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Mariages et grossesses précoces à Vélingara : 80 grossesses et 70 mariages forcés qui inquiètent parents et autorités scolaires

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De plus en plus de jeunes collégiennes perdent la vie par suicide ou au moment de donner la vie dans le département de Vélingara. Plus de 80 cas de grossesses précoces des œuvres, pour la plupart, d’enseignants et 70 cas de mariages forcés ou précoces y ont été recensés, qui reposent la lancinante question du maintien des filles à l’école. Cette situation alarmante a amené l’union départementale des Associations des parents d’élèves et l’inspection départementale de l’éducation de Vélingara à organiser un forum samedi dernier pour trouver des solutions définitives à ces fléaux. Et, pour ce qui le concerne, le président du tribunal régional de Kolda, Mamadou Diallo, promet d’avoir la main lourde. ‘Nous appliquerons la loi dans toute sa rigueur si nous sommes saisis’, rassure-t-il.

Deux jeunes collégiennes victimes de grossesses précoces en classe de 4e et 6e aux collèges de proximité de Saré Coly Sallé et de Pakour meurent l’une par suicide et l’autre au cours de son accouchement. Ainsi, plus de 80 cas de grossesses précoces ont été répertoriés dans les collèges et écoles primaires du département de Vélingara, révèle Sémou Diao, le président de l’Union départementale des Associations des parents d’élèves de Vélingara. Et la liste ne cesse de s’allonger. Ainsi, ce sont des dizaines de filles qui quittent l’école à cause de ce fléau. Les parents sont désorientés. Et c’est pour endiguer ce mal que l’Union départementale des Associations des parents d’élèves de Vélingara et l’Inspection de l’Education ont organisé, samedi dernier, un forum sur les mariages et grossesses précoces.
Pour ce qui est des auteurs des grossesses précoces à l’école, le magistrat Mamadou Diallo, président au tribunal régional de Kolda, sera formel : 50 % des cas de grossesses précoces sont dûs à des enseignants : ‘Je ne le dis pas pour jeter le discrédit sur le corps enseignant. Mais sur les cas de viol et de grossesses précoces que nous instruisons, au moins 50 % sont l’œuvre des enseignants. C’est la triste réalité.’ Cette sortie du magistrat a provoqué l’ire des enseignants qui, au cours des travaux en atelier, ont apporté des rectificatifs. Selon M. Faye, ‘dire que les enseignants sont les auteurs de ces grossesses est exagéré. C’est un mauvais procès que l’on nous fait. Les responsabilités sont partagées. Et la faute revient aux parents qui n’éduquent pas leurs enfants qui s’habillent manière trop sexy, provoquent leurs profs, etc. Elles s’exposent ainsi aux actes délictueux d’adultes inconscients qui oublient leur rôle et se laissent aller à des comportements irresponsables’.

Les accusations du président du tribunal régional de Kolda sont également rejetées par l’inspecteur d’académie de Kolda, Opa Diallo, et le préfet de Vélingara, Alioune Badara Mbengue : ‘Accuser les enseignants, c’est leur faire un mauvais procès. Même s’il y a parmi eux des brebis galeuses, la majorité de ces soldats de l’éducation est exempte de reproche dans ce domaine. Cependant, si un enseignant commet la faute en engrossant son élève, il sera sévèrement puni.’

Pourtant, Ibrahima Mané, secrétaire chargé de l’administration de l’Uden, reconnaît que les enseignants ne sont pas exempts de reproche. Selon lui, ‘l’école devient un autre espace d’insécurité avec des élèves garçons à la sexualité débridée et, pire, des enseignants ou même des chefs d’établissement dont on est en droit de douter de la conscience professionnelle. Comment un enseignant peut oser, au-delà de toute relation professionnelle, s’engager dans la destruction de la vie de celles qu’il a la charge d’éduquer ?’, s’est-il interrogé. Mais, dira-t-il, ce n’est pas qu’à l’école que ‘les filles élèves sont victimes de menaces, de harcèlements sexuels, d’humiliation et même d’injures’. D’après lui, elles le sont ‘aussi bien à la maison, sur le chemin de l’école qu’à l’école elle-même’ Mais comme pour donner raison à ceux qui mettent à l’index le comportement des élèves elles-mêmes, Aïssatou Baldé, une jeune collégienne de Kounkané, a lancé cet appel du cœur à l’assistance : ‘Chers parents, éduquez-nous !’, a-t-elle crié. Et selon l’inspecteur départemental de l’éducation de Vélingara, Yoro Fall, ce cri du cœur ‘nous appelle à une introspection. Il nous montre qu’il faut restaurer l’autorité parentale pour mieux lutter contre ce fléau’, a-t-il martelé.

Cheikh DIENG

Source: Walfadjri

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Mardi 27 Mai 2008

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