Les nouvelles installations de la Sococim ont démarré avec le four broyeur. Ce qui fait hisser le potentiel de production de ciment de la société à 3,5 millions de tonnes pour des besoins estimés au Sénégal de moins de 2,5 millions de tonnes. L'inauguration officielle par le président de la République de ces infrastructures qui ont nécessité un investissement de 130 milliards de F Cfa est prévue le mois prochain, indique le Directeur général, Mark Leising, hier, au cours d'une visite. «Il était venu pour la pose de la première pierre il y a un peu plus de deux ans et nous serons parfaitement heureux d'ici le début le mois de mars de pouvoir le recevoir. Et lui montrer qu'on a démarré avec succès une installation qui permet de doter le Sénégal d'une usine performante et qui permet de satisfaire complètement le Sénégal en matière de ciment», souligne-t-il.
Plus de pénuries et de spéculations
Une abondance de la production qui ne se traduira pas par une baisse du prix du ciment. «Ce n'est pas d'actualité aujourd'hui. Nous avons fait de gros investissements, là maintenant, il est important que ces investissements soient rentabilisés», explique M. Leising, qui précise quand même que «la production abondante pour le marché permet de garantir aujourd'hui une stabilité des prix jusque dans les arrières boutiques des petits commerçants». C'est pourquoi il persiste sur le fait que sont désormais finies «les spéculations qui avaient tendance à faire monter notablement les prix alors que les prix usine ne variaient pas».
Des améliorations se font aussi sentir sur les délais de livraison, explique le Dg de la Sococim. «Depuis le démarrage de cette nouvelle installation, il n'y a plus de délais de livraison. Les camions arrivent et repartent instantanément dans la journée. Il n'y a plus d'attentes à la Sococim. L'attente camion est terminée. Et les pénuries ou les spéculations seront terminées aussi», affirme M. Leising au cours de la réception de la certification Iso 9001 et qui dit viser, en 2010, la certification Iso 14 001 qui est «le label suprême de reconnaissance de la certification».
Birane Lo
Source Le Populaire