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OUMAR NDIAYE «XOSLUMAN», ARTISTE-CHANTEUR-COMPOSITEUR : «Xosluman» toujours d’actualité

Il n’est pas de ceux qui pensent qu’il suffit d’appartenir à une famille d’artistes pour devenir artiste. Pour lui, le don ne suffit pas, il faut aussi faire des
études, des recherches pour se perfectionner. Lui, c’est Oumar Ndiaye, plus connu sous le pseudonyme de «Xosluman». Absent de la scène musicale nationale, depuis 4 ans, il est revenu au bercail pour lancer son nouvel album «Montréal-Dakar». «Xosluman» revient ici sur sa carrière, sa vie, sa position par rapport à la musique sénégalaise.



OUMAR NDIAYE «XOSLUMAN», ARTISTE-CHANTEUR-COMPOSITEUR : «Xosluman» toujours d’actualité
Pouvez-vous revenir un peu sur votre parcours professionnel ?

Ma carrière, c’est depuis l’album «Xosluman» qui est sorti en 1996. Beaucoup de choses se sont passées entre temps et j’ai été reconnu au niveau de certains pays en Europe, comme la France, la Belgique et aussi au Canada où je vis depuis 2008. Le métier de chanteur demande beaucoup d’années pour être mature, et prétendre avoir un style. Mais présentement, je crois vraiment qu’Oumar Ndiaye «Xosluman» a trouvé son style particulier. Au Sénégal, j’ai été révélé au public dès ma première production. J’ai eu un prix de meilleur slow en 1995 avec la chanson «The pidees». J’ai fait des musiques de film, j’ai participé comme figurant à des films de cinéma et je suis aussi artiste peintre.

Et à quel âge avez-vous commencé la musique ?

J’ai commencé très tôt la musique, à 18 ans. Je faisais partie des «Golden boys», un des premiers groupes. En ce moment là, on jouait les avant-premières de Youssou Ndour, de Oumar Pène. On a même failli être le Super Diamono 2 sur proposition du bassiste d’alors, Bob Sène. On était très proche de ces musiciens parce que tous nos grands frères jouaient dans ces groupes-là. J’ai mon frère qui joue avec Youssou Ndour, c’est Ibou Cissé le claviste ; Chérif Faye est le petit frère d’Habib Faye, Jean Charles Tall qui a été le président de l’ordre des architectes est le grand frère de Papis Tall.

Qu’est-ce qui vous a réellement poussé à devenir musicien ?

Tout a commencé lorsque j’étais élève, et c’est en classe de troisième qu’on m’a mis dehors parce que j’étais beaucoup plus artiste qu’élève. Il m’arrivait de chantonner lorsque le professeur donnait des cours. J’avais un professeur de français, Mme Khady Diop, qui me disait toujours : «Oumar Ndiaye je t’aime bien, mais ta place n’est pas ici ; il y a une école (Ecole des beaux arts) qui forme des musiciens et je crois qu’il faudrait que tu réfléchisses par rapport à cela». Il y avait aussi notre professeur d’espagnol, M. Sall, qui m’a dit la même chose. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à réfléchir en me disant qu’ils ont raison. Mais j’étais très bien à l’école et j’avais de bonnes notes, je faisais partie des meilleurs de ma classe. Ensuite, j’ai été à l’Ecole des beaux arts où j’ai passé quatre ans. J’ai fait aussi une formation d’artiste peintre et j’ai participé à l’exposition de Serges Corréa qui a été lauréat de la peinture du Grand Prix du président de la République. J’ai aussi participé à deux Biennales, respectivement, en 2002 et en 2004.

Vous avez étudié la musique avant de devenir musicien, mais au Sénégal certains musiciens disent qu’ils le sont devenus, car c’est un don.
S’ils disent que la musique est un métier, il faudrait qu’ils apprennent les rudiments de ce métier. La musique est un art comme tous les autres arts. Ce n’est pas parce qu’on a un don qu’on ne va pas l’étudier, faire des recherches approfondies. Il faut qu’ils aillent faire des études, qu’ils aillent apprendre cet art. Au Sénégal, on se rend compte qu’il n’y a pas de recherches approfondies, surtout chez ceux qui font du «Mbalax», contrairement à ceux qui font la musique acoustique ou la World music. Il est important de se cultiver un peu. Que ce soit le musicien, l’artiste peintre, entre autres, je crois qu’il est important d’avoir une certaine culture.

Qu’en est-il de votre carrière au Sénégal, si l’on sait que votre musique n’est pas bien connue ici ? Comment faites-vous pour vous en sortir ?

J’y crois et cela fait des années que je dis qu’il faut que tous ceux qui font de la musique acoustique, comme moi, croient à ce style musical. Maintenant, c’est comme si le temps est en train de me donner raison parce qu’il y a même des gens qui faisaient le «Mbalax» avant et qui s’essayent aujourd’hui à la musique acoustique. De plus en plus, les gens s’accrochent à la musique acoustique. C’était quelque chose à prévoir : la musique acoustique allait s’imposer, même si le «Mbalax» reste la musique numéro 1 au Sénégal.

Durant votre séjour au Sénégal est-ce qu’il vous arrive de faire des prestations au niveau des resto-bars et autres ?

En ce moment, on n’a pas d’engagement bien défini. Mais pour moi, c’était important de venir au Sénégal sortir cet album et de faire sa promotion. C’est même primordial, c’est mon grand projet. Cela fait quelques années que je suis absent du pays, les gens ne savent pas ce que je fais, ni ce que je suis devenu. C’était important que je vienne sortir cet album que j’ai conçu à 100% et je suis fier de cela. Dans cet album, il y a aussi la participation de Papis Tall avec qui j’ai commencé la musique à Dakar. D’ailleurs, il jouera avec moi le 4 décembre.

Et votre carrière internationale ?

Disons qu’elle se porte très bien parce qu’au Québec, je suis l’un des artistes les plus connus de la World music. Et ça, c’est grâce au prix que j’ai eu en 2009, le «Silly d’argent» de la musique du monde. J’étais 2e sur les 36 groupes présents et c’est grâce à cela que je suis connu dans le milieu de la World music au Québec.

Et en dehors de la musique, à quelle autre activité vous adonnez-vous, vu que l’art ne nourrit pas son homme ?

Pour l’instant, je ne fais que de la musique. Je vis très bien. Peut-être que j’ai eu la chance de faire de bonnes productions musicales et que je joue régulièrement là-bas, en plus des festivals.

Donc, on peut dire qu’Oumar Ndiaye n’est plus un «Xosluman» ?

(Rires). Je pense qu’Oumar Ndiaye est un «Xosluman». De tout le temps, j’ai prôné que le «Xosluman» n’est pas un état matériel, il a toujours été un état d’esprit, le fighting. C’est un thème que j’ai chanté en 1995, mais il est beaucoup plus actuel encore aujourd’hui. En ce moment, on sait qu’on vit des périodes très difficiles. C’est comme si je l’ai chanté en 1995, mais c’est en 2012 ou 2013 que c’est encore plus actuel. Je pense même remixer ce morceau. Car c’est vraiment actuel.

Et pour parlez un peu de votre vie privée, êtes-vous marié ?

Oui, je suis marié à une Canadienne depuis des années et on a un garçon. Je pense qu’on ne choisit pas une race ou une nationalité pour le mariage. Je pense également que personne ne peut échapper à son destin. On se marie avec la personne tracée par notre destin. Mais je m’en arrête là, car je n’aime pas parler de ma vie privée (rires).

POP Seynabou FALL & Cheikh DIALLO (Photos)

Lundi 3 Décembre 2012




1.Posté par ibou le 05/12/2012 00:54
courage grand. il est tres sympatique je vous souhaite au fond du coeur beaucoup de reussite

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