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Me Wade dégueule et le ravale près de 4 ans après

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Me Wade nous méprise, nous prend pour de grands enfants et nous en administre chaque fois la preuve en nous jouant du cinéma. Il en a été notamment ainsi à son retour d’un long mois de vacances plusieurs fois différé, le lundi 7 septembre 2009, vers treize heures trente.



Me Wade dégueule et le ravale près de 4 ans après
Ce retour, annoncé d’abord pour le jeudi 3, a été une première fois reporté au samedi 5. Ce dernier rendez-vous sera encore renvoyé au lundi 7, qui était cette fois le bon. Nous comprendrons pourquoi tout ce manège, quand nous l’avons entendu faire le compte rendu de ses vacances de « travail ».

Il tenait manifestement à faire coïncider son retour avec la signature d’un communiqué commun, entre le Sénégal et les Etats-Unis. Au terme de ce communiqué, comme par hasard parafé le même jour, le Millenium Challenge Account s’engage à faire don à notre pays, de 540 millions de dollars, soit l’équivalent de 270 milliards de francs Cfa.

Le comédien Wade présente ce don comme un trophée qu’il venait d’acquérir de haute lutte, parmi tant d’autres pays qui n’ont pas été éligibles. Me Wade nous trompe, du moins croit nous tromper, comme de coutume. Ce don est du rafraîchi. Nous aurions pu en bénéficier depuis trois ans au moins, à l’instar de pays comme le Mali, le Bénin, le Ghana, Madagascar, la République des Iles du Cap Vert, etc. Et le don serait alors de 500 milliards au lieu de 270.

Contre toute attente, et pour des raisons qu’il est seul à comprendre, avec peut-être son fils bien aimé, il crache sur ce don de 500 milliards qui étaient pratiquement prêts à nous être alloués. Il s’y était d’ailleurs pris d’une manière peu diplomatique, qui avait probablement dû offenser les autorités américaines.

En effet, de retour de New York, où il avait pris part à la 62e Session ordinaire des Nations Unies, il donna une conférence de presse, en présence de la presse nationale et internationale, du gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Conseil de la République pour les Affaires économiques et sociales (Craes), du corps diplomatique accrédité à Dakar. C’était le 1er octobre 2007, dans les salles de banquets de la présidence de la République. « Compte rendu de mon voyage aux-Unis », tel était l’intitulé de son texte de présentation. Me Wade, alors très en verve, martèle : « Pour l’histoire, je n’ai jamais cru à ce projet de plateforme de Diamniadio. Je ne l’ai jamais aimé. Je l’appelais serpent de mer. »

Pour lui donc, c’en était terminé de ce projet qu’il ne sentait pas. Mais, il surprendra encore plus et se comportera comme quelqu’un qui répugne à manger la viande de la gueule tapée, mais qui avale d’une gorgée la sauce qui a servi à préparer la viande. Le Wolof dirait : Duma lekk yàppu mbëtt, waande bañu ma ñeex ma ». Me Wade poursuit donc son show en ces termes : « Le Sénégal conserve l’argent qui était prévu pour Diamniadio, contrairement à ce que pas mal de gens ont dit ou voulu faire croire. Les Américains sont très lents dans la mise en œuvre de nos projets. C’est pourquoi, j’ai dit non ! Aussi bien pour Diamniadio que pour l’autoroute à péage. Les Américains ont dit qu’ils voulaient entrer dans le projet de l’autoroute. Je leur ai dit non ! On va le mettre dans d’autres projets. Nous avons soumis une centrale électrique et le cybervillage qui s’appelle maintenant Cybercity qui doit se faire sur le technopole. »

Voilà Me Wade : le serpent noir qu’il n’aimait pas et auquel il ne croyait pas est devenu tout d’un coup attrayant même, si entre temps, il avait été bien dégraissé. Il nous le présente aujourd’hui comme un don du ciel, réservé au peuple élu qu’est le Sénégal. Il nous raconte, comme d’habitude, des histoires. Les Américains sont restés les mêmes, lents s’il le faut dans la mise en œuvre des projets. Ils ne jettent pas par la fenêtre le dollar du contribuable de leur pays ; ils veillent plutôt sur son utilisation comme sur la prunelle de leurs yeux. Si Me Wade était tenté de l’oublier, le Directeur général du Millenium Challenge Account (Mca) Sénégal le lui rappelle.

Ainsi, dans une interview parue dans un quotidien de ce jour, il martèle : « Le suivi-évaluation est une composante essentielle de tout programme avec le Millenium Challenge Corporation (Mcc). Le programme du Sénégal intègre ainsi un dispositif de suivi des résultats avec des indicateurs et des repères pour mesurer les progrès aux échéances convenues et évaluer les performances des différents projets. » Voilà qui n’enchantera pas du tout Me Wade dont les études, le suivi et l’évaluation ne sont pas le point fort. N’est-ce pas lui qui déclarait avoir conseillé au Directeur général de l’Onudi, qu’il recevait en audience le 30 mai 2007, de ne plus faire d’études mais de passer à l’action, comme il le fait au Sénégal (sic) ? Oui, lui passe directement à l’action et voltige d’un projet à un autre, sans études préalables, sans suivi, sans évaluation, comme avec ses interminables programmes agricoles spéciaux (maïs, manioc, bisaab, sésame), le Plan Reva, la fameuse Goana, etc.

Les Américains sont donc restés eux-mêmes, intraitables. C’est plutôt Me Wade qui s’est ajusté et a dû accepter le choix des régions nord et sud pour la mise en œuvre du projet financé par le Mca. Il aurait sûrement, s’il avait l’initiative, consacré l’essentiel du don à Dakar et à ses environs, pour frapper l’imagination des étrangers (les Occidentaux surtout) qui séjournent un temps dans notre pays.

Il convient donc de relativiser tout ce tintamarre fait autour du don de 270 milliards du Mca. Avec ce don, il n’y a rien de nouveau sous les ponts, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Me Wade nous a fait perdre un temps précieux (presque quatre ans) et au moins cent (100), peut-être deux cents (200) milliards de francs Cfa.

On oublie aussi de le signaler : c’est suspect que Me Wade n’ait pas fait cas du livre d’Abdou Latif Coulibaly : Contes et mécomptes de l’Anoci. C’est trop facile de faire l’impasse sur les graves révélations qui y sont faites. Encore un signe d’irrespect pour ses compatriotes ! C’est surtout dommage qu’aucun des journalistes présents n’ait eu le courage de lui poser une question sur cette affaire, gravissime jusqu’à preuve du contraire !

Me Wade est d’ailleurs coutumier d’un tel comportement. On se rappelle que, le 21 décembre 2005, de retour d’un voyage privé, un journaliste lui a posé la question de savoir quelle suite il allait réserver au brûlot d’Abdou Latif Guèye, L’Affaire Me Sèye, un meurtre sur commande, qui le mettait gravement en cause, lui et ses proches.

Voilà ce qu’il répondit : « Je n’ai aucun commentaire à faire, les Sénégalais ont suivi toutes les péripéties de cette affaire jusqu’aujourd’hui. Monsieur Abdou Latif Coulibaly est un citoyen comme un autre, il a le droit d’avoir son opinion, il a écrit un livre dont il assume les responsabilités. Ceux qui veulent écrire peuvent le faire, mais moi, je n’ai aucun commentaire à faire, je veux seulement dire que je ne le mettrai pas en prison (sic), je ne le poursuivrai pas non plus, parce que véritablement, ça ne m’intéresse pas (cf L’AS du jeudi 22 décembre 2005, page 7) ».

Et voilà le tour joué ! Au grand dam des Sénégalaises et des Sénégalais, qui s’attendaient légitimement à une autre réponse ! Au contraire de sa meute de courtisans présents, qui s’étaient mis à applaudir à tout rompre, comme si le ridicule ne tuait point !

Après donc un long mois de vacances, au cours duquel nous étions quotidiennement confrontés aux délestages intempestifs et aux graves inondations, notre président bien aimé nous revient avec un film genre mickey, qui n’abuserait même pas des marmots. En tout cas, s’il croit nous avoir encore, comme d’habitude, roulés dans la farine, il se trompe. Cette fois vraiment, nous refusons de nous laisser facilement prendre.

MODY NIANG,
e-mail : modyniang@arc.sn
Source Sen24heures.com

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Samedi 12 Septembre 2009





1.Posté par amadou lamine faye corrige sévèrement mody niang le 12/09/2009 10:52
Le forumiste qui s’est véritablement fait un point d’honneur de répondre à Monsieur Mody Niang, dans le même ton et la forme que Mody Niang, s’est fait identifié sous le nom de Daouda. Mais avant de vous faire lire ce qu’il a écrit, je vai vous dire à mon humble avis qui est cet homme qui se cache derrière le nom de Daouda. Daouda c’est Amadou Lamine faye. Et je suis d’accord avec celui qui l’a affirmé dans le forum.

Voilà ce que Douda, pardon Amadou Lamine Faye, écrit à propos de Mody Niang avant de sortir ces fautes qu”il a commises pour les lui jeter sur la figure:

“Mody Niang est donc un revanchard doublé d’un opportuniste. Il est indéniable que Mody Niang aime parler en mal des gens qui défendent Maître Wade comme Lamine Faye et Iba Der Thiam. Il ne doit donc pas être gêné qu’on parle de lui non pas dans les mêmes termes orduriers que lui mais en scientifique. Il a livré au cours d’une longue interview dans le site de son Maître à penser, que je me refuse de faire la pub ici, tous les matériaux historiques structurant sa personnalité. Il offert ainsi, sans le savoir, tous les éléments permettant à n’importe quel psychologue de décrire son profil pathologique. Mody Niang par sa propension à occuper l’espace médiatique par des attaques ciblées contres des hommes célèbres par leurs productions intellectuelles et scientifiques, comme Abdoulaye Wade , Iba der Thiam et aujourd’hui Amadou lamine Faye, révèle une obsession morbide à opérer une revanche scolaire sur ses échecs passés dans la recherche infructueuse de diplômes académiques. Mody Niang a souffert de n’avoir jamais eu de diplômes dans sa petite enfance. N’ayant pas pu obtenir le Brevet d’Etude Secondaire (l’équivalent du Bfem) encore moins le baccalauréat, parce que s’il avait eu ces diplômes il serait prompte à le dire pour se valoriser comme il le fait à chaque occasion qu’il cite son titre d’inspecteur de l’enseignement élémentaire.

Mody Niang a cherché comme il le dit des raccourcis paradoxalement longs en essayant d’obtenir laborieusement des diplômes professionnels pour compenser ses échecs scolaires passés. Il a cherché à être dans les bonnes grâces des autorités du Parti socialistes pour accéder à l’Université de Dakar sans avoir le baccalauréat. C’est pourquoi il se sent redevable de ces gens de l’opposition qui lui ont facilité par des passerelles douteuses l’accès à l’Université. Ses talents de parcoeuristes aidant il a pu avoir la licence en géographie sans avoir acquis le minimum de connaissance scientifique lui permettant d’être capable de lire des ouvrages scientifiques comme ceux de Amadou lamine Faye. C’est pourquoi il s’est reconverti, au crépuscule de sa retraite professionnelle d’enseignant, dans le mercenariat politique voire dans la vente de services de tueur à gage politique. Le régime du parti socialiste savait promouvoir des opportunistes et des agents de renseignements sans diplômes comme Mody Niang à l’Université de Dakar. Passés à l’opposition les partis politiques issus de l’UPS :PS passent des commandes d’injures contre le régime de Wade et trouve chez des gens comme Mody Niang des mercenaires prêts à compenser leur faible pension de retraité. Nous reviendrons sur l’étude détaillée de son profil après avoir respecter notre promesse de publier aujourd’hui les innombrables fautes qui traversent de part en part tout son petit livre”.

Les fautes relevées dans le livre de Mody Niang
*…..[ p 22 Mody Niang a écrit : C’est pourquoi , il ne supporte difficilement qu’un seul Sénégalais ne partage pas] ce ne ne rend pas le sens.
* p.26 c [ MODY NIANG a écrit « à la vieille des élections ….. » [ c’est la veille
*[ p . 47 MODY NIANG a écrit « Il raconte n’import quoi……..] c’est n’importe
*ses fameux beaux vers d’Alfred de Vigny [ p.96 ]
• «[ p.8] Mody niang a écrit crier sous tous les toits ; on doit dire « crier sur tous les toits »

• p.44 Mody niang a écrit mettre sur un même pied d’égalité {on doit dire mettre sur le même pied / mettre sur un pied d’égalité ]

• p.48 en Sri lanka [ on doit dire au Sri lanka ]

• ] p.48 dans la frontière [ on doit dire à la frontière

• ] p.57 et 113 à la quatrième page [ il faut dire en quatrième couvert

• p.109 On peut donner des dizaines d’autres c’est redondant monsieur le professeur de lettre mody niang
• p.109 Il fait dater …..à 1959 on doit dire faire dater de ]
• p.109-- faisant dater …à 1993 mody niang répète lamême faute [ de ]
• ) p.115 il a omis le S Par endroit (s )
• Helmut Cohl [k]
• p.115 il écrit En tous les cas ( au lieu de en tout cas )
• p . 96 combien sont-ils les ministres qui ont été remerciés après seulement trois à six mois après leur nomination
• ] p 96 A ses fameux beaux vers d’Alfred de Vigny [ redondant

A- Majuscules , minuscules ( comme il y tient )

*quatre-vingts mecquois [M] p.37
* Ministre de la …[m]
* …des

3-Fautes relevées qui m’en …..

* « de ce qu’il avait rêvé » p.27
Correct : car
-rêver de ….
-rêver à…..
(verbe transitif même direct ) ou rêver quelque chose ( verbe transitif direct )
EXPLE : « rêver un autre monde pour changer le monde »
NB : Recensement pas exhaustif

PONCTUATION

Pas de virgule entre le sujet et le verbe ( sauf cas d’opposition )
-page 20
-page 22
-page 49
JUGEZ-EN VOUS –MEME. Cet instituteur devenu, par des raccourcis très longs, professeur de lettres ne sait pas relever des défis sur les fautes d’orthographe et la grammaire.

2.Posté par alimatou révèle la nullité de mody niang le 12/09/2009 10:53
Chers amis forumistes
J'ai finalement trouvé le livre que Mody Niang a écrit pour dénigrer Amadou Lamine Faye. Les innombrables fautes que le livre de Mody Niang contient dont Daouda nous a indiqué les page où elles se trouvent existent comme telles . Ce sont plusieurs dizaines de fautes d'orthographe. En plus c'est un tout petit livre dans son format. Si on enlève les citations innombrables qui exitent dans ce livre il ne contiendrait mêmepas 3000 mots. Après toutes les précautions prises par Mody Niang pour éviter d'écrire avec des fautes dans un livre dont l'objet est de signaler les fautes et lacunes en français d'une autre personne le qualificatif de nullité prétentieuse qu'il attribue devrait lui être retourné. Mody Niang a projeté ses propres tares et lacunes à quelqu'un qui n’a jamais cherché à fondé ses qualités d'intellectuel sur un complexe d'intéret pour la maîtrise du français. Amadou lamine Faye a fondé ses qualités d’intellectuel sur des idées et l’argumentation.


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3.Posté par mousse le 12/09/2009 11:55
ce qui me choque dans ce pays c est la population ne comprenne pas les jeux de ce bandit de wade...........comment il arrive a dribler le peuple....et se dernier l accepte........il est temps que le peuple se reveille pour mettre un terme aux derives......de nos gouvernants......qui on pilles le pays........la comminaute internaltionale a sanctionne le pays a cause de sa mauvaise politique que mene les bandits au pouvoir......tous ces centaines de milards qui sont rentres ......et que le peuple est toujours au seuil de la pauvrete extreme........ce qui ne devait pas etre......ruine par des gens qui ne cherche pas le bonheur de ce pays.........

4.Posté par observateur le 12/09/2009 13:41
mody niang est mercenaire doublé d'un opportuniste. Son analyse est nulle comme le sont toutes celles des petits bourgeois sénégalais atteint du virus du néocolonisé.Le sénégal est un pays de fous. Vous voulez la démocratie mais vous avez encore les réflexes d'africains. Dans un pays civilisé, si un président est élu personne on ne demande sa démission ni même le chasser du pouvoir. On le laisse terminer son mandat et on essayera de le battre dès les prochaines élections. Mais vous les sénégalais si vous n'êtes pas d'accord avec votre adversaire, au lieu d'attendre les prochaines élections, vous voulez tout de suite le chasser du pouvoir pour prendre sa place. Ce qui veut dire que le vote des sénégalais qui ont élu wade ne compte et que vous méprisez totalement les sénégalais d'en bas qui ont choisi wade comme président et que vous les considérez comme immature pour avoir une opinion éclairée. Voila la réalité des intellectuels sénégalais. Ils ont gardé le réflexe des colons français qui décidaient sans se soucier de l'avis des indigènes.

5.Posté par adoo le 12/09/2009 14:38
La première réaction est d'un ridicule: ce monsieur qui se sert de l'anonymat et de pseudonymes pour étaler ses écrits vaseux et nauséeux, se permet de jouer les donneurs de leçons d'orthographes et ne sait même pas écrire en bon français. Exemples pris au hasard: "que je me refuse de faire la pub" DONT au lieu de "que" ; "il serait prompte", le E bouffe le ça fera des vitamines pour ton cerveau anémié! Voila de quoi ce pays est malade: des médiocres ambitieux et serviles. M. Mody Niang a au moins le mérite de toujours choisir l'intérêt des sénégalais pendant que toi tu es en train de vendre ta mère pour être entendu, aboyant plus fort pour passer au guichet des récompenses pour bons toutous.

6.Posté par alimatou le 12/09/2009 16:13
Le revoilà mody niang la machine à insulter. le retraité à la recherche de marché de tueur à gage politique. Mody Niang n'est connu des sénégalais qu' à partir de l'année où il est parti à la retraite c'est à dire à partir de 2000. N'ayant plus de quoi vivre apres sa retraite, il est allé voir le président wade pour lui vendre ses talents de flingueur automatique. Wade l'a proprement renvoyé à cause de ses limites objectives d'enseignant creux qui cherche à faire carrière en politique. il fait pitié ce monsieur. il ne sait pas faire autre chose qu'insulter des hommes célébres pour être célébre.

7.Posté par le panafricaniste le 12/09/2009 16:28
alpha-2.info - (contribution ) Amadou Lamine Faye. " Abdou Latif Coulibaly : La persévérance sisyphienne dans la tentative de destruction des Wade."


Depuis l’arrivée de Maître Abdoulaye Wade au pouvoir, Abdou Latif Coulibaly s’est investi dans une activité de manipulation des perceptions des Sénégalais et de vendeur d’illusions pour combattre le régime issu de l’alternance.
Il le fait avec une témérité surprenante et une persévérance sisyphienne. Il se taille un costume de héros et se permet toutes les audaces dans ce pays où la liberté d’expression est constitutionnalisée par cet homme historique Wade qu’il pourfend.





Avec ce dernier livre intitulé Comptes et mécomptes de l’ANOCI Abdou Latif Coulibaly a encore renoué avec sa pratique habituelle qui l’amène à se cacher derrière le manteau du journaliste écrivain pour dissimuler un commerce honteux consistant à livrer, au bassin électoral du défunt régime UPS/PS, une marchandise d’injures et de discrédits du Président Abdoulaye Wade commandée par des affairistes et politiciens revanchards .

Abdou Latif Coulibaly qui n’a aucune formation élémentaire en génie civil s’est aventuré à faire des comparaisons de coûts entre des ouvrages de BTP. Il a comparé des travaux sans ouvrages d’art réalisés en rase campagne à Thiés à ceux comportant des ouvrages d’art produits par l’Anoci à Dakar, en plein milieu urbain. Il ne s’est pas rendu compte qu’il est tombé dans une innocence pédantesque qui fait rire sous cape. Latif Coulibaly est tombé dans une arrogance intellectuelle sans commune mesure.

Le plus grave est qu’il a mis en cause, dans ses dénonciations calomnieuses contre Karim Wade, la moralité d’honnêtes entrepreneurs sénégalais qui ont gagné les marchés de l’Anoci ainsi que leur crédibilité professionnelle. Il sait bien que le moment venu, son livre recevra les démentis techniques et scientifiques appropriés. On ne peut pas comparer des travaux qui n’ont pas été réalisés ni de la même manière, ni avec la même consistance. C’est pour parer à ces démentis et pour façonner l’opinion publique qu’il est devant tous les micros. Il fait plutôt penser à l’illuminé, Don Quichotte, qui prenait «des moulins à vent» pour des géants.

Ce dernier livre d’Abdou Latif Coulibaly, est la parfaite illustration de ce qu’est aujourd’hui le mercenariat de la presse politico affairiste sénégalaise qui contrôle la presse privée. Une bonne partie de cette presse est sous le contrôle d’hommes d’affaires qui, loin de vouloir faire des affaires à travers un véritable journalisme d’information, cherchent plutôt à détenir un moyen puissant de pression politique sur l’Etat pour obtenir facilement des avantages économiques et préserver ses intérêts dans l’obtention de marchés .

Qu’est ce qu’un organe presse comme le quotidien le Populaire peut apporter en terme d’affaire à l’entrepreneur Bara Tall qui selon Latif supporte dans son entreprise de Btp une masse salariale mensuelle de plus d’un milliard ?

Cette intrusion de l’affairisme dans la presse privée est devenue la porte d’entrée de l’ingérence des milieux politico financiers extérieurs qui veulent perpétuer le néo colonialisme et qui, dans le contexte de la nouvelle gouvernance mondiale, cherchent à déconstruire les leaderships panafricains, comme ils ont tenté de le faire à l’époque de Nkrumah et de Cheikh Anta Diop.
Ces affairistes savent que le régime issu de l’alternance décline une politique d’investissement massif dans des secteurs prioritaires stratégiques comme l’Education et les Infrastructures conformément à la théorie wadienne de l’effet de percussion dont l’application explique les performances économiques actuelles du Sénégal attestées par des institutions comme la banque mondiale et le FMI.


Dans le contexte de la nouvelle gouvernance mondiale marquée par des tentatives de faire de l’Afrique une nouvelle zone d’opportunité pour des puissances économiques en déclin face à la montée en puissance des Etats/continent comme la Chine, l’Inde et le Brésil, des mercenaires sénégalais tapis dans des partis politiques , dans des ONG et dans la presse se mettent au service de ces puissances en mal d’espace vital pour abattre au Sénégal Maître Abdoulaye Wade considéré comme leur ennemi commun .


Les méthodes de coup d’Etat ne sont plus armées dans les pays où la démocratie est avancée comme le Sénégal. La faiblesse de la démocratie dans un pays pauvre comme le Sénégal réside dans le fait qu’il est possible d’utiliser plus facilement la guerre cognitive pour défaire des dirigeants gênants comme Abdoulaye Wade. Les ennemis d’une Afrique qui a décidé de se prendre en mains et de choisir en toute liberté ses alliés se disent qu’il leur suffit pour exercer leur travail de sape de contrôler des ONG et le quatrième pouvoir qu’est la presse pour atteindre leur objectif. Ailleurs, on a cherché à liquider Lula au Brésil avec l’arme des scandales pour lui enlever le bénéfice politique des réformes qu’il avait introduites et qui ont fait la promotion des pauvres et des noirs dans ce pays démocratique. On a tenté de faire échouer l’investiture d’Obama par les mêmes méthodes en tentant d’entacher son investiture par le scandale qui a frappé le Sénateur de Chicago.

Avec les prétendues scandales que nous présentent des mercenaires comme Abdou Latif Coulibaly, des puissances extérieures peuvent espérer faire échec à l’alternative wadienne au régime socialiste qui a affaibli leurs anciens auxiliaires de la néo colonisation. Le nouvel axe de coopération qu’Abdoulaye Wade a ouvert avec les Arabes, les Chinois et les Indiens est vu d’un mauvais œil par ceux qui pilotaient de l’extérieur les politiques néocoloniales africaines sous le défunt régime socialiste. Les idées de Wade, ses propositions et ses réalisations en faveur de son pays et de l’Afrique font de lui le leader intellectuel et politique contemporain du panafricanisme qui assume l’héritage des pères fondateurs du projet de construction des Etas Unis d’Afrique.

On peut donc comprendre pourquoi il serait dangereux pour certains théoriciens du nouvel ordre mondial qui veulent exclure l’Afrique de sa gouvernance qu’on laisse un Abdoulaye Wade consolider son leadership panafricain avec la réussite de tous ses projets structurants qui sortent de terre. On veut arriver, avec des anti- patriotes qui tentent de jouer à l’excès la fibre patriotique comme Abdou Latif Coulibaly, à tout faire pour qu’Abdoulaye Wade ne soit pas l’exemple à suivre pour les dirigeants africains. Le syndrome de la liquidation de Nkrumah menace aujourd’hui son disciple Abdoulaye Wade à travers les attaques de mercenaires comme Abdou Latif Coulibaly.


Les positions panafricanistes de Wade et son influence dans les choix stratégiques des Etats africains hypothèquent sérieusement les projets d’asservissement de l’Afrique. En se portant à la tête d’une dénonciation des APE au sommet EU/Afrique tenu à Lisbonne et en proposant en lieu et place des APD, Maître Wade s’est mis au service des peuples africains. C’est pourquoi il battra comme Lula et Obama tous ses adversaires de l’intérieur comme de l’extérieur grâce au soutien du peuple sénégalais. Le peuple sénégalais sait qu’il a réuni ici à Dakar tous les pays africains non producteurs de pétrole pour attirer leur attention sur le risque d’effondrement des économies africaines si une solution n’est pas trouvée à la hausse incontrôlée du baril de pétrole et au partage juste de la rente pétrolière. Il sait qu’il a proposé comme solution la «wade formula».

Les peuples africains savent qu’Abdoulaye Wade a été ainsi à l’avant garde de toutes les batailles en faveur du développement économique de l’Afrique et pour son unité politique en vue de créer les conditions de la réalisation des Etats unis d’Afrique. Dans toutes ces actions qui accompagnent les combats du mouvement noir mondial, des supposés patriotes comme Abdou Latif Coulibaly sont totalement absents. Au plan local, on n’a pas vu ni entendu un Abdou Latif se prononcer sur l’utilité de la création de la Case des tout petits , de l’octroi de bourses ou d’aide à tous les étudiants au Sénégal , de la création de l’autoroute à péage et de l’Aéroport de Ndiass , du plan sésame, du plan Diakhaye , de la GOANA . La liste est longue. Personne ne verra Abdou Latif approuver une idée ou un projet de Wade, même s’il est retenu comme modèle par les institutions internationales.

Abdou Latif Coulibaly est frappé de cécité. Il ne voit que ce qu’il veut voir. Il est frappé de surdité partielle quand il n’écoute que ceux qu’il veut écouter. Il est frappé de partialité car il ne dit que ce que disent les ennemis de Wade. Abdou Latif Coulibaly s’est rendu compte que l’opposition actuelle n’arrivera pas à déstabiliser Wade. Il a alors décidé d’être l’opposition, toute l’opposition. Abdou Latif a décidé d’être l’intellectuel attitré de l’opposition et des ennemis de Wade et a réuni autour de lui un cercle d’intellectuels partisans, des tueurs à gage politique qui ont pour mission aujourd’hui de terroriser toutes les voix qui s’opposent à leurs positions.


alpha-2.info


Extrait du livre (à paraitre)

Les mercenaires de la nouvelle mission civilisatrice

8.Posté par karimien le 12/09/2009 23:21
Contes et mécomptes de l’ANOCI : Et si Latif contait ses mécomptes

Quand j’ai entendu l’annonce de la parution de « Contes et mécomptes de l’Anoci », ma première réaction fut de dire : enfin on va savoir. Mais au fur et à mesure des déclarations de Latif, notamment la réfection du Méridien à 26 milliards, la déception remplaça petit à petit l’euphorie car je trouvais de plus en plus légers les arguments de Latif. Cependant j’étais en face d’un dilemme : comment montrer mon désaccord d’avec Latif sans défendre Karim. Etant par principe contre toute dévolution monarchique du pouvoir, il m’apparut difficile d’écrire contre Latif.
Je me mis alors à lire le livre. Finalement c’est Latif qui va me pousser à réagir quand il écrit : « Sauf qu’on n’a jamais vu dans l’histoire un peuple mener spontanément un combat essentiel. Il a toujours eu besoin d’une élite qui le conduit, l’encadre sur ce chemin et l’amène éventuellement vers des victoires décisives » (page 17). Pour paraphraser Latif « nous prenons la parole pour participer à un débat nécessaire et utile pour l’avenir de ce pays. Sans aucune prétention. Et sans rancœur » (page 20).

1) Quand Latif se la raconte

J’ai d’abord écouté Latif dans le face à face censuré avec Pape Alé de 2STV où il affirme qu’il avait demandé à un de ses amis de vérifier aux USA s’il y’avait un appareil photo qui coûte 9 millions de FCFA. Verdict de son ami : l’appareil le plus cher aux USA, où se trouve d’après Latif le must des produits, coûte 4 millions de FCFA. Comme je n’ai pas d’ami aux USA qui connaît les prix de tous les appareils photo, j’ai fait plus simple : je suis allé sur le net. Verdict : j’ai trouvé des appareils photo qui coûtaient beaucoup plus chers (exemple : le Hasselblad H3DII-50 coûte 31 900 euros soit 21 millions de FCFA).
Il ne s’agit pas ici pour moi de justifier l’achat d’un appareil photo à 9 millions, ceux qui l’ont acheté se justifieront, mais il faut dire que certaines affirmations de Latif sont infondées. Le dire devient un devoir citoyen.

De la même manière Latif parle de 450 millions de FCFA dépensés en communication dans le golfe. Pour comparer il dit à Pape Alé Niang, qu’avec 100 millions l’ANOCI aurait pu louer un satellite. Cette déclaration est surprenante pour un spécialiste de la communication comme Latif. En effet qui suivrait des émissions diffusées par satellite sur un canal de l’ANOCI ? Pour communiquer on a besoin de support visible et comment mieux se faire voir dans le golfe si ce n’est par Al Jazeera ? Latif le confirme dans son livre en parlant de reportages sur Al Jazeera, mais si on connaît le coût de la minute sur les chaînes internationales, 450 millions en 4 ans ce n’est pas cher payé. Et je ne crois pas que Latif ignore cela.

On pourrait parler des autres dépenses de l’ANOCI mais je pense que les responsables de l’Agence le feront car c’est eux qui peuvent expliquer l’opportunité des dépenses de fonctionnement.

Je dois aussi parler de cette conversation entre Abdoulaye Diop et Karim Wade de la page 135, une conversation au téléphone. Comme Latif dit que sa source n’est pas Abdoulaye Diop, je me suis demandé comment la tierce personne qui a sourcé Latif a pu entendre Karim. Peut être que Diop avait mis son téléphone en mode haut parleur ?

2) Quand Latif contredit Latif

S’il y a un passage du livre qui a intéressé les sénégalais, c’est bien la réfection du Méridien Président. Il faut d’abord rendre justice aux responsables de l’ANOCI sur ce point : ils ne voulaient pas tenir leur sommet au Méridien Président symbole du régime socialiste. D’ailleurs ils avaient déjà lancé une manifestation d’intérêt pour la construction d’un centre de conférence (voir l’appel d’offres dans Jeune Afrique n° 2374 du 9 au 15 Juillet 2006). C’est le bailleur l’Arabie Saoudite qui le leur a imposé et qui a choisi son entreprise pour la réfection et à l’époque on se souvient des railleries de la presse et de l’opposition pour ce qui sonnait comme un constat d’échec et d’humiliation : tenir le sommet dans l’hôtel construit par les socialistes.
Mais sur cette réfection Latif se contredit. Il dit dans sa conférence de presse qu’on ne peut pas le convaincre que l’hôtel a été réfectionné à 26 milliards. Cependant dans son livre il dit la même chose et le contraire. Page 138 : « 26 milliards pour rénover un hotel, il y avait de quoi bâtir un réceptif cinq étoiles… ». Page 150 « Il a été prélevé de ce montant14, 210 milliards de FCFa pour rénover le Méridien Président… ».
Alors la question est simple : 26 ou 14,210 milliards ? Latif y répond page 150 « Le reliquat de cette somme 11,790 milliards de FCFA a été utilisé pour des travaux d’embellissement, de décoration et d’aménagement paysager concernant les ouvrages construits dans la ville… ».
C’est Latif aussi qui parle de 26 milliards tirés du budget du ministère de l’Urbanisme alors qu’il dit plus haut que ces 26 milliards correspondent au don de 26 milliards de l’Arabie Saoudite.

On retrouve aussi les contradictions de Latif quand il parle des artistes sénégalais écartés de la décoration du Méridien Président et pourtant c’est le même Latif qui nous apprend que les artistes sénégalais comme Solly Cissé ont gagné des marchés de décoration.
D’ailleurs Latif trouve qu’on a payé trop cher ces artistes. Il donne l’exemple de la décoration du giratoire de la mosquée de la divinité pour 53 millions. Il se demande ce qui a pu coûter une telle somme dans ce qu’il appelle « un amas de pierre » ? Il est clair qu’il sera difficile de convaincre mes oncles du Fouta que cet amas ait pu coûter 53 millions mais un intellectuel comme Latif, homme de ce monde, sait ce qu’est une œuvre d’art. Il sait aussi que le prix de l’œuvre d’art n’est pas seulement le coût du béton.
Mais notre grand Latif n’est pas à une contradiction prés, ni à une approximation prés.
Les dépenses de l’ANOCI sont estimées à 308 milliards à la page 156, ensuite 307 milliards à la page 212 et 205 milliards à la page 217.
Il est vrai qu’il inclut quand il veut le prix des terres mais depuis quand un promoteur hôtelier achète il ses terres au Sénégal pour construire un nouvel hôtel ? Et si on devait évaluer les terres allons nous les évaluer au prix du marché pour construire des maisons ou au prix du décret (4000 francs le m2) ?
C’est vrai aussi pour le cas du tronçon de l’autoroute à péage Malick Sy Patte d’oie construit par Bara Tall qui coûte 23 milliards à la page 183 puis 25 milliards à la page 196.
On peut aussi parler des hôtels construits grâce à l’ANOCI que Latif estime à trois à la page 133 : Radisson, Terrou bi et Sea Plaza alors qu’à la page 24 il avait parlé de deux hôtels : Terrou bi et Sea Plaza. Peut être qu’il ne se rend pas compte que Sea Plaza et Radisson c’est le même hôtel.
C’est le cas aussi quand Latif parle de 3 chantiers sur 9. En réalité sur les neuf chantiers il n’y a que deux qui ne sont pas en voie de réalisation : c’est le prolongement des deux voies de liberté 6 vers yoff et les routes du centre ville. La route de Ouakam a été attribuée au groupement CSE/SINCO tandis que les routes de l’aéroport, du virage, de la corniche des Almadies et hôtel océan sont attribuées à Eiffage et la bretelle Lamine Gueye place du tirailleur a été commencée par Eiffage, les travaux ont été arrêtés à cause de la dette intérieure.
Et l’ANOCI annonce même un projet routier qui n’était pas retenu et qui a trouvé un financement du fonds d’Abu Dhabi : c’est la route nationale 1 de la place du millénaire en passant par Cyrnos, la route de Rufisque, contournement de Rufisque et doublement de la voie Diamniadio Diass pour 105 milliards. Cela réglerait beaucoup de problèmes aux sénégalais s’ils le réalisent.

Latif est aussi dans ses contradictions quand il justifie les dépenses de 60 millions de Pathé Ndiaye à l’époque directeur du Port. Il dit que la villa rénovée à 60 millions a été valorisée à 200 millions comme si le Port était une société immobilière. Dans le même temps il dénonce le budget de fonctionnement de l’ANOCI. Si on suit son raisonnement, ne peut on pas rétorquer que les 18 milliards de budget de fonctionnement de l’ANOCI sont « valorisés » par les 432 milliards mobilisés (ou 172 milliards selon Latif) ?

3) Aliou Sow vs Bara Tall

Latif parle aussi des surfacturations probables sur les travaux routiers. Comme CDE appartient à des libanais, Eiffage à des français je me suis intéressé au marché qui concernait un sénégalais bon teint comme Bara Tall : le marché de la VDN gagné par Alioune Sow de CSE. C’est Latif qui parle de Alioune Sow à la page 81 en le décrivant comme étant rigoureux et droit.
Alioune Sow et Bara Tall ont eu des trajectoires parallèles à partir de la fin des années 90.
Vers la fin des années 90 c’est CSE de Alioune Sow qui gagne les marchés et JLS de Bara Tall (encore simple dirigeant) qui va vers la faillite. Puis Bara Tall aide les socialistes à battre Idrissa Seck à Thiés et c’est JLS qui revit. L’alternance survient, Bara Tall devient ami à Idrissa Seck et Karim Wade, il peut racheter JLS, gagner les marchés publics et commencer son ascension. Dans le même temps, on a raconté (qui était le mouchard ?) à Wade qu’Alioune Sow était le bailleur du PS (page 81) et CSE ne gagne plus de marchés publics. Alioune Sow se replie dans la sous région où il fait aujourd’hui 60 % de son chiffre d’affaires. Quand les problèmes Wade, Idy et Bara Tall surviennent c’est le retour en grâce de Alioune Sow et CSE recommence à gagner les marchés et le début de la fin pour Bara Tall qui tente alors d’aller vers la sous région mais apparemment ce n’est pas une réussite . Dans la sous région il n’est pas compétitif comme CSE car il avoue faire maintenant 0 franc de chiffre d’affaires.
Cette comparaison est importante car Latif compare le marché de la VDN avec les chantiers de Thiés. Cependant Latif fait de mauvais calculs pour trouver le coût du km de route sur la VDN : il agrége tout, la route, les ponts, l’aménagement paysager, les passerelles, les trottoirs, l’assainissement dans ses calculs. Or sur la VDN d’après Latif (page 100 et 101) la voirie a coûté 8,126 milliards et les ouvrages d’art (échangeurs) 11,8 milliards. Si on veut comparer avec les chantiers de Thiés on ne tient compte que de la voirie car à Thiés je n’ai pas vu d’échangeur. Comme la VDN fait 7 kms et la route étant en 2 fois trois voies on se retrouve avec 14 kms de route. Si on divise 8,126 milliards par 14 on obtient 580,430 millions le km de route. Si on tient compte du fait que cette route est en 3 voies dont un tiers plus large que la normale on multiplie par le coefficient 2/3 pour avoir le coût du km s’il était comme à Thiés en 2 voies et surprise on se retrouve avec : 388, 888 millions le km de route soit presque le même prix que l’estimation des enquêteurs de l’IGE qui avait estimé qu’à Thiés le km de route devait coûter 383 millions. On est bien loin des 4,5 milliards le km de route qu’annonce Latif dans son livre.
En réalité si Latif voulait faire une comparaison sérieuse il devait comparer le chantier de la VDN avec le premier tronçon Malick Sy -Patte d’oie de l’autoroute à péage construit par Bara Talla en groupement avec les chinois de Henan Chine. Les deux chantiers ont à peu prés les mêmes caractéristiques : 7 kms, trois échangeurs et deux fois trois voies. L’autoroute a été attribuée à Bara Tall à 23 ou 25 milliards (d’après LAtif) et la VDN a d’abord été attribuée à 19 milliards avant que des avenants ne portent l’enveloppe globale à 27 milliards y compris 2 milliards pour l’aménagement paysager. Si on enlève les deux milliards de l’aménagement paysager on tombe sur presque le même chiffre que les travaux de Bara Tall sur l’Autoroute. Si donc Alioune Sow a surfacturé sur la VDN que devons nous en déduire pour le « Très Grand Patriote Bara Tall » ?

4) OCI 1991 vs OCI 2008

Latif parle du sommet de l’OCI de 1991 comme d’un sommet ayant connu un succès éclatant à la page 59 : « le sommet de 1991 fut un éclatant succès organisationnel et diplomatique. Il le fut à tout point de vue ». Pourtant c’est le même Latif qui parle à la page 61 de la colère du Président Abdou Diouf s’adressant à un journaliste du quotidien Le Monde : « Je considère pour ma part que les arabes n’ont que du mépris culturel pour nous autres africains ». Qu’est ce qui a pu motiver une si terrible colère du posé Abdou Diouf pour faire une déclaration pareille ? Le succès diplomatique éclatant du sommet de 1991 ?
Et Latif parle de bilan du sommet de 1991. Il le sait : il n’y a jamais eu de bilan et ce n’est pas une interview accordée à deux journalistes privés qui ne connaissent rien des chiffres du sommet ou le vote les yeux fermés d’une loi de règlement 7 ans plus tard dans un assemblée dominée par le PS qui va tenir de bilan. Pourquoi une interview avec Latif et Kassé et une loi de règlement votée les yeux fermés par des députés pourraient être considérés comme un bilan et un débat Karim – Tanor et un passage de l’ANOCI devant le parlement non ?
Pouvons nous attendre 2015 alors pour voter une loi de règlement où se perdraient les chiffres de l’ANOCI ? Karim peut il appeler Pape Alé et Omar Gningue pour faire son bilan et ainsi se passer d’un audit externe indépendant comme le réclame les sénégalais ? Les socialistes avaient ils fait un audit interne et un audit externe en 1991 ? Pourquoi ceux qui ont voté les lois de règlement de 1991 à 1998 n’ont pas vu qu’il y avait des licences de pêches frauduleuses à l’époque ? Et pourtant ils ont donné un quitus à la gestion socialiste de la période.


5) Un agenda politique

Le 22 Mars 2009 les sénégalais ont réglé le probléme de l’agenda politique. Ils ont dit à Karim qu’il peut briguer le poste qu’il veut mais que son statut, ses moyens et l’aide de son père ne lui seront d’aucune utilité. Comme le disait Idrissa Seck en 2000, à l’aube de l’alternance quand il a été invité par Daouda Ndiaye, à l’émission « en toute liberté », il disait donc que lorsque viendra l’heure de la succession de Wade, l’apport et le jugement de Wade seront marginaux. Ce qui fera la différence ce sont ses attributs propres et ce qu’il aura montré aux sénégalais. Cela est valable aussi pour Karim Wade et le 22 Mars 2009 les sénégalais ont donné raison à Idy.
Si Karim Wade veut devenir président de la république il devra le prouver aux sénégalais en montrant les qualités que nous recherchons et les électeurs sénégalais n’ont pas d’états d’âme.
En fait je n’y peux rien mais en suivant Latif dans ses déclarations et son comportement, dans les justifications qu’il donne de son combat je ne peux m’empêcher de penser à une chose : Latif a un agenda politique qu’il déroule et qu’il est beaucoup plus ambitieux qu’il n’en donne l’air. Ai-je raison ? L’avenir nous le dira.

Il faut remercier Latif de nous avoir fourni les chiffres de l’ANOCI mais le problème de l’ANOCI se situe à deux niveaux : comme l’a dit la jurisprudence de l’arrêt de la haute cour de justice dans l’affaire des chantiers de Thiés, s’il y a eu surfacturations il faut d’abord le prouver et elles bénéficieraient d’abord aux entreprises qui sont les auteurs et il faudrait ensuite prouver que ces entreprises ont versé une partie des produits de cette surfacturation aux responsables de l’ANOCI. De ce point de vue accuser l’ANOCI c’est d’abord accuser d’illustres fils du Sénégal comme Alioune Sow, employeur de milliers de sénégalais.
Ensuite il y a l’opportunité des dépenses effectuées et là ce sera aux responsables de l’ANOCI de nous dire pourquoi ils ont acheté une lampe à 9 millions au lieu d’un néon à 1000 francs, un appareil photo à 9 millions au lieu d’un appareil à 250 000 francs, etc…Ils devront se justifier et personne ne pourra le faire à leur place.


Pour ma part j’ai essayé par cette contribution, qui j’espère sera publiée, de donner mon point de vue sur le débat ANOCI, j’ai soulevé quelques points car tout ce qu’il y a à dire ne peut pas tenir dans une contribution. Je pense que ceux qui se disent intellectuels et ceux qui sont des leaders d’opinion n’ont pas le droit de biaiser le débat (réfection méridien à 26 ou 14 milliards ? appareil photo le plus cher du monde à 4 millions d’après un ami qui est aux USA ?). Dans 30 mois le peuple sénégalais doit choisir son prochain dirigeant qui va préparer le Sénégal vers les défis futurs extrêmement importants (raréfaction du pétrole, changements climatiques, crises alimentaires,…). Nous ne devons pas nous tromper et c’est pourquoi aucun intellectuel ne doit se taire quand il sait. Le débat doit être contradictoire pour éviter la pensée unique et donner au citoyen lamda les moyens de faire le bon choix. Si nous biaisons le débat, nous le regretterons et les 12 années de Wade risquent d’être oubliées car ce qui nous attend ne sera pas une sinécure.

Mamadou Sall
Consultant
msall861104@yahoo.fr


9.Posté par TIMPI TAMPA le 13/09/2009 00:36
Mais pourkoi Karim n'écrit pour repondre à Latifff!!!Pffff vs n'etes k des nullards. Et surtout n'oubliez pas d'annexer des documents officiels de l'ANOCI comme latif l'a fait sinon vos arguments n'auront aicun sens.

Moi je crois de ce je crois.

Votre torchon n'aura aucun sens.


Vous perdez votre temps

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