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NABOU MBENGUE «NABOU YADANE»: «Briser des espoirs est devenu une chose normale dans le milieu de la musique»

En arpentant les escaliers menant à la rédaction du «Populaire», Nabou Mbengue alias Nabou Yadane, ne s’était pas préparée à des questions. Car ce n’était pas l’objet de sa visite. Malgré tout, suite à notre insistance, elle s’est ouverte aux interrogations du public que nous lui avons porté, notamment par rapport à son nouveau single «Mbeuguel» et sa relation avec son mari, le lutteur Ouza Sow de Fass, qu’elle dit «aimer» aujourd’hui plus que jamais, «malgré les difficultés».



NABOU MBENGUE «NABOU YADANE»: «Briser des espoirs est devenu une chose normale dans le milieu de la musique»
Comment se porte votre carrière ?

Je suis venue avec un nouveau single en prélude de mon prochain album. Je lance un appel à tous les Sénégalais de me soutenir encore plus pour mieux préparer cet album. C’est un troisième opus composé de six titres. Je suis aussi dans des projets parce qu’un artiste se doit toujours de créer de nouvelles choses, de s’inspirer davantage des situations qu’on vit pour davantage sensibiliser le public, puisque c'est ça notre vocation première.

De quoi parle le single ?

C’est un titre acoustique qui parle de l’amour. Je l’avais déjà dans mon précédent album «Beuré léne», mais il était en version mbalax.

Pourquoi avoir choisi de remixer ce titre en version acoustique ?

Parce que j’ai toujours fait de l’acoustique. Ce n’est pas que c’est de mode, mais cela fait partie de mes domaines de prédilection. Et je suis à l’aise dans ce genre. Moi, je chante aussi bien dans le registre traditionnel que moderne. Je ne suis pas uniquement dans la lutte, mais je m’associe à d’autres choses pour mieux satisfaire mon public. Il y a une pléthore de lutteurs qui m’associent à leurs événements grâce aux relations que j’entretienne avec eux. Tous les lutteurs sont mes maris. Même les promoteurs, je suis en paix avec eux. Si un promoteur fait appel à moi, je viens participer à ses combats. Mais celui qui ne m’invite, je ne vais pas me déplacer, car je suis très occupées par mes propres projets.

Quels sont les objectifs de votre prochain album ?

J’ai sorti «Yadane» vers les années 2000, mais je suis restée trop de temps sans encore sortir d’albums. Mais je remercie Dieu. C’est vrai, j’aurais souhaité faire beaucoup d’albums, mais c’est la vie qui est comme ça. En plus, je ne me presse pas. Personne ne m’a appris la musique et je ne l’ai pas héritée. C’était une passion chez moi. J’ai l’art dans le sang. Après, j’ai sorti «Beuré léne», car ce n’est pas seulement dans l’arène qu’on doit lutter, mais la vie est un combat de lutte. Chacun doit se battre pour réussir ses objectifs. Tout ce qu’on fait dans la vie est un combat.

Vous avez du mal à percer dans la musique, cela ne veut-il dire que vous êtes mal encadrée ?

Faire de la musique au Sénégal, c’est trop difficile, à plus forte raison si on est une femme. On s’accroche davantage à notre métier parce que c’est notre passion et qu’on ne peut rien faire d’autre. Mais il est regrettable que les producteurs nous fassent des propositions indécentes. Mais moi, j’ai la tête sur les épaules. Si je rencontre des situations difficiles, je me dis que c’est normal, parce que j’ai un objectif à atteindre. L’art est très difficile pour nous les femmes. Les points de vue ne sont pas pareils. Je ne joue pas avec ma vie, je ne fréquente pas n’importe quel endroit, je suis zen. Celui qui doit m’aider et n’attendre rien en retour, je suis prête à travailler avec lui. A défaut, je préfère rester dans mon coin et travailler toute seule. J’ai des principes dans ma vie, les gens aiment parler de ce qui ne les regarde pas, de choses mondaines qui n’ont aucun sens, tel n’est pas mon cas. Par contre, dans mon travail, je suis comme un homme.

Travaillez-vous avec les mêmes producteurs ?

Non, vous savez, dans chaque produit, il y a un producteur qui peut-être différent des autres. C’est mon cas. Actuellement, c’est très difficile de trouver un producteur si on n’a pas un bon agent.

Cela signifie-t-il que vous ne fréquentez pas le milieu des producteurs, celui du showbiz en général ?

Ce n’est pas une question de fréquentation. Parce que ce sont les producteurs qui choisissent les artistes sur lesquels ils veulent investir. Ce n’est pas de ma faute s’ils ne viennent pas vers moi. Mais parlant d’agent, j’ai un nouveau manager qui s’occupe désormais de ma carrière. Car l’heure est venue pour moi d’atteindre un nouveau tournant dans ma vie et dans ma carrière. Dieu décide la collaboration entre producteurs et artistes. Mais ce n’est pas parce que je ne fréquente pas le milieu du showbiz que je ne peux pas me trouver un producteur.

Avez-vous vécu une situation où tous vos espoirs étaient réduits à néant d’un seul coup ?

Vous savez, ces genres de situations nous grandissent. Je mentirais si je disais que je n’ai pas vécu une situation difficile avec un producteur. Mais je ne veux plus en parler, pour moi c’est du passé, je me concentre désormais sur mon nouvel album. Je remets tout entre les mains de Dieu, c’est lui qui décide de notre sort. Je n’ai plus à me préoccuper du passé. Parce que briser des espoirs est devenu une chose normale dans le milieu de la musique. J’ai déjà deux albums à mon actif, je veux apporter le changement et je veux que les Sénégalais l’accueillent bien.

Dans votre opus, avez–vous prévu de faire des duos avec d’autres artistes, notamment ceux qui sont dans le milieu de la lutte ?

Effectivement, j’envisage cela dans l’avenir. Je veux le faire et comme l’album n’est pas encore prêt, tout peut arriver.

Mais on vous voit de moins en moins dans les combats de lutte, pourquoi ?

C’est mon style et je ne veux pas venir dans un endroit où je ne suis pas invitée. Je ne veux citer aucun promoteur, mais celui qui fait appel à moi, je vais répondre positivement. Je suis la plus jeune des chanteurs dans l’arène. Doudou Seck est mon père, franchement je n’ai aucun problème avec les promoteurs, tout se passe bien.

On dit que le mystique est dans la musique, alors vous arrive-t-il de prendre des bains mystiques ?

Ah mais bien sûr, mais c’est pour me protéger. Comme toute personne d’ailleurs. Je prends des bains mystiques et c’est dans l’ordre naturel des choses. Par contre, il y a des choses auxquelles je ne prête pas attention. Ce n’est pas une question de «cumucaay» parce que je ne suis pas méchante et je ne leur souhaite que du bien à mon prochain. Faire du mal, ce n’est pas mon genre.

Quelle relation avez-vous avec les lutteurs ?

Je ne les distingue pas. Je dirais même, comme je l’ai dit, ils sont tous des maris pour moi. Quand je vais vers eux, je suis ravie. Ils me respectent beaucoup et me donnent beaucoup d’argent. J’ai beaucoup de considération pour eux. Ce n’est pas que j’ai un mari lutteur, que je dois choisir les lutteurs, que je fréquente. Pour preuve, ils m’appellent quand ils ont des combats. C’est un motif de satisfaction.

Qui sont vos lutteurs préférés ?

Tous ceux qui sont dans l’arène sont mes lutteurs préférés, sans exception.

Dites-nous comment avez-vous rencontré votre mari ?

(Rires…) vous êtes bizarres dé ! Ben, je ne me souviens plus. Attendez que je réfléchisse… Ah ! j’ai trouvé. C’était à l’occasion du mbappat de Balla Gaye 1. J’étais très jeune, cela fait 15 ans déjà. Je chantais quand il luttait et après on a fait connaissance et notre relation s’est développée jusqu’à ce qu’il devienne mon mari.

Comment il a fait pour vous distinguer, étant donné qu’il y avait d’autres chanteuses...

Quand Ouza faisait son bakk, je venais à côté de lui pour chanter. C’est comme ça qu’il m’a reconnue.

Et après…

Non ! je ne veux plus en parler. J’ai déjà fait assez de révélations…

Où est Ouza Sow actuellement ?

Il est à Paris. Il s’entraîne là-bas depuis deux ans.

L’idée vous est-elle déjà venue d’aller le rejoindre ?

Si, mais je ne veux pas rester là-bas. Je veux faire uniquement des séjours pour être bien avec lui. Mais ma préférence est le Sénégal où je peux travailler et même faire des concerts. Car je suis le seul soutien de ma famille, parce que mes deux parents sont décédés. Donc, je ne peux pas habiter en France. C’est difficile.

Durant votre vie commune de 10 ans, quel est le meilleur que vous gardez de lui ?

Notre culture ne nous permet pas d’étaler notre vie privée sur la place publique, «wax baxoul». Bref, pour résumer, chaque instant passé avec lui est un plaisir. Je chante pour lui et je danse pour lui lorsqu’il est à la maison. Mais les choses ne sont pas toujours roses, surtout quand mon mari perd un combat. Et de toutes façons, j’ai mes trucs et astuces pour le faire revenir à la raison.

Certains disent que c’est à cause de vous qu’Ouza n’arrive plus à vaincre ?

C’est du n’importe quoi. J’ai été avec Ouza lorsqu’il gagnait et personne ne disait que je lui porte la poisse. Quand j’avais décidé de me marier avec lui, je m’étais préparée à toutes sortes de commentaires. Immédiatement après notre mariage, il a battu un invaincu, donc je ne vois pas quelque chose d'intéressant concernant cette mauvaise interprétation des choses. C’est aujourd’hui que je l’aime le plus, malgré les difficultés.

Comment se porte la carrière d’Ouza Sow…

J’aurais souhaité que mon mari (Ouza Sow) arrête de lutter. Parce que la pression est difficile à surmonter. Tu ne manges pas, tu ne regardes pas la télé. Je veux qu’il revienne en force. Mais s’il a un combat, je n’ai plus de paix. Il a eu beaucoup de victoires et cela fait plaisir d’avoir un mari qui gagne. Mais les défaites aussi, on accepte parce que c’est la loi du sport.

Votre relation avec vos beaux parents ?

Très normal. Je m’occupe bien d’eux et ils m’aiment beaucoup.

Vous avez eu à chanter Ouza Sow et Papa Sow dans votre morceau «Lamb j» et Gris Bordeaux aussi…

C’est normal que je chante pour mes deux maris. Je me rappelle un jour, j’ai été interpellée par un fan qui m’a demandé pourquoi je n’ai pas chanté Gris Bordeaux. Mais il m’avait mal compris. Parce que Gris est le premier lutteur que j’ai chanté. Avant de parler même d’Ouza Sow, je parle de Gris. C’est un champion.

Et votre relation avec Fass…

Ils sont tous pareils à mes yeux. Je n’ai pas de distinguo à faire des autres lutteurs de Fass.

Votre dernier mot…

Je réitère mon appel pour que les Sénégalais me soutiennent davantage pour la préparation de mon album. Je m’efforce à être dans le droit chemin et j’essaie de m’éloigner du mauvais. Que la paix règne dans le Sénégal.

Par Coumba KA & Cheikh DIALLO (Photos)


Coumba KA

«Niang non violence», nouveau manager de «Nabou Yadane»

Il se fait appeler «Niang non violence», parce qu’il est très engagé dans la lutte contre la violence dans le sport. Désormais, c’est lui qui est le nouveau manager de «Nabou Yadane». Animateur à la radio Afia Fm, Ibrahima Niang, alias «Niang non violence», s’active beaucoup dans la lutte contre le hooliganisme dans les stades, à travers l’éducation à la paix. Aujourd’hui, il a pris en main la carrière musicale de «Nabou Yadane» et entend la propulser au devant de la scène.

«Nous sommes en train de faire une tournée pour informer le retour de ‘Nabou Yadane’ et mon nouveau métier de manager. J’ai accepté ce challenge parce qu’elle est une artiste qui a beaucoup de talents et de qualités. Je l’estime beaucoup. Je lance un appel à tous pour qu’ils nous soutiennent davantage», lance-t-il.

Artiste comédien, il a fait la rencontre de pleins d’artistes dans sa vie. Mais son choix est porté sur la femme du lutteur Ouza Sow qu’il compte aider à gravir les paliers pour devenir une icône de la musique sénégalaise.

Par Coumba KA & Cheikh DIALLO (Photos)
Source Le Populaire

Samedi 15 Juin 2013



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