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Nouakchott Un vieil enseignant sénégalais privé de trois mois de salaire pour avoir volé le portable de sa jeune collègue.

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Madame Gueye a trouvé Monsieur Fall installé dans la salle des enseignants. Elle avait laissé auprès de ce dernier ses documents et son portable. À son retour, trouvant que tous les enseignants ont regagné leur classe, elle prend ses documents et cherche son portable en vain. Tous les enseignants se mettent à le rechercher, même le voleur Monsieur Fall.
Selon nos informateurs, Moctar Fall - enseignant de son état communément connu sous le nom de Monsieur Fall – est venu s’installer à Nouakchott quelques mois juste après son départ à la retraite de l’enseignement au Sénégal. Et est depuis 18 ans enseignant au Groupe Scolaire privé « Le Petit Centre ». C’est au début de cette année scolaire 2007/2008que Monsieur Fall a été appelé en tant que chevronné enseignant à la rescousse de la nouvelle section de l’école primaire ouverte, qui est également un démembrement dudit groupe privé « Le Petit Centre ». Sa présence aurait été bénéfique pour cette nouvelle création en attirant les parents d’élèves. Ainsi il a été désigné comme le coordinateur de ladite section, pour ne pas dire le directeur. Toujours aux dires de nos interlocuteurs, comme d’habitude quand un enseignant n’a pas cours, il s’installe le plus souvent dans la salle des enseignants. Monsieur Fall, ayant eu une pause de 2 heures entre deux cours, s’y est confortablement installé en attendant la fin de la récréation de midi pour regagner sa classe occupée par le maître d’arabe. Madame Gueye qui n’avait pas cours toute la matinée, entre dans la même salle pour attendre à son tour son entrée à 12heures 15 dans sa classe. Elle échange quelques mots avec Monsieur Fall et puis elle s’éclipse en laissant derrière elle ses documents et son portable sur la table auprès de son doyen et collègue Fall. Elle ne revient qu’à la fin de la récréation. Au moment où tous les enseignants avaient regagné leur classe. Elle retrouve ses documents, mais pas son portable. L’ayant cherché en vain, elle s’adresse à ses collègues, Monsieur Fall en premier, lui qui était avec elle et qu’elle a laissé dans la salle. Mais personne, ni même Fall, ne semble avoir vu ledit portable. Le directeur malien de ce démembrement du groupe scolaire est informé. Ce dernier s’active, s’investit dans la recherche et interroge tout son personnel enseignant du secondaire comme du fondamental, mais en vain. Tout le monde ou presque se met à la recherche du portable de leur collègue Gueye. L’affaire devient sérieuse et mobilise toute l’école y compris les élèves. Seydi Bâ - un maître d’arabe qui avait vu Monsieur Fall dérober le portable de Madame Gueye – siffle cette information à l’oreille de son directeur Coulibaly. Ce dernier aurait dit à Bâ : « Ce vieux est respectable et respecté, par conséquent je te demande de ne pas le traiter de voleur sans preuve ». Bâ lui aurait dit : « Je t’assure qu’il a encore le portable dans sa poche. Il suffit juste de fouiller sa poche. J’insiste sinon, s’il sort de cette cour, Madame Gueye ne pourra plus avoir son portable. Je suis navré qu’il puisse faire semblant de chercher le portable avec nous». Le directeur Coulibaly, en voyant la pauvre Me Gueye pleurnicher, a pris la ferme décision d’aller affronter Monsieur Fall. En lui disant : « Fall, donne-moi le portable que tu as pris ». Celui-ci lui aurait répondu : « Mais de quoi tu m’accuses. À cause de cette accusation gratuite, je pourrai t’intenter un procès ». Brusquement M. Coulibaly lui a plongé sa main dans la poche du voleur pour prendre le portable. Tout le corps enseignant était stupéfait de ce qu’il venait de voir. Mais leur collègue et doyen Fall était bien coupable de vol. Sous la houlette de Coulibaly, un conseil des enseignants est improvisé pour statuer sur le sort de Fall. Tous les enseignants s’accordent pour ne plus travailler avec un voleur. Un rapport est rédigé sur lui et envoyé au fondateur directeur général du groupe scolaire privé « Le Petit Centre ». Ce dernier, sans passer par quatre chemins, licencie sans droit Monsieur Fall. Mais certains parents d’élèves, en dépit de la faute commise par Monsieur Fall, estiment qu’il mérite d’être pardonné. Ils sont venus en masse demander le pardon au fondateur. Ce dernier, sous la pression des parents d’élèves, accepte le pardon à condition de priver Monsieur Fall de salaire durant trois mois de travail. Sur ce, les parents se sont retirés. Fall a été muté dans une autre école pour purger sa peine salariale de trois mois ferme tout en continuant à travailler comme si de rien n’était.

Source: L'observateur

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Samedi 8 Décembre 2007

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