Référence multimedia du sénégal
.
Google

OPINION: DERRIERE LE « COUP DU REPUBLICAIN »……

Article Lu 11167 fois

Le décès de Karine Wade a été l’occasion pour réunir enfin la classe politique sénégalaise. Une occasion moins malheureuse aurait été sans doute plus neutre et franche. L’opposition a pris naturellement l’initiative de présenter ses condoléances à la famille présidentielle qui a rendu hommage à cette même opposition. La mort au Sénégal a cette particularité de faire taire les querelles. Faire taire ne signifiant pas enterrer les querelles. Le deuil est un moment de communion et d’introspection sur la légèreté de notre existence qui ne tient qu’à un fil détenu par la seule vraie constante maître incontesté de l’univers. C’est un moment de rappel de l’égalité des hommes en définitive mortels. Égalité en dépit de la possession, égalité en dépit de l’obsession et, égalité malgré l’instinct de conservation qui fait faire des choses à charge et à décharge.



OPINION: DERRIERE LE « COUP DU REPUBLICAIN »……
Durant le deuil, le chef de l’Etat a présenté Ousmane Tanor Dieng et Djibo Ka comme deux grands républicains. Cet hommage rendu devant l’opinion nationale et internationale a des relents circonstanciels et circonstanciés. C’est une sorte de différenciation de Ousmane Tanor Dieng du reste de l’opposition (Niass, Bathily et Dansokho) dont le discours souvent est trop musclé selon la perception que l’on s’en fait avec les lunettes du pouvoir. Le chef de l’Etat sait bien que Ousmane Tanor Dieng n’est pas dans les mêmes dispositions psychologiques que Niass, Bathily et Dansokho parce que simplement il n y a pas eu rupture de contrat entre Le Président Wade et le PS. Tout le contraire des ex alliés de FAL qui, sans doute, se sentent encore floués par la trajectoire et les actes du régime actuel.

Le fossé entre Le Président Wade et Niass, Dansokho ou Bathily relève du manque de confiance réciproque basé sur un vécu heurté suivi d’un divorce brutal. Les causes de leur séparation peuvent être nombreuses. Le Président Wade a sans doute voulu exercer sa présidence entièrement en chef incontestable alors que les autres le regardaient en camarade ou compagnon d’alternance à qui toutes vérités pouvaient être dites intra-muros et même souvent en extra-muros. Entre temps, les ambitions de certains carriéristes avaient fini par transformer le fossé en faille qui n’a cessé de s’élargir jusqu’à nécessiter la construction d’un pont difficile à imaginer. Difficile voir impossible sera la construction de ce pont à trois ans de la fin de règne probable du chef de l’Etat.

Le Président, en tissant des lauriers à Ousmane Tanor Dieng, doit savoir que le risque est minime d’une division rapide de l’opposition. Les risques de fissure de Bennoo Siggil Senegaal ne pourraient voir le jour probablement qu’en fin 2011 avec la constitution éventuelle de deux ou trois blocs qui au moins signeront un pacte de vote pour le mieux placé au second tour de la Présidentielle de 2012. Le PS ne cédera pas à l’encens ou l’appât du statut de leader de l’opposition qui viendra après le « coup sur les vertus républicaines » parce Ousmane Tanor Dieng sait que son espoir de revenir au pouvoir dépend de l’assainissement des ses relations avec l’opposition de Bennoo dans la perspective de 2012.

Le « coup du républicain » servi dernièrement a le mérite de poser sur la place publique un débat sur le rapport de la classe politique à la république. Le qualificatif « républicain » est galvaudé et très rare du point de vue comportemental dans le monde politique sénégalais.

Les responsables des partis politiques ont souvent un patriotisme de parti qui dérape et se moque éperdument de certaines règles républicaines. Ce genre de comportements heurte la conscience citoyenne et sape l’Etat de droit. Un Etat de droit c’est d’abaord une justice forte et indépendante dans l’exercice de ses fonctions et pouvoirs garantis par la constitution. Si le comportement antirépublicain de certains hommes politiques est difficile à arrêter en amont, c’est en aval que le droit devrait être dit en toute liberté et, à ce titre c’est le judiciaire qui est interpellé pour freiner les ardeurs des zélateurs qui confondent Etat et royaume.

Une justice doit éviter d’être le couvert pour ne dire la couverture des hommes politiques si nous voulons asseoir une véritable démocratie qui met le citoyen au centre. Le Sénégal a changé avec le pluralisme médiatique et les citoyens, même sans lire le droit codifié, perçoivent le droit positif qui souvent, dans le fond, recoupe les contours du simple bon sens. Le peuple est intelligent et l’homme politique dont la stratégie est basée sur l’achat de conscience ou le recours aux grands électeurs sera toujours le dindon de la farce.

Le Sénégal a grandi et mérite une classe politique mure qui sait surfer sur les plages de la conquête du pouvoir sans casser les planches de la république. Il nous faut asseoir des réflexes républicains en commençant l’exercice par les tenants du pouvoir qui, souvent, jouissent abusivement dans certaines situations politiques du confort que procurent les administrations et les forces de sécurité. Un régime suffisamment républicain peut jeter les bases d’un phénomène irréversible d’éducation citoyenne et politique.

Dans ce moule républicain, la transparence, la bonne gouvernance et l’absence d’impunité seront les moteurs. En faisant de l’interdiction des marches pacifiques une règle de fait malgré l’acquis constitutionnel, le pouvoir ne facilite pas la chose puisque les partis politiques et autres organisations pourraient descendre dans des attitudes de défiance qui secoue la république. A ce titre le chef de l’Etat a intérêts à ne pas donner trop de crédit aux zélateurs et autres carriéristes qui mettent leurs intérêts au dessus de la république. Le peuple est assez mur pour donner son opinion dans les urnes ou en marche dans la paix.

Dans les partis politiques, les républicains se comptent sur les doigts. Ils ont intérêt à unir leurs efforts pour pérenniser la république et éviter demain que le débat ne se fasse dans une méfiance et une défiance contagieuses et dangereuses.

Le dialogue est possible au-delà des rencontres le temps d’un deuil. Le dialogue est possible et peut s’accélérer si Le Président Wade fait fi des ultras et autres carriéristes en allant rejoindre les assises nationales par exemple. La purge annoncée au palais augure-t-elle de la construction du pont surplombant le fossé d’un dialogue républicain ? Pourvu simplement que ce ne soit pas un partage du gâteau au détriment de la république qui aussi a besoin d’une expression de son opposition.

Derrière le « coup du républicain », nous devons oser aller vers un dialogue qui fixe les règles d’un code de conduite politique à insérer au besoin dans notre législation. Ce dialogue doit se faire sans tabous et poser la question du nombre anachronique de partis véritables GIE (Groupement d’Intérêt Electoral) qui, sans oser se compter lors des scrutins, se greffent aux coalitions pour récolter des prébendes dans le brouhaha.

Mamadou NDIONE
Médina
Mandione15@gmail.com
Source SudQuotidien

Article Lu 11167 fois

Jeudi 23 Avril 2009





1.Posté par alain le 23/04/2009 10:08
apres la treve................du a un deuil...................revenons aux choses serieuse..............la politique.....................wade essaie de manupuler l opposition en congratulant TANOR ET KA comme des republicains..........l opposition restera pur et dure envers les derives de wade face a l anarchie qui touche le pays.........

2.Posté par thianta le 23/04/2009 12:58
c'est clair mais bon faut que çà se concrétise tout simplement,les paroles partent et les écrits restent so wait and see!!allahou akbar

3.Posté par SA NEKH SAMB le 23/04/2009 16:22
alain tu ne poste que des choses a dormir debout , on dirait que tu es jaimais content meme si tu vois des choses positives , c est pas bon mon tout petit alain , il faut apprendre a etre concret sinon a force tu risque d etre parano et les paranos ont les interne

4.Posté par L’œil de Caïen ! le 25/04/2009 10:29
Une autre vilénie de Vilane

Figurez cous bien, le gars, après avoir trahi sa maman Mata pour se faire élire maire avec la complicité des conseillers municipaux PDS, est allé quémander chez Babs GAYE, un poste de vice président ou secrétaire élu au conseil régional. Le monsieur qui, de toute sa vie n’avait jamais eu un boulot et qui jusque là n’avait vécu qu’en quémandant auprès des leaders politiques et de la famille Wade, voyait l’occasion de se taper deux salaires (Mairie et conseil régional).
Il a tellement poussé le bouchon que le député Alioune Sow à pété les plombs pour lui remonter les bretelles et lui rappeler que lui Vilane était Bennoo et non Soppiste pour avoir droit à ces postes gagnés par le PDS.
Voyez cette mentalité de ces PS.
Le sieur Vilane à tellement peur de retourner au chômage dans cinq ans qu’il veut déjà manger avec les deux mains.
Bravo.
Les Kaffrinois sont déjà avertis et veillent à leur budget et à leurs terrains.
L’œil de Caïen !


Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State