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Matam : Le casse-tête des populations sinistrées

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A quelques jours de la rentrée des classes pour les élèves, l’inquiétude gagne les populations qui y avaient élu domicile. Obligées qu’elles sont de trouver d’autres points de chute. En attendant, elles en appellent à l’Etat pour leur venir au secours.

(Correspondance) - Les populations sinistrées de la région de Matam vivent dans le désarroi. En effet, au moment où les enseignants retrouvent le chemin des écoles, les voilà obligées de quitter les établissements scolaires qui leur servaient d’abris pour d'autres points de chute. Seules, échappent à ce sort les populations sinistrées des quartiers Moderne 2 de la commune de Ourossogui et celles du village de Koundel situé à un peu plus de quinze kilomètres de la commune de Matam. ‘Nous ne pouvons plus continuer à vivre dans ces conditions difficiles avec nos familles, déclare Samba Djiby Sow qui habite le quartier Moderne de Ourossogui. Parce que, depuis deux mois que nous sommes à l'école 2 de Ourossogui, nous n'avons rien reçu de l'Etat ; à chaque fois ce sont des promesses qu'on nous fait ; et aujourd'hui qu'on nous a déguerpis de l'école, nous sommes retournés dans la brousse, nous vivons dans des huttes et il n'y a aucune sécurité. Nous demandons à l'Etat de faire quelque chose pendant qu'il est encore temps’ .
A l'image de M. Sow, beaucoup d'autres personnes vivent cette situation car n'ayant pu trouver un endroit décent pour y habiter. Certaines sont parties loger dans des familles voisines pendant que d'autres continuent de squatter le Cdeps de la ville de Ourossogui, sous la supervision des autorités municipales de la commune.

En tournée dans la région de Matam, le président de l'Union pour la solidarité et l'entraide (Use) a rendu visite aux familles sinistrées et a constaté de visu les dégats causés par les inondations. ‘C'est beau de donner des vivres aux populations pour leur venir en aide mais, aujourd'hui, le plus urgent c'est de voir comment faire pour éviter que pareilles catastrophes ne se reproduisent’, déclare Thierno Aliou Bâ. ‘Nous sommes en train de voir avec des Ong sur place comment faire pour mettre en place un plan Jaxaay et construire à l'intérieur de la ville pour remplacer les bâtiments en banco qui se sont écroulés. Je pense que si on protège les digues qui se trouvent au niveau des villes principales, les problèmes d'inondations ne seront plus qu'un vieux souvenir’, ajoute-t-il. S'agissant justement de la digue de protection de la commune de Ourossogui, le maire de la ville précise que 6 millions de francs ont été mobilisés. Il s'agit, selon Djiby Basse, de ‘protéger aussi bien la ville que les populations des eaux de pluie qui cette année ont fait des dégâts matériels considérables surtout dans les quartiers Winndé et Moderne’.

Il faut, par ailleurs, souligner que les problèmes des populations déplacées concernent également la commune de Matam où des familles n'arrivent toujours pas à trouver un logement adéquat au niveau du quartier de Gourel Sérigne.

Mais le pire s'est produit dans le village de Koundel situé à près de trente kilomètres de la ville de Matam. Dans cette localité, certaines familles logent encore dans l'école primaire, l'eau ayant emporté leurs habitations.

Une situation qui plonge les populations de ce village situé au bord de la rive du fleuve Sénégal dans la désolation, abandonnées qu’elles sont à leur sort par les pouvoirs publics.

Les populations qui habitent le long du fleuve Sénégal à la hauteur de la commune de Matam ne vivent pas un meilleur sort. Pour la plupart d’entre elles, les bâtiments construits en banco se sont effondrés, obligeant les occupants à vider les lieux pour aller se réfugier chez des voisins. Une situation qui fait que, aujourd'hui, dans le quartier de Soubalo, les habitants sont obligés de s'entasser par dizaines dans les maisons. ‘Nos maisons se sont écroulées du fait de l'avancée des eaux du fleuve. Ce qui nous fait mal c'est que l'Etat avait envoyé des missionnaires qui ont fait le constat et fait le recensement mais jusque-là, rien’, regrette Abou Sow, un habitant du quartier Soubalo.

En attendant la réaction du gouvernement, les sinistrés de la région de Matam vivent leur mal en patience.

Amadou Issa KANE
Source: Walfadjri

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Jeudi 4 Octobre 2007

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