Au village de Ndingler (communauté de Ndiéyène Sirakh, département de Thiès), lieu d'intervention de ladite Ong, l'exode rural et la mendicité sont en net recul ou appartiennent même au passé pour certains, notamment les jeunes filles âgées de 13 et 18 ans. Aujourd'hui, grâce à une volonté de ces dernières appuyées en cela par l’Ong Plan Sénégal, cette gent féminine arrive à subvenir à ses propres besoins sans être obligée de sortir du cocon familial.
Le phénomène y a enregistré une baisse considérable. Comme en témoignent Daba Mboup, gérante de salon de coiffure, et Fatou Thiaw, 17 ans, élève dans une école de couture : «Les filles du village qui avaient pour préoccupation de se rendre à Dakar travailler comme domestiques ont commencé à tourner cette page noire de leur vie. Car, nous nous sommes rendues compte qu'en restant au village, nous pouvons gagner plus d'argent qu'à Dakar. Ce avec l'appui de bonnes volontés et partenaires ». Mieux, cette jeune fille issue de la première promotion de formation en couture, arrive à se faire de l'argent sans s'éloigner de ses parents : «Ce qui est le plus important pour moi. Car, nous avons besoin de sentir notre famille. En ville, on est trop souvent exposé au danger. Parfois, nous sommes victimes d'abus sexuels que nous sommes tenues de faire pour ne pas perdre notre emploi». Aujourd'hui, avec les nouvelles opportunités offertes, elle a rompu avec l'exode rural et est restée dans son village pour se concentrer à son nouveau métier. Elle pratique ce job qui lui permet aujourd'hui non seulement d'encadrer d'autres filles en 2e année, mais surtout d'en finir avec les durs travaux domestiques à Dakar pour un salaire», alors que maintenant, poursuit-elle, installée à son propre compte, elle parvient à gagner près de 20.000 F en deux semaines. «Ce qui me permet de vivre et soutenir mes parents tout en restant avec eux dans le village.
Ramatoulaye SARR
Source Walf Grand Place