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Mata SY DIALLO sur les élections locales : ‘L’opposition doit se décider dès maintenant’

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S’il ne tenait qu’à Mata Sy Diallo, l’opposition prendrait sa décision sur sa participation aux élections locales de juin 2008 durant ce mois de septembre. Selon la présidente du Mouvement des femmes de l’Afp en visite privée à Paris où nous l’avons accrochée pour un entretien, l’opposition doit prendre une décision ferme et commencer le travail à partir de maintenant au lieu de subir ou de commettre les mêmes erreurs que lors de la présidentielle.



Mata SY DIALLO sur les élections locales : ‘L’opposition doit se décider dès maintenant’
Wal Fadjri : Vous êtes depuis quelques jours en visite privée à Paris. Vous êtes chargée des Sénégalais de l’extérieur au niveau de votre parti. Comment se porte votre section à Paris ?
Mata Sy Diallo : Je suis venue en visite privée à Paris, mais j’en ai profité pour convoquer une réunion des sections proches de l’île de France qui ont répondu massivement. J’ai été agréablement surprise parce que j’ai vu des militants et des responsables qui ne sont pas du tout découragés et qui sont engagés, mobilisés, prêts à continuer le combat. Et cela m’a beaucoup plaisir et m’a encouragée.

Wal Fadjri : Ils ont donc surmonté leur défaite de la présidentielle.

Mata Sy Diallo : Ils ont compris que c’est une défaite organisée puisque les élections ont été mal préparées par l’opposition qui était plutôt occupée par l’organisation du Cpc, ensuite de la Cpa, etc. Ce qui a fait qu’elle a délaissé l’organisation pratique et réelle des élections si bien que le parti au pouvoir a pu faire toutes les manipulations utilisées, un fichier électoral fabriqué d’une manière connue de tous, plus des commissions d’inscription et de distribution qui n’existaient presque pas. Si je prends par exemple, mon département qui devait avoir 29 commissions, nous en avons eu 9 qui devaient être itinérantes, mais qui ne l’ont pas été. Et l’opposition ne s’est occupée de tous ces problèmes qui sont fondamentaux pour des résultats positifs aux élections. Alors, le quota - c’est-à-dire les 5 % de l’Afp aux élections - nous a été affecté pour démoraliser notre leader, décourager nos militants. Mais ce que j’ai vu à Paris m’encourage parce que les gens ont compris que c’est le résultat d’une grande manipulation du parti au pouvoir.

Wal Fadjri : Mais les départs de l’Afp, par exemple du maire de Vélingara, n’ont-ils pas influé sur les résultats de l’Afp ?

Mata Sy Diallo : Tout le monde avait compris que les départs avaient été organisés par le parti au pouvoir parce que le parti qui l’inquiétait le plus, c’était la l’Afp, le leader qui l’inquiétait le plus, c’était Moustapha Niasse. Donc il fallait tout faire pour décourager, démoraliser le leader, les militants. On a vu que des gens ont été débauchés par de l’argent pour certains, par des postes pour d’autres. Tout le monde avait compris que c’était cela. En 2000, à la veille des élections, il y a eu beaucoup de défections du Pds vers le parti au pouvoir. Ousmane Ngom était membre du comité électoral du Parti socialiste et était chargé de l’organisation. Serigne Diop était chargé de la communication, Jean-Paul Dias était chargé de la sécurité et tant d’autres. Pourtant, le Parti socialiste a perdu les élections. Nous avons vécu cette situation et savons que ces départs n’étaient que de nom, mais ce n’est pas parce qu’il y avait du monde derrière. Sur le départ d’un responsable départemental, on a toujours attiré l’attention de Moustapha Niasse qu’il était en train de porter préjudice à l’Afp dans ce département-là si l’on ne faisait rien pour le retenir. Mais quand ce responsable est allé dans un autre parti, nous avons constaté que ceux qui disaient qu’il ne représentait rien, avaient raison. Nous avons eu plus que ce qu’on avait dans ce département lorsque ce responsable était-là. Donc ce n’est pas inquiétant. C’est un phénomène que nous connaissons bien et pour des responsables d’un certain niveau, cela ne nous inquiète pas du tout. On a vu pire ailleurs et à des moments différents. Cela n’a jamais influé sur des résultats.

Wal Fadjri : Malgré tout avoir une personne, c’est avoir une voix de plus. Avez-vous tenté de les retenir ?

Mata Sy Diallo : Mais comment voulez-vous sensibiliser un adulte, intellectuel, cadre qui a tous les éléments d’informations, qui veut partir parce qu’il y a quelque chose qu’on lui tend de l’autre côté. Comment peut-on le sensibiliser à ne pas partir ? Vous ne pouvez pas donner plus qu’il attend de l’autre côté. Si c’est un poste, on ne peut le faire parce que nous sommes dans l’opposition. Si c’est l’argent, on ne peut pas avoir autant que ce qu’on lui propose. Alors, quels moyens avons-nous pour les retenir ? Ils savent ce qu’ils font. C’est un choix qu’ils font par rapport à quelque chose qu’on leur tend. Nous n’avons pas les moyens de le retenir. On ne souhaite pas leur départ. Vous avez toujours entendu notre leader, Moustapha Niasse, dire qu’il vaut toujours mieux un plus qu’un moins. Et un militant qui part, c’est toujours quelque chose de moins pour notre parti. Le départ d’un militant fait toujours mal à l’Afp parce que c’est quelqu’un qui a joué un rôle dans la promotion du parti. On le regrette toujours, mais on n’a aucun moyen pour le retenir.

Wal Fadjri : Revenons aux résultats de votre parti à Paris. Comment avez-vous accueilli les résultats engrangés par votre section en France ?

Mata Sy Diallo : Nous les avons bien accueillis parce que j’estime que nos camarades se sont bien battus, particulièrement les jeunes que nous remercions beaucoup pour avoir pris leurs responsabilités et leurs propres moyens pour faire le tour des foyers et sensibiliser les militants, les Sénégalais qu’on était en train de tromper par ce qu’ils voyaient à la télévision. Ces jeunes et ces cadres ont sillonné les foyers et les départements pour donner des explications. Il est vrai que j’ai dit que l’Afp, et l’opposition en général, a perdu trop de temps pour faire ce travail parce qu’on s’est focalisé sur le Cpc, la Cpa, sur qui va être devant, qui va être derrière, etc., au lieu de commencer le travail d’explication, de sensibilisation qui n’a été fait que tardivement par les jeunes, mais qui a eu un résultat positif parce qu’en France, nous sommes deuxième. Donc vous voyez que si le travail avait été fait bien avant… (elle ne termine pas sa phrase, Ndlr). Si l’opposition doit participer aux élections prochaines, elle doit se décider maintenant. Elle doit prendre une décision ferme et commencer le travail à partir de maintenant au lieu de subir ou de faire les mêmes erreurs qu’on a faites précédemment. On doit prendre la décision qui s’impose, et si nous devons aller aux élections, nous occuper du processus électoral avec le ministère de l’Intérieur. Il faut nécessairement très rapidement (avec insistance, Ndlr) que nous le fassions parce qu’il n’y a que le tiers de nos électeurs qui a reçu leurs cartes. Donc il faut que les partis fassent tout pour que les électeurs puissent avoir leurs cartes d’électeur et d’identité. Où est-ce qu’on trouve les cartes d’identité qui n’ont pas été distribuées ? Vous allez à la préfecture, on vous dit : ‘On ne les a pas’. Vous allez à la gendarmerie, on vous dit : ‘On ne les a pas’. Alors, où est-ce qu’il faut les trouver ? Tout cela doit être organisé et l’information donnée aux électeurs assez tôt. Vraiment je souhaite qu’une fois arrivée à Dakar, je puisse être informée qu’une décision a été enfin prise pour qu’on se mette au travail très rapidement.

Wal Fadjri : Vous vous donnez quel délai ? Jusqu’à quand l’opposition peut-elle permettre de ne pas se décider ?

Mata Sy Diallo : On doit se décider en ce mois de septembre parce qu’après, il ne restera que six à sept mois. Je lis dans les journaux français que tous les partis politiques français sont en campagne et six mois avant les élections. Donc il faut que les gens soient en campagne six mois avant les élections, qu’on s’occupe surtout du processus électoral qui est un problème aujourd’hui au Sénégal.

Wal Fadjri : Personnellement, êtes-vous pour la participation de l’Afp aux élections locales de mai 2008 ?

Mata Sy Diallo : Nous sommes dans deux coalitions : Alternative 2007 et Front Siggil Sénégal. Nous serons solidaires des décisions qui seront prises au niveau de ces alliances. Même si nous devons aller en négociation dans ces alliances, je pense que l’Afp et l’opposition doivent aller aux élections parce qu’à la base, les gens le réclament. Les gens pensent que nous devons aller aux élections, mais les directions des partis vont évidemment discuter et prendre des décisions qui vont lier tout militant de l’opposition et particulièrement tout militant de l’Afp.

Wal Fadjri : Avez-vous soumis votre souhait au bureau politique de l’Afp ?

Mata Sy Diallo : Oui, j’ai soumis mon souhait, mais nous attendons que la décision soit prise au niveau des alliances.

Wal Fadjri : Qu’est-ce que le bureau de l’Afp vous a répondu ?

Mata Sy Diallo : Ce sont les alliances qui vont décider. Puisque nous sommes dans deux alliances, il faut nécessairement que les décisions se prennent à ce niveau-là. Et nous serons solidaires des décisions qui seront prises au niveau de ces alliances. Cela n’empêche pas que chacun puisse avoir son avis personnel. Et mon avis personnel, c’est mon avis, mais demain si les alliances décident autre chose, je serai solidaire et travaillerai en conséquences.

Wal Fadjri : Au niveau de la fédération Afp de France, on parle de réorganisation. Vous qui êtes chargée au niveau de votre parti des Sénégalais de l’extérieur, avez-vous pensé à cela ? Si oui, quand est-ce qu’elle aura lieu ?

Mata Sy Diallo : L’Afp doit aller en congrès au mois de mars prochain. Profitant de ma visite privée en France, j’ai informé les militants de la délégation de France que va commencer la vente des cartes. Nous avons demandé à tous les responsables de section de remplir les fiches qui correspondent à la demande de cartes en y joignant les 5 euros demandés. Le 3 novembre prochain, je reviendrai pour organiser une réunion à laquelle prendront part tous les responsables de section. Ces derniers viendront avec leurs fiches avec les prix des cartes pour qu’on leur remette les cartes demandées. Par exemple, la section de Marseille demande 50 cartes et Bordeaux 30, nous les leur remettront. Une fois que toutes les sections auront placé toutes les cartes, nous allons réserver le mois d’octobre à nous informer s’il n’y a pas d’autres demandes ou de contestations dans les différentes sections. Chaque section qui demandera un complément de cartes sera satisfaite pendant le mois de novembre. Et en décembre, nous procéderons au renouvellement de toutes sections après avoir constaté qu’il n’y a ni contestation ni nouvelle demande de carte. Ce renouvellement se fera en présence d’un commissaire politique. Si dans une section, on constate qu’il n’y a aucun problème, le bureau politique peut décider que ladite section élise son bureau dans la démocratie et la transparence. Maintenant si dans une section X, il y a des contestations, le bureau politique va envoyer un commissaire politique pour procéder à la vente complémentaire des cartes et procéder au renouvellement démocratique dans cette section. Quand toutes les sections seront renouvelées, on organisera le renouvellement de la délégation de France. Toutes les sections vont être réunies à Paris pour élire le bureau de la délégation. Ce nouveau bureau désignera les délégués au Congrès.

Wal Fadjri : Quel est le délai imparti pour l’élection du bureau de la délégation ?

Mata Sy Diallo : Tout se fera en décembre. Jusqu’au 3 novembre, nous allons procéder au recensement des besoins en cartes. Et durant la réunion du 3 novembre que je viendrai personnellement présider, nous remettrons les cartes demandées. Durant tout le mois de novembre, nous allons procéder à la vérification de la situation de la vente des cartes et des problèmes inhérents section par section. S’il y a des problèmes, on les règle et en décembre, on procède au renouvellement. Un commissaire politique sera envoyé dans la section où il y aura un contentieux, sinon le bureau politique demandera de procéder au renouvellement du bureau de la section.

Wal Fadjri : Comment cela se fera-t-il dans les pays européens où il y a des militants de l’Afp ?

Mata Sy Diallo : Cela se passera de la même manière aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Afrique. Quand je serai là (en France, Ndlr) au mois de novembre, il se pourrait que je me rende en Espagne, en Italie et en Allemagne, selon le calendrier que le bureau politique voudra bien tracer.

Wal Fadjri : Les résultats de l’élection présidentielle de votre parti obtenus à l’extérieur ont-ils répondu à votre attente ?

Mata Sy Diallo : Bien sûr, parce que partout l’Afp s’est classé deuxième derrière le parti au pouvoir malgré tout que ce dernier a utilisé comme moyens et comme manipulation.

Wal Fadjri : Ne vous attendez-vous pas à plus ?

Mata Sy Diallo : On attendait plus, même au Sénégal. Qui m’aurait dit que je serais là aujourd’hui à vous… (sans terminer la phrase). Nous étions sûrs que l’opposition - que l’Afp - allait gagner. Mais les résultats nous ont surpris. Je n’ai absolument rien compris du comportement des Sénégalais par rapport à l’élection présidentielle.

Wal Fadjri : Par rapport aux Sénégalais de l’extérieur, qu’est-ce que l’Afp peut faire de plus pour engranger plus de voix ?

Mata Sy Diallo : J’engage mon parti et l’opposition à réfléchir dès maintenant sur la stratégie que nous devons utiliser. Nécessairement, il faut changer de stratégie, de méthodes et que celles-là soient partagées par tout le monde et qu’une décision soit prise et exécutée par tout le monde. J’attends de mon parti et de l’opposition une grande réflexion sur la grande stratégie à mettre en place.

Wal Fadjri : En tant que responsable des Sénégalais de l’extérieur de votre parti, n’avez-vous pas quelques pistes de réflexions sur cette stratégie ?

Mata Sy Diallo : Je ne veux pas dévoiler cela maintenant. Laissez-moi continuer à affiner ma réflexion. Comme disent les wolofs, ‘sa noonn sou hamé fo dièm, do yègg’. Donc laissez-moi garder cela pour moi et pour mon parti.

Wal Fadjri : Comment allez-vous mobiliser les Sénégalais de l’extérieur aux élections locales prochaines ?

Mata Sy Diallo : Leurs actions sont très importantes et leur influence est grande dans notre pays. Même s’ils ne participent directement, ils peuvent faire voter beaucoup de leurs parents restés au pays. Et c’est important. Nous allons voir comment, avec eux, nous organiser pour que cela puisse nous profiter aux élections prochaines si nous devons participer. Je répète bien si nous devons participer, parce qu’aucune décision n’a été prise. Tout cela est au conditionnel.

Wal Fadjri : Même si vous êtes pour.

Mata Sy Diallo : Même si je suis pour la participation. Mais j’attends que mon parti se décide.

Wal Fadjri : Aux élections locales prochaines, ce sera la fin de votre mandat à la tête du Conseil régional de Kaolack. Quel bilan tirez-vous de ce mandat ?

Mata Sy Diallo : Je suis satisfaite du travail que j’ai effectué au niveau du Conseil régional. Je ferai le bilan devant les populations de ma région. Il sera très facile à faire parce que sur le plan scolaire, je fais une distribution des prix aux meilleurs élèves de la région. Au cours de la distribution des prix de cette année, nous avons fait le bilan des cinq ans de présence à la tête de la région par rapport à l’éducation. Par les échos que j’entends en ville et par les résultats que j’ai moi-même donnés, je peux dire que je suis satisfaite. Le même bilan peut être fait dans tous les autres secteurs de la vie économique de la région. Je suis en train de faire beaucoup pour la santé, l’éducation. Bien que l’agriculture et l’élevage ne soient pas dans les domaines de compétences transférées, j’estime que si l’on doit s’occuper du développement économique d’un pays, surtout une région agricole comme Kaolack, on ne peut pas ne pas mener des activités au niveau de l’agriculture et de l’élevage. Ce que je suis en train de faire. J’ai fait réaliser beaucoup d’études sur le Baobalong qui est une zone qui traversera tous les départements de Nioro à Koungheul. Et si l’on trouve des financements, ces départements pourront cultiver du riz, faire des cultures maraîchères. Et cela augmentera notre autosuffisance alimentaire. Le 22 septembre, j’organise une grande foire de l’élevage à Kaolack. Il y a deux mois, j’ai organisé des assises sur l’artisanat. J’estime que dans une région comme Kaolack qui n’a pas d’industries - l’usine Lyndiane n’a pas presque pas d’impact dans la région puisque ses activités sont presque supprimées - il faut développer l’artisanat. Nous avons une école régionale d’artisanat que je suis en train de financer pour la rénover, moderniser les outils et augmenter les filières. Par exemple, elle n’a pas de filière électricité et plomberie. Alors que ces deux filières sont importantes dans une région où l’adduction d’eau et l’électrification rurale sont importantes. Ce sont des filières qui peuvent aider nos jeunes, nous aider à les maintenir au pays au lieu qu’ils prennent des bateaux pour aller en Espagne et ailleurs. Le port de Kaolack n’est pas de mes compétences, mais j’estime qu’il est indispensable de le développer pour deux raisons. Les chemins de fer ayant disparu pour le transport du matériel de Dakar au Mali, le port de Kaolack, qui a été servi pendant la période coloniale, peut être dynamisé et réutilisé pour l’évacuation des produits vers l’intérieur de la sous-région. Cela aurait pu profiter à la région avec la création des emplois et augmenter les revenus. Donc, je ne peux pas ne pas m’intéresser au développement de ce port. Comme on est en train de le faire pour Ziguinchor et Saint-Louis, le port de Kaolack aurait pu décongestionner la route qui est très mauvaise à cause des gros camions, de gros cargos qui vont au Mali et détruisent la route. L’aérodrome de Kaolack est à redynamiser. Quand on parle de Diass, peut-être c’est important, mais les aérodromes des régions le sont encore plus. J’aurais été élue président de la République, j’aurais fait tout pour que toutes les capitales régionales soient reliées au moins une fois par semaine. Les moyens de communications sont aujourd’hui indispensables. Et nous réclamons toujours les chemins de fer à Kaolack. Je crois que cette décision de vouloir supprimer les chemins de fer doit être revue. On doit revenir aux chemins de fer. Je n’ai pas vu en Europe et en Amérique un pays où on ne développe les chemins de fer.

Wal Fadjri : Le président Wade parle de Tgv…

Mata Sy Diallo : Moi, je ne rêve pas. Je parle tout juste de ce dont on est sûr de réaliser. Si je vois les difficultés que rencontrent les pays développés pour mettre en place un Tgv, pour mon pays où on a des difficultés pour manger et se soigner, je ne veux pas encore de Tgv, mais d’une bonne voie ferrée et de bons trains. Le président de la République, Me Wade, a souvent parlé du port de Kaolack à réhabiliter….

Propos recueillis par Moustapha BARRY
Source: Walfadjri

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Lundi 17 Septembre 2007


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