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Marché des boissons au Sénégal: En pleine ébullition

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Autrefois réservé aux plus nantis, le marché des eaux minérales et de source, un des plus dynamiques du secteur agroalimentaire sénégalais est aujourd’hui comme qui dirait « démocratisé » et pour cause. Longtemps dominé par les importations, il s’est peu à peu développé avec l’apparition de nouvelles entreprises qui viennent renforcer l’offre locale, permettant ainsi de réduire conséquemment la valeur des importations. Au-delà, entre les jus et autres alcools, c’est tout le marché des boissons au Sénégal qui est en ébullition.



Marché des boissons au Sénégal: En pleine ébullition
De 1,359 milliard de FCfa (2,027 millions d’euros) en 2000, la valeur des importations d’eaux minérales et de source est ramenée à 851 millions de FCfa (1,365 million d’euros) en 2006. C’est dire non pas que les Sénégalais boivent plus de l’eau du robinet mais bien au contraire, ils vont plus à la « source » depuis que la Société Industrielle Agroalimentaire du groupe FARES, qui dispose d’une unité d’embouteillage d’eau minérale commercialisée sous la marque « Kirène » qui détient 80% des parts du marché pour un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards de FCfa du marché, a investi le créneau, suivie en cela par de plus en plus d’entreprises. Il faut dire que jusqu’en octobre 2001, l’offre locale était représentée par la Société Anonyme des Eaux Minérales du Sénégal (SAEMS) dont l’activité a été reprise par la Société d’Embouteillage et de Conditionnement (SEMCO) qui produit et commercialise une eau minérale naturelle sous la marque « Fontaine ». La société sénégalaise BA EAU BAB qui commercialise de l’eau déminéralisée sous le même nom, conditionnée en bombonne de 18 litres et bouteilles de 1,5 litre, est venue compléter l’offre. Disposant de son propre réseau de distribution, elle s’est spécialisée dans l’approvisionnement des administrations et organismes internationaux, mais également des grands magasins et particuliers par l’intermédiaire d’un service de livraison à domicile.

L’affaire est tellement juteuse qu’un autre créneau est en train de se développer, celui de l’eau purifiée et filtrée en sachet à l’instar de la société Continental Alimentaire (CONAL) et sa marque « Eau Claire ». Une offre locale qui vient trouver sur le marché une cinquantaine de marques d’origines diverses et aux noms qui relèvent de la poésie (Awa de Côte d’Ivoire, etc.), avec une prévalence pour l’origine française. Des marques qui se déclinent en « Cristalline », « Pierval » et « Valentine » principalement, mais aussi « Evian », « Volvic », « Contrexéville », ou encore « Perrier », « Vichy Celestins » et « Badoit » qui se positionnent sur le segment haut de gamme.

Ça pétille

A côté de ce segment des eaux minérales et de source, se développe un secteur des jus de fruits et produits associés, avec parfois les mêmes acteurs comme la Société Industrielle Agroalimentaire du groupe FARES qui, dans une dynamique de diversification de sa production, propose une gamme de jus de fruits et nectars (25% de parts de marché) et plus récemment des jus de fruits en berlingot, mais aussi avec l’arrivée de petites structures locales (GIE) qui se sont spécialisées dans la transformation des fruits locaux et qui retrouvent sur ce secteur, des sociétés industrielles déjà existantes telles que SENJUS (Armani Juice), SAPROLAIT pour la commercialisation de jus industriels en berlingots, UNISALI, mais également les Etablissements Aly Hassan Fakry.

L’appel d’air dans ce créneau fait place à une nouvelle unité de transformation et de commercialisation de jus de fruits locaux en Casamance, région à fort potentiel horticole, qui a été inaugurée en décembre 2005 et qui prévoirait une production annuelle de 30 000 litres. Pourtant, en dépit d’un développement local, ce marché reste majoritairement couvert par les importations de provenances très diverses ; elles se sont élevées à 1,5 milliard de FCFA (2,289 millions d’euros) en 2006, avec comme principaux pays fournisseurs, l’Espagne (24%), la France (17%), le Liban (12%), le Danemark (10%), l’Afrique du Sud (5%), l’Egypte (4%), la Chine (4%), etc..

En revanche, ça pétille du côté des boissons gazeuses non alcoolisées où pourtant deux entreprises seulement se partagent le marché. La SOBOA, implantée à Dakar depuis 1929 et filiale du Groupe Castel France, produit, sous licences, des boissons gazeuses de marque Coca Cola, Schweppes, Fanta et Sprite. Avec environ 12 millions de bouteilles produites par an, ce sont près de 7 millions de bouteilles de Coca-Cola et 700 000 de Sprite. Mais dans un contexte où le conditionnement des boissons gazeuses en polyethylène téréphtalate (PET) -3,5 millions de casiers soit 42 millions de bouteilles- prend de plus en plus le pas sur celui des bouteilles en verre, la SOBOA a donc décidé d’investir environ 1 milliard de FCfa (1,524 million d’euros) pour se doter d’une chaîne de production de produits en emballage perdu avec une capacité d’environ 6 000 bouteilles par heure. Sur le même terrain, AIS Brasseries a racheté, le 20 avril 2001, la société Nouvelles Brasseries Africaines (NBA) en faillite depuis septembre 2000 et fabrique une boisson gazeuse sous la marque « Lisa ».

Mais revenons à la Soboa pour signaler que c’est, aujourd’hui, la seule brasserie sur le marché local, depuis que la Brasserie Breughel est actuellement en cours de vente. La production de bière représente 20% du volume de production totale de la Soboa soit 148 000 hl en 2006. Cependant, il est intéressant de noter que les importations de bières (le plus dynamique sur le marché des boissons alcoolisées) ont doublé entre 2005 et 2006, de 500 millions de FCfa (762 483 euros) en 2005, elles seraient passées à 1,026 milliard de FCfa (1,563 millions d’euros) en 2006.

Retenons enfin qu’avec la présence sur le marché local des principales marques de sodas, tout comme pour les eaux minérales et de source, les importations restent très faibles et relativement marginales, même si les cannettes de 33 cl et sachets de boissons en poudre ou liquide, continuent d’être importés en raison de leur quasi-absence du marché.

Source MEE / Sud Quotidien

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Samedi 22 Septembre 2007

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