Ces deux députés qualifient cet acte du procureur spécial près la Crei de « violation grave » de la Constitution qui, rappellent-ils dispose en son article 101 alinéa 2 « Le Premier ministre et les autres membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes et délits au moment où ils ont été commis. Ils sont jugés par la Haute Cour de justice ». Ousmane Ngom et Oumar Sarr estiment que le procureur spécial près la Crei « ne peut ignorer ni cette disposition constitutionnelle, ni la qualité des concernés puisqu’il vise lui-même leurs fonctions ministérielles qui leur auraient permis, selon lui, de s’enrichir illicitement ». Les deux libéraux assimilent tout cela à « une forfaiture qui engage (la) responsabilité personnelle » du procureur spécial et de tous ceux qui vont s’associer à cet acte. « Nous ne pouvons ni cautionner, ni participer à cette mascarade », précisent les deux députés.
SOLEIL M. NDONG
SOLEIL M. NDONG
Ousmane NGOM et Oumar SARR : « Nous sommes prêts à répondre devant la Haute Cour de Justice »