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Momar NDIAYE (Vice-président de l'écurie de Fass) : ‘Nous sommes victimes d’une campagne de dénigrement à large échelle’

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Si Bombardier accuse les lutteurs de Fass de lui avoir versé du ‘safara’ à l’occasion de sa défaite devant Gris Bordeaux, c’est parce qu’il est un mauvais perdant tout autant que Lac de Guiers et ses insinuations après avoir mordu la poussière face au même Fassois. Pour le vice-président exécutif de l’écurie, Momar Ndiaye, toutes ces déclarations entrent dans le cadre d’une grande campagne de dénigrement contre son entité. Mais, a-t-il prévenu samedi, lors d’un face à face avec la presse, qu’ils combattront tous ceux qui les dénigrent, partout où besoin sera.



‘Une campagne de dénigrement contre l’écurie de Fass se mène, à large échelle, dans les milieux de la lutte. Et nous ne savons pas où cela va nous mener. Nous sommes mis à l'index et fusillés de gauche à droite, par des lutteurs comme Bombardier et Lac de Guiers surtout, sans oublier les messages véhiculés par des composantes de l’arène, comme quoi l’écurie de Fass est protégée, qu’elle fait ce qu’elle veut, c’est des privilégiés, etc. Nous avons travaillé pour avoir une entité viable et populaire. Nous ne laisserons personne nous cracher dessus et nous salir’. Le ton est ferme et amer en même temps quand le vice-président exécutif de l’écurie de Fass, par ailleurs président de la Jeanne d’Arc de Dakar, Momar Ndiaye, campe le décor dans lequel évolue son écurie, à l’occasion de la conférence de presse qu’il a tenue samedi, dans les locaux de la mairie d’arrondissement de la commune, en présence du secrétaire général de l’écurie, Malick Guèye, de son trésorier général Thierno Dramé, du directeur technique Mbaye Guèye, de son chef de file Moustapha Guèye, de l’ensemble des lutteurs et techniciens de l’écurie.
Quand les lutteurs de Fass sont accusés de verser du ‘safara’ sur leurs adversaires sans être sanctionnés, de faire ce qu’ils veulent au vu et au su de tous les responsables du Cng sans que personne ne pipe un mot, Momar Ndiaye parle d’affirmations gratuites sans fondement. ‘Tout ce que ces gens déclarent sur nous, est archi-faux. Nous sommes au même pied que les autres écuries. Il faut que les gens cessent de noyer leur incapacité de gérer une entité sportive, surtout une écurie de lutte. Concernant les sanctions pécuniaires, Moustapha Guèye a perdu plus d’un million cette année ; Gris Bordeaux a récemment fait les frais de la sanction pécuniaire, Boy Nar aussi, Balla Diouf pour 700 mille de nos francs contre Boy Sèye. Des mesures de suspension ont été prononcées contre nos lutteurs, surtout Gris Bordeaux au sortir de son combat contre Kadd-Gui, bien que tout le monde sache que ce dernier avait triché et piégé l’arbitre, puisque qu’un tour de seconde a suffi, sachant que l’arbitre lui a donné la victoire, pour qu’il détale comme un lièvre.

Moustapha Guèye n°2, Ouza Sow, tous ont été sanctionnés alors que, dans la plupart des cas, nous avions raison’, résume Momar Ndiaye.

A écouter le vice-président exécutif de l’écurie de Fass, ce qu’on leur reproche, c’est de s’être doté d’une bonne organisation structurelle, administrative et technique ‘qui s’appuie sur des compétences dans tous les domaines. Nous avons des experts qui travaillent nuit et jour, après chaque combat important d’un de nos sociétaires, pour éplucher les textes et règlements du Cng, afin de répondre en cas de réclamations et de sanctions.

Notre secrétaire général Malick Guèye et son adjoint Abass Ndoye travaillent sur les textes, pour voir ce que nous donne le règlement du Cng, ce que nous pouvons faire, ce qui est admis et ce qui nous est interdit de faire dans l’arène’. Et d’insister sur ces sanctions qui se justifient et qui participent à la moralisation et à la sécurisation de l’arène. ‘Ce que nous acceptons, puisque nous sommes signataires des conventions et accords du comité national de gestion de la lutte. C’est pourquoi nous participons aux compétitions qu’il dirige. Tout en respectant le règlement et les textes qui régissent la pratique de la lutte avec frappe’, avouera Malick Guèye, le secrétaire général de l’écurie, par ailleurs frère des ‘tigres’ Mbaye et Tapha Guèye.

Revenant sur les déclarations de Lac de Guiers au sortir de sa défaite contre Gris Bordeaux, le staff administratif et technique de Fass a tenu à apporter des éclaircissements. ‘Personne ne peut contester sa chute. C’est pourquoi nous sommes sidérés de l’entendre dire que son combat contre Gris Bordeaux, tout le monde sait comment il l’a battu (sic). Qu’il nous dise ce qui s’est passé avant, pendant et après le combat’, insiste Momar Ndiaye. Quant à Bombardier, les responsables de l’écurie de Fass estiment qu’il est un mauvais perdant. ’Ce que Bombardier dit est ridicule. Tout le monde sait que les lutteurs font ce genre de choses entre eux. Ils se lancent des gris-gris et se versent des poudres mystiques. Qu’il arrête son cinéma. Nous pouvons en dire autant de ce qu’il a fait à notre lutteur, de même que ses accompagnateurs. Il faut être un bon perdant, savoir digérer une défaite, dans la dignité et l’honneur’, martèle le vice-président exécutif de l’écurie de Fass.

Parlant des cas d’indiscipline, les responsables de Fass notent que Boy Nar n’échappera pas à la sanction, puisqu’il répondra d’une demande d’explication, avant de recevoir un avertissement. Ceci pour mettre en exergue l’organisation interne et les dispositions disciplinaires qui renseignent sur la vie de l’écurie de Fass. Clôturant ce chapitre qui a dominé les débats, Momar Ndiaye et compagnie font remarquer : ’Nous combattrons tous ceux qui sont animés de cette volonté de véhiculer des messages de dénigrement à l’endroit de l’écurie de Fass, partout où besoin sera. Puisqu’ils sont en train d’hypothéquer les avancées notables de la lutte, qui a maintenant une bonne organisation avec l’avènement du Cng de lutte du Dr Alioune Sarr et ses collaborateurs, dont les relations avec notre entité sont bonnes, parce que nous reconnaissons l’autorité du Cng et que ses membres font du bon travail.’ L’éducation des supporters de Fass, l’envoi d’un délégué de lutte chaque fois que l’écurie a un combat dans l’arène pour suivre l’évolution et le comportement de ses sociétaires, le recrutement des lutteurs qui se fera maintenant suivant des critères définis et l’aspect sécuritaire et disciplinaire polarisent aussi l’attention du staff de l’écurie. Tout autant d’ailleurs que la création de Fass/Sa qui doit être un pôle de développement. Celle d’un label du quartier qui doit permettre à l’écurie de trouver de l’argent et de faire travailler des jeunes du quartier Fass est également en gestation. La sponsorisation de l’écurie, des lutteurs têtes d’affiches pour en tirer plus de dividendes ont aussi été des points évoqués durant cette conférence de presse.

Ce qui fera dire à Momar Ndiaye que ’Fass est un modèle d’initiatives. Qu’on ne nous divertisse pas. Nous avons beaucoup d’idées, et nous allons réfléchir sur ces éléments durant l’intersaison, de même que sur une proposition à mettre sur la table du bureau du Cng pour l’organisation du drapeau du Roi des Arènes’. Le secrétaire général de l’écurie Malick Guèye reviendra en chiffres sur le bilan technique de l’écurie, qui totalise 31 combats et a enregistré 17 victoires contre 14 défaites et un match nul. Ce bilan concerne aussi bien les poids lourds que les lutteurs des combats préliminaires, avant d’avancer que c’est un bilan positif, et que les enseignements seront tirés en fin de saison, pour envisager les perspectives qui doivent tourner au règne des sociétaires de Fass dans l’arène, dans toutes les catégories qui seront en lice. De même, tous les défis lancés à leurs sociétaires seront passés au peigne fin, pour donner un avis.

Le trésorier général Thierno Dramé donnera les recettes globales de l’écurie de Fass qui se chiffrent à 200 millions de francs Cfa. ’Cela veut dire que cette masse d’argent a bénéficié à l’ensemble des composantes de notre écurie. Qu’est-ce à dire ? Que les 10 % destinés ailleurs aux managers et le pourcentage sur le sponsor du lutteur sont partagés équitablement entre les forces vives de l’écurie, qui ont participé activement aux succès de nos différents sociétaires, qu’ils ont aidés dans leurs combats. Ce que donne le lutteur à son entraîneur, c’est entre eux deux’, dira M. Dramé. Moustapha Guèye reviendra pour terminer, sur l’image reluisante qu’ils veulent laisser à la postérité. Ce qui pousse les responsables et lutteurs de l’écurie, à bannir l’anarchie, l’indiscipline et de respecter tous ceux qui gravitent dans la lutte sénégalaise.

Babacar Noël NDOYE
Source: Walfadji

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Lundi 6 Août 2007

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