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Obama et l’Afrique : un choix ghanaen

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Le président américain Barack Obama est arrivé dans la soirée du vendredi 10 juillet 2009 au Ghana pour sa première visite en Afrique sub-saharienne, depuis son arrivée à la tête des Etats-Unis. John Atta-Mills, président ghanéen, l’a accueilli à l’aéroport de Kokota, de la capitale Accra, au milieu de danses, chants et percussions traditionnels africains. Au cours de sa visite de 24 heures, Barack Obama a mis en exergue ses conceptions en matière de bonne gouvernance et de développement économique en Afrique.



Obama et l’Afrique : un choix ghanaen
Pour son premier déplacement en Afrique noire en tant que président, Barack Obama a choisi symboliquement ce petit pays anglophone ouest-africain. Il souhaite mettre en avant le Ghana, premier pays africain indépendant, en raison de son bilan démocratique impressionnant ces dix dernières années. Un bilan qui contraste singulièrement avec la situation générale sur le continent où les élections frauduleuses et violentes sont monnaies courantes.

Un certain « reflexe africain » pourrait bien se demander pourquoi le président américain, Barack Obama, originaire d’Afrique de l’Est de par son père, n’a pas choisi pour la symbolique que représente « la première fois », de se rendre au Kenya, le pays de ses ancêtres. Ou alors, pourquoi Barack Obama ne s’est pas rendu en Afrique du Sud, première puissance économique d’Afrique, qui va abriter la première coupe du Monde organisée en terre africaine, la pays du charismatique et vaillant père de la Nation Ar –en-Ciel sud-africaine, Nelson Mandéla . Le nouveau locataire de la Maison Blanche a choisi l’ex-« Gold Coast » qui, en 1957, avait le même PIB par tête que la Corée du Sud, 50 ans plus tard, le premier stagne pendant que le dragon asiatique est devenu une puissance économique de premier plan.

C’est que Barack Obama ne semble pas s’inscrire dans des logiques de « paternelle providence ». Il entend mener, à travers les actes qu’il pose et les discours qu’il prononce, la politique de son slogan « yes we can ». En consacrant au Ghana, sa première visite en Afrique en tant que président de la première puissance économique mondiale, Barack Obama montre aussi, au-delà du symbole, que la pauvreté n’est pas une fatalité .Ce qui compte le plus, est la volonté librement exprimée de joindre à la parole politique, les actes de changements concrets. Et c’est ce que le Ghana est en train de réussir, il y a de cela 10 ans. Allier la bonne gouvernance politique (élections libres, démocratiques et transparentes, respect des libertés publiques, Justice et Sécurité garanties) à la bonne gouvernance économique (une gestion saine des finances publiques, une politique effective et globale de décentralisation « Comprehensive Decentralization Policy » qui renforce les capacités des autorités locales en transférant ressources et personnel aux assemblées de district et aux conseils régionaux de coordination).

Barack Obama transmet deux messages forts aux pays africains. Le premier c’est à cœur vaillant rien d’impossible. Le second, ce n’est pas le chemin (de la bonne gouvernance politique et économique) qui est difficile mais le fait de ne pas croire à « oui nous le pouvons » et de ne pas s’inscrire résolument dans la voie de la transparence, de l’Equité et de la Justice.

Cependant il y a un autre élément dont le Ghana peut être fier, au-delà de ses élections libres, démocratiques et transparentes du 7 décembre 2008. Après trois semaines au pouvoir, le nouveau président du Ghana, le Pr. John Atta- Mills met en place les fondations d’un fait politique rare sur le continent : une administration publique de taille raisonnable. Contrairement à son prédécesseur John Kufuor qui suggérait que la complexité de la gestion gouvernementale (à « l’africaine » bien sûr) appelait une expansion de la taille de l’Etat, le nouveau président du Ghana, John Atta-Mills est en train de démontrer qu’il est possible d’avoir une administration moins gourmande.

Le nouveau président a réduit les ministères de 27 à 23. L’économie du Ghana a commencé enfin à se développer ces dernières années et semble être en bonne voie. De bonnes institutions et un Etat de taille raisonnable permettent au secteur privé de croître. D’ailleurs, signe de bonne gouvernance, l’indicateur de liberté économique (Fraser Institute) du Ghana est passé de 2,9/10 (dernier pays du classement de l’époque) en 1980 à 6,3 en 2006 (66ème sur 142). Un autre bon point qui peut valoir au Ghana, la symbolique de la première d’un Chef d’Etat américain, est que cet Etat est le premier pays du continent, à avoir passé le test de la bonne gouvernance du MAEP (Mécanisme africain d’évaluation par les pairs), par lequel les Etats sont soumis à une évaluation en termes de transparence économique, sociale et politique,

Ainsi, les efforts consentis pour combler les faiblesses institutionnelles de l’organisation avaient permis d’importantes avancées, avec la nomination de nouveaux personnels judiciaires, notamment de juges, pour traiter les dossiers qui s’accumulent dans les tribunaux et l’abrogation des lois répressives contre les médias.

La stabilité du Ghana a aussi permis à ce pays d’améliorer considérablement sa notation financière, tandis que ses efforts visant à prendre en charge les insuffisances infrastructurelles à plus long terme ont largement bénéficié de l’appel à emprunt lancé à la Bourse de Londres, appel qui avait permis de collecter 750 millions de dollars. Le Ghana, c’est aussi la 2éme place boursière en Afrique de l’ouest avec une capitalisation boursière de 11 milliards USD « de dollars américain », pour le Ghana Stock Exchanges, derrière le Nigéria (Nigéria Stock Exchanges, 125 milliards USD) et devant la bourse de 8 pays de l’Union monétaire ouest africaine « UEMOA », la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières) avec 5 milliards de USD.

Mohamadou SY « Siré »
Source AfricanGlobalNews

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Dimanche 12 Juillet 2009





1.Posté par gaye le 12/07/2009 10:06
bravo le ghana il a fait beaucoup de progres .meme s'il est le pays de l'afrique occidental qui a connu le plus grand nombre de coup d'etat....il s'est redressè et prendre le chemin de la democratie et de l'independance economique......

2.Posté par Sally le 12/07/2009 13:27
un choix plus que judicieux

3.Posté par VIEUX DIOP ITALIE le 13/07/2009 13:33
Écoutez!
On a pas que le Ghana comme exemple de démocratie!
On a plusieurs exemples de démocratie en Afrique: Le Benin, Le Mali, Le Sénégal, L'Afrique du Sud en sont des exemples vivant!
Sans l'appui des perturbateurs occidentaux qui montent certains africains contre d'autres, plusieurs pays africains auraient franchis cette étape sans encombre, depuis bien longtemps. C'est vous les occidentaux, qui transformez certains africains en véritable diable en leur dotant d'armes pour se maintenir au pouvoir aussi longtemps que vous le souhaiteriez, au grand malheur du peuple!


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