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Mauvaises routes : Le pouvoir isole Kaolack pour un règlement de comptes

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XIBAR.NET (Dakar, 22 Octobre 2009) Il est à la fois difficile de rentrer et de sortir de la commune de Kaolack, capitale de la région du même nom. L’intérieur de la ville compte de rares routes goudronnées dont l’état indique le désintérêt des autorités pour la cité du premier ministre de l’Intérieur du Sénégal, Oualdiodio Ndiaye, et de l’actuel Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye. Les populations sont les otages d’un règlement de comptes qui ne dit pas son nom.



Mauvaises routes : Le pouvoir isole Kaolack pour un règlement de comptes
Si de Rufisque à Fatick, le voyageur en partance pour la capitale du Bassin arachidier, Kaolack, peut lire son journal en contemplant parfois la nature et le cheptel errant ou suivi par des bergers peulhs emmitouflés dans leurs tenues traditionnelles, dés la traversée du pont enjambant le bras de mer Le Sine, commence le calvaire : le véhicule se déporte parfois à gauche, parfois à droite. Le chauffeur cherche à éviter les nids-de-poule qui tapissent la route. Il en sera ainsi jusqu’à la gare routière. La détérioration du chemin est due, selon des experts en Btp « pas à un problème d’entreprise », ni à « un problème d’exécution ». Il s’agit plutôt « d’un sérieux problème de conception ». Autrement, « la responsabilité de la détérioration de l’ouvrage est à rechercher du côté de l’État, particulièrement de son Agence autonome des travaux routiers (Aatr), qui est une arme utilisée pour régler son
compte à l’entreprise sénégalaise Jean Lefevre de Bara Tall, que le pouvoir veut coûte que coûte mettre à genoux au profit d’entreprises étrangères ».

La vue de l’état du tronçon Kaolack-Birkilane donnera raison à l’expert. Pourtant, ce tronçon réalisé par l’entreprise française Fougerolle, aujourd’hui dénommée Eiffage Sénégal n’a été livré à la circulation qu’il y a à peine trois mois. Le tronçon Fatick-Kaolck, qui date du début du régime de l’alternance, n’a rien à envier à cet axe, qui relie la capitale du Bassin arachidier à l’est du pays. Bizarrement, la pose de la première pierre, effectuée par Habib Sy, alors ministre des Infrastructures, a été l’occasion pour celui-ci de « vilipender » l’entreprise de M. Tall. C’est à n’y rien comprendre. Certainement que si M. Sy revenait sur les lieux, il aurait revu son jugement. Il s’y ajoute que l’axe menant vers Nioro et qui ouvre Kaolack au Sud du Sénégal est également dans un état lamentable. En somme, toutes les routes qui partent de Kaolack sont en lambeaux. C’est le moins que l’on puisse dire. Dès lors, il est évident que le contentieux qui oppose Bara Tall à l’État a un autre fondement que la route Kaolack-Fatick, qu’il a construite.

Pourtant il avait mis en garde le pouvoir contre le cahier de charges qui ne garantissait pas « la qualité de l’ouvrage ». En tout cas, si M. Tall est indexé, l’entreprise française Fougerolle et les Marocains, qui ont réalisé l’axe s’ouvrant sur le Sud, devraient être interpellés. Loin de savoir « ceux qui jettent l’argent des Sénégalais par la fenêtre », les Kaolackois souffrent de l’isolement, à cause d’un cynique règlement de comptes qui ne dit pas son nom. Ils circulent, dans la canicule, sur des routes que l’on compte, exception faite du « carré magique », situé en pleine ville. Ici et là, il faut éviter de casser sa roue ou le châssis de son véhicule. Au regard des ouvrages, on comprend pourquoi les « moto-taxis » sont plus utilisés que tout autre moyen de transport. Le visiteur tombe des nues s’il se pavane vers l’ancienne gare. Sur le site des gravats, partout, et du fer, qui résultent de l’effondrement du « Cœur de Kaolack ». Un projet commercial que l’ancien ministre libéral et actuel député Salif Bâ avait initié et qui avait coûté des milliards.

« Le cœur de Kaolack » a lâché, juste quelques mois après l’apologie de M. Bâ sur sa qualité et ses fonctions. L’État devait commencer par apostropher son ancien ministre et faire son introspection, avant de s’acharner sur un entrepreneur sénégalais, au profit des étrangers. Pour l’heure, Kaolack isolée, trop isolée, souffre.

La Redaction

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Jeudi 22 Octobre 2009





1.Posté par Souleymane Aw le 22/10/2009 16:42
La route nationale 1,au départr était divisé en trois tronçons attribués à trois (03)entreprises différentes:la CSE,Fougerolle(Eiffage) et JLS ,après appel d'offres.De Diamniadio à Mbour, c'était la C.S.E;de Mbour à Fatick,FOUGEROLLES et Fatick-Kaolack ,JLS.De ces trois tronçons ,seul celui de Jls de Bara Tall n'est plus praticable après livraison.Un homme raisonnable doit se poser des questions sur la qualité d'abord du travail effectué.Techniquement,qu'est ce qui ne va pas dansles travaux au lieu de verser dans des considérations politiciennes .JLS n'a pas bien fait son travail.Rien d'autre.

2.Posté par alaex le 22/10/2009 17:40
dagay wax loula nex

3.Posté par Analyste le 22/10/2009 17:46
Il faut arrêter de dire des conneries pour s'en prendre au régime seulement. JLS n'a pas bien fait le travail. C'est tout!

4.Posté par mouss le 22/10/2009 18:26
souley
en tant qu'ingenieur dans le domaine du génie civil je suis pas d'accord avec toi sur ton raisonnement.
il faut savoir que la portion de bara Tall peut ne pas avoir les memes assises au sol que ceux des deux autres.
en plus Mr Tall a prévenu les l'AATR sur leur erreur de conception mais sans suite.
soyons plus intello sur ce probléme et ne mettons pas tout derriere le dos de l'entreprise jean lefebvre

5.Posté par Nobody le 22/10/2009 20:47
Je suis d'accord avec Mouss. La question n'est pas aussi simple que ca. JLS a fait d'autres routes au Senegal et de bonne qualite. Alors faut pas dire que JLS ne fait pas du bon travail.

6.Posté par coly le 22/10/2009 22:09
salut arreter de mentir j ai travaille a jls ils ont triche
je suis tout a fait d accord avec souleye
bara est un farfelu
soit un politicien ou patron d entreprise qu il s affiche
il ya pas plus 45 employes a jls
tous les milliers de travailleurs dont on parle sont des journaliers
ils signent des contrats par chantiers
allez verifier a l ipres a la caisse des secu sociale
ce menteur il saute sur tout ce bouge
jls etait a lagonie c est grace a l alternance qu il a commence a trouver des marches

7.Posté par dera le 22/10/2009 23:50
il faut refaire les routes du ventre ville de dakar

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