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OUSMANE TANOR DIENG MENACE «L'été sera chaud pour Wade»

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En marge de l'assemblée générale du front Siggil Sénégal, tenue avant-hier à Rufisque, le premier secrétaire du Parti socialiste, dans un entretien qu'il nous a accordé, s'est prononcé sur la situation politique et socio-économique du pays, selon lui inquiétante. Mais aussi, sur le déroulement de leur nouveau plan d'action. Le patron des socialistes prédit un été chaud, politiquement, et tire la sonnette d'alarme sur la situation économique du pays.



OUSMANE TANOR DIENG MENACE «L'été sera chaud pour Wade»
L'Office : Monsieur le premier secrétaire, peut-on savoir l'objet de la rencontre du front Siggil que vous venez de présider à Rufisque ?
Ousmane Tanor Dieng : Cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'une tournée de remerciements de nos militants, sympathisants et des populations, pour leur exprimer notre satisfaction de la manière dont le boycott s'est déroulé. Nous avons eu des résultats quasiment inattendus, parce qu'ici à Rufisque le taux de participation est d'environ 27%, ce qui est quand même un taux remarquable, alors que nous avions bien campé le sujet. C'est-à-dire, tous ceux qui avaient quelque chose à reprocher à Abdoulaye Wade, tout ceux qui voulaient lui envoyer un signal fort pour la manière dont le pays est géré, pour la flambée des prix, pour le train de vie dispendieux de l'Etat, pour le piétinement des libertés. Tous ceux qui voulaient de par ces raisons lui envoyer un signal fort, nous leur avions demandé de ne pas voter, de boycotter. Par contre, de leur côté, ceux qu'ils avaient demandé, c'est que tout le monde aille voter pour qu'il y ait une participation massive, égale ou a peu près au même niveau qu'à la présidentielle. Ce qu'on a observé ici à Rufisque, et de manière générale au Sénégal, c'est que le boycott a été bien suivi, et nous sommes venus remercier les Rufisquois pour cela ; et avant que nous n'enclenchions ces opérations, nous étions venus les voir pour leur demander leurs sentiments, leurs suggestions ; et sur la base de cela, nous avons élaboré un plan d'action. Aujourd'hui, c'est dans une ambiance festive que ça se passe, contrairement à ce qui se passe du côté du pouvoir.

Au-delà de ce boycott, est-ce que vous envisagez un autre plan d'action ?

Oui tout à fait, le plan d'action se décline en plusieurs phases ; d'abord, nous avons démarré avec cette tournée de remerciements auprès de nos militants, dans l'ensemble des départements. Ensuite, nous allons rencontrer les chefs religieux, le corps diplomatique, non seulement pour les remercier, mais aussi recueillir leurs analyses et leur point de vue sur la situation. Et attirer leur attention sur ce qui peut arriver, si Abdoulaye Wade continue cette fuite en avant, et cet entêtement. Le dialogue est consubstantiel à la démocratie, et nous ferons des journées d'action et des journées « villes mortes » ; je crois qu'il y aura un été chaud dans ce pays-là, si Abdoulaye Wade reste dans les positions d'entêtement dans lesquelles il se trouve aujourd'hui.

Nous avons constaté que ces derniers temps, les prix des denrées de grande consommation flambent. L'opposition dite significative n'a-t-elle pas des solutions à proposer pour la réduction de ces prix ?

Nous avions déjà dit que ces gens-là, si vous leur confiez le pouvoir, la situation va empirer. Après la prétendue victoire de Abdoulaye Wade à la dernière présidentielle, ce que nous avons constaté comme tout le monde, le lendemain, c'est que les prix avaient commencé à augmenter, notamment le riz à l'époque. Aujourd'hui, après ce boycott massif, malgré ce signal fort, ce qu'on a constaté encore, ce sont les prix qui augmentent, le pain, et le ciment qui est bien connu ici à Rufisque. La tonne passe de 60 000 à 80 000frs, et c'est la même chose pour la farine et le pain. Au fond, ce qu'il faut faire, et ce que ce gouvernement doit faire, c'est de voir la structure des prix. Dans cette structure des prix, il y a une partie qui repose sur la fiscalité, et c'est l'Etat qui la fixe ; donc, l'Etat peut diminuer la fiscalité, et par là même, diminuer les denrées de première nécessitée. Il y a aussi quelque chose qu'il faut contrôler, c'est la marge bénéficiaire des commerçants, si on joue sur ces deux éléments, on peut diminuer ces prix qui continuent de flamber. Je dis que ces gens, non seulement ils ne savent pas travailler, mais ils ont des problèmes d'argent, le rythme de dépenses qu'ils font, il leur faut de l'argent coûte que coûte. Alors, conséquence, ils jouent sur la fiscalité. Je vous ai dit, et je redis, que le prix du super est le plus cher des pays de l'UEMOA. Comment peut-on expliquer que le prix du super soit plus cher ici qu'au Mali et au Burkina, alors que ces deux pays n'ont pas de port. Cela veut dire tout simplement que la fiscalité est insupportable, près de 53% pratiquement dans la structure du prix relèvent strictement de la fiscalité. Donc, il y a des leviers sur lesquels il est possible de jouer pour diminuer les denrées de grande consommation, les denrées de première nécessitée.

Vous avez eu à participer à la gestion de l'Etat. Est-ce que vous trouvez normal qu'on puisse nommer quelqu'un à un haut poste de responsabilités, et le dégommer le lendemain ?

Ce n'est pas la première fois avec Wade, à chaque remaniement c'est la même chose, et je pense que ce n'est pas encore fini. C'est lui qui l'a dit, c'est de l'informel, il ne respecte rien ; c'est ce qu'il veut, c'est ça le fond du problème avec cet homme-là.

Comment donc avez-vous apprécié le fait qu'on demande aux ministres de venir défiler, et de faire un serment d'allégeance ?

C'est contraire aux principes républicains ; en République, on prête serment en face d'une institution, et non en face d'un homme. Il s'agit là d'un acte d'allégeance et en République, il ne doit y avoir d'acte d'allégeance ; et cela n'existe pas dans la Constitution , c'est anticonstitutionnel. Seul le président doit prêter serment devant le Conseil constitutionnel, et il n'est pas prévu dans notre Constitution d'autres formes de prêter serment. La république, c'est des règles, c'est des normes, c'est des formes. Quand on sort de cela, on n'est plus en république.

Pensez-vous que malgré ces dérives, le pays peut revenir sur les rails, et aller vers le développement tant attendu par les populations ?

Ce que je constate, c'est ce que tout le monde constate, c'est la flambée des prix des denrées de première nécessitée, c'est un train de vie de l'Etat dispendieux, c'est le cadre macroéconomique qui se désagrége, c'est ça le fond du problème. Le taux de croissance, il est cette année autour de 2,3%, l'inflation est en train de s'envoler, et d'être l'un des plus élevé de l'UEMOA. Ensuite, le déficit budgétaire, lui aussi, on le laisse filer. Dans un pays, lorsque les fondamentaux de l'économie se désagrègent, que les prix des denrées de première nécessité flambent, les dépenses publiques sont incontrôlées ; on est alors dans une situation particulièrement dangereuse. C'est çà la réalité.

Mais que faudrait-il faire pour sortir de cette situation que vous jugez dangereuse ?

Mais il faut une fois de plus revenir sur les rails. Le Sénégal à une tradition qui était là, malgré ses avantages et ses inconvénients ; et qui a permis de maintenir de grands équilibres, rompus aujourd'hui. Tant qu'on ne reviendra pas à ces grands équilibres, on restera confronté à de graves problèmes.

Propos recueillis par Jules Thiam
Source: L'office

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Mercredi 27 Juin 2007





1.Posté par WOAKAM le 27/06/2007 17:15
REPUBLIQUE DU SENEGAL Dakar le 24 juin 2007
………………..
PARTI SOCIALISTE
…………
8ème COORDINATION
……….
SECTION COMMUNALE DE OUAKAM

COMMUNIQUE
En ce dimanche 24 juin 2007, la section communale de ouakam réunie en ses neuf sous-sections s'est prononcée sur la situation politique actuelle au sein de la 8ème coordination et au niveau national.
Ainsi la section de Ouakam :
- fait sienne l'initiative du boycott des législatives et se félicite du succès obtenu, symbole de la mobilisation des militants du front « Siggil Sénégal » ;
- remercie la population ouakamoise à qui elle renouvelle son engagement pour la prise en charge de ses préoccupations ;
- rejette l'argumentaire folklorique tenu par un certain soi-disant responsable agonisant ;
-manifeste et traduit son ancrage aux valeurs de la sociale démocratie incarnée par le parti socialiste ;
-réaffirme son attachement et sa fidélité aux structures régulières du parti et à son premier secrétaire le camarade Ousmane Tanor DIENG.

2.Posté par Biran le 27/06/2007 17:21
Ousmane Tanor Dieng voilà ce qu'est un vrai leader. Au moins lui il parle des vrai problèmes qui confrontent le Sénégal: la montée continue des prix des denrées de premières nécessité et l'aggravement du déficit budgétaire.
Wade serait mieux de se préoccuper de ces deux éléments avant que les sénégalais n'aillent plus de quoi vivre.

3.Posté par Fifi le 27/06/2007 18:01
Mon cher tu as déjà subi le test le peupleu sait de quoi tu es capable. Efface


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