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Manufactures sénégalaises des arts décoratifs : Une tapisserie de prestige victime des chantiers de Thiès

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Les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad) de Thiès sont en pleine crise. En plus des problèmes d'écoulement de ses produits, cette tapisserie subit les contre-coups de l'affaire des ‘chantiers de Thiès’. Après plus de 40 ans d'existence et près de 900 tapis confectionnés, les Msad, qui viennent de décrocher les tapis exposés du 18 au 30 juin dernier à la Galerie nationale, cherchent leur lustre perdu.



C'est à travers le thème : ‘La place des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès dans la diffusion de l'art contemporain’, introduit jeudi dernier à la Galerie nationale par le directeur des Arts, Alioune Badiane qu'un coin du voile a été levé sur les difficultés que traversent les manufactures de Thiès.
Fierté de toute une nation à l'époque où elles ont été inaugurées le 4 décembre 1966 en présence des présidents Modibo Keïta du Mali, Léopold Sédar Senghor et d'autres personnalités internationales, les Msad ont perdu leur aura. Et comme dit l'adage, ‘un malheur ne vient jamais seul’ : cette prestigieuse tapisserie, qui a, à son actif près de 900 pièces, était un passage obligé des hôtes de marque du Sénégal, mais elle est aujourd'hui désertée.

Si les délégués du personnel, présents à cette conférence, cherchent encore les raisons de cette désertion, le directeur général, Pape Ibra Tall, semble les avoir trouvées. Selon lui, les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs sont victimes des conflits politiques liés à l'affaire dite des ‘chantiers de Thiès’. ‘Des chantiers ont été ouverts pour moderniser la ville et notre entreprise a été impliquée’, indique Pape Ibra Tall. ‘Mais les travaux initiés par notre structure ont été laissés à l'état de gravas au milieu de l'année 2004 lorsque le conflit a éclaté’, ajoute-t-il.

Le nettoyage des lieux a englouti la moitié du budget des Msad, révèle le Dg Tall. Pire, suite à ce différend politique, les privés et officiels ont fui les lieux. ‘Seul l'Etat peut nous aider à résoudre ce problème, soutient Pape Ibra Fall, car, nous sommes impuissants face à cet état de fait’ Hormis le problème des ‘chantiers de Thiès’, les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs, qui ont exposé leurs œuvres à la Galerie nationale d'Art du 18 au 30 juin 2007, sont victimes de désintérêt de la part des plus hautes autorités du pays. C'est en tout cas l'avis du plasticien Mar Fall, ancien employé des Msad. ‘ Les successeurs de Senghor ; Abdou Diouf et Wade ne s'informent même pas de ce qui se passe aux Msad ’, déplore Mar Fall, pour qui, ‘la faute revient d'abord à l'Etat’.

L'autre grande question, qui a été soulevée lors de la conférence, est la commercialisation des produits des Msad. Vendue à un prix subventionné à hauteur de 500 mille francs Cfa le mètre carré, le coût d'une pièce dépasse facilement le million. Mais pour le patron de l'institution, ‘il n'est pas question de baisser les prix, car les tapisseries de Thiès sont des produits de luxe’. ‘Parce que, nous faisons de la tapisserie d'édition et nous mettons tous les soins nécessaires à une édition saine en respectant l'art des cartonniers sénégalais’. Cependant, le directeur des Msda n'exclut pas de scruter d'autres formes de tapisserie plus accessible à la bourse de la majorité des Sénégalais. Ceci ce fera en accord avec les artistes et les administrateurs des Msad.

Et la question majeure qui se pose est : comment en est-on arrivé là ? Car, rappelle le directeur des Arts, Alioune Badiane, en créeant cette structure en 1966, Senghor était conscient du rôle que l'artiste pouvait jouer dans le vécu des Sénégalais. Pour Badiane, les Manufactures de Thiès doivent rester un repère majeur dans une stratégie de développement culturel, une sorte de conservatoire des formes de l'art moderne.

Fatou K. SENE
Source: Walfadji

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Mardi 3 Juillet 2007





1.Posté par apolitique le 03/07/2007 12:02
le véritable problème de cette entreprise à mon avis est plutôt commerciale. pourtant l'artiste doit pouvoir se nourrir de son art. youssou ndour qui n'a jamais compté sur l' aide de l'etat ne me contredira pas. il y' a bien d' autres que je pourrai citer. les msad doivent d'abord:
1- cibler leur clientelle qui n'est pas accessible par tous.
2- donner plus de valeur aux oeuvres qu' elles créent en révisant à la hausse son prix de vente qui doit tenir compte de la notoriété de l'artiste. une toile de pape ibra tall ou de iba ndiaye ne peut pas etre vendu au même prix qu' une autre de ansoumana diédhiou ou de boubacar goudiaby.

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