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Mamadou Niang (Lion de foot) : «Il est temps de nommer un sélectionneur national»

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Ils n'avaient plus porté ensemble le maillot du Sénégal depuis l'échec de la dernière Can, Ghana-2008. Ce samedi, à partir de 21 h (gmt), Mamadou Niang et Souleymane Diawara, les plus anciens du groupe, seront à la tête de l'équipe du Sénégal pour le match amical contre l'Angola, au Portugal. Dans cet entretien croisé qu'ils nous ont accordé, hier par téléphone, le duo marseillais parle de la rencontre et des autres points de l'actualité du football sénégalais. Ils ne boudent pas leur plaisir de se retrouver en même temps dans la ‘Tanière’. Un bonheur d'une vie à deux qu'ils dégustent déjà à l'Olympique de Marseille depuis le début de la saison de Ligue 1.



Mamadou Niang (Lion de foot) : «Il est temps de nommer un sélectionneur national»
Wal Fadjri : Depuis la Can-2008 au Ghana, vous vous retrouvez pour la première fois en sélection pour affronter l'Angola dans le cadre de la reconstruction de la sélection. Comment s'est passé la préparation de la rencontre ?

Souleymane Diawara : Tout s'est passé très bien. On est presque tous arrivé ensemble mardi. L’équipe est en reconstruction. Nous amorçons une nouvelle pente qui nécessite d’obtenir des résultats positifs, même en match amical. C’est pourquoi ce match doit être pris très au sérieux. Il nous faut s'imposer pour montrer aux gens que le Sénégal est encore debout.

Mamadou Niang : On va vers un match amical très important. C'est un match de préparation qui a des enjeux multiples. On ne vient pas jouer ce match pour un simple plaisir de jouer. On est là pour poser les jalons d'une équipe nationale très forte. Une grande équipe capable de rivaliser avec les grandes nations de football d’Afrique et du monde.

Wal Fadjri : Vous avez abordé la préparation du match sans le sélectionneur par intérim, Amsatou Fall, bloqué à Dakar pour un problème de visa. Comment avez-vous vécu cette situation ?

S. D. : Je n’ai eu aucun problème avec cela. Surtout qu’on avait déjà le programme de travail sur place. En synergie avec le professeur Fallou Cissé (médecin des ‘Lions’, Ndlr), qu'on a trouvé sur place, on a bien travaillé le premier jour. Même si ce dernier n'est pas un coach, tout s’était bien passé. Le groupe est constitué de professionnels, qui ont l'habitude de travailler en fonction d’un plan. Ce jour-là, on a travaillé sans même se rendre compte de l'absence du coach.

M. N. : On n’a pas eu de difficultés majeures sans le coach. Mais, il faut éviter de telles situations. Pour une équipe en reconstruction, il y a de petits détails à régler. Tout doit se faire à temps.

‘L’Angola est une équipe qui nous laisse un mauvais souvenir. C’est l’Angola qui nous a sorti de la Can-2008.’ (S. Diawara)

‘Je ne vais jamais oublier la défaite contre l’Angola au Ghana. (...) On avait vécu un après-midi cauchemardesque.’ (M. Niang)

Wal Fadjri : Affronter l'Angola, même en amical, doit avoir une saveur particulière, surtout pour vous qui avez assisté à la défaite (3-1) du Sénégal face à la même équipe lors de la dernière Can, Ghana-2008 ?

S. D. : L’Angola est une équipe qui nous laisse un mauvais souvenir. C’est l’Angola qui nous a sorti de la dernière Can. Elle a été la seule équipe à nous avoir battus au Ghana. C'était un coup dur et un mauvais souvenir. Mais, nous n’avons aucune revanche à prendre contre l’Angola. Gagner le match de demain (aujourd'hui) ne peut pas réparer le mal qu'on a vécu en 2008. Ce qui importe, c’est d'éviter tous les couacs qui ont concouru à notre passage à vide au Ghana.

M. N. : Je ne vais jamais oublier la défaite contre l’Angola au Ghana. Prendre trois buts en 45 mn et perdre devant une équipe qu’on a menée au score en première période, c'est très difficile à accepter. On avait vécu un après-midi cauchemardesque. Ce sont des choses qui arrivent en foot. Nous avons dans un coin de la mémoire cette élimination, mais on ne va pas continuer à se prendre la tête. Ce match, c'est du passé. La Can-2008, pareillement. Il est temps de regarder devant. On va aborder ce match pour le gagner. On cherche à repartir d’un bon pied en vue des futures échéances.

Wal Fadjri : Vous êtes les doyens de la sélection. Comment se passe la cohabitation avec les plus jeunes ?

S. D. : Il n’y a pas d’anciens ou de nouveaux joueurs ici. Le groupe est constitué de professionnels qui évoluent dans de grands championnats. On essaye de parler un seul langage, c'est celui de l'intérêt du football sénégalais. Ce qui nous importe tous ici, c'est de faire en sorte que le Sénégal remonte la pente pour jouer les grands rôles dans le football continental et international.

M. N. : Nous avons un bon groupe en devenir. Au vu des qualités des uns et des autres, l’espoir est permis pour la suite. Chacun cherche à donner le meilleur de lui-même pour les couleurs nationales. C’est rassurant pour l'avenir. Si on continue dans cet esprit, tout sera très facile.

‘Je ne connais pas le nouveau président, mais j’ai appris que c’est quelqu’un de bien. L’important, c’est qu’il puisse continuer le travail du Cnf.’ (S. Diawara)

‘Il est temps de nommer un sélectionneur national pour préparer les échéances futures.’ (M. Niang)

Wal Fadjri : Avec votre expérience en sélection et en club, vous avez quand même des tuyaux à donner aux moins expérimentés...

S. D. : En foot, c’est l’éternel apprentissage. Mais à 30 ans déjà, je pourrai être classé parmi les vieux routiers. C’est donc mon devoir d’aider les jeunes à imprimer leurs marques. Que ce soit sur le terrain ou en dehors, mon devoir c'est d’aider les jeunes à prendre des initiatives et leurs responsabilités. Je cherche toujours à partager l’expérience que j’ai acquise avec l’ensemble de mes partenaires en club ou en sélection.

M. N. : On est tous sur un pied d’égalité. Depuis qu’on est là, on ne cherche pas à comprendre qui est cadre ou qui est nouveau. C'est une chose qui importe peu. Notre seule préoccupation, c’est la reconstruction de l’équipe nationale. C’est ça que le coach et les dirigeants présents nous disent tous les jours. C’est le plus important pour le football sénégalais. Je ne cesse de dire que le foot, avant quoi que ce soit, c'est d'abord le collectif. Seul le collectif gagne et fait la différence.

Wal Fadjri : Me Augustin Senghor est le nouveau président de la Fédération sénégalaise de football, pour quatre ans. Qu'attendez-vous de lui ?

S. D. : C’est un tournant décisif pour notre football. Je ne connais pas le nouveau président, mais j’ai appris que c’est quelqu’un de bien. L’important pour moi, c’est qu’il puisse continuer le travail du Cnf. Si le nouveau président est bien entouré, il pourra réussir de belles choses. Il est temps par exemple d'arrêter de se focaliser sur l'équipe A. D'autant que la construction de l'équipe nationale A commence à la base, au niveau des petites catégories.

M. N. : Je ne connais pas le nouveau président. La seule chose qui m’importe cependant, c’est qu'il soit là pour reconstruire le football sénégalais. Il doit faire en sorte que l’amateurisme cesse au Sénégal. Si les gens cherchent à mettre en avant l’intérêt exclusif du football sénégalais, la nouvelle équipe dirigeante n'éprouvera aucune difficulté à réussir sa mission.

‘Jouer avec Mamad dans un même club était un rêve de gamin pour moi.’ (S. Diawara)

‘Ensemble, on va chercher à gagner des titres pour en parler à nos enfants. (...) Je n’ai plus besoin de prendre le métro ou l’avion pour aller voir Souley à Bordeaux. Nous sommes toujours ensemble à Marseille. C’est vraiment sympa.’ (M. Niang)

Wal Fadjri : L'équipe nationale est toujours dirigée par le Directeur technique national, qui assure l'intérim depuis l'élimination du Sénégal du Sénégal de la course pour la Can et le Mondia 2010. Que vous inspire cette situation ?

S. D. : Le coach Amsatou a été propulsé au-devant de la scène par un coucours de circonstances. Il est là pour une période bien déterminée. Il fait correctement son travail. J'ai déjà travaillé avec lui lors du match amical contre Oman (0-0). Il a les mots justes pour nous motiver. Mais, il serait bon de nommer un sélectionneur pour entreprendre la mission de reconstruction.

M. N. : Il est temps de nommer un sélectionneur national pour préparer les échéances futures, qui ne sont pas très loin.

Wal Fadjri : Comment se passe la vie à deux à l'Olympique de Marseille ?

S. D. : Très bien. Jouer avec Mamad dans un même club était un rêve de gamin pour moi. Mamad est plus qu’un ami. C’est un frère. Il a facilité mon intégration à Marseille. Je rêve de gagner des titres avec lui.

M. N. : A Marseille, nous connaissons un début de saison plus ou moins bien. Avec deux victoires et deux nuls, ce n’est pas mauvais pour un début de championnat. Pour parler de Souley, je dirais que c’est un frère. On se connaît depuis l’âge de 10 ans. Il est l'un des témoins de mon mariage. Partager le même club avec lui est un rêve merveilleux. Ensemble, on va chercher à gagner des titres pour en parler à nos enfants (rires). Je n’ai plus besoin de prendre le métro ou l’avion pour aller le voir à Bordeaux. Nous sommes toujours ensemble. C’est vraiment sympa.

Propos recueillis par Mamanding Nicolas SONKO
Source Walfdjri

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Samedi 5 Septembre 2009





1.Posté par diop le 06/09/2009 02:35
egubby baxna loll najlén co tobabato

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