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Niasse met la hausse des prix sur le dos des grands travaux

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Moustapha Niasse a profité de la commémoration, avant-hier, du 8e anniversaire de son appel du 16 juin 1999 pour mettre en cause la gouvernance économique et financière du pouvoir libéral. Tout y est passé, du «gouffre à sous des grands travaux à la déliquescence des grandes sociétés nationales, en passant par le délabrement du système financier».



Niasse met la hausse des prix sur le dos des grands travaux
Selon Moustapha Niasse, «le taux de croissance de l'économie qui tournait autour de 5% entre 2000 et 2005 est passé à moins de 3% en termes réels en 2006». Un taux de croissance dont le leader de l'Afp ne prévoit pas l'amélioration en 2007 compte tenu de la «destruction de la filière arachidière et de la crise des secteurs de la pêche, de l'élevage, de l'énergie et des industries chimiques». La sentence de tomber : «La politique de croissance accélérée, avec des taux de 7 à 8% à partir de 2007, a littéralement échoué». Le tableau de l'inflation aussi est sombre : «Le taux d'inflation est passé de 1,7 en 2005 à 1,5 en 2006. Une dépréciation du 'pouvoir d'achat qui résulte directement de l'évolution du niveau des prix des principaux postes de dépenses qui absorbent la quasi-totalité des revenus, traitements et salaires :.le logement, le transport, l'eau, l'électricité, l'alimentation, les frais de scolarité et les soins médicaux». D'ailleurs, le leader de l'Afp a proposé que «l'occasion de la commémoration (ndlr : appel du 16 juin) soit saisie pour mettre en place, au sein de l'Afp, un Observatoire du pouvoir d'achat, du coût et des conditions de la vie, pour donner des informations à même de réveiller la conscience des populations».
Augmentations de recettes fiscales et privatisation d'entreprises en vue

En définitive, selon M. Niasse, «la décroissance de l'économie et la paupérisation des populations les plus vulnérables ont mis le système financier sénégalais dans une situation très inquiétante et précaire pour le pays. Les banques et les établissements de crédit connaissent une dégradation sans précédent de leurs portefeuilles, parce que l'Etat rencontre
i d'énormes difficultés de trésorerie qui augmentent le niveau de la dette intérieure». Les «augmentations sauvages et démesurées de transferts exceptionnels, pour mal gérer la situation des populations sinistrées - le plan 'Jaxaay ayant été un échec, les difficultés d'entreprises comme la Sar (transformée en prestataire de services), la Senelec (200 milliards de dettes) et les Ics, se sont faites au i détriment des investissements qui étaient programmés pour l'agriculture, la pêche, l'élevage, l'éducation, la santé, le développement, social et la solidarité nationale. Ces secteurs', ont subi des prélèvements pour un montant de plus de 100 milliards pour la seule année budgétaire 2006». Phénomène aggravant, selon l'ex-Premier ministre, «ces dépenses de I transfert ont été effectuées à une période où le , Trésor public a été amené à préfinancer des travaux d'infrastructures routières, celles de la Corniche Ouest notamment, pour des raisons électoralistes et démagogiques». Résultats, selon Niasse : «Wade s'est fourvoyé en choisissant de faire de la politique budgétaire le principal levier de la relance économique à l'aide ! de grandes infrastructures routières». A en i croire M. Niasse, «les effets attendus d'une telle politique risquent d'être annihilés par l'endettement intérieur surtout au détriment des entreprises, qui s'élève à 200 milliards. Par conséquent, le gouvernement doit trouver des ressources». Ce que, selon M. Niasse, il envisage de faire via des augmentations de recettes ' fiscales, la privatisation de certaines entreprises et l'augmentation de la dette intérieure et/ou extérieure». Comme les privatisations ne pourront se faire qu'avec les seules sociétés rentables que sont la Sonatel, la Lonase et le Port autonome de Dakar et que l'endettement intérieur est prohibitif, l'Etat devrait recourir à la hausse de tous les produits et biens de consommation courante qui font l'objet de la demande sociale». Aussi, face à «l'état' économique et financier sombre» dans lequel se trouve le Sénégal, Moustapha Niasse interpelle Wade : «Demain il fera jour. Si Me Wade a gagné les élections, il lui reste à gouverner le pays, en sachant qu'il ne peut plus faire dans le traitement cosmétique et les effets d'annonce sans lendemain».

V. M. FALL
Source: Le Populaire

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Lundi 18 Juin 2007

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