vécu des années en exil avec sa mère. L’autre opposant, l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif, rejette aussi l’idée d’un report, même si un membre de son mouvement juge "acceptable" un "léger délai".

Ces élections sont un enjeu de taille dans un pays au bord du chaos politique, fort de 160 millions d’habitants, seule puissance nucléaire connue du monde musulman et sur qui les yeux du monde sont braqués avec inquiétude. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner est attendu mardi soir à Islamabad, envoyé à la demande du président Nicolas Sarkozy afin de "témoigner de (la) solidarité" de la France. Le président Musharraf a été réélu pour un second mandat le 6 octobre, mais au terme d’une élection controversée au suffrage indirect d’assemblées nationales et provinciales qui lui étaient acquises.

Son pouvoir, de plus en plus contesté, serait rendu inopérant si l’opposition remportait les législatives. D’ailleurs, Mme Bhutto s’apprêtait à "prouver" que le camp Musharraf allait "truquer" les élections pour se maintenir au pouvoir, a assuré le Ppp.

Les Etats-unis, qui ont perdu une carte maîtresse avec la disparition de Mme Bhutto, voient leurs options se limiter et continuent de parier sur le président Musharraf. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, Washington a fait du chef de l’Etat son allié principal, dans la région, pour sa "guerre contre le terrorisme".

Ainsi, les Etats-unis pourraient juger acceptable un report des législatives, mais veulent qu’une nouvelle date précise soit fixée, a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Tom Casey.

EN BREF - SOUDAN : Un diplomate américain tué par balle à Khartoum

Un diplomate américain et son chauffeur soudanais ont été tués hier dans une attaque à Khartoum, que les autorités soudanaises se sont empressées de décrire comme un acte non terroriste. John Granville, 33 ans, touché par cinq balles avant l’aube, a succombé à ses blessures dans l’après-midi. Il travaillait pour l’Agence des Etats-unis pour le développement international (Usaid) et s’occupait dans le Sud-Soudan semi-autonome d’initiatives visant à favoriser la participation de la population aux prises de décision et aux Ong. Il était aussi impliqué dans une campagne d’information radiophonique sur le Sida...

Cette attaque anti-américaine rare au Soudan intervient sur fond de sentiments anti-américains exacerbés au Soudan où les autorités et les médiats officiels ne cessent de dénoncer la position de l’administration des Etats-unis sur la crise du Darfour...

Washington accuse Khartoum de "génocide" dans cette région de l’ouest soudanais... Le président américain George W. Bush a signé lundi une loi visant à renforcer la pression économique sur Khartoum et a réaffirmé sa "profonde inquiétude" devant la poursuite des violences au Darfour.

L’attaque coïncide aussi avec la prise officielle de fonction, lundi, de la force conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (Minuad).

BURUNDI - Une Française travaillant pour Acf tuée

Une Française travaillant pour l’organisation humanitaire Action contre la faim (Acf) a été tuée lundi par balle et une autre Française grièvement blessée au Burundi, à Ruyigi (170 km à l’est de Bujumbura) lundi soir, a-t-on appris de source policière hier.

"Trois Françaises travaillant pour Acf étaient en train de reconduire deux collègues burundaises vers 19h 20 (17h 20 Gmt) au chef-lieu de la province de Ruyigi (lorsque) tout à coup un homme a surgi et mitraillé leur véhicule, blessant deux Françaises parmi ces expatriées", a annoncé le porte-parole de la Police burundaise, Pierre Chanel Ntarabaganyi...

"Cette tragédie s’est passée dans des circonstances non encore élucidées : est-ce qu’il s’agit d’une tentative de vol qui a mal tourné, est-ce que ces expatriées étaient visées ?

Une enquête est en cours pour identifier et retrouver cet assassin", a ajouté le porte-parole... La Police burundaise est sur la sellette depuis un mois en raison du nombre croissant de meurtres, vols à main armée et autres embuscades. Le Burundi peine à sortir d’une guerre civile entamée en 1993 et qui a fait 300.000 morts.

IRAK - 30 morts dans un attentat suicide lors de funérailles

Un kamikaze a tué au moins trente personnes hier à Bagdad en actionnant la charge qu’il transportait au milieu d’une foule qui assistait à des funérailles, selon un nouveau bilan des responsables des ministères de la Défense et de l’Intérieur. Un précédent bilan obtenu de mêmes sources faisait état de 15 morts. Trente-huit personnes ont également été blessées dans l’attaque survenue vers 16h 30 (13h 30 Gmt) lors des obsèques d’un ancien officier chiite de l’armée irakienne dans le quartier de Zayouna dans l’est de Bagdad, selon la Police. Selon la Police, cet ancien officier avait péri il y a trois jours dans un attentat suicide à la voiture piégée sur un marché du centre de Bagdad, dans un quartier majoritairement chiite, qui avait fait au total 14 morts. Sa famille observe le troisième et dernier jour des funérailles. Les attentats restent fréquents dans la capitale irakienne, même si les violences y ont considérablement diminué ces derniers mois. Au moins 568 Irakiens ont été tués en décembre dans des attaques et attentats, soit le plus bas bilan depuis février 2006, selon les chiffres obtenus hier auprès de trois ministères irakiens.

COLOMBIE - Libération des otages : un apparent fiasco

L’opération "Emmanuel" devant permettre la libération de trois otages des Farc s’est terminée sur un apparent fiasco, le président colombien Alvaro Uribe et la guérilla marxiste s’en rejetant mutuellement la responsabilité.

Le président Hugo Chavez a toutefois annoncé la poursuite de ses efforts "avec de nouvelles options", pour obtenir la libération de Clara Rojas, collaboratrice de l’ex-candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt, enlevée avec elle en février 2002, d’Emmanuel, son fils de trois ans conçu et né en captivité et de l’ex-parlementaire Consuelo Gonzalez de Perdomo.

Après des jours d’attente, les otages n’ont pas été libérés et la délégation internationale composée de représentants de sept pays (Argentine, Equateur, Cuba, Bolivie, Brésil, France et Suisse) a quitté lundi soir l’aéroport de Villavicencio en Colombie.

Sur cet aéroport sont déployés depuis plusieurs jours hélicoptères et avions de la mission chargée de récupérer les otages, sous l’égide du Comité international de la Croix-rouge (Cicr).

La libération des trois otages est "impossible maintenant" pour des raisons de sécurité, a expliqué la guérilla colombienne dans un message reçu par Hugo Chavez. Elle a accusé le gouvernement colombien de mener des opérations militaires dans la région...

Le président colombien a accusé lundi les Farc de mentir et nié l’existence de combats dans la zone où devaient être remis en liberté les trois otages. Il a annoncé qu’il avait accepté de créer un "corridor stratégique" pour leur restitution. "Quelle a été l’attitude des Farc ? Une attitude de mensonge, une attitude de tromperie", a déclaré M. Uribe.


AFP

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Mercredi 2 Janvier 2008

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