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Me WADE INAUGURE LA CENTRALE ÉLÉCTRIQUE DE KOUNOUNE : “LA POLITIQUE ÉNERGETIQUE DOIT ÊTRE RÉORIENTÉE”

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Dans un monde caractérisé de plus en plus par le diktat de la loi du baril du pétrole, rendant vulnérable la production énergétique des pays non producteurs comme le Sénégal, la solution réside dans d’autres sources d’énergie. C’est pourquoi le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, a engagé le gouvernement du Sénégal dans une nouvelle réorientation de la politique énergétique nationale basée sur une diversification des sources de productions en misant sur les énergies renouvelables et le charbon. Un vœu du chef de l’Etat exprimé en marge de l’inauguration de la nouvelle centrale électrique de Kounoune.



Me WADE INAUGURE LA CENTRALE ÉLÉCTRIQUE DE KOUNOUNE : “LA POLITIQUE ÉNERGETIQUE DOIT ÊTRE RÉORIENTÉE”
Une réorientation de la politique énergétique nationale du Sénégal est en train de s’opérer. Elle a été indiquée par le chef de l’Etat lors de l’inauguration de la centrale électrique de Kounoune et sera caractérisée par une « diversification des sources de production », notamment avec le charbon et les ressources primaires. Dans cette nouvelle politique, les énergies renouvelables vont prendre une place de choix avec l’éolien et l’hydraulique. Avec cette nouvelle vision, le président de la République espère d’abord rendre « moins vulnérable » l’économie sénégalaise qui, à l’image d’autres pays non producteurs, subit la loi du pétrole. Cela va également permettre, de l’avis du chef de l’Etat, d’éviter les subventions excessives faites depuis cinq années par le gouvernement du Sénégal. « 200 milliards ont été donnés à la Senelec et à la Société africaine de Raffinage (Sar) pour permettre aux Sénégalais de pouvoir acheter le gaz butane à un coût moyen », a révélé le chef de l’Etat.

Tout en saluant la « coopération harmonieuse » entre l’Etat et les bailleurs qui a permis la construction de la centrale de Kounoune (située dans la communauté rurale de Sangalkam) d’une puissance de 67,5 Mw, le chef de l’Etat a affirmé que le véritable développement n’est pas dans le public. « Mais, c’est celui de créer des conditions d’incitation du secteur privé », a précisé Me Wade. C’est la raison pour laquelle il a invité les Sénégalais à investir dans le secteur de l’énergie. Un secteur qui, en sept ans, aura connu une capacité de production de 160 Mw, soit un coût de 80 milliards FCfa. Si le Sénégal est arrivé à un tel résultat, c’est parce que, selon Me Wade, « le gouvernement a décidé de rompre avec le passé ». Une raison suffisante pour le chef de l’Etat d’inviter les investisseurs privés à participer à l’effort de développement du Sénégal. « Le pays, a-t-il déclaré, réunit toutes les conditions de sécurité et de garantie pour l’investissement ».

La plus grande centrale depuis les indépendances

Considérée comme un des plus grands projets du pays par le chef de l’Etat, la centrale de Kounoune est aussi la plus puissante jamais réalisée au Sénégal depuis les indépendances. D’un coût estimé à 42 milliards FCfa, cette centrale est le fruit d’un partenariat public-privé, conçu suivant le modèle Boo (Build, own, operate : construire, posséder, exploiter). Elle est financée à 70 % par la Société financière internationale (Sfi), la Bmce et la Société de promotion et de participation pour la coopération économique (Proparco), entre autres. Les 30 % restants sont réalisés sur fonds propres par Kounoune Power, la société exploitante. 90% de la production de la centrale est réservée à la Senelec avec 532 Gwh par an. C’est ainsi que pour Latsoukabé Fall, directeur de la Senelec, Kounoune « contribuera au renforcement de la capacité de production de la Senelec et permettra d’améliorer de façon notable la qualité du service de l’électricité ». Concrètement, la centrale de Kounoune va assurer 20 à 25% de la demande en électricité de la Senelec en 2008.

Cette infrastructure vient ainsi après d’autres réalisations faites par la Senelec dans le but de résorber son déficit de production. Ce qui s’est traduit par l’extension, en 2003, de la centrale C4 du Cap des Biches d’une puissance de 30 Mw et de la mise en service de la centrale diesel de 66 Mw de Bel Air en septembre 2006.

D’autres centrales comme celle de Tobène (Thiès) et Boutoute sont, selon le directeur de la Senelec, sont en construction ou en extension. Une centrale de charbon est en cours de réalisation dans le but de « produire pendant de nombreuses années avec des coûts de productions moins élevés », a estimé le directeur de la Senelec, soulignant que tout ne peut se faire en un seul jour.

Cependant, cette nouvelle centrale de Kounoune, aux yeux du chef de l’Etat, n’est qu’une étape dans « la mise en œuvre d’un ambitieux programme d’infrastructures de base ».

Source: Le Soleil

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Mercredi 23 Janvier 2008

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