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Marché Hlm : Promenade au lieu de l’exotisme 'Le bal des Co-épouses'

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Marché Hlm. Il est 10h ! De part et d’autres de l’allée centrale, hommes et femmes se précipitent pour installer leurs étals. Eux, ce sont les vendeurs de boubous, de sacs et autres accessoires vestimentaires. Un peu plus loin, au premier carrefour, majestueuses dans leurs boubous ou bien moulées dans leurs jeans, les femmes et les jeunes filles, sourire en coin, présentent leurs produits. Elles sont sûres, contrairement aux autres vendeurs, de faire un bon chiffre d’affaires avant 18 heures, heure de la descente. Leur assurance n’est ni le résultat de quelque pratique occulte, ni l’expression d’un manque d’humilité. Elles l’ont simplement acquise au fil du temps. Ces vendeuses ont simplement compris que leurs produits sont beaucoup prisés par la clientèle.



Marché Hlm : Promenade au lieu de l’exotisme 'Le bal des Co-épouses'
Situé sur l’avenue Cheikh Sadibu Aïdara, le marché HLM accueille une multitude de produits qui font la joie des jeunes filles, des femmes et de leurs maris : l’arsenal de la séduction. Si ce sont les femmes qui les portent, ce sont les hommes qui les découvrent et les apprécient à leur juste valeur. Ils ont pour nom « bine-bine », « blokass », « féer bou didj », « néko rel », « thiapali bonbon », « dial diali », pour ne citer que ceux-là. Des termes tirés le plus souvent des chansons des artistes locaux et qui renvoient à des expressions telles que « tiens toi tranquille », « succulent bonbon », pour désigner le but de leurs utilisations : fidéliser le mari en l’amenant à découvrir les délices du corps de sa femme par de savants jeux de hanche et autres. Et pour cela, elles ont besoin non seulement des perles mais aussi des autres accessoires de séduction.

Des produits variés à des prix accessibles

En dehors des perles, les femmes proposent à la clientèle toute une gamme de produits destinés à assouvir le plaisir de l’homme. Le « béthio », petit pagne savamment perforé pour faire apparaître, dans l’intimité de la chambre conjugale, les rondeurs de la femme et susciter le désir de son homme. Les multiples encens, communément appelés « thiouraye », pour embaumer le nid des amoureux. Pour Mme Ndeye Astou, la cinquante et commerçante, « une femme doit nécessairement faire usage de tout cet arsenal pour séduire son mari. Sinon, elle risque de paraître comme un homme ».

Assises devant leurs étals, elles vantent les mérites de leurs commerces afin de séduire la clientèle. Pour la jeune Penda, célibataire qui a fait de ce commerce son unique source de revenus malgré sa formation en coiffure, les « béthio » sont des « filets de dimensions variées qui servent à piéger autre chose que du poisson ». Comprenez le mari ou l’amant. Elle explique à ses clientes l’utilisation du coton tige parfumé appelé « thermomètre », à « mettre sous l’aisselle du mari pour le stimuler ».

Du blanc au noir, en passant par le vert et le jaune, ces filets « attrape hommes », sont exposés en différentes couleurs. Mais, le blanc et le rouge sont les plus demandés par la clientèle. Leur mode d’emploi ? « La femme le porte le soir, dans une chambre à la lumière tamisée, après s’être bien dépigmentée la jambe », assure Kiné Seck, vendeuse et « niarel » (deuxième épouse). Selon elle, « les hommes ont une préférence pour les femmes claires ».

Co épouses : La plus exotique sera l’élue...

C’est ce qui explique la bataille que les coépouses se livrent pour devenir et demeurer l’élue de leur époux. Elle recommande à ses clientes, en matière de perles, d’acheter le « xocc », le « thiapali bonbon » et le « dial diali », si elles sont mariées. Celles encore célibataires porteront leur choix sur le « bine bine » et le « blokass ». Le prix de ces derniers tourne autour de 150 et 1500F Cfa, selon Mme Watt, une Sénégalaise vivant aux USA, mariée à un Américain et venue renouveler et renforcer son arsenal de séduction. Les « béthio » sont achetés entre 2000 et 2500 F Cfa, l’encens varie entre 1500 et 3000 F Cfa, selon qu’il est du « nakka », du « diguidia » ou du « goé ».

Pour ces femmes du marché Hlm, « l’usage des perles dans la pratique de la séduction est non seulement une tradition, mais aussi et surtout une bénédiction. C’est avec ces perles que l’on confectionne les chapelets ». Elles servent désormais à confectionner des strings, soutiens gorge et même robes de nuit. Aminata Diop, femme mariée de nationalité malienne rencontrée sur les lieux est sure de leur impact sur les hommes. « Il est impensable que mon mari me voit ainsi vêtue et aille se coucher sans au préalable venir à moi ».

Elles viennent donc se ravitailler non pas pour une bataille dont elles ignorent l’issue, mais juste pour mettre toutes les cartes de leurs côtés. Et les vendeuses se frottent les mains, heureuses d’avoir participé au bonheur de leurs sœurs, mais aussi et surtout, d’avoir fait une bonne affaire.

Armelle DAGBA
Source: AGN

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Jeudi 19 Juillet 2007





1.Posté par aissatou le 20/07/2007 09:48
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