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Nébuleuse autour du concours de la magistrature 2009: le quota sécuritaire passe toujours au détriment du mérite

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XIBAR.NET (Dakar, 18 Aout 2009) - Tout juriste qui se respecte doit, avant toute réaction, avoir les éléments probants pour étayer sa thèse. C’est ce à quoi, je me suis attelé et c’est, aujourd’hui, que je fais ce posting. J’irai droit au but: j’ai la forte conviction et certitude à la suite de minutieuses investigations que le concours de la magistrature 2009 (de cette année) ne s’est pas passé dans les règles orthodoxes d’une équitable et juste compétition. Une certaine pègre judiciaire (magistrats, avocats, huissiers de justice, greffiers, etc.) a pris en otage la justice à des fins d’enrichissement économique, pouvoiriste, népotiste et clientéliste.



Nébuleuse autour du concours de la magistrature 2009: le quota sécuritaire passe toujours au détriment du mérite
Rappel de la situation : sur les 1074 candidats appelés à subir les épreuves écrites les 28 et 29 mars 2009, les résultats des admissibilités sortis le 09 juin 2009 m’ont permis d’être parmi les 70 admissibles devant subir les épreuves orales à compter du 17 juin 2009 pour 50 postes d’auditeurs de justice à pourvoir en vue de l’admission finale.

Au terme de ma présentation orale, je m’en suis très bien acquitté au point qu’aucun des membres du jury n’a pu soulever une interrogation ni soulever des critiques ou réserves ; il n’y avait pas donc de hors-sujet. Ainsi j’avais si bien traité le thème principal sur lequel je n’ai eu aucune difficulté pour l’aborder, je me suis dit confiant pour la suite. Rester la formalité facile des petites questions subsidiaires (NB : je ne peux révéler l’intitulé du thème principal ni dire s’il s’agit de droit public ou de droit privé pour des raisons évidentes de sécurité face à cette mafia judiciaire qui saurait vite m’identifier, afin de ne pas subir leurs foudres de fausse et corrompue justice se barricadant derrière des chefs d’inculpation fallacieux, genre outrage à magistrat, dénonciation calomniatrice, etc. comme a eu à le payer le journaliste qui a révélé le scandale du magistrat Aminata Mbaye partie gracieusement à une retraite dorée imméritée.).

Pour ce qui est de la dizaine ou douzaine de questions subsidiaires, j’avoue honnêtement en avoir faussé une seule ( là également je ne peux donner la question ni la matière juridique).

Ceci étant rappelé, tout le monde sait qu’un candidat qui passe un oral ne doit jamais passer à côté du thème principal tiré au sort car s’il le réussit, il a au moins la moitié des points pour l’admission définitive ou s’il le fausse, il est sûr d’être éliminé. Tel n’a pas été mon cas, j’ai si bien traité mon thème que le jury est resté sans voix. Ce qui vaut la moitié des points, c’est-à-dire 10. Or, suivant les prétendus résultats définitifs publiés par ordre de mérite, la plus palmée a 11 points et les 45 ou 48 autres ont 10 points à peu près. Manifestement, il y a anguille sous roche.

Autre fait troublant : sans crier gare et à l’insu de tout le monde, vers le début de la soirée, le jury délibère le 17 juin 2009 sans qu’on sache quand il l’a fait.

Autre fait troublant : dans la phase préparatoire de l’oral, le chef de la scolarité du CFJ en nous donnant les quelques conseils et recommandations d’usage a commis un impair lourd qui mérite réflexion. Il affirme que toutes les notes des candidats depuis les épreuves écrites sont gardées par lui. Comment cette personne qui n’est pas membre du jury peut avoir autant de pouvoirs ? Où est la sécurité dans tout ça et la confidentialité ?

Autre fait troublant : toujours dans ce cadre préparatoire, le directeur du CFJ lui aussi a prédit une admission en masse des femmes (sans une once machiste et sexiste de ma part), mais la réalisation de cette « prophétie » est drôlement troublante. Depuis que le concours existe, même s’il y a eu toujours des femmes méritantes, leur passage en force avec l’avènement d’un nouveau palais de justice est d’une coïncidence douteuse.

Autre fait troublant : les membres du jury ont été choisis officiellement depuis très longtemps. Or, à l’oral leur nombre était pléthorique, contrairement au texte officiel ; de plus, sur la délibération mentionnant les résultats définitifs, tout ce surplus de personnes n’a signé la délibération finale, encore moins l’insertion de leur nom n’y figure pas. C’est comme pour dire que leur présence avait pour seul but de vérifier si le quota de leurs protégés était bien pris en compte. En toute sincérité, je préfère l’ancien président de l’UMS des magistrats qui semble plus pertinent, vu son parcours de ¨goorgolou¨ avant sa réussite que son successeur actuel face à un exécutif omniscient et imposant. C’est une opinion.

Il est évident que cette fraude à grande échelle touche cette pègre judiciaire, le CFJ et le département ministériel ; j’accorde le bénéfice du doute au ministre de la justice connu pour son intégrité qui semble ne rien à y voir mais son cabinet et ses services sont remplis d’une engeance dont il a intérêt à se défaire au plus pressé et à rectifier le tir.

Oui, il faut rectifier car on ne peut comprendre que des faussaires et des fraudeurs puissent continuer à salir la justice ou à occuper des places qu’ils ne méritent pas, compte tenu des résultats biaisés et préfabriqués de cette édition du concours de la magistrature, la seule solution pour le ministre et l’Etat, en attendant de mettre fin aux agissements de cette mafia

(comme le Président congolais Kabila l’a fait le 20 juillet 2009 en radiant plus d’une centaine de magistrats corrompus).

Je me sens victime d’une injustice, incapable de me battre contre un système corrompu comme la justice qui organise un concours fait de trucages, de tricheries et de passe-droits. Je suis certain que j’ai été délesté de ma réussite, comme la fameuse « main invisible » d’Adam Smith.

Il est évident et clair, avec l’avènement de la nouvelle et grande bâtisse du Palais de Justice, que des gens à la mentalité népotiste, clientéliste et de copinage ont voulu faire passer leurs protégés (surtout un nombre troublant de femmes : voir plus haut les propos troublants du directeur du CFJ) avant toute autre considération objective et de mérite des candidats. Le ver gluant de la tricherie a fini par putréfier le fruit du mérite objectif du concours de la magistrature. Plus personne ne veut s’offusquer, ni s’indigner de la situation cancérigène qui gangrène le concours de la magistrature et aussi de l’examen spécial d’entrée au stage du barreau. L’Etat est bel et bien au courant et s’adonne même à cette pratique en escroquant les bailleurs de fonds qui financent la formation de ces faux « méritants »(des soi-disants admis) du concours de la magistrature. D’ailleurs, les propos révélateurs d’un ministre, Kalidou DIALLO, publiés dans le journal ¨l’OBSERVATEUR¨ du 23 juillet 2009 (page 5) confirme cette haute voltige corruptrice des ministères, lorsqu’il y déclare que tous les ministères ont un quota sécuritaire (mais au nom de quelle légalité et sécurité par rapport à qui et à quoi ? Par rapport à la pérennité d’un système pour qu’il reste « 50 ans au pouvoir », comme l’a affirmé une haute personnalité institutionnelle).

Le régime, tous les combinards et partisans mettent en péril et sapent, dangereusement, les fondements et la stabilité de la République en promouvant des tricheurs, fraudeurs et truqueurs comme « admis ». C’est pourquoi, aujourd’hui, la justice (magistrats, notaires, avocats, etc.) est au cœur de tous les scandales et des magistrats corrompus et corrupteurs font les choux gras de la presse (au passage cette corruption à grande échelle est confirmée par le tournoi sportif qui prouve les accointances contre nature entre des secteurs les plus

corrompus : magistrature, avocats, presse ; il ne manque que les secteurs corrompus des BTP, de la santé et de l’éducation à ce tournoi). L’institutionnalisation de l’injustice comme mode de gestion étatique sous la coupe de politiciens, de magistrats, d’avocats, de notaires, d’huissiers de justice, d’opérateurs économiques, de guides religieux corrompus n’est qu’un mirage comme les ailes en cire d’Icare sous les ardents rayonnements de l’astre solaire. En effet, tôt ou tard, eux ou leur descendance ou encore leur clientèle népotiste qui pourraient leur succéder verront le lift de l’effet boomerang de leur système aux pieds d’argile. On ne peut, indéfiniment, tenir injustement en bride arrogante une population qui aspire à un mieux-être, à l’égalité des chances et à un partage juste et équitable des affaires communes. Un feu qui explose dans l’anarchie est difficile à circonscrire et à éteindre. Ce vandalisme judiciaire doit cesser : un système qui entend se perpétuer de génération en génération en veillant à ce que les personnes intègres ne réussissent jamais car cataloguées « risques incontrôlés » pour leurs intérêts. Ils craignent que des personnes supposées incontrôlables et imprévisibles

(comme moi) ne deviennent magistrats car je ne mange à aucun râtelier, preuve qu’il existe encore des personnes intègres dans ce pays que l’on refuse de promouvoir pour pérenniser le règne de la forfaiture, de la médiocratie, des fraudeurs et des tricheurs aux examens et concours, à la fonction publique et aux emplois civils et militaires.

Compromettre la stabilité républicaine de la nation et de l’Etat, rien que pour satisfaire l’ego temporel et temporaire d’intérêts embus et crypto-personnels, cela pourrait être assimilé à un sabotage délibérément organisé de la République laïque et démocratique du Sénégal que nous ont légué tous nos pères fondateurs, depuis le règne colonial.

En droit constitutionnel, il est enseigné que les nations africaines sont postérieures à l’Etat. C’est pour dire qu’elles sont très fragiles (l’exemple risqué du projet de provincialisation du Sénégal par le Président WADE). Il suffit de peu pour que l’Etat, entité abstraite qui leur sert de semblant de support d’unité et de consistance de « vouloir de vie commune », explose pour faire le lit au tribalisme, à l’éthnicisme, au sectarisme et au régionalisme de mauvais aloi, avec leur cohorte de tueries et de carnages, au nom de l’idéal universel du droit des peuples (même tribaux et ethniques) à disposer d’eux-mêmes. C’est là, le funeste et macabre jeu à la roulette russe auquel s’adonne impudemment la mafia politique, économique et judiciaire qui sape les fondamentaux de l’Etat sénégalais ; situation prédictible de « l’homme est un loup pour l’homme » que risque d’hériter les générations futures (situation confortée par le désossement des unités économiques pour faire tapis rouge à des nébuleuses de l’étranger). A titre d’exemples, la mainmise des blanchisseurs narcotrafiquants en Guinée-Bissau, les lobbies dans les deux Congo pétrolifères, les lobbies des BTP et de l’immobilier au Sénégal, le Rwanda, le Burundi, l’ex-Éthiopie éclatée en Éthiopie et Érythrée, la Côte-d’Ivoire, le Soudan, etc., sont autant de signaux significatifs.

Présentement, les fossoyeurs (corrompus et corrupteurs) d’aujourd’hui se satisfont de leurs primaires intérêts pour lesquels ils sont repus mais demeurent insatiables. Mais pourront-ils assurer, demain, le cadre idéal pour un avenir prospère ne fut-ce que pour leur propre descendance (enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants) quand ils ne seront plus de ce monde ?

Ils ne pensent qu’à leur ventre bas aux instincts primaires. L’Administration ne fait plus de l’éthique son chevet de bréviaire. Quant à la justice sénégalaise, elle n’est non plus crédible car c’est le repaire de tricheurs et fraudeurs recrutés en masse aux examens et concours (copinage, clientélisme, népotisme, personnes recommandées dites « pistonnées », droit de cuissage). Il est avéré qu’il y a une carence criarde de neutralité objective et de gestion transparente des examens et concours dans notre Sénégal.

La justice sénégalaise s’est vautrée dans la classe des bonnets d’âne en Afrique par le fait de sa cécité pitoyable qui l’a plongé dans les abysses profonds de la déchéance, à cause de son manque d’héroïsme dans l’action et de son refus de se créer une épopée dont l’histoire en reparlera, comme pour reprendre autrement l’excellente et chatoyante plume journalistique, Soro DIOP.

Le milieu judiciaire est une comme pieuvre qui déploie ses hideux tentacules dans un mutisme digne de la pègre. Les rares personnes de ce secteur judiciaire sont passives et amorphes, étouffées par l’injustice et le déni de justice érigés en mode de gestion. En vain, ils s’escriment à bretter pour mettre un terme à la dénaturation de la mission noble et impériale de la justice.

Au chapitre des effets négatifs que peuvent engendrer les accointances contre nature entre le judiciaire et la presse (en plus de ce tournoi sportif aberrant « avocats-magistrats-presse »), on peut citer l’exemple de la Rédaction du journal ¨l’OBSERVATEUR¨ dans son édition du vendredi 10 juillet 2009 (page 2) qui réagit par le biais d’une note à la mise au point du ministre de la justice publiée à la même date, à propos de l’enquête sur les magistrats impliquées dans l’affaire Youssou GUEYE. La Rédaction de ce journal ne saurait être plus royaliste que l’intégrité professionnelle de certains magistrats de l’IGAJ. La Rédaction de ce journal ne bénéficie d’aucune légalité pour s’immiscer dans les compétences des juges, encore moins à les exercer. Au demeurant, il paraît suspect lorsque cette Rédaction blanchit le Magistrat Mandiougou NDIAYE (celui-là même qui a été président de ce honteux jury du concours douteux de la magistrature de cette année). De quoi aurait peur et cacherait les louvoiements de la Rédaction de ¨l’OBSERVATEUR¨ ? Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Dakar tiendrait-il un dossier hyper-balèze sur le groupe Futurs Médias pour que ces journalistes se sentent obligés de se transformer en « juges » (sous ce rapport, c’est une usurpation de fonctions, passible de la loi pénale) pour décerner un non-lieu total à ce magistrat qui serait pris la main dans le sac dans l’affaire du tunisien escroqué par le milliardaire Youssou GUEYE.

Dans tout Etat de droit crédible, le trouble causé à une enquête pendante devant les instances judiciaires par la rédaction d’un journal doit lui attirer une suspicion légitime et, du coup, entraîner l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de ce très particulier « témoin à décharge » qui doit être entendu. Une information et une audition judiciaires qui devront être complétées, au besoin, par un audit (expertise judiciaire) sur la gestion du groupe Futurs Médias (fiscalité, etc.).

Le magistrat Mandiougou NDIAYE est trop agité. Il en fait beaucoup trop à tirer la couverture sur lui pour un présumé « innocent » avec sa tendance à se justifier, à poser des actes pour tenter de se disculper, hors du cadre approprié (IGAJ, Conseil de Discipline, etc.). Or, il n’est pas le seul magistrat qui fait l’objet de l’enquête en cours dans le cadre de cette affaire. Les autres se sont tus et laissent l’enquête suivre son cours et respectent l’obligation de réserve. Mais l’ex-président du jury suspect de la magistrature, Mandiougou NDIAYE, use et abuse de la rhétorique, menace à hue et à dia contre toute traduction en conseil de discipline. Bizarre pour quelqu’un qui s’époumone à affirmer qu’il n’a rien à se reprocher ; se présenter à ce conseil ne devrait être qu’une promenade de santé et une simple formalité pour un soit-disant « monsieur mains propres ».

On peut même se poser la question de savoir : à qui profite la diffusion des états d’âme et sautes d’humeur de ce magistrat dans l’édition du journal ¨L’AS¨ du 10 août 2009 ? (l’insipide « jurisprudence Aminata MBAYE » et ses chantages est passée par là !). Et pendant qu’il y était, pourquoi le magistrat Mandiougou NDIAYE n’avait pas également profité de l’assemblée générale de l’UMS pour exiger de la rédaction de ¨l’OBSERVATEUR¨ qu’elle ne lui décerna plus un non-lieu ou de dire à ces « juges de fait » de ¨l’OBSERVATEUR¨ que leur décision de « relaxe pure et simple » n’était pas de leur compétence ? Mais pour qui prend-il le peuple sénégalais ? De qui se moque l’ex-président du jury du concours douteux de la magistrature 2009 ?

Autre exemple d’accointances suspectes, l’audience au Palais de la République (siège de l’exécutif présidentiel) sollicitée par le bureau de l’UMS et facilitée par le ministre de la justice. Quelle en est la base légale, institutionnelle et républicaine ? Quelle en est la teneur ? Serait-ce un pacte d’allégeance de « troupes vassalisées », loin des bases du siège du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) ?

Le magistrat Abdoulaye BA et son staff commencent à trop bien faire au point de vouloir livrer Dame Justice pour s’attirer l’épaisseur des bonnes grâces du Président de la République (facilités foncières, promotions rapides des plans de carrière, intéressements financiers). Tout ceci, pour dégommer le magistère « indépendantiste » du magistrat Aliou NIANE : homme intègre, crédible, et digne que ses pairs ont démis pour s’adonner, toute honte bue, à la « prostitution » judiciaire. Une honte pour la justice de mon pays au sein de laquelle ne pèsent, en poids, que l’arrogance et la suffisance de parvenus, flagorneurs, opportunistes, arrivistes et hypocrites carriéristes en surnombre.

Notre justice a perdu toute considération et tout repère éthiques à cause de personnes arrogantes et pleines de suffisance qui s’imaginent que leur posture sociale, spirituelle et professionnelle leur permet de s’arroger tout droit et aucun devoir, ni de rendre compte.

Le magistrat Abdoulaye BA et ceux qui l’ont élu et réélu doivent méditer cet adage prémonitoire : « Même assoiffé d’affection, on n’embrasse pas le porc-épic » (desiderata et couleuvres politiciennes).

A trop vouloir recoller des morceaux avec la colle fournie par un exécutif omnipotent, cette race peu orthodoxe de magistrats perd son âme et tout crédit pour rééquilibrer la théorie des pouvoirs de Montesquieu.

Justement selon le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, l’avocat Maître Mame Adama GUEYE, la perte par la justice sénégalaise de sa « centralité », c’est-à-dire de son rôle de régulateur et protecteur de toute l’activité politique, sociale, économique et professionnelle constitue l’effondrement même des remparts de la muraille de la nation ou du socle de l’Etat.

Restons toujours avec Monsieur le Bâtonnier qui esquisse des propositions de solutions de sortie de crise, face à « l’insécurité juridique » dans laquelle nous installe cette pègre judiciaire. Faisant suite au classement du Sénégal dans l’Indice de Perception de la Corruption

en 2008, les solutions avancées par le Bâtonnier peuvent être résumées en ces termes (Réf.

Magazine ¨REUSSIR¨ n°30, janvier 2009, p.30 et s.) :

- Au niveau général, le Bâtonnier préconise d’une part une réforme en profondeur de la commission de lutte contre la non transparence et la corruption, notamment avec l’instauration d’un pouvoir d’auto saisine par celle-ci et, d’autre part, l’introduction de l’éthique dans l’Administration, comme valeur de référence ;

- Au niveau spécifique de la justice, le Bâtonnier prône :

• La restauration de la crédibilité qui doit être un enjeu stratégique et le meilleur investissement qu’on puisse faire car la centralité de la justice est la clé de voûte de toute l’assise sociétale ;

• Le retour à l’esprit du document de référence du « Programme Sectoriel Justice » ;

• Le choix des hommes et la qualité des ressources humaines sont déterminants, d’où l’urgence de réformer le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) pour le choix de ses membres sur la base de critères objectifs de compétence et d’intégrité ( petite remarque personnelle : j’invite le Bâtonnier à en faire une application en ce qui concerne l’examen spécial d’entrée au stage du Barreau, en remplaçant complètement les ressources humaines qui y gravitent et en font un fonds de commerce népotiste et clientéliste, notamment Maître Ahmet BA qui serait de tous les examens et concours judiciaires depuis un lustre d’antan).

Sur le choix des hommes et la qualité des ressources humaines, la similitude est saisissante avec les propos de l’éminent Professeur juriste et universitaire, Babacar GUEYE, tenus à l’occasion de l’émission dominicale de la radio privée RFM, le 26 juillet 2009.

Répondant à une question du journaliste Antoine DIOUF sur la propension du juge constitutionnel sénégalais à se déclarer toujours incompétent, le Professeur GUEYE, doctement, rappelle (lui au moins est un sage dans ce pays où beaucoup de cheveux blancs sont les plus tortueux et tordus, au risque de réduire en cendres la très célèbre assertion d’Amadou Hampaté BA), que les institutions judiciaires ne sont que le reflet de la personnalité des magistrats qui y exercent leurs fonctions, les animent et de ce qu’ils veulent bien en faire.

Suivant toujours le Professeur GUEYE et à propos de la réforme souhaitée, ce n’est pas une affaire d’appellation entre les termes « cour » ou « conseil » constitutionnel (le contenant n’a pas d’importance), encore moins ce n’est un problème de compétence des juges. Mais c’est plutôt un problème de conscience des juges (serment prêté) et de liberté d’exercice d’une compétence (principe de l’indépendance). Autrement dit, l’argument de la délibération textuelle qui motive toujours l’interprétation restrictive de compétence à laquelle nous habitue, sciemment, les juges est un prétexte fourre-tout.

Pour le Professeur GUEYE, les juges sénégalais et d’ailleurs portent sur eux l’autorité et la liberté de procéder à une interprétation large de leur compétence, c’est-à-dire le pouvoir de surmonter tout obstacle ou limite textuelle restrictive de leur compétence, en ayant recours aux méthodes d’interprétation et au rôle « normatif » du juge en cas de suppléance de la norme inadaptée, voire même en cas de vide juridique (c’est ce qui crée et fait pérenniser la jurisprudence, d’où l’émergence des décisions de justice dites de principe). Mais sans pour autant verser dans les travers du « gouvernement des juges » ou de la dictature du « juge unique, juge inique ».

Et le Professeur GUEYE conclut en assenant que c’est une volonté d’homme qui fait défaut. Une pierre dans l’auto-béate contemplation du miroir réfléchi du juge constitutionnel sénégalais.

A entendre parler le Professeur GUEYE et même s’il ne l’affirme pas expressément, il est allusif de relever qu’on est en présence d’un refus délibéré du juge de statuer. En droit, une telle attitude est qualifiée de déni de justice, une véritable forfaiture. En l’état actuel du droit, il est laissé à la souveraine appréciation des juges (juge et partie à la fois). Ce qui est risque pour le justiciable qui ne s’y hasarderait pas à le relever car s’il est débouté, il pourrait s’attirer les foudres de toute la corporation judiciaire des magistrats. Ainsi, la notion de déni de justice semble tomber en désuétude et ne serait pratiquement jamais invoqué par un plaideur prudent, avisé comme «un bon père de famille ». Reste alors la solution des juges audacieux et indépendants comme les juges mauritaniens et nigériens semblent montrer la voie à tous leurs pairs d’Afrique.

Le Bâtonnier Mame Adama GUEYE et le Professeur Babacar GUEYE confortent le travail que l’intègre magistrat Aliou NIANE « l’indépendantiste » avait entamé en voulant réactualiser le principe de l’indépendance du juge. Mais il s’était heurté à la conspiration et à la trahison de ses collègues, véritables Brutus qui l’ont « démis » pour un Abdoulaye BA sans carrure et stature imposantes, et comprometteur. Pis, l’actuel bureau de l’UMS a placé son mandat et sa réélection sous le sceau de la compromission et de l’effacement pour les bonnes grâces promises par l’Exécutif, au détriment d’une justice respectée et respectable.

Au vu des solutions modérées développées par le Bâtonnier Mame Adama GUEYE et le Professeur Babacar GUEYE, celles que je propose vont consister en une radicale thérapie de choc, allant jusqu’à « l’euthanasie » ou « la peine capitale » (au sens figuré !) de tous les actes et comportements contraires à la mission de la justice.

- Il faut déraciner et repiquer de nouveaux plants ou enfouir de nouveaux semis, c’est-à-dire procéder à des réformes profondes et audacieuses ;

- L’urgente nécessité est de mettre un terme définitif aux multiples lobbies et réseaux dans le milieu judiciaire ;

- Il faut commencer par le réaménagement de l’organigramme du CFJ (Centre de Formation Judiciaire) et du département ministériel de la justice (entre autres services, notamment la direction du cabinet du ministre de la justice, lequel ministre bénéficie pour le moment d’un préjugé favorable de crédibilité) par des réaffectations totalement chamboulées. Cette opération viserait à restaurer la culture de la transparence et de la responsabilité au personnel judiciaire et aux agents du personnel administratif et technique, ainsi qu’à leurs directeurs qui croient que ces institutions et services sont un héritage et patrimoine familial où ils s’adonnent, sans une once de vertu républicaine, à la concussion, au népotisme et au clientélisme, décidant, tel Dieu, qui aura « droit de vie » (réussite aux examens et concours, avancements et promotions) ou « droit de mort » (échec, sanction négative, etc.) ;

- Il faut instituer un système de rotation sans possibilité de réaffectation au poste ou à la fonction antérieurs, afin que les agents ne s’éternisent plus dans des lieux pour se livrer à des pratiques de fraude et de tricherie aux antipodes de l’orthodoxie et de la neutralité administatives ;

- De même, il ne faut plus laisser le monopole de l’IGAJ qu’aux seuls membres de la famille judiciaire car elle est « rétribuée » aux frais du contribuable sénégalais (on ne peut être seul juge e partie). Il faut donc instituer un système mixte (civilo-judiciaire) à l’IGAJ ;

- Il faut criminaliser toutes les pratiques déstabilisatrices qui discréditent le bon fonctionnement de la justice ;

- Il faut procéder, dans le strict respect de la présomption d’innocence, à la suspension immédiate de l’exercice des fonctions de tout magistrat ou acteur judiciaire sur qui pèserait des indices graves et concordantes ou jusqu’à ce que la procédure d’enquête initiée soit conclue ;

- Il faut procéder à la radiation irréversible (comme a eu à le faire le Président de la RD Congo, Joseph KABILA, le lundi 20 juillet 2009, lequel n’a pas hésité à radier plus d’une centaine de magistrats convaincus d’actes graves contraires à l’exercice de leurs fonctions) sans possibilité de réaffectation et de versements d’indemnités ou de diverses rentes. Il ne faut pas et plus de précédent ou jurisprudence Aminata MBAYE ;

- Il faut envoyer un message fort à tous les acteurs judiciaires : les incartades opaques ne doivent plus rester impunies. Le Sénégalais ne connaît que le sévère bâton du Père Fouettard : le déshonneur public, la radiation à vie avec inscription au dossier, le chômage sans droits à une indemnité et à une pension de retraite, la prison ;

- Sous ce même rapport, les cotisations effectuées au niveau de différentes caisses (maladies et accidents de travail, retraite, etc.) serviront, pour partie, à dédommager leurs victimes, en plus des saisies opérées sur leurs biens présents et futurs (en appoint au fonds d’indemnisation de l’Etat) ; le tout, sous réserve de la limite du droit humanitaire de la fraction insaisissable pour les dépenses vitales (frais d’aliments, etc.).

En clair, ils subiront le même sort misérabiliste qu’ils envisageaient de réserver à leurs propres concitoyens. Ce serait une application sénégalaise de la loi du Talion ou tout simplement la réactivation de la rigoureuse méthode mais combien efficace mode de gestion administrait à l’époque par l’ancien Président du Conseil de la République de Sénégal, Mamadou DIA.

En définitive, l’Etat du Sénégal est interpellé, de même que le Ministre d’Etat, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Maître Madické NIANG, sur la tricherie et la fraude à grande échelle du concours de la magistrature de cette année.

La plupart des soi-disants « admis » (mais tous ne sont pas visés) ne sont que des usurpateurs, fraudeurs patentés qui ont été déclarés admis grâce à des appuis de personnes bien placées (comme illustration : les « ajouts » officieux de dernière minute entre les épreuves écrites et l’épreuve orale de membres à la composition du jury, en parfaite violation de la règle de la compétence ratione temporis posée depuis longtemps par la jurisprudence Barel du Conseil d’Etat français du 28 mai 1954 et par la jurisprudence Issaga Keïta de l’ancienne Cour Suprême sénégalaise du 28 janvier 1981).

Va-t-on taire et fermer les yeux sur le mérite d’autres personnes admissibles et sacrifiées, injustement et sans cause justificative, à l’oral alors qu’elles ont eu à très bien répondre correctement aux questions orales posées ?

La réponse consiste à couper la poire en deux : soit annuler et reprendre ce concours bidon, soit maintenir tous les candidats déclarés admissibles pour l’oral et les déclarer tous comme définitevement admis.

Mais nullement, on ne peut laisser passer une telle forfaiture et injustice.

C’est un véritable détournement du mérite et de la réussite des uns et des autres par des délibérations-maison préfabriquées et arrangées à l’avance pour sacrer des ouvriers de la 25ème heure, partisans du moindre effort herculéen et de Sisyphe.

Pour l’instant, on peut accorder au ministre de la justice le bénéfice du doute (mais non à la direction de son cabinet et certains de ses services) à propos de ce scandale et simulacre de concours avéré et facilement vérifiable, de basse voltige. Mais tout silence passif de sa part s’analyserait comme un acte de complicité, voire même son indexation comme l’un des commanditaires de cette mascarade de concours s’il ne le résout pas, au plus pressé, cette vaste entreprise de magouille à grande échelle du concours de la magistrature de 2009.

Tout cela parce que des félons et prévaricateurs du milieu judiciaire se sont démenés en illustres esprits malfaisants pour fausser la compétition et pour faire passer en force leurs poulains, protégés et dulcinées à leurs côtés pour l’aura du nouveau Palais de Justice et pour la pérennisation de leur système mafieux.

Il faut mettre fin à ce cirque de quotas sécuritaires officieux ou non, que l’on ne retrouve pas dans les nations de grandes démocraties. Il faut mettre un terme à ces fraudes et tricheries dans tous les examens et concours au Sénégal, lesquelles ne sont plus de l’apanage actif et exclusif de candidats indélicats.

Sous un autre angle, on assiste même à une véritable escroquerie, arnaque au nez des bailleurs de fonds étrangers qui financent, en partie, certains de ces concours et examens.

CONTRIBUTION
clarte_egalite@yahoo.fr


Article Lu 13041 fois

Mardi 18 Août 2009





1.Posté par niandam le 18/08/2009 08:56
Selon Wade chake sengalais a un prix.

2.Posté par malsy le 18/08/2009 09:36
C'est à pleurer, c'est une bombe en puissance qui est entrain d'etre fabriquée par le pouvoir.Trop d'injustice, trop de viols, de viols, trop d'agressions, pas assez de nouriture. Tous les ingrediens sont reunis pour faire une bombe.
Le Sénégal est en etat de déconfiture.

3.Posté par Passant le 18/08/2009 09:47
clarté égalité! oui tu as raison mais sache que chaque chose en son temps!! il faut pas oublier le facteur chance

4.Posté par Ahmed le 18/08/2009 10:31
honnetement mon ami, tu n'as pas été convaicant. Aucune preuve solide. Tu est frustré , c'est tout. ça te passera. Je suis juriste , comme toi, doctorant de surcroit. J'ai des amis qui ont réussi ce concours, je ne le cache pas. Je ne doute pas de leur mérite. Moi je ne suis pas présenté pour raisons personnelles. Mais sache que ce n'est pas parce que tu as bien répondu aux questions, que tu as le Droit d'être admis.Les questions à l'oral ne sont que des prétextes pour le jury qui recherche d'autres aptitudes comme la personnalité. Et parmi ce jury , il y'a des psychologues qui dissèquent ton comportement et leur avis compte lors des délibérations. Un conseil, remballe là et travaille davantage sans chercher des fausses excuses. Ton tour viendra dans la magistrature peut etre car avec tes recherches tu sembles être un ferru,un passionné . Bonne chance pour le reste.

5.Posté par Ahmed le 18/08/2009 10:41
Et puis si tes preuves sont irréfutables, qu'attends -tu pour déposer un recours en annulation étant donné que tu as intérêt à agir en lieu et place d'une contribution? ah ok la fameuse pègre qui a pris la justice en otage!

6.Posté par bay le 18/08/2009 13:18
la clarté de ton texte montre à quel point tu peux reussir a n'importe quel concours je suis sure que té la énieme victime de cette machine judiciaire. ils sont faux tous des coorompu.

7.Posté par albert le 18/08/2009 14:06
tu es un mauvais perdant.j'ai quelqu'un qui est admis et pourtant il n'a pas d'accointance avec qui que ce soit. et puis avec ton bavardage là, je suis sûr que les magistrats n'auront pas besoin de toi. il faut être fair play et respecter ceux qui ont eu la chance de passer.cela ne peut que te grandir.au nom de quoi te mets tu dans la tête que tu dois passer? et si les autres ont mieux que toi?la lâcheté comme par le fait de salir la victoire des autres.

8.Posté par adisto le 18/08/2009 17:42
mon cher si tu n'as pas réussi faut t'en prendre à toi même.si tu a été assez courageux pour dénoncer l'organisation du concours de 2009 il faut aussi l'être pour agir en justice.et si tu es convaincu de tes dires alors apporte les preuves.c'est trop facile de jetter le discrédit sur les mérites des autres quand on n'est pas à la hauteur.

9.Posté par Sambafora le 18/08/2009 20:37
Du courage mon cher.la vie est un combat perpétuel.un jour tu vaincras,faut pas te décourager,ni baisser les bras.
Autre chose,si tu te sens vraiment lésé,faut ester en justice preuve à l'appui

10.Posté par jean le 19/08/2009 01:28
deviens marabout,,,,,,,

11.Posté par samsdine le 06/09/2009 21:36
tu es vraiment un mauvais perdent, prétentieux et malveillant. Moi je suis juriste. Je connais beaucoup de personnes qui ont réussi à ce concours et qui ne connaissaient personne dans la magistrature. Pour nous étudiants, ce concours est réputé etre l'un des concours les plus sérieux du sénégal. qu'est qui vous donne le droit de penser que vous etes le candidat le plus intelligent. Pourquoi vous ne suspectez pas la phase écrite pour laquelle vous avez réussi. Fovoritisme pour favoritisme vous n'auriez pas réussi à l'écrit si le concours n'était pa sérieux.

Continuez à réviser peut etre que votre tour viendra.
Faites attention le bon Dieu vous regarde.

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