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Me WADE INAUGURE 100 MILLIARDS D’ÉQUIPEMENTS A LA SOCOCIM

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Me WADE INAUGURE 100 MILLIARDS D’ÉQUIPEMENTS A LA SOCOCIM
Le président Wade s’est félicité hier en visitant les nouveaux équipements de la Sococim des investissements importants d’une valeur de 100 milliards faits par le groupe Vicat dans la première cimenterie sénégalaise. Cela montre indiqué le chef de l’Etat que le Sénégal est un pays stable qui attire les investisseurs. Il a par ailleurs profité de cette visite pour annoncer la baisse de presque tous les prix des denrées de première nécessité. Ceci pour lui est un premier pas, en attendant que le Sénégal se libère de la tyrannie du pétrole grâce aux biocarburants.

En visite hier à la Sococim, le président Abdoulaye Wade a donné l’exemple de la cimenterie de Rufisque aux autres industries du pays et de la sous-région. Et selon le président, si des industriels acceptent d’investir autant au Sénégal, c’est parce que le pays est stable et tranquille pour garder des deniers.

La Sococim, une industrie qui donne l’exemple aux autres entreprises nationales et de la sous-région. C’est le point de vue exprimé hier par le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade en inaugurant les nouveaux équipements de Sococim-Industries. Ces nouvelles installations comprenant entre autres une centrale de 24 mw, des filtres à manches et un nouveau broyeur ont été visitées par Me Wade en compagnie de Jacques Merceron-Vicat, le président du groupe Vicat.

D’une valeur de 100 milliards de francs Cfa, ces investissements prennent aussi compte de l’environnement avec l’implantation de jatropha (tabanani) dans les carrières de Bargny, situés près de la cimenterie. Ce qui a permis au chef de l’Etat de rappeler aux autorités de la Sococim d’avoir respecté leurs engagements depuis que le groupe Vicat a repris la cimenterie en 2000. Aussi pour le président, si M. Merceron-Vicat, grand industriel français a accepté d’investir au Sénégal, c’est parce qu’il fait confiance à la politique menée au Sénégal. « C’est aussi parce que le Sénégal est un pays stable, un pays de paix où on peut déposer ses deniers en toute tranquillité », a indiqué le président Wade. Avec les efforts faits au plan énergétique (centrale électrique pouvant fonctionner avec les biocarburants) et environnemental par la Soccocim, le président considère cette approche industrielle en « harmonie avec des exigences et responsabilités sociales d’une entreprise moderne ». En participant ainsi à la réduction de la consommation énergétique et des émissions des gaz à effets de serre, la Sococim a également mis fin aux « nuisances » qu’elle occasionnait aux populations de Rufisque et de Bargny. Et le président de décerner ce satisfecit aux autorités de la cimenterie : « Vous venez de faire la démonstration qu’une usine, même de ciment, peut être belle et propre. »

Pour Mme Aïssatou Niang Ndiaye, présidente du Conseil d’administration de la Sococim, l’entreprise aspire à aller au-delà et être une « entreprise citoyenne » en prenant d’abord une part active et à grande échelle à la création de richesse nationale en contribuant à 2,4% au Pib du Sénégal. Ce projet d’entreprise citoyenne s’articule aussi par une meilleure intégration du groupe dans son environnement immédiat. Pour ce faire, les autorités de l’usine entendent faire de leur filiale locale un partenaire privilégié des populations directement concernées par l’outil de travail.

Toujours en prenant l’exemple de la Sococim, le président de la République a donné les contours du nouveau visage du Sénégal. Ce Sénégal, selon Me Wade devra être, à la fois « un pays prospère et sain » où l’homme aura une qualité de vie meilleure et où la nature aura toutes les chances de régénérer pour que la vie se perpétue.

Source: Le Soleil

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Samedi 15 Décembre 2007





1.Posté par Etienne le 01/06/2008 19:23
CHEIKH et ETIENNE | Sans titre



Bonjour à tous,

Je vous invite à lire l’excellent article des pages 67 à 75 ( BEM / Revue militaire officielle)

http://www.cedoc.defense.gouv.fr/IMG/pdf/BEM_39_web_1_.pdf

Savez-vous quelle est la société évoquée page 71 ? C’est très facile ...

On comprend mieux pourquoi le cous de bourse a plongé en France de 45% depuis un an. Et cela va continuer...

Cheikh et Etienne

2.Posté par Sébastien le 02/06/2008 17:16
La Société des Ciments Vicat est une société cimentière française, fondée par Joseph Vicat, fils de Louis Vicat, en 1853 à Vif (près de Grenoble, Isère). Cotée en Bourse, la société Vicat est actuellement contrôlée à 52,70% par la famille Merceron-Vicat (mot "famille" pris dans un sens très large, avec les clans alliés).

Jusqu'en mars 2008, la société Vicat fut dirigée, d'une main de fer et en solo, par Jacques Merceron-Vicat, PDG ( 70 ans ). Ce dernier, diplômé de l'ESTP (Ecole Supérieure des Travaux Publics) est toujours marié à Edwige, qui lui a donné trois enfants : Sophie, Louis (niveau bac + diplôme de l'Ecole des Cadres + certificat avec mention de stage de cohésion à l'EM Lyon), enfin Elvire (décédée à la suite d'un cruel acte de désespoir commis avec son fiancé).

L'activité de Vicat s'est rapidement développée ; la société est aujourd'hui présente en France (numéro 3 du marché derrière Lafarge et Ciments français/Italcementi, en Suisse (numéro deux du marché), aux États-Unis, en Turquie, en Italie, en Égypte, au Sénégal, au Mali et au Kazakhstan (très virtuellement).

Depuis mars 2008, c'est le gendre de Jacques Merceron-Vicat (sexagénaire vieillissant), Guy Sidos (marié à Sophie), proche à la fois des milieux d'extrême droite (Front national ), de la Françafrique et, par frère interposé, de l'ancien mercenaire Bob Denard, qui tient, laborieusement mais sans état d'âme, les rênes de la société Vicat (sous l'oeil vigilant de Jacques Merceron-Vicat). Officiellement, le groupe Vicat a fabriqué, en 2007 14 M de tonnes de ciment ( en fait, 9 millions d'après les contrôleurs de gestion internes).

Guy Sidos (45 ans) est ingénieur de l'École navale (promotion 1982). Après avoir commandé successivement le bâtiment-école Guépard (1988-89) et, en cale sèche puis en essai à la mer dans la rade de Toulon, le sous-marin Perle (1999-2000), Guy Sidos échoua nettement au concours d'entrée du CID (Collège Interarmées de Défense), ex-Ecole de Guerre. C'est à la suite de ce fâcheux contretemps (2001) que son beau-père Jacques Merceron-Vicat, à cours de successeur familial direct crédible, lui "proposa" de rejoindre la société Vicat pour en prendre peu à peu la direction (après une période d'apprentissage aux Etats-Unis).

En février 2007, le groupe allemand, Heidelberger Cement (détenteur à l'époque de 35,03 % du capital de Vicat et, semble-t-il, inquiet sur les capacités managériales de la toute nouvelle équipe de direction) annonça son désir de se retirer du capital de Vicat, et donc de mettre en vente sa participation financière. Ceci fut fait à des conditions très avantageuses pour le groupe Heidelberger Cement...

La société Vicat est aujourd'hui présente en France (numéro 3 du marché derrière Lafarge et Ciments français), en Suisse (numéro 2 du marché derrière Holcim), aux Etats-Unis, en Turquie, en Italie, en Égypte, au Sénégal (numéro 1 du marché, très contesté) et, depuis peu, au Mali (numéro 1 incontesté). Ses activités principales sont le ciment, le granulat et le béton frais, livré en camion-toupie. En 2007, pour peaufiner une image de marque quelque peu écornée par de multiples affaires, le groupe Vicat décida d'annoncer, un peu dans la précipitation, la construction d'une hypothétique cimenterie au Kazakhstan : ceci n'empécha pas le cours de Bourse de Vicat de plonger de plus de 50% en un an.

En 2007 le chiffre d'affaires consolidé de la société Vicat dépassa les 2 milliards d'euros. Les ratios de rentabilité furent somptueux… Les effectifs, en diminution croissante, avoisinaient les 6.700 personnes.

La société est réputée pour sa gestion rigoureuse, à la fois discrète et «hyper-pragmatique » : la recherche du résultat financier, coûte que coûte, car il est créateur de valeur, est systématiquement privilégiée sur toute autre considération … éthique notamment.

À plusieurs reprises, l’« hyper-pragmatisme » de Vicat fut dénoncé par la presse voire par certains hommes politiques, et, le cas échéant, sanctionné par la justice française ou étrangère : menaces, chantage et intimidations ; dégradation périlleuse de la qualité des produits pour sans cesse abaisser les prix de revient (France / Vallée de la Maurienne) ; baisse brutale et drastique des effectfs dans des pays sans réel système d'assurance chômage (Sénégal, Turquie) ; ententes et création de cartels camouflés avec les concurrents sur les prix et les volumes (Corse / Lafarge) ; corruption de fonctionnaires (Sénégal) ; redressement comptable suite irrégularités et évasion fiscale (Sénégal) vers paradis fiscaux ; introduction, port et usage à la fois d'armes de poing et d'armes à feu ainsi que trafic d'armes interdites (Sénégal / mitrailleuse 12,7 mm avec munitions ...) ; recours à des "Blousons noirs" facilitateurs, dénoncé par Viviane Wade, femme du Président de la République, en personne (Sénégal)...

Tout au long de sa vie professionnelle, Jacques Merceron-Vicat a, dans le monde, licencié 1.800 personnes et plongé dans le désarroi ou la détresse quelques 5.400 personnes, principalement en Turquie et au Sénégal. Nul doute que son départ, salué par toute la presse, devrait ouvrir des perspectives humanistes et sociales à son successeur Guy Sidos.


3.Posté par Anne-Marie le 07/06/2008 11:05
Tout Vicat sait que Jacques Merceron-Vicat, après avoir tenté de renverser (sans succès) A. Wade par la force (2001-2002), a décidé, dès 2003, de l'amadouer et de l'instrumentaliser (avec succès) par la séduction. Son point d'entrée au gouvernement sénégalais est Madické Niang, ancien ministre de l'énergie et des mines, aujourd'hui ministre de la justice. En 2006, Madické Niang a reçu de la part de Jacques Merceron-Vicat un chèque de 2,5 millions d'euros en "remerciement" de la signature d'une convention minière scandaleusement favorable (sur un plan fiscal) à la Sococim et très défavorable au peuple sénégalais. Madické Niang est avec Karim Wade "l'homme des petits miracles" pour la Sococim.
La future fondation Sococim n'est que de la poudre aux yeux jetée avec mépris dans les pieds du peuple sénégalais...
La famille Wade et ses amis peuvent remercier Jacques Merceron-Vicat, un homme vraiment très généreux.

Question : Qui défend l'intérêt général au Sénégal ?

4.Posté par Alain le 07/06/2008 20:43

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Deux dirigeants français plaident coupable aux Etats-Unis
LE PARISIEN

Marchés truqués . LES DEUX CADRES français du groupe industriel Trelleborg, employés sur le site de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et arrêtés par le FBI, ont décidé de plaider coupable aux Etats-Unis dans l'affaire qui les oppose à la justice américaine. Christian Caleca, DG de Trelleborg France et Jacques Cognard, avaient organisé avec leurs concurrents planétaires un cartel mondial dans leur secteur d'activité pour augmenter les prix de façon scandaleuse. Christian Caleca a été écroué par la justice américaine : il risque au moins 14 mois de prison.

Rappelons qu'avant de travailler pour Trelleborg, Christian Caleca fut DG de Tuyaux Vavin (également condamné pour entente sur les prix) et surtout directeur commercial de Vicat (sous les ordres de Jacques Merceron-Vicat). C'est chez Vicat que Christian Caleca apprit les techniques de création de cartel et d'augmentation illégale des prix.

Vicat fut de très nombreuses fois condamné en Europe pour entente illicite sur les prix.

Au Sénégal, Jacques Merceron-Vicat tenta d'éliminer physiquement (sans succès) le DG de Ciments du Sahel (CDS). Ne pouvant le "neutraliser", Jacques Merceron-Vicat changea de tactique en 2003 et préféra s'entendre avec lui sur des hausses de prix.

Aujourd'hui, contrairement à ce que Jacques Merceron-Vicat dit, les prix du ciment au Sénégal sont parmi les prix les plus élevés du monde. Vicat s'est entendu avec le n°1 mondial, Lafarge pour fortement accroître les prix sur l'Afrique.

Hélas, A. Wade n'y voit que du feu ! Les Sénégalais trinquent ! La fondation SOCOCIM n'est qu'une imposture !


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Deux dirigeants français plaident coupable aux Etats-Unis LE PARISIEN

Marchés truqués . LES DEUX CADRES français du groupe industriel Trelleborg, employés sur le site de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et arrêtés par le FBI, ont décidé de plaider coupable aux Etats-Unis dans l’affaire qui les oppose à la justice américaine. Christian Caleca, DG de Trelleborg France et Jacques Cognard, avaient organisé avec leurs concurrents planétaires un cartel mondial dans leur secteur d’activité pour augmenter les prix de façon scandaleuse. Christian Caleca a été écroué par la justice américaine : il risque au moins 14 mois de prison.

Rappelons qu’avant de travailler pour Trelleborg, Christian Caleca fut DG de Tuyaux Vavin (également condamné pour entente sur les prix) et surtout directeur commercial de Vicat (sous les ordres de Jacques Merceron-Vicat). C’est chez Vicat que Christian Caleca apprit les techniques de création de cartel et d’augmentation illégale des prix.

Vicat fut de très nombreuses fois condamné en Europe pour entente illicite sur les prix.

Au Sénégal, Jacques Merceron-Vicat tenta d’éliminer physiquement (sans succès) le DG de Ciments du Sahel (CDS). Ne pouvant le "neutraliser", Jacques Merceron-Vicat changea de tactique en 2003 et préféra s’entendre avec lui sur des hausses de prix.

Aujourd’hui, contrairement à ce que Jacques Merceron-Vicat dit, les prix du ciment au Sénégal sont parmi les prix les plus élevés du monde. Vicat s’est entendu avec le n°1 mondial, Lafarge pour fortement accroître les prix sur l’Afrique.

Hélas, A. Wade n’y voit que du feu ! Les Sénégalais trinquent ! La fondation SOCOCIM n’est qu’une imposture !


5.Posté par Sofiane le 14/06/2008 18:40
LA REVUE DE LA DEFENSE NATIONALE (FRANCE)
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(Décembre 2006 )

QUESTION : DE QUI S’AGIT-IL ? ET DANS QUEL PAYS ?

…/…Exemple emblématique : en 2001-2002, dans un pays stable d’Afrique, une société occidentale aux gros moyens financiers, cotée en Bourse, très active et influente dans le secteur de la construction, tenta successivement, pour protéger son monopole local, tout d’abord d’éliminer physiquement le président fondateur d’une première société africaine concurrente, financée sur fonds multilatéraux, puis dans la foulée, d’assassiner le chef de l’État, démocratiquement élu, du pays africain concerné, car soupçonné d’être indirectement derrière le projet concurrent. Sans l’intervention « opportune » des services de sécurité de l’État occidental lui-même (lesquels ont stoppé in extremis l’opération, après que des armes suspectes aient été livrées à l’escorte présidentielle du chef de l’État africain), la société occidentale en question serait probablement passée à l’acte ! Cet exemple, qui rappelle l’époque où la United Fruit, compagnie fruitière américaine, faisait, défaisait et refaisait les gouvernements du Honduras sur la seule base de sa stratégie industrielle bananière, démontre qu’aujourd’hui, par suite de la mondialisation, certaines sociétés privées se sentent assez fortes pour, non plus seulement contourner mais bien renverser le gouvernement en place d’un État fragile jugé perturbateur. …

Réponse : mon sentiment, c'est que c'est la SOCOCIM, filiale sénégalaise du groupe VICAT, qui a tenté de renverser A. Wade . Du moins, c'est ce que m'ont affirmé des amis de VICAT à Paris. Un cerain Bernard Titsse ( n° 2 de VICAT s/s les ordres de J.Merceron-Vicat) aurait même piloté cette pitoyable affaire... Bernard Titsse est devenue "persona non grata" au Sévégal...

Sofiane

6.Posté par JF Rocchi le 16/06/2008 07:19
Il y a un type, toujours le même, qui s'amuse à polluer systématiquement tous les sites d'information qui traitent de Vicat en postant des calomnies. Les 5 commentaires précédents sont visiblement l'oeuvre de ce tordu. C'est à cause de ce genre d'abus que beaucoup de sites finissent par être obligés de modérer les commentaires. Dommage.

7.Posté par Emmanuel le 16/06/2008 15:23
POUR INFO : LA SOCIETE VICAT FUT DE TRES LOIN LE PREMIER CLIENT DE GEOS EN 2000-2001 ET 2002...

NE PAS HESITER A DEMANDER A JACQUES MERCERON-VICAT, QUI FERA SUIVRE, LES FACTURES ETABLIES PAR GEOS POUR VICAT ...

André SALMON (GEOS) associé à Pierre BESSE(Barbouze indépendant), et Bernard TITZ (Secrétaire Général de VICAT) s'associèrent en 2000 pour mener à bien de nombreuses opérations de barbouzerie au Sénégal, sous l'oeil bienveillant de Jacques Merceron-Vicat, Président-Directeur Général du groupe VICAT (vols, chantage, cambriolages de documents à la SFI et BOAD, corruption de douaniers, magistrats et hauts-fonctionnaires, trafic d'armes...).

Emmanuel, ancien contrôleur de gestion VICAT Afrique (écoeuré par les méthodes de VICAT)

PS : Voir article ci-dessous (GEOS cité ! )

Publié le 05/06/2008 N°1864 Le Point
Extraits de« Allez-y, on vous couvre ! » - Bonjour, c'est la DST
Printemps 2003, je viens de quitter l'Européenne de sécurité privée, une entreprise spécialisée dans la protection rapprochée des grands patrons, pour créer l'agence Iris Consultants. Je travaille alors essentiellement pour Kroll, société américaine, leader mondial du renseignement, dont la branche française emploie une dizaine de permanents à Paris et s'appuie sur des structures comme Iris pour mener filatures et surveillances sur des personnalités du monde des affaires.
Après une première mission-surveiller un homme d'affaires au Concorde-Lafayette-, Kroll m'a demandé de prendre en charge la filature d'un membre du conseil d'administration de Nokia. Il s'agit de le suivre dans tous ses déplacements parisiens.
Orly, 6 heures du matin, mes hommes sont répartis en deux équipes. Trois à l'intérieur de l'aéroport, trois à l'extérieur, en voiture et à moto. Soudain, avant même l'arrivée de l'avion, Stéphane, mon chef d'équipe, me téléphone.
« Patrick, il y a une autre équipe ! Ils sentent bon l'after-shave, baskets bien propres, jeans bien repassés. C'est la police.
-Bon, ben tu les contactes, tu te présentes et tu donnes mon numéro. »
Le lendemain, je reçois un coup de fil très aimable d'un certain Patrick Guiez, commandant de police à la Direction de la surveillance du territoire. Je lui donne rendez-vous à l'hôtel Napoléon, avenue de Friedland. Mon interlocuteur est un quadragénaire un peu chauve, petites lunettes à monture argentée, costume sobre, extrêmement souriant. Il m'explique qu'il travaille dans la cellule de surveillance des entreprises d'intelligence économique :
« Ce qui m'intéresse dans vos activités, c'est Kroll. Cette société fait partie de nos priorités. »
Pour la DST, qui doit remplir une mission de protection du territoire et des intérêts économiques français, il est extrêmement important de connaître les sujets qu'une société américaine d'intelligence économique est amenée à traiter.
Nous nous quittons sur la promesse de nous téléphoner dans deux semaines. Je ne le fais pas. Mais le policier me rappelle. Il me fait comprendre qu'il connaît tout de moi lorsqu'il me déroule mon CV, mes vingt-deux ans de carrière dans la gendarmerie, ma démission... Il me laisse entendre qu'il pourrait facilement m'empêcher de travailler. Je comprends que je suis désormais totalement entre les mains de la DST, qui peut me rayer de la carte du jour au lendemain.
Le marché est très clair. En échange de mes contacts et des noms de tous les individus sur lesquels j'enquête, j'obtiens immédiatement des identifications de véhicules, des comptes bancaires, des environnements DST très complets avec un historique hyper-détaillé. Je reçois ces renseignements sur des notes blanches ou par téléphone. Les informations se suivent, brutes, sans qu'on puisse jamais en identifier la provenance. C'est ainsi qu'Iris Consultants, créée pour mettre en oeuvre filatures et surveillances, entre dans le monde du renseignement économique où, grâce à la DST, elle va devenir rapidement très crédible.
Les médias sous surveillance
La journaliste Ghislaine Ottenheimer
Je remplirai de nombreuses missions pour Kroll, dont plusieurs m'ont confronté à des personnalités politiques, médiatiques ou économiques. Jamais on ne m'interrogera sur la façon dont j'obtiens mes renseignements. On sait que je suis un ancien gendarme, on pense que j'ai gardé des amis dans la maison. C'est la raison pour laquelle ses dirigeants n'hésitent pas à me demander renseignements bancaires, fiscaux ou téléphoniques. Durant l'hiver 2004, on me demande ainsi de surveiller pendant deux jours la journaliste Ghislaine Ottenheimer. Je la fais suivre consciencieusement pendant qu'elle fait ses courses en Smart avenue Victor-Hugo, à Paris, ou qu'elle déjeune tout en riant beaucoup avec des amies. Devant l'absence de résultats satisfaisants pour Kroll, on me demande de basculer la surveillance sur son mari, Thierry Lefébure, l'un des lobbyistes les plus en vue de Paris, que son feutre et sa grande écharpe rendent aisément repérable. C'est un client facile à suivre, qui marche lentement dans la rue et roule dans un gros 4 x 4 Volkswagen en respectant scrupuleusement le code de la route. Nous photographions une bonne partie de ses rendez-vous dans des lieux publics ainsi que les gens qui rentrent et sortent de son immeuble pour le rencontrer. Je fais également identifier les véhicules de ses visiteurs.
Pendant ses rendez-vous à l'extérieur, j'appellerai à plusieurs reprises et sous différents prétextes son collaborateur pour connaître son planning. Ce qui facilitera grandement notre travail de surveillance et de prises de vue.
Toutes les photos et détails de la mission ont été, comme d'habitude, remis à Kroll et à la DST.
Le patron de Skyrock
Courant décembre 2005, Hervé Zany me demande d'effectuer une recherche d'antécédents sur Pierre Bellanger, patron de la radio Skyrock. Je ne connais ni le but ni le commanditaire de ces recherches. J'apprendrai plus tard que cette mission avait trait au rachat potentiel de la radio. Kroll sait que Pierre Bellanger a déjà été condamné, mais l'a-t-il été pour raisons professionnelles ou personnelles ? Les premières recherches de la DST feront apparaître que Bellanger, fils de l'ancien PDG du quotidien Le Parisien, s'est attiré les foudres de la justice pour des infractions secondaires, toutes liées à l'exploitation de ses radios [libres]. Mais Kroll me demande de fouiller encore. La DST m'informe alors que ma cible aurait été entendue par la police en 2001. Kroll s'impatiente, exige un bulletin de casier judiciaire. Celui-ci est vierge.
Le propriétaire de « France-Soir »
En août 2005, Jean-Marie Duniau, analyste chez Kroll, me charge de la mission « Parlak ». Je dois recueillir un maximum d'éléments sur Raymond Lakah, homme d'affaires franco-égyptien propriétaire du quotidien France-Soir et d'Air Horizons [ancien Euralair], qui s'intéresse au rachat d'une autre compagnie aérienne, Star Airlines. Bien évidemment informée par moi, la DST va me prêter main-forte en me fournissant les renseignements d'identité exacts de Raymond Lakah, l'identification de ses véhicules, ses adresses successives. Elle va également m'aider en me confiant des éléments plus sensibles, situant précisément les relations étroites que Raymond Lakah aurait entretenues avec le gouvernement français, et ce depuis 1992, époque à laquelle, en délicatesse avec le gouvernement égyptien, il aurait reçu la protection du gouvernement français et été déclaré citoyen de la République. Toujours selon la DST, Raymond Lakah, issu de la bourgeoisie copte, aurait fait l'objet de toute l'attention d'Interpol et aurait été retenu en 2003 à l'aéroport de Chicago, puis laissé libre. Mon référent à la DST me déclare que ses services se sont eux-mêmes saisis de la tentative de rachat dans laquelle s'est lancé l'ami Rami ou Ramy, comme ils le surnomment, mais me glisse, cette fois par téléphone, des précisions sur ses passeports : passeport français n° 88XX... Il y a aussi un passeport égyptien qui est le 118XX...
Mi-septembre j'appelle François, [son officier traitant à la DST] pour avoir confirmation de certains détails. Là encore, c'est clair, il consulte le fichier interne DST sur son ordinateur. [Joint par Le Point, Jean-Marie Viala, l'avocat de Raymond Lakah, n'a pu contacter son client hospitalisé].
Les assurances MMA
Dès l'été 2005, j'ai pu mesurer à quel point la DST était satisfaite de notre collaboration. François m'avait proposé à plusieurs reprises de me rendre dans les bureaux du 7, rue Nélaton, dans le 15e arrondissement de Paris, près du quai de Grenelle.
« Vous verrez mes supérieurs ! Vous êtes un de nos meilleurs agents. »
[La DST demande alors à Patrick Baptendier de démarcher Geos, une entreprise d'intelligence économique concurrente directe de Kroll.]
En septembre 2005, je passe donc un coup de téléphone à Geos. Et je suis rapidement reçu par Jean-Renaud Fayol. Cet ancien de Saint-Cyr a opéré comme officier spécialiste du soutien aux mouvements insurrectionnels, il est responsable du département intelligence économique.
Au bout de quelques minutes d'entretien, Jean-Renaud Fayol me demande si je sais « poser une bretelle ». En clair, si je peux mettre en place une écoute téléphonique. Le souhaite-t-il vraiment ou bien me teste-t-il ? A la question il répond par un sourire.
De toute façon, je ne sais pas le faire, mais je peux me rendre utile sur d'autres types de renseignements.
« Comptes bancaires ? Factures détaillées ? Environnements difficiles ?
- Je peux essayer.
- Ça m'intéresse. »
[En octobre 2005, Geos charge Baptendier d'une mission sur le groupe MMA.]
Le client, c'est le groupe d'assurances MMA, et plus particulièrement Jean-Claude Seys, le boss du groupe. Il exige de connaître les agissements d'un agent général représentant la compagnie, M. Emmanuel P. qui s'est opposé aux fusions au sein de MMA, notamment avec la compagnie Azur Assurances.
De plus, Emmanuel P. serait en relation très étroite avec un membre de la direction du groupe et lui aurait emprunté une somme d'argent.
Il faut identifier les comptes bancaires d'Emmanuel P. et vérifier chacun d'eux afin de constater ou non des virements suspects ou des remboursements de six bons de capitalisation Axa qu'il détient peut-être... Je dois procurer des éléments d'environnement que je demande à la DST ainsi que l'identification des comptes bancaires de Paris. Je confie cette dernière mission à un ancien officier de gendarmerie devenu APR et mon principal sous-traitant.
La DST, qui approuve cette recherche, s'engage également à rechercher l'existence de virements sur ses comptes. Plus de vingt comptes seront découverts. (...) En fait, la plupart de ces comptes servaient légalement à l'activité professionnelle d'Emmanuel P. Et pas de virements suspects sur ceux analysés par la DST.
Plus rien sur Nicolas
J'apprends à la lecture des comptes rendus d'audition sur mon affaire que, « pour des causes inexpliquées », « mystérieuses » selon un terme que l'enquêteur utilise lui-même dans son PV, aucune conversation n'a été enregistrée sur ma ligne le 17 novembre 2005 entre 11 h 10 et 14 h 18. « Cela provient peut-être des réparations de lignes dans la caserne », peut-on lire dans le rapport de l'IGPN. A cette date, le conflit faisait rage entre Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, et Dominique de Villepin, le Premier ministre, à propos de l'affaire Clearstream.
François me demandait régulièrement par téléphone et lors de nos rendez-vous si je ne disposais pas de renseignements compromettants sur le ministre de l'Intérieur, qu'il appelait Nicolas. En tout cas, je sais que j'ai eu ces conversations avec François et qu'elles n'apparaissent pas dans les écoutes actées dans la procédure
1. « Allez-y, on vous couvre ! », de Patrick Baptendier (éd. du Panama, 15 E).

Victimes et accusés, ce qu'ils en disent
Ghislaine Ottenheimer Journaliste et écrivain
« C'est comme un viol » « C'est comme un viol. Vous apprenez qu'on vous observe au coin de la rue... On sait qu'il y a des grandes boîtes qui utilisent ces méthodes pour obtenir des contrats ou déstabiliser des concurrents. Peut-être essayaient-ils de piéger mon mari, qui travaille parfois sur des affaires sensibles. A moins que cela ne soit pour mon livre sur les inspecteurs des Finances. Je suis journaliste et je fais les choses ouvertement ; mon mari, c'est pareil. On sait qu'il y a des gens qui ne vivent que de ça. Il faut les ignorer. »
Pierre Bellanger PDG de la radio Skyrock
« Une atteinte intolérable à la vie privée » « C'est un choc. Quand j'aurai les éléments en main, j'examinerai avec mon avocat les suites à donner à cette affaire. C'est une atteinte intolérable à la vie privée, un préjudice. Je ne suis pas complètement surpris non plus, ce n'est pas déconnecté de ma réalité professionnelle. A l'époque où j'aurais été espionné, un certain nombre d'associés se sont retirés, d'autres sont rentrés. Je reste sans voix quand vous me dites que la DST a transmis des informations sur moi. »
Pierre de Bousquet de Florian ancien patron de la DST, aujourd'hui préfet des Hauts-de-Seine
« Aucune incrimination n'a jamais été retenue » « Sur le fond, cette affaire étant à ce stade couverte par le secret de l'instruction, la seule réponse que je peux vous faire est que toutes les justifications demandées ont été fournies en leur temps au juge d'instruction chargé de l'affaire et qu'aucune incrimination n'a jamais été retenue contre aucun fonctionnaire de la DST. Cette circonstance me paraît dire assez la rectitude avec laquelle, quoi que puisse prétendre le mis en examen, ce service avait agi. »
Jean-Renaud Fayol Ancien directeur de l'intelligence économique de Geos
« Je le poursuivrai en justice » « A l'époque il est vrai que j'ai fait travailler M. Baptendier, mais je nie farouchement lui avoir demandé de poser des bretelles ou d'obtenir des renseignements sur des comptes bancaires. Il faisait pour nous des enquêtes sur des groupes, des sociétés ou des personnes. Mais jamais nous ne lui avons demandé de choses précises. Je le poursuivrai en justice s'il prétend le contraire. Il nous apportait des rapports blancs dans lesquels il nous disait : telle personne possède un confortable patrimoine. Des renseignements d'ordre général, jamais des informations aussi précises, ce qui serait illégal. »
Jean-Claude Seys PDG de Mutuelles du Mans Assurances
« Je tombe des nues » « Je vous jure que je n'ai jamais diligenté d'enquêtes sur quiconque et encore moins sur Emmanuel P. [agent général représentant MMA]. Donc je n'ai jamais reçu de rapport de cette nature. MMA non plus, et je n'imagine pas que quelqu'un l'ait fait dans mon dos. A l'époque, des agents qui s'opposaient à la fusion de MMA et de la société Azur-Assurances, il y en avait cinquante. Il n'y avait pas que Emmanuel. P. Mais celui-ci était en conflit avec les syndicats. »
Hervé Zany Ancien directeur général de Kroll
« Notre réputation est bonne » « Je n'ai pas de commentaires à apporter à des allégations portées par un livre que je n'ai pas lu. Nous sommes un grand groupe qui s'est fait une jolie place en France dans le domaine de l'intelligence économique. Malgré toutes les allégations portées ces dernières années à son encontre, Kroll n'a jamais fait l'objet d'une quelconque mise en cause par la justice. Notre réputation est bonne. Je vous engage à une extrême prudence. Nous serons très attentifs à toute tentative de diffamation... A qui appartient " Le Point ?" »
Alain Marsaud
« J'ai appris par l'auteur lui-même que j'avais fait l'objet de surveillance alors que j'étais parlementaire. Si cela est vrai, c'est d'une extrême gravité. Je ne peux pas faire autrement que de saisir la justice pour demander des comptes à ceux qui ont pris cette initiative. »

8.Posté par Louis le 17/06/2008 13:22
ça m'étonnerait que Titz, Secrétaire Général de VICAT, n'ait pas touché secrètement, à plusieurs reprises, 10% de commission de GEOS.
D'habitude en effet GEOS fidélise et rémunère ses facilitateurs discrètement en leur reversant sur un compte à l'étranger (Antigua, Jersey ...) 10% du montant des factures payées.
Je suis sûr que Titz a touché 10% comme cela se fait dans toutes les sociétés approchées par GEOS.
Aujourd'hui, Titz est persona non grata au Sénégal. Il s'est même fait licencier de chez les francs-maçons sénégalais. C'est vous dire !
Titz s'est totalement grillé au Sénégal, par servilité pour Jacques Merceron-Vicat, le parrain de toutes les barbouzeries.
La police française ne veut plus avoir à faire à Titz, Secrétaire Général de VICAT, ni à Jacques Merceron-Vicat.
Trop peu fréquentables et dangereux !
Leur chance et leur salut viennent de leur grande capacité à bakschicher...
Le silence assourdissant de VICAT, c'est le silence de la honte.
Jacques Merceron-Vicat a honte.
Il se cache désormais !

9.Posté par Olivier-Louis le 19/06/2008 20:30
J. Merceron-Vicat a toujours été un artiste de la prévarication. Avec B. Titz, ils forment tous les deux un duo de choc : ce sont des maestros de la corruption.
Prets à amortissement différé, valises d'argent en liquide (à partir des ventes effectuées en Afrique, toujours en cash), commissions occultes ...) : ils savent tout faire

10.Posté par Jean - Marc le 02/07/2008 11:59
Je suis un ancien actionnaire significatif de PAPETERIES DE VIZILLE (filiale du groupe VICAT). Je connais très bien Jacques Merceron-Vicat puisque ce dernier m'a invité à plusieurs reprises (autrefois) dans sa luxueuse propriété de Vizille. Je tombe sur ce blog tout à fait par hasard et ne suis pas surpris par ce que j'y lis. Qu' il me soit permis de confirmer ici que Jacques Merceron-Vicat est un escroc d'une rare malhônneteté :quand nous avons souhaité vendre notre participation, Jacques Merceron-Vicat a tenté de nous rémunérer en papier/ monnaie de singe. Nous nous sommes battus mon épouse, ma famille et moi pour ne pas être victime de ses opérations de séduction et de ses menaces. Sous un air affable, Jacques Merceron-Vicat CACHE TRES BIEN SON JEU D'ESCROC A LA FOIS CHARMEUR ET BRUTAL.
A TOUS LES PARTENAIRES FINANCIERS POTENTIELS, MEFIEZ-VOUS DE JACQUES MERCERON-VICAT ! MEFIEZ-VOUS ! IL SENT LE SOUFRE !

11.Posté par JF Rocchi le 03/07/2008 17:05
Je ne sais pas quel mauvais coup prépare le tordu qui balance des calomnies sur Vicat sous différentes fausses identités, mais ça sent la manipulation foireuse à plein nez.

12.Posté par rhapsody le 21/01/2009 23:05
Sébastien (article n°2), je souhaiterais vous contacter suite à votre
commentaire. C'est important pour moi. Pourriez-vous me dire à quelle adresse ?

merci
bo.rhapsody@laposte.net

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