Depuis quelques jours l’armée sénégalaise mène des opérations de ratissage dans le secteur du Nord Sindiang à Bignona jusque dans le département de Bounkiling le long de la frontière avec la Gambie. Elle a enregistré des blessés dans ses rangs dont deux sont évacués hier soir sur Dakar par avion selon plusieurs sources concordantes. Les autorités militaires confirment les deux blessés et révèlent que «les opérations vont monter en flèche avec des unités spéciales d’intervention pour ramener la paix et la sécurité dans ces zones».
Du côté des éléments supposés appartenir au mouvement des forces démocratiques de Casamance, aucun bilan n’est encore disponible au sujet de ces opérations dites de sécurisation qui ciblent leurs positions. Cela fait suite aux assauts lancés contre les cantonnements militaires de Kabeum et Diégoune et de la brigade de gendarme de Afignam au cours desquels des corps habillés sont pris en otage par des rebelles indépendantistes de la région méridionale du Sénégal.
Certaines écoles ont fermé sous la menace des coups de feu qui ont fait rechuter des villages dans la psychose de l’insécurité «dès les premiers coups de feu, les élèves ont commencé à prendre la fuite et on ne s’est pas fait prier pour prendre aussi la tangente car ce n’est jamais sûr. Ce sont des coups de feu nourris à l’arme lourde» a fait savoir un instituteur ayant requis l’anonymat.
Il importe de relever qu’en cette veille de campagne électorale, l’insécurité refait surface dans nombre de bourgades de la région de Ziguinchor. Des enseignants et des politiques ont reçu des menaces de représailles, mais portent-elles vraiment la signature des hommes du maquis, difficile pour l’heure d’y voir plus clairement. Pour d’autre, ce pourrait être l’œuvre de gens malveillants qui en usent et abusent pour solder leur compte avec un tiers.
Moussa Drame
Source Sudonline.sn