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PAKISTAN : Le camp du président Musharraf perd les législatives

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Le camp du président du Pakistan Pervez Musharraf a essuyé une défaite cuisante aux législatives de lundi, qui pourrait le conduire à remettre les clefs du pouvoir de la seule puissance militaire nucléaire du monde musulman à une coalition d’opposants. Mais, selon le porte-parole du chef de l’Etat, le président du Pakistan Pervez Musharraf n’a pas l’intention de démissionner.



PAKISTAN : Le camp du président Musharraf perd les législatives
Islamabad - L’ex-Premier ministre Nawaz Sharif, leader de l’un des deux partis de l’opposition vainqueurs des législatives, a demandé hier à M. Musharraf de quitter le pouvoir. "Ils vont bien trop loin", a répondu le porte-parole de M. Musharraf, le général Rashid Qureshi. "Il ne s’agit pas d’une élection présidentielle. Le président Musharraf a déjà été élu pour cinq ans". Les deux principaux mouvements de l’opposition, celui de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre dans un attentat suicide et celui de son rival des années 1990, Nawaz Sharif, sont arrivés largement en tête des résultats des élections hier.

"Nous acceptons le verdict de la Nation", a déclaré Tariq Azeem, porte-parole de la Ligue musulmane du Pakistan - Qaïd-e-Azam (Pml-Q), le parti au pouvoir depuis 2002 et principal soutien de M. Musharraf, qui s’était emparé du pouvoir par un putsch il y a plus de huit ans.

Le Muttahida Majlis-e-Amal (Mma), une alliance hétéroclite de partis fondamentalistes, n’a remporté que trois sièges, loin des 50 dont elle disposait depuis 2002. De fait, les élections semblent refléter l’aversion d’une population, minée par la peur, pour les groupes armés proches d’al-Qaïda et des talibans qui mènent depuis près d’un an une campagne d’attentats suicide extrêmement meurtrière dans tout le pays. Ces résultats ne doivent cependant pas masquer le désintérêt des Pakistanais pour ces élections marquées par un faible taux de participation, d’environ 40%, similaire toutefois à ceux des précédentes consultations.

Les partisans du Parti du peuple pakistanais (Ppp) de Benazir Bhutto et la Ligue musulmane du Pakistan - aile Nawaz (Pml-N) de l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif, évincé en 1999 par le coup d’Etat militaire du général Musharraf, ont pris d’assaut dès lundi soir les rues des grandes villes en criant victoire.

Les résultats de la quasi-totalité des circonscriptions livrés par la télévision d’Etat plaçaient le Ppp, la formation emmenée par le veuf de Mme Bhutto, Asif Ali Zardari, en tête, avec 87 sièges, suivi par la Pml-N (66), loin devant la Pml-Q (39) et son traditionnel allié, le Mqm (19). Ces décomptes sont scrutés avec anxiété dans les capitales occidentales, en particulier par Washington qui exerce depuis des mois des pressions intenses et inhabituelles sur M. Musharraf, son allié-clé dans la "guerre contre le terrorisme", pour éviter que cette République islamique de 160 millions d’habitants ne sombre dans le chaos.

L’enjeu est de taille : les Etats-Unis ont distillé ces derniers mois l’idée que l’armement nucléaire pakistanais pouvait tomber entre de mauvaises mains et répété à l’envi qu’al-Qaïda et les talibans avaient reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest frontalières avec l’Afghanistan.

Oussama ben Laden a décrété le « jihad » à M. Musharraf et son régime et le Nord-Ouest du pays est en proie à une talibanisation rampante...

Nawaz Sharif a appelé dès hier l’opposition à s’unir pour "débarrasser le Pakistan de la dictature" et exigé de M. Musharraf qu’il quitte le pouvoir. « Il a été réélu pour cinq ans et ne démissionnera pas », a rétorqué le porte-parole du chef de l’Etat. Un changement majeur se dessine toutefois : M. Musharraf, réélu président le 6 octobre, n’a que le choix, restreint, entre une coalition improbable avec le Ppp, la démission ou une présidence à inaugurer les chrysanthèmes. C’est déjà en soi une révolution dans ce pays qui a vécu plus de la moitié de ses 60 ans d’histoire sous la férule des généraux putschistes et le reste sous des gouvernements cornaqués par les militaires. "La démocratie se venge !", titrait hier le quotidien « The News ».


AFP

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Mercredi 20 Février 2008


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