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Message à la nation du chef de l’Etat à l’occasion du nouvel an : « Rien ne me détournera de l’objectif de bonne gouvernance »

Un message qui rassure
Dans un discours de fin d’année d’un quart d’heure, le chef de l’Etat a rassuré les Sénégalais sur ce qu’il compte faire pour cette année nouvelle.
D’entrée, le président de la République a eu une pensée affectueuse pour nos malades et pour tous ceux « qui souffrent des aléas de la vie ». Dans cette expression d’une bienséance et de sa grande attention de chef de l’Etat, il salue, avec respect, la mémoire de nos morts, dont d’illustres fils de la Nation « ravis à notre affection récemment ».



Message à la nation du chef de l’Etat à l’occasion du nouvel an : « Rien ne me détournera de l’objectif de bonne gouvernance »
Se félicitant de cette belle coïncidence de la fin de l’année avec le Magal de Touba - « ce qui traduit l’harmonie de notre Nation dans sa diversité »-, le chef de l’Etat a déclaré que « l’espoir est permis, avec la libération de nos soldats qui étaient retenus en otage pendant plusieurs mois en Casamance ». Au-delà de cet acquis important sur les chemins de la résolution de la crise, il s’agit, pour le chef de l’Etat, de retrouvailles dans la paix et la communion. Il affirme, avec force, que « c’est notre vœu le plus cher pour la Casamance ». Macky Sall reste déterminé à poursuivre le dialogue déjà engagé pour le règlement pacifique et durable de la crise casamançaise.
Au plan politique, tout en rappelant qu’en 2012, les Sénégalais ont vécu des moments de tension et de fortes émotions avec une période préélectorale agitée et de graves inondations qui ont occasionné des pertes énormes, le président de la République invite ses compatriotes à maintenir le même élan collectif qui a accompagné les revendications politiques et citoyennes : «En toute circonstance, nous avons montré que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ; que nous sommes une Nation debout, résolue à préserver ses acquis ». Pour le chef de l’Etat, face aux défis et aux épreuves, l’esprit de résilience, de solidarité et de partage traditions ancestrales a prévalu. Il invite nos compatriotes à cultiver ces vertus pour relever les autres défis à venir sur le chemin de la consolidation de la démocratie et de la prise en charge des urgences sociales.



Maintenir la mobilisation
S’expliquant sur l’héritage légué par l’ancien régime, le chef de l’Etat a demandé aux Sénégalais de rester mobilisés, révélant que l’Etat n’a pas encore fini de solder son passif de ces dernières années, soit un cumul de dettes de 3041 milliards de FCfa, dont 700 milliards au titre de la dette intérieure. Il s’y ajoute, selon lui, un contexte sous-régional de crise qui affecte négativement notre économie.
Mieux, il a reconnu qu’en dépit de toutes ces difficultés, « nos efforts de réduction du train de vie de l’Etat et de rationalisation des dépenses budgétaires nous ont permis de dégager d’importantes ressources pour assister les populations touchées par la crise alimentaire, subventionner le prix de l’électricité et soutenir la campagne agricole ; le tout pour un montant de 169 milliards ».



Concertations sur l’école
Au sortir de 2012 où une année blanche a été évitée de justesse, le chef de l’Etat a annoncé, pour le mois de janvier, la tenue de concertations pour mettre notre système éducatif à l’abri des perturbations cycliques et améliorer sa qualité dans tous ses aspects. L’école, selon sa vision, doit trouver une passerelle avec la vie professionnelle. « J’accorde, à cet égard, une attention particulière à la promotion de la formation technique et professionnelle à tous les niveaux, pour répondre aux besoins du marché de l’emploi », a encore dit Macky Sall.



Vaste programme pour l’autosuffisance alimentaire
Engager une véritable révolution agricole par un meilleur aménagement des terres et une allocation plus conséquente de moyens pour la maîtrise de l’eau, la sécurisation de semences de qualité, la transformation agroalimentaire et la mécanisation de notre agriculture, tel est l’un des objectifs majeurs du chef de l’Etat pour relever les défis de l’autosuffisance alimentaire. Macky Sall a annoncé que le Gouvernement compte acquérir plus de 1000 tracteurs et divers équipements ruraux, dans la perspective de la prochaine campagne agricole. C’est un pas de plus car, en 2012, les paysans ont connu une hausse du prix du kilogramme d’arachide, celui-ci étant passé à 190 FCfa en dehors des subventions pour les intrants.
L’urgence, pour 2013, a soutenu le chef de l’Etat, c’est aussi la nécessité de redonner du souffle à notre économie, fragilisée par une année de fonctionnement au ralenti. Il a déclaré que le Gouvernement a déjà mobilisé 250 milliards sur 700 dans le cadre de l’apurement progressif de la dette intérieure. Une mesure qui devrait rendre possible la relance de l’économie nationale. Insistant sur les conclusions du dernier Conseil présidentiel, il est revenu sur le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) et le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), deux mécanismes importants dans le cadre de l’incitation à l’initiative privée. Ce dispositif est bien une innovation en matière de financement du développement. Les groupements de femmes et de jeunes, les petites et moyennes entreprises ainsi que les artisans et exploitants agricoles en seront les premiers bénéficiaires. En termes clairs, il s’agit de générer 30.000 emplois directs par an.
Autre bonne nouvelle pour la jeunesse, c’est le recrutement de 5.500 nouveaux agents dans la Fonction publique, dès le début de l’année 2013. Pour compléter ces efforts de relance de l’activité économique et de création d’emplois, le Gouvernement poursuivra sa politique de soutien aux ménages et de lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales, selon le chef de l’Etat qui insiste sur la baisse des impôts sur les salaires. Cette mesure aura une incidence positive sur le portefeuille des Sénégalais dans un contexte où le pouvoir d’achat et l’épargne des ménages sont assez faibles.



Lutter contre la pauvreté et les inégalités sociales
Organiser la solidarité nationale pour soutenir les plus démunis et faciliter à tous l’accès aux soins de santé, le gouvernement en a fait une double exigence. Il s’agit, à travers la Bourse de Sécurité Familiale et la Couverture Maladie Universelle, d’offrir une dotation budgétaire déjà inscrite de 10 milliards de FCfa. 50.000 foyers, pour un montant annuel de 100.000 FCfa par famille, sont visés. L’objectif est d’atteindre 250.000 familles dans 3 ans.
Au plan social, le chef de l’Etat a également annoncé la délivrance, aux personnes vivant avec un handicap, d’une Carte d’égalité des chances donnant droit à des services spécifiques, dont la gratuité des soins dans les structures publiques. Une première au Sénégal voire en Afrique car, jusqu’ici, ce sont les grands pays qui prennent en charge les handicapés à travers ces cartes d’égalité.



Gestion vertueuse des affaires publiques
« J’ai engagé, avec vous, un contrat de confiance basé sur la bonne gouvernance. Ce contrat est en cours d’exécution et je compte le remplir fidèlement pour mettre le Sénégal nouveau en marche », a martelé le chef de l’Etat.
Selon lui, tout comme la démocratie et le respect de l’Etat de droit, la gestion vertueuse des affaires publiques est, plus que jamais, une exigence citoyenne. C’est aussi un impératif économique absolu et une question d’équité et de justice sociale.
Parmi les mesures prises par l’Etat pour une gouvernance vertueuse, le président Sall a insisté sur l’Office national Anti-corruption (Ofnac) doté de larges pouvoirs de saisine et d’investigation, soucieuse de la sauvegarde de l’intérêt public, mais aussi la Cour des Comptes réformée dans le sens du renforcement de son indépendance et de ses moyens d’intervention, avec, notamment, l’institution d’un Parquet général. En plus de ces mesures, l’Inspection générale d’Etat publiera un rapport annuel sur l’état de la gouvernance publique.
« Dans l’exercice de toute mission de service public, personne ne peut se soustraire à l’obligation de transparence et de rendre compte », dixit le chef de l’Etat. Il comprend les réactions accompagnant la politique de vérification des comptes de la Nation et des biens de ceux qui incarnent la totalité ou une parcelle de pouvoir. Il est résolu à faire face aux résistances de tout ordre. « Toute dynamique de changement dérange ; parce qu’elle ébranle des certitudes, parce qu’elle bouscule des habitudes établies et, que, pour certains, elle remet en cause des acquis et des privilèges indus », a-t-il reconnu. Avec fermeté, il a dit : « rien ne me détournera de l’objectif de bonne gouvernance ». Sur ce dossier devenu une exigence citoyenne, il a conclu que « toutes les procédures engagées en matière d’audits et d’enquêtes sur des ressources et biens mal acquis seront rigoureusement menées jusqu’à leur terme. Et la justice suivra son cours. »



Meilleure protection des Sénégalais de l’extérieur
Le chef de l’Etat veut assurer une meilleure protection à nos compatriotes vivant à l’étranger mais, surtout, cultiver le bon voisinage et l’intégration africaine. Enfin, il entend favoriser une coopération axée sur le développement.



Par El hadji Abdoulaye THIAM

LE STYLE ET LES MOTS : Le « je » de Macky Sall rime avec le « nous » de l’aventure collective
Macky Sall s’efface au profit de sa fonction et des devoirs liés à la légitimité qu’il tire du contrat de confiance noué avec ses compatriotes. Le « Nous » l’emporte sur le « Je ». L’agenda collectif et les urgences (les chantiers du social) prennent le pas sur les polémiques politiques et l’agenda personnel. Telles sont les tendances d’un message du Nouvel An au peuple sénégalais.

SENEGAL, UN REVE PLURIEL : Ce message du Nouvel An comporte un énoncé fort: « Bâtir le Sénégal de nos rêves est à notre portée ». Le texte, dans son élaboration, a aussi deux locuteurs : le « Nous » et le « Je ». Le singulier s’efface, laissant la place au pluriel. Globalement, ce message comporte 1728 mots. « Nous », « notre » et « nos » ont été prononcés 41 fois en 17 minutes (soit 2,5 fois par minute) contre 18 « Je » et « me » (soit un peu plus d’une fois par minute), compte non tenu des 6 « Mes chers compatriotes », la formule usuelle. Une fois, sur la libération des militaires par les rebelles du Sud, son « Je » engage le peuple sénégalais : « Au nom de la Nation, je renouvelle mes sincères remerciements à tous ceux qui ont facilité ce dénouement heureux ».
Il retourne le mérite à ses concitoyens. C’est aussi une invite à persévérer sur le chemin de la paix. Trois fois, le chef de l’Etat s’est adressé à ses compatriotes en ayant recours, directement, à « Vous » et à « Votre ». La prédominance du « Nous » renseigne sur la volonté du président de la République de faire de son mandat une aventure collective vers un mieux-être, en restant dans son « Yonou Yokkouté ». Il tient la barre mais le progrès est une ambition dont il faut solidairement payer le prix. C’est perceptible dans l’usage de « il nous faut…). D’abord sur la question de l’éducation : « … Il nous faut, dès le mois de janvier 2013, tenir les concertations pour stabiliser notre système éducatif et améliorer sa qualité dans tous ses aspects. » Ensuite, sur la question du cadre de vie : « Il nous faut, à présent, apporter une réponse durable au phénomène récurrent des inondations. C’est l’objet du nouveau Département ministériel chargé de la restructuration et de l’aménagement des zones d’inondation. » Cet élan de solidarité se traduit par de bonnes annonces portant sur le maintien de la subvention à l’électricité, le soutien au pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables, la baisse de la fiscalité sur les salaires, etc. A côté des grands travaux, le successeur de Me Wade lance les chantiers du social.

EXPRESSIONS D’UNE SOLIDARITE : Le champ lexical est structuré autour de mots traduisant un sentiment d’appartenance à une Nation. Ce privilège de la citoyenneté implique des devoirs. Cette Nation (mot prononcé 4 fois), il assume le fait d’en incarner la légitimité en adressant, en son nom, les vœux à ses concitoyens. Au cœur des périls, il en est aussi le capitaine qui mobilise les énergies : « … En toute circonstance, nous avons montré que ce qui nous unit, est plus fort que ce qui nous divise ; que nous sommes une Nation debout, résolue à préserver ses acquis ». Les vocables sont édifiants, dès le premier tiers du texte : respect, affection, valeurs élevées, amour patriotique, paix (3 fois), fraternité humaine, destin partagé, harmonie, diversité, retrouvailles (2 fois), communion (2 fois), espoir, dialogue, règlement pacifique (crise casamançaise), etc.

UNE MOBILISATION COLLECTIVE : Le texte revient aussi sur les « défis » et « épreuves ». Face à ces « difficultés » du présent, il sollicite l’énergie collective portée par des « vertus » : « Face aux défis et aux épreuves, l’esprit de résilience, de solidarité et de partage hérité de nos traditions ancestrales a prévalu. Et le mérite en revient à chacun de vous ». La détermination s’installe aussi au cœur du dialogue entre le Président Sall et son peuple. L’invite, comme du reste la totalité du texte, est dite dans un style dépouillé : «Restons mobilisés ». Le Sénégal a fort à faire pour passer le col du redressement économique et moral. Le « passif » de 3041 milliards (dont 700 millions de dette intérieure) pèse sur la balance. La sous-région enregistre des secousses politico-sécuritaires. Les difficultés ne sont pas des facteurs qui tétanisent, au regard du style tissé entre les expressions « en dépit de… » et « malgré… ». « En dépit de toutes ces difficultés, dit le chef de l’Etat, nos efforts de réduction du train de vie de l’Etat et de rationalisation des dépenses budgétaires nous ont permis de dégager d’importantes ressources pour assister les populations touchées par la crise alimentaire, subventionner le prix de l’électricité et soutenir la campagne agricole ; le tout pour un montant de 169 milliards ».

UN CONTRAT DE CONFIANCE : L’autosatisfaction n’est pas au rendez-vous. Le secteur agricole est un exemple : « Malgré nos bonnes performances agricoles de cette année, l’autosuffisance alimentaire reste encore un objectif à atteindre pour notre pays. » L’exploitation de la terre est la porte d’un changement qualitatif, au pluriel. Après la révolution citoyenne du 23 juin 2011, celle du monde rural : « Nous devons engager une véritable révolution agricole par un meilleur aménagement des terres et une allocation plus conséquente de moyens pour la maîtrise de l’eau, la sécurisation de semences de qualité, la transformation agroalimentaire et la mécanisation de notre agriculture ». Le « Je » n’intervient que pour authentifier un engagement : « Je tiens, par-dessus tout, à ce que le producteur soit rémunéré au juste prix de son dur labeur. Voilà pourquoi nous avons porté cette année le prix de base du kilogramme d’arachides à 190 FCfa. »
Pour le reste, le Président de la République préfère dire « le Gouvernement », « l’Etat » ou « il sera procédé à… » en lieu et place de la première personne du singulier. C’est le cas sur la dette intérieure (« Le Gouvernement a déjà mobilisé 250 milliards pour l’apurement progressif de la dette intérieure »), les investissements (« En mobilisant des ressources additionnelles, ces mécanismes nouveaux renforceront les capacités d’intervention de l’Etat »), l’emploi (« Dans l’immédiat, il sera procédé au recrutement de 5 500 nouveaux agents dans la fonction publique, dès le début de l’année 2013 »)…
Enfin, il s’engage à respecter le « contrat de confiance » le liant à ses compatriotes sur la question de la bonne gouvernance, du respect de l’Etat de droit, de la sauvegarde de l’intérêt public et le devoir de solidarité. C’est le fameux passif moral à résorber.

Par Habib Demba FALL

169 milliards de FCfa pour l’agriculture et l’électricité

Sous l’impulsion du président Macky Sall, l’Etat a fourni d’immenses efforts dans le cadre de la rationalisation des dépenses budgétaires pour sauver des secteurs aussi stratégiques que l’agriculture et l’électricité. C’est finalement une manne financière de 169 milliards de FCfa qui a été mobilisée pour la réussite d’une telle opération.

Au cours de l’année 2012 qui vient de s’achever, l’Etat du Sénégal a vécu des moments de tension et de fortes émotions avec une période préélectorale agitée et de graves inondations qui ont occasionné des pertes énormes. Mais en toute circonstance, le peuple a montré que ce qui unit les Sénégalais est plus fort que ce qui les divise. Gravement touché par une crise énergétique sans précédent mêlée à une crise alimentaire par endroits, notre pays a su faire preuve de résilience et de solidarité, pour préserver ses acquis. C’est ainsi que ces efforts du régime issu de la présidentielle du 25 mars 2012 ont abouti à une réduction drastique du train de vie de l’Etat qui a occasionné une rationalisation des dépenses budgétaires.
Résultat : des ressources conséquentes estimées à 169 milliards de FCfa par le chef de l’Etat ont été dégagées pour assister valablement les paisibles populations durement éprouvées par la récente crise alimentaire, exacerbée par la crise énergétique.
La subvention sur l’électricité sera maintenue en 2013, assure officiellement le président Macky Sall qui annonce que plus de 32.000 ménages seront connectés au réseau d’électrification rurale. Le gouvernement du Sénégal appelle nos compatriotes à cultiver les vertus et valeurs fondamentales de paix et de partage pourrelever les défis à venir. L’urgence, c’est aussi de rester mobilisés, parce que nous n’avons pas encore fini de solder le lourd passif de ces dernières années, avec un cumul de dettes de 3041 milliards de FCfa, dont 700 milliards au titre de la dette intérieure. S’y ajoute un contexte sous régional de crise qui affecte négativement l’économie nationale.

Par Mamadou Lamine DIATTA

L’agriculture, un secteur créateur d’emplois

Dans son discours à la Nation du 31 décembre 2012, le président de la République a souligné que « malgré nos bonnes performances agricoles de cette année, l’autosuffisance alimentaire reste encore un objectif à atteindre pour notre pays ».

Macky Sall a préconisé des actions à mener. C’est dans ce sens qu’il a indiqué que « nous devons engager une véritable révolution agricole par un meilleur aménagement des terres et une allocation plus conséquente de moyens pour la maîtrise de l’eau, la sécurisation de semences de qualité, la transformation agroalimentaire, et la mécanisation de notre agriculture. » Dans l’immédiat, le président a annoncé une première mesure d’accompagnement du gouvernement qui « compte acquérir plus de 1.000 tracteurs et divers équipements ruraux, dans la perspective de la prochaine campagne agricole ». Dans la même veine, le chef de l’Etat annonce un ambitieux programme d’emploi qui pourrait concerner à terme 30.000 compatriotes.
Le chef de l’Etat reste convaincu qu’en « mobilisant des ressources additionnelles, ces mécanismes nouveaux renforceront les capacités d’intervention de l’Etat dans les investissements d’intérêt public et l’appui aux groupements de femmes et de jeunes, aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu’aux artisans et exploitants agricoles ».
Même s’il ne dit pas clairement dans son discours, l’agriculture pourrait être un des leviers fort devant contribuer à la création de ces 30.000 emplois directs par an attendus par le gouvernement. Les actions dans le domaine de l’agriculture devraient donc être articulées autour des innovations en matière de financement de soutien au développement. C’est ainsi que des segments de l’agriculture, au sens global du terme, pas souvent pris en compte dans les politiques agricole vont être insérés dans la nouvelle approche. Les pouvoirs publics vont ainsi réinventer le chaine agricole en connectant tous ses segments de la production à la consommation, en passant par le transport, la transformation, le stockage, le conditionnement, la commercialisation, etc. Il s’agira dans cette perspective de capitaliser, de rentabiliser, de positiver le potentiel énorme qu’offre la jeunesse sénégalais en général et en particulier ses segments les plus organisés, les plus mobilisés pour l’investir dans vaste champ de l’autosuffisance alimentaire et de lutte contre le chômage. Pour se faire l’Etat devra inventer des mécanismes et créer les conditions d’une vaste et pérenne mobilisation des populations en général, des jeunes particulier, aussi bien en milieu rural qu’urbain au tour de la réalisation des objectifs du programme « Yonou Yokouté » en matière agricole et d’emploi des jeunes.
A terme les jeunes seront mobilisés et incités à investir toutes la filière de la production agricole (production, encadrement, transport, transformation-conditionnement, collecte, stockage, vente de matériels, de semences, d’intrants, commerce, transport, etc.).
Pour le président de la République « l’année qui s’annonce nous ouvre de nouvelles possibilités de poursuivre la réalisation de nos aspirations à une vie meilleure, sur le fondement de nos acquis. » Il a dit avoir « pleinement confiance dans nos capacités d’y parvenir si nous restons mobilisés autour des vertus du travail, du civisme et de la discipline individuelle et collective ». Car pour lui, « bâtir le Sénégal de nos rêves est à notre portée ».

Par Mbaye Sarr DIAKHATE

Soutenir le monde rural, c’est développer le Sénégal !

Dans son discours à la Nation, le chef de l’Etat a annoncé la volonté du gouvernement d’acquérir plus de 1.000 tracteurs et divers équipements ruraux, dans la perspective de la prochaine campagne agricole.

Dans son entendement, le premier des Sénégalais estime que « nous devons engager une véritable révolution agricole par un meilleur aménagement des terres et une allocation plus conséquente de moyens pour la maîtrise de l’eau, la sécurisation de semences de qualité, la transformation agroalimentaire et la mécanisation de notre agriculture ». Dans ce sillage, le président de la République, qui pense que l’autosuffisance alimentaire reste encore un objectif à atteindre pour notre pays, est d’avis qu’il faut une attention particulière à la promotion de la formation technique et professionnelle à tous les niveaux, pour répondre aux besoins du marché de l’emploi. Il a aussi porté cette année le prix de base du kilogramme d’arachides à 190 FCfa. C’est sans doute de très bonnes intentions à l’endroit du monde rural. Ces mesures, pour qu’elles portent leurs fruits, doivent être bien élaborées. Jusqu’au bénéficiaire final. Je veux dire le riziculteur de la vallée, le cultivateur de l’Anambé, voire le petit exploitant de Fongolémbi. Et surtout sans vrai faux intermédiaire ! Au Sénégal, les politiques agricoles antérieures ont pêché à cause des agriculteurs du dimanche et d’une certaine classe maraboutique, plus soucieux de leurs poches que du sort de l’agriculture sénégalaise.
Le récent programme indien nous l’a démontré à suffisance. Nombre des tracteurs issus de ce programme n’ont jamais fonctionnés ou peu. Ils ne sont pas revenus aux véritables ayant-droits. Ils n’ont pas non plus été bien entretenus. A quoi bon prendre un marché aussi important, le donner à une seule personne et le privilégier ainsi au détriment des autres qui, au fond, ne sont pas moins méritants ? A quoi bon acheter des tracteurs et les donner à ceux qui peuvent et doivent en acheter si tant est qu’ils veulent s’investir dans l’agriculture ? A mon humble avis, le président de la République ne va pas reproduire les mêmes tares ; s’il veut vraiment réussir sa politique agricole, socle de tout développement viable. A mon humble avis, le chef de l’Etat ne va pas créer une catégorie de privilégiés au détriment de la laborieuse masse paysanne, qui ne demande qu’à être soutenue. A mon humble avis, Macky Sall va tirer tous les enseignements des politiques agricoles précédentes pour qu’il n’y ait plus jamais d’injustice à l’endroit du monde rural. Soutenir celui-ci, c’est faire en sorte que les 1.000 tracteurs annoncés pour 2013 aillent aux véritables paysans. C’est aussi faire en sorte que les potentialités régionales soient véritablement valorisées.

Par Aly DIOUF

Accès aux soins de santé : Des bourses annuelles de 100.000 FCfa pour 50.000 foyers

L’octroi d’une bourse annuelle d’une valeur de 100.000 F.Cfa par foyer, annoncé par le président Macky Sall, contribuera sans nul doute à la démocratisation de l’accès aux soins de santé. L’initiative touchera, dans un premier temps, 50.000 ménages et concernera 250.000 familles en 2016. Les personnes handicapées bénéficieront également des prestations spécifiques dans les services publics sans bourse délier.

L’accès aux soins de santé n’est pas à la portée de toutes les bourses. Seuls 20 % des Sénégalais ont une protection sociale. L’écrasante majorité de la population n’a pas assez de revenus pour supporter les frais d’hospitalisation, de consultation et des analyses médicales entre autres. Face à cette triste réalité et iniquité, le président de la République a pris l’option de démocratiser l’accès aux soins pour les Sénégalais démunis. « Lutter contre la pauvreté et les inégalités sociales, c’est également organiser la solidarité nationale pour soutenir les plus démunis parmi nous et faciliter à tous l’accès aux soins de santé », a affirmé le chef de l’Etat, dans son adresse à la Nation le 31 décembre 2012.
L’un des axes de la démocratisation de l’accès aux soins de santé s’articulera autour d’une bourse annuelle qui concernera, dans un premier temps, 50.000 foyers. « Dans sa phase pilote, la Bourse bénéficiera à 50.000 foyers, pour un montant annuel de 100.000 f Cfa par famille ; l’objectif étant d’atteindre 250.000 familles en 2016 », a annoncé le président de la République.
La bourse annuelle s’inscrit en droite ligne de la Couverture maladie universelle. Rappelons que ces deux initiatives visent le même objectif : la facilitation de l’accès aux soins à plus de Sénégalais. « La Couverture Maladie Universelle quant à elle, est un nouvel instrument de solidarité nationale devant permettre à chaque Sénégalais, quelle que soit sa condition, d’accéder à un minimum de soins », a rappelé le chef de la Magistrature suprême, Macky Sall. A l’évidence, ces mesures soulageront tous les ménages et surtout les personnes atteintes de maladies chroniques et particulièrement celles qui sont obligées de suivre le traitement pour le reste de leur vie. Rappelons que les dépenses pour les hospitalisations, les examens médicaux et même les évacuations sanitaires ont plongé plusieurs familles dans la misère. La preuve, et à titre d’exemple, plusieurs insuffisants rénaux ont vendu leurs biens les plus précieux pour assurer la couverture des frais de dialyse. Fort heureusement que depuis le 2 juillet 2012, le gouvernement issu de l’élection présidentielle du 25 mars 2012, a rendu gratuites les dialyses au grand bonheur des malades. Toutefois, il faut l’acquisition de plus de générateurs pour accompagner cette belle action de portée sociale.
Outre ces initiatives précitées, le gouvernement s’engage aussi à soutenir les personnes handicapées. Ces dernières pourront désormais bénéficier des prestations spécifiques dans les services publics sans bourse délier. « Il sera, en outre, délivré aux personnes vivant avec un handicap, une Carte d’égalité des chances donnant droit à des services spécifiques, dont la gratuité des soins dans les structures publiques », a souligné le président de la République.
Du reste, la problématique de l’accès aux soins de santé, l’équipement et le financement des établissements sanitaires, le déficit de ressources humaines, entre autres, seront passés à la loupe lors des concertations sur la santé qui auront lieu très prochainement.

Par Idrissa SANE

250 milliards de francs Cfa pour l’apurement de la dette intérieure

En parlant de la réduction progressive de la dette intérieure grâce à la mobilisation de 250 milliards de francs Cfa déjà en place, c’est surtout une politique soutenue pour les industries et les entreprises nationales et de redressement de l’économie nationale que le président Macky Sall a dévoilé dans son discours de nouvel an. En effet, avec une dette globale de 3.041 milliards de FCfa (la dette intérieure est estimée à 759 milliards et celle de l’extérieure à 2.282 milliards), le Sénégal reste en dessous de 70 % de son produit intérieur brut (Pib). L’apurement progressif de la dette intérieure atteste d’une volonté du chef de l’Etat et du gouvernement de s’attaquer résolument au redressement de la situation économique mais également de donner aux entreprises et industries locales une bouffée d’oxygène pour qu’elles puissent participer à la production de la croissance. C’est une suite logique des actions que l’Etat a déjà consacrées au monde agricole, à la réduction des prix des denrées de première nécessité et aux sinistrés des inondations.
La réduction de la dette constitue aussi une réponse positive aux doléances du secteur privé. C’est aussi une réponse positive aux parlementaires qui avaient, lors du vote de la Loi de finances 2013, exhorté le gouvernement sénégalais à se donner les moyens de réduire la dette intérieure et soutenir les industries locales. C’est cela qui fait partie des initiatives qui pourront permettre au Sénégal de se mettre sur la rampe du développement et de la croissance économique, en donnant au secteur privé les moyens de créer des emplois et de la valeur ajoutée.

Par Adama MBODJ

Les concertations sur l’Education, une sur-priorité

Des concertations nationales sur l’éducation afin de stabiliser le système éducatif sénégalais. Ce vœu des Sénégalais qui, depuis quelques années, réclament la refondation du système éducatif, est porté par le premier d’entre eux, le chef de l’Etat. Il ne peut pas en être autrement, lui qui a déployé d’énormes efforts avant d’accéder à la magistrature suprême pour convaincre les syndicats d’enseignants à lever ou suspendre leur mot d’ordre de grève et sauver l’école d’une deuxième année blanche de son histoire. « Il nous faut, dès le mois de janvier 2013, tenir les concertations pour stabiliser notre système éducatif et améliorer sa qualité dans tous ses aspects », indiqué le président de la République dans son message.
Ces concertations sont devenues une nécessité, tant le système éprouve des difficultés à bien fonctionner. Instabilité chronique du fait des grèves, pléthore de syndicats qui se livrent à des guerres de tranchées. Les conséquences sont, entre autres, un quantum horaire jamais atteint, une qualité insuffisante des enseignements-apprentissages… Les indicateurs parlent d’eux-mêmes : taux d’abandon et de redoublement important, taux d’achèvement qui ne dépasse guère les 60 %, faible compétences en lecture et en calcul dans l’élémentaire. Si l’on se réfère à l’étude de l’Institut national d’études et d’actions pour le développement de l’éducation (Ineade) menée dans 50 écoles et auprès de 700 élèves dans toutes les régions entre 2007 et 2009, la grande majorité des élèves de CE1 où l’on commence à apprendre les leçons en géographie, histoire et observation, ne sait pas lire. « En classe de CE1, 72 élèves sur 100 ne peuvent lire 50 mots d’un texte en une minute et 26 % des élèves n’ont pas pu lire un seul mot inventé, c’est-à-dire, un mot qui n’existe pas et formé juste pour vérifier sa capacité à pouvoir décoder », disait Momar Samb de l’Ineade.
En 2010, d’après l’Association sénégalaise des professeurs de français (Aspf), « 80 % des candidats au Bfem ont eu zéro en dictée et très peu ont réussi leur épreuve de dissertation ». Selon une étude du Saes, « seuls 15,5% des candidats décrochent le Bac au premier tour. Et une fois à l’université, seuls 10,3% d’entre eux obtiennent la maîtrise au bout de 4 ans. La proportion de titulaires de maîtrise par promotion de bacheliers n’atteindra 43,4% qu’au bout d’un séjour de 9 ans à l’université».
Outre ces challenges à relever, le système fait également fasse au défi de l’insertion de ses produits qui ont souvent des compétences qui ne répondent pas aux besoins du marché de l’emploi. L’offre de formation de l’enseignement technique et la formation professionnelle qui devrait remplir cette mission, reste très faible. Aussi l’on peut comprend pourquoi le chef de l’Etat voudrait accorder « une attention particulière à la promotion de la formation technique et professionnelle à tous les niveaux, pour répondre aux besoins du marché de l’emploi ».
C’est dire que ces concertations (sur l’Enseignement supérieur et la Recherche et sur l’Education nationale) sont une sur-priorité afin de doter le Sénégal de ressources bien formées pour mettre le pays sur les rampes du développement.

Par Daouda MANE

Le social tant attendu

Le social a eu une place de choix dans l’adresse du chef de l’Etat à la nation. Normal, me direz-vous, pour un président à la tête d’un pays sous développé. Les performances économiques brandies fréquemment pourraient laisser perplexes les couches moyennes ou défavorisées qui ne voient pas encore, concrètement, les fruits de la croissance. Même si c’est une évolution, l’Enquête de perception de la conjoncture par les ménages révèle que seulement 69 % des ménages dakarois assurent les trois repas quotidiens. Il est temps que les 31 % puissent assurer l’intégralité de leurs besoins alimentaires, c’est un minimum à assurer à tout Sénégalais.
C’est justement à ce niveau que le renoncement par l’Etat à 29 milliards de FCfa consécutif à la baisse des impôts à partir de ce mois de janvier, trouve son sens. En effet, moins d’impôts fortifie le pouvoir d’achat du salarié qui sera, en conséquence, porté à consommer plus et ainsi à stimuler le commerce. Ce qui aura un impact positif sur la production locale et pourrait créer des emplois.
La Bourse de sécurité familiale pour les plus démunis aura le mérite de leur redonner leur dignité emportée progressivement par la crise économique. De même, la couverture maladie universelle par une dotation budgétaire de 10 milliards de FCfa sera un parapluie pour les pauvres qui ne se sentiront plus comme les exclus d’un système médical de plus en plus onéreux.
D’autre part, en annonçant la création prochaine d’une Commission de régulation pour mettre fin à la spéculation sur le loyer, le président Macky Sall touche du doigt un point qui intéresse des millions de Sénégalais, surtout ceux qui vivent en milieu urbain. Selon l’ « étude monographique sur les services immobiliers du logement à Dakar » faite par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), 50,9 % des chefs de ménages dans la capitale sénégalaise sont des locataires et 42,4 % des propriétaires. Ces chiffres illustrent à merveille le déséquilibre existant entre l’offre et la demande de logement, le lit de toutes les spéculations dans le secteur. L’ancien régime avait promis de s’attaquer à ce problème sans jamais y parvenir, Macky Sall s’y met à son tour, suscitant l’espoir des locataires qui vivent avec la hantise de ne pas sortir du cycle infernal du loyer. Ils ne demandent qu’un assainissement du secteur qui engloutit, avec l’alimentation, plus de la moitié de leurs revenus.

Par Malick CISS

TRAVAIL, CIVISME ET DISCIPLINE : Appel à la mobilisation

Le Sénégal a entrepris une nouvelle ère, celle du changement depuis l’élection de Macky Sall, à la Magistrature suprême en mars 2012. Le chef de l’Etat entend bâtir un Sénégal nouveau après 52 ans de souveraineté internationale. Dans son discours de nouvel an, il est revenu sur les vertus que sont le travail, le civisme et la discipline.
Le président de la République a compris que ces trois éléments sont fondamentaux pour construire une Nation.
Et pour preuve, toutes les Nations qui ont réussi à inculquer ce comportement à leurs citoyens ont largement dépassé bon nombre de problèmes là où nos Etats sont à la traîne. On sait très bien, que nos pays ont beaucoup de lacunes qui sont essentiels pour réussir toutes entreprises dans la vie sociale et économique d’un pays.
C’est pourquoi, Macky Sall interpelle la conscience de chacun des citoyens pour que ce pays ait une marque de fabrique. Il est donc à l’état de mobiliser et de sensibiliser ses concitoyens. « J’ai pleinement confiance, dans nos capacités d’y parvenir, si nous restons mobilisés autour des vertus du travail, du civisme et de la discipline individuelle et collective », dira-t-il.
Ce sont trois valeurs symptomatiques pour tous les citoyens sénégalais. Et parfois tradition oblige, on préfère invoquer les rites pour expliquer les comportements. Des comportements souvent contraires aux valeurs des Etats modernes, dans lesquels, nous voulons y vivre dignes, avec tout ce que cela exige. Et le chef de l’Etat a bien compris qu’il faudra vaincre ceux-ci, pour espérer faire un bond en avant.
Ceci étant, les faits agissent sur les idées. C’est donc un travail de longue haleine qui attend tous les acteurs de la société sénégalaise pour des mutations profondes. Même s’il y a eu beaucoup de divergences sur les rôles et les droits respectifs de l’individu et de l’Etat dans l’organisation de la société.
D’où Macky Sall appelle à la mobilisation de tous les Sénégalais pour réussir l’œuvre commune, la fabrique d’une Nation en développement. Une mutation qui ne fait que commencer.

Par Cheikh M. COLY

Un autre Sénégal est possible !

Les Sénégalais, qui ont trop souffert des injustices et des inégalités, exigent une autre forme de gouvernance. Les bailleurs de fonds et les partenaires de notre pays parlent souvent de bonne gouvernance, mais il serait plus judicieux, à notre avis, de nous acheminer vers une… meilleure gouvernance. Elle peut être vertueuse, comme le veulent les nouvelles autorités qui dirigent ce pays depuis le 25 mars 2012, mais elle doit surtout être juste, efficace et efficiente.
Le chef de l’Etat, Macky Sall, l’a rappelée dans son premier discours de nouvel an : la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales doit être la charpente de la politique globale de l’Etat. Mais il ne faudrait pas que les nouvelles autorités s’arrêtent aux vœux pieux et aux déclarations de bonne intention. Les Sénégalais, répétons-le, ont trop souffert des injustices et des inégalités et n’ont pas du tout envie de revenir en arrière. Le formidable élan d’espoir intervenu le 19 mars 2000, après l’élection de Me Abdoulaye Wade, a été tellement brisé qu’ils ne peuvent plus accepter que les hommes et les femmes politiques (si prompts aux promesses en période de campagne électorale) brisent à nouveau leurs rêves et espoirs.
Un autre Sénégal est bien possible. Ensemble, nous pouvons bel et bien bâtir le Sénégal de nos rêves, comme l’a affirmé Macky Sall dans son discours de la Saint-Sylvestre. Mais pour cela, il ne faudrait pas que les mêmes pratiques népotistes, les sempiternelles injustices et impunités (qui ont jalonné notre histoire, ces 50 dernières années) se répètent. Les Sénégalais n’ont pas accompli leur « révolution du 23 juin », donné un lourd tribut de morts et de blessés durant la période pré-électorale de 2012 (et même bien avant, si l’on se réfère aux événements de février 1988) et réalisé une formidable deuxième alternance politique, pour que tout cela soit vain.
L’égalité des chances ne doit pas être un slogan creux et sans consistance. Elle doit se vivre quotidiennement dans l’espace public, au sein des administrations, à l’intérieur des écoles, des structures sanitaires, des moyens de transport… Le spectacle désolant qu’offrent nos hôpitaux, nos bus, nos écoles publiques, où s’entassent des malades démunis, des travailleurs sans espoir et des enfants dont les parents sont très souvent dépourvus de moyens, n’est pas digne d’une nation qui aspire à l’émergence. Et c’est en cela que la politique de soutien aux plus démunis et d’accès pour tous aux soins de santé trouve toute sa pertinence.
L’Etat doit jouer à fond la carte de la solidarité nationale et de la justice sociale afin que chaque Sénégalais, de quelque origine qu’il soit, né pauvre ou riche, handicapé ou valide, puisse avoir les mêmes chances dans la société. C’est cela qui doit sous-tendre ce contrat de confiance dont parle le chef de l’Etat dans son discours. Un contrat de confiance qui devra accoucher d’un autre Sénégal plus riche, plus performant, plus solidaire et, surtout, plus juste…

Par Modou Mamoune FAYE


Dialoguer pour résoudre le conflit en Casamance

La crise en Casamance fait partie des préoccupations du chef de l’Etat, lors de son discours de nouvel an. Macky Sall réaffirme son engagement au règlement pacifique du conflit dans cette région, en proie à une violence armée de trente ans.
Ainsi, lors de son adresse à la Nation, il insiste sur sa détermination à poursuivre le dialogue déjà entrepris avec les acteurs de ce conflit et les personnes susceptibles de l’aider dans ce sens. Ceci étant, le chef de l’Etat veut que cette partie sud du Sénégal retrouve la paix et la communion. Pour y parvenir, il faudra, selon lui, passer par le règlement pacifique et durable de la crise dans cette partie du Sénégal, considérée jadis comme son grenier. Trouver donc une solution définitive permettra de reprendre toutes les activités économiques interrompues. Pour cela, le président de la République a salué la libération des otages capturés par le chef du maquis, Salif Sadio, pendant près d’un an. Dans son message de nouvel an, il s’est réjoui de cette initiative qu’il qualifie d’un « geste de bonne volonté ».
Il fonde beaucoup d’espoirs sur la possibilité de voir le problème, au Sud du pays, connaître son épilogue et que cette province se lance dans le processus de développement économique. Macky Sall n’a pas manqué de féliciter « tous ceux qui ont facilité ce dénouement heureux », en l’occurrence le président gambien, Yaya Jammeh. C’est donc un premier succès dans ce qu’il convient d’appeler, l’ère Macky Sall, là où son prédécesseur n’a pas pu trouver une issue pour la liberté des huit captifs.

SOLEIL Par Cheikh M. COLY

Mercredi 2 Janvier 2013




1.Posté par SOULEYMANE le 04/01/2013 14:53
Merci monsieur le president de vos engagements que DIEU t'accorde tes voeux inch'ALLAH.

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