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Mamadou Diop Decroix: «On n'admettra pas que des conflits de bas étage plombent notre coalition»

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Mamadou Diop Decroix fait partie des hommes clefs de l' «Alliance Sopi pour demain». Ce nouveau cadre politique se propose de porter la candidature du président Abdoulaye Wade en 2012. Dans cet entretien qu'il nous accordé, l’ancien ministre du Commerce revient sur les prochaines missions de cette mouvance ainsi que sur les stratégies qu'elle compte déployer afin de reconquérir les électeurs.



Mamadou Diop Decroix: «On n'admettra pas que des conflits de bas étage plombent notre coalition»
Wal fadjri : Pourquoi avoir senti le besoin de mettre en place l' ’Alliance Sopi pour demain’, alors qu'il y avait pourtant d'autres cadres de regroupement déjà existants ?
Mamadou Diop Decroix : A mon avis, il s'agissait essentiellement de donner plus de rationalité à l'intervention de toutes les forces qui sont autour du président de la République. Parce que, pour avoir l'efficacité dans l'intervention, il faut rationaliser constamment. Si nous prenons par exemple le cas de la Cap 21, il y a le parti de la réforme d' Abdourahim Agne, l'Urd de Djibo Kâ et d'autres partis qui ne sont pas membres de cette structure. Donc, il faut que l'alliance puisse avoir le niveau d'efficacité nécessaire et qu'on ait un cadre commun avec des règles de fonctionnement qui soient acceptées et partagées. Il faut également une vision commune de même qu'une disposition des forces qui soit à la fois rationnelle et en cohérence avec l'objectif que nous nous fixons. Nous, nous avons très tôt perçu ce besoin d'organisation au sein de la mouvance dans son intégralité. Vous vous souvenez bien qu'après notre congrès de juin, on a fait le tour des partis qui soutiennent le président de la République, pour proposer une instance et un mécanisme que nous avions dénommé ‘Mécanisme stable de concertation et d'échanges’. Donc, le président Wade est bien allé au-delà de notre demande. Le mécanisme stable est trouvé et pour la concertation et l'échange, cela va se faire autour d'une vision et d'une stratégie pouvant nous permettre d'atteindre l'objectif qui est celui de réélire le président Abdoulaye Wade en 2012.

Wal fadjri : Et vous pensez que cette alliance pourra vous permettre de revenir sur le plan politique ?

Mamadou Diop Decroix : On est constamment là, sur le champ politique, mais il faut s'ajuster car, comme disent les militaires, c'est le terrain qui commande le déplacement. Selon les circonstances et les réalités politiques et sociales du moment, la façon de se disposer peut changer. Oui, il y a des divergences au sein du Parti démocratique sénégalais, dans les fédérations ou entre les cadres. Mais, je crois que le secrétaire général national du Pds s'attache dans les moments présents à leur trouver une solution et que la coalition va être un facteur supplémentaire pour réguler les choses. Car, le Pds va travailler à la base avec les autres partis politiques. Et il ne faut pas oublier l'expérience entre 1998 et 2000 où nous avons travaillé pendant trois ans d'affilée dans un cadre de coalition. Et à l'époque, cela avait été très utile pour réguler le tout. Cela veut dire que chaque parti se régule à l'interne mais le cadre que nous partageons les régule à son tour.

Wal fadjri : Est-ce que les partis alliés au Pds ne risquent pas de subir un certain ostracisme au sein de cette alliance ?

Mamadou Diop Decroix : Nous ne posons pas le problème en ces termes. Parce que quand on parle d'ostracisme au Sénégal, parfois cela renvoie à une notion de partage de privilèges. Cela occulte souvent les sacrifices et les engagements des uns et des autres, pour mettre en exergue les privilèges. Et franchement, pour ce qui nous concerne, on ne s'est pas engagé en politique pour partager des privilèges, mais pour l'émancipation du peuple sénégalais et des peuples africains. Donc, nous n'aimons pas poser les problèmes en ces termes. En tout cas, retenez bien qu'en nous engageant à promouvoir la candidature du président Wade en 2012, nous considérons avoir rigoureusement les mêmes devoirs que les gens du Pds, même si c'est le parti du président. Mais en ayant les mêmes devoirs, nous avons aussi les mêmes droits sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire pour que cela marche. Par conséquent, on n'admettra pas que des conflits de bas étage puissent plomber notre coalition. Nous ne l'accepterons pas et nous lutterons contre cela et d'où que cela puisse provenir.

Wal fadjri : Même si cela est faisable au sommet, est-ce que, à la base, vous parviendrez à maîtriser les rivalités et les querelles ?

Mamadou Diop Decroix : C'est vrai que ce sont des problèmes qu'on a observés. Par exemple quand vous regardez les résultats des précédentes élections locales, là où l'opposition a gagné, quand vous additionnez les voix des différents partis, courants et sensibilités de la majorité, elles l'emportent de loin. Mais, ils ont perdu parce qu'ils étaient divisés. Ce ne sera pas le cas sûrement en 2012 parce que là, ce ne sont pas des dizaines de milliers de candidats comme les élections locales, encore moins des centaines comme lors des législatives mais seulement quelques candidatures. Et la coalition autour du président aura un seul candidat. Par contre, la question de rationaliser l'intervention et de la rendre plus efficace, plus efficiente, continuera de se poser. Parce que, tout simplement, je vous donne un exemple. Si dans une localité, vous avez quatre leaders du Pds et que chacun décide de montrer aux autres et à la hiérarchie qu'il est le plus fort, il va organiser son meeting, dépenser beaucoup d'argent, et le surlendemain ou la semaine suivante, l'autre leader va venir dépenser son argent et convoquer les mêmes populations et faire le même discours, cela ne paraît pas très rationnel. Ensuite, il y a la problématique du message qu'il faut envoyer aux populations et qui doit évoluer. On ne peut pas passer notre temps à nous féliciter entre nous ou à nous taper dessus. Lorsqu'on se retrouve, il doit être question de mettre l'accent sur ce que le président a pu faire entre 2000 et maintenant avec le régime de l'alternance. Cela me paraît essentiel et je crois que là-dessus, il y a suffisamment à dire. D'où la nécessité de consacrer le temps que nous avons et qui est précieux sur ce qu'il est utile de dire. Il nous faut surtout distinguer l'information de la communication. Car informer et communiquer, ce n’est pas pareil. Par exemple, si nous prenons le cas du pont de Madina Ndiatbé, il s'agit d'expliquer ce que cette infrastructure peut apporter aux populations plutôt que de signaler simplement le fait. Et c'est cela communiquer sur le pont de cette localité. Ce que ce pont change dans la vie des citoyens et ce que cela apporte du point de vue économique, social et culturel. C'est un exemple parmi tant d'autres. Mais, c'est valable également dans le domaine de l'énergie. Un secteur où les gens peuvent penser que rien n'a été fait alors que la capacité de production a été multipliée par deux voire plus entre 2000 et maintenant. Mais, parce que justement la demande a, également, augmenté. Dans le cadre de l'électrification rurale, lorsque nous venions en 2000, on était à 6 % et aujourd'hui nous en sommes à 15 ou 16 %. Et là, posons nous la question de savoir ce que nous apportons aux campagnes en venant avec l'électricité. Et la même chose est survenue avec l'école car nous étions à un taux brut de scolarisation d'un peu plus de 60 % et maintenant ce taux est porté à plus de 90 %. Mais, quand on ne veut insister que sur les déficits, on ne dit pas la vérité aux Sénégalais. C'est la raison pour laquelle, notre communication doit changer.

Wal fadjri : Mais, pour aller plus loin que cela, qu'est-ce que vous proposez concrètement aux populations dans le cadre de cette alliance en 2012 ?

Mamadou Diop Decroix : Il faut savoir d'abord ce que veulent les populations. Ils veulent s'émanciper. L'émancipation est un concept intégral. Du point de vue du logement, de l'alimentation, de l'habillement, de l'éducation, de la santé etc... Ces éléments constituent la base de l'émancipation. Et c'est sur ces questions que nous avons les principales réalisations. Parce que, lorsque dans un pays, vous faites des avancées significatives dans le domaine de l'éducation, vous avez réalisé un exploit car c'est un domaine décisif. L'être humain est le capital le plus précieux. L'Europe, durant les deux Guerres mondiales (14-18 et 39-45) s'était auto-détruite à 80 %. Aujourd'hui, elle s'est reconstruite et occupe une position de choix dans le concert des grandes nations. Et cela s'est fait grâce à ses ressources humaines. Donc, lorsque vous investissez sur le capital humain, vous le faites sur le capital premier. Et je crois que c'est ce que Wade tente de faire depuis 2000 avec un volontarisme que personne ne peut aujourd'hui lui contester. Donc, ce que nous pouvons apporter c'est pratiquement ce que je viens d'évoquer. Je n'ai même pas parlé des infrastructures car elles sont là et personne ne les conteste. Mais, si vous mettez l'accent sur le capital humain même si les infrastructures sont détruites demain, les hommes vont les reconstruire.

Wal fadjri : Mais le peuple a besoin de pain et de bonne gouvernance. Et quand Serigne Mbacké Ndiaye, le ministre-conseiller chargé des affaires politiques dit que certains libéraux iront en prison en cas de défaite, c’est parce que la gestion des libéraux est douteuse

Mamadou Diop Decroix : Il faut rendre grâce à Dieu, l’hivernage de cette année a été exceptionnellement bon. Je crois que le peuple rend aussi grâce à Dieu. Moi, je suis originaire d’un village et mes parents sont des paysans. Par conséquent, je connais leur mentalité. Ces derniers ne disent jamais que l’hivernage de cette année a été bon, ils disent toujours que l’hivernage passé a été meilleur. Mais, cette année on vous dira, partout, que l’hivernage de cette année a été très bon. Tout le monde rend grâce à Dieu. D’ailleurs, d’après ce qu’on m’a dit, la production d’arachide a atteint le million de tonnes et celle du mil a dépassé le million de tonnes. Même nos amis de l’opposition ne parlent plus de famine, car les gens mangent correctement. La bonne gouvernance et la bonne gestion sont essentielles, et nous sommes des partisans fondamentaux, j’allais dire même, fondamentalistes de la bonne gestion des affaires publiques et nous continuerons à nous battre sur ces créneaux.

Maintenant, je crois qu’on veut faire de la politique politicienne avec cette affaire (déclaration de Serigne Mbacké Ndiaye, Ndlr). On peut y aller, mais personne ne gagnerait dans cette opération. Vous savez, le président, quand il était candidat dans l'opposition répétait souvent, au cours de sa campagne, qu’il ne ferait pas de chasse aux sorcières s'il est élu. Il a remporté l’élection de 2000 et moi je suis bien placé pour savoir qu’il a beaucoup de dossiers qui pourraient amener beaucoup de gens en prison. Mais, il faut faire, à des moments historiques précis, un choix politique stratégique. L’Afrique et la sous-région étaient, à l’époque, a un tournant tel que si le président Wade s’engageait dans cette dynamique, on n’aurait pas dit qu’il cherche à assainir une situation économique et sociale, mais on aurait dit que c’est de la revanche, que c’est l’esprit revanchard qui l’emporte. Et cela serait très mal vu non seulement dans le pays mais aussi en dehors. Certains régimes dans le continent auraient dit : ‘Vous voyez ce qui se passe au Sénégal. Ce n’est pas la peine d’ouvrir, il faut continuer à fermer pour éviter l’alternance parce qu’on va nous traîner en justice et nous mettre en prison’. A des moments donnés, des choix de ce genre s’expliquent, mais cela ne peut pas être la règle, parce que si tel est le cas, cela ne marche pas. Donc, je crois, personnellement, que nous devons promouvoir une éthique de gestion par principe, parce que c’est comme cela que les choses doivent se passer.

Wal fadjri : Vous avez dit que cette Alliance va insister sur la communication et justement, la gestation de cette alliance semble être accompagnée de la mise en place d’un groupe de presse avec un label Sopi. Que peut apporter ce groupe de presse ?

Mamadou Diop Decroix : Ce n’est pas une critique, mais je crois que les lignes éditoriales se précisent ici et là. Vous avez certains médiats, qui globalement parlant, s’inscrivent dans une logique d’opposition au pouvoir. Il n'y en a pas beaucoup, mais il y en a. Il y en a d’autres qui s’inscrivent dans une logique de soutien. Et il y a tout le reste. Je ne sais pas comment cela marche aux Etats-Unis ou en France, mais je crois que le Sénégal a le droit d’avoir son propre modèle, qui n’est pas un modèle qu’on construit dans un laboratoire mais qui émerge à partir de la réalité sociale concrète. Donc, je peux considérer que l’émergence de ce groupe de presse participe de la construction d’un modèle sénégalais où une force politique qui en a les moyens met ouvertement, sans se cacher, un groupe de presse pour renforcer sa communication. Peut-être demain d’autres, qui auront les moyens, feront pareil. Alors, qu’est-ce que cela peut apporter ? Wade a dit qu’il veut que ce groupe presse soit géré par des professionnels. Donc, pas des politicards, des gars qui vont insulter du matin au soir ceux qui ne sont pas d’accord avec le pouvoir. Cheikh Anta Diop disait que les injures dénaturent la vérité. Ces médiats qui auront énormément de choses à dire sur ce qu'est devenu le Sénégal en une décennie seulement par rapport à ce qu'il était avant, vont s’ouvrir aussi à des opinions différentes. Ce qui est intéressant avec ce groupe de presse c’est que vous avez la possibilité de dire ce que vous n’avez pas pu dire dans les médiats privés, parce que par définition un médium privé n’est pas votre espace. Enfin, ce groupe permettra de communiquer, d’expliquer les réalisations du régime.

‘Bennoo n’est pas Bennoo. Quand on parle de la présidentielle, Bennoo n’existe pas. Elle n’est pas une coalition pour la présidentielle. En 2012, Bennoo (unité) sera Tassaaroo (dispersion), ils seront nombreux à briguer le suffrage des Sénégalais’

Wal fadjri : Et à quand la seconde phase qui consiste à aller à l’assaut des militants ?

Mamadou Diop Decroix : J’ai dit l’autre jour chez les cadres libéraux lors de leur deuxième session que quand on était dans l’opposition, le président Wade parlait de jalons du Sopi : premier, deuxième et troisième jalons. Moi, j’ai parlé de Sopi I, Sopi II et Sopi III. Le Sopi I était la lutte pour l’alternance démocratique et pacifique. Le président Wade et le peuple sénégalais, toutes obédiences confondues, l'ont réussi le 19 mars 2000. Le Sopi II a consisté en la mise en place des fondations pour avoir un pays émergent. C'est la décennie 2000. Et cela, il faut l’expliquer aux populations. Dans la deuxième quinzaine du mois de décembre, si tout va bien, on devrait commencer à mettre en place les directoires départementaux et extérieurs. Après cela, des missions vont rencontrer les cadres et descendront à la base pour partager la conception et la vision du chef de l’Etat aux populations. Le Sopi III sera celui de l'émergence. C'est comme cela que je comprends le Sopi pour demain.

Wal fadjri : Pensez vous pouvoir faire le poids face à la coalition Bennoo Siggil Senegaal ?

Mamadou Diop Decroix : (Rires) Je pensais plutôt que ce serait l’inverse votre question. Bennoo pourra-t-elle faire le poids devant notre Alliance ? C’est cela la bonne question, pas l’autre. La coalition Bennoo, je n’ai que des amis là-bas. Néanmoins, il faut quand même dire bien les choses. Bennoo n’est pas Bennoo. Quand on parle de la présidentielle, Bennoo n’existe pas. Elle n’est pas une coalition pour la présidentielle. En 2012, Bennoo (unité) sera Tassaaroo (dispersion), ils seront nombreux à briguer le suffrage des Sénégalais. Par contre, nous, nous avons une coalition avec un candidat unique qui est Wade, contrairement à Bennoo qui a une multitude de candidats.

Wal fadjri : Donc, vous faites partie de ceux qui pensent que cette coalition implosera avant 2102 ?

Mamadou Diop Decroix : Absolument. Certes, ils peuvent trouver une formule qui soit intermédiaire parce qu’ils n’auront pas un candidat unique. Ils essaieront de trouver une formule, un code de bonne conduite, pour éviter que les gens ne se tapent dessus.

Wal fadjri : Il y a le cas Macky Sall : on a l’impression que vous voulez l’avoir absolument dans votre coalition de peur qu’il ne vous réserve de mauvaise surprise ?

Mamadou Diop Decroix : Non, il n y aura pas de surprise, vous verrez. Je vous rappelle que Macky Sall était un militant Aj avant de devenir un militant libéral. Au gouvernement, nous avons gardé des bonnes relations. Donc, le président Abdoulaye Wade a raison de l’inviter à revenir dans le parti parce que dans un combat -c’est ce que nous disions à l’époque- il faut rassembler le maximum de forces susceptibles d'être rassemblées et c’est à cela que le président travaille.

Macky a dit qu’il ne regarde pas dans le rétroviseur, mais il faut souvent regarder dans le rétroviseur. Sinon, vous risquez d’être dépassé. En tout cas, nous sommes favorables à cet appel et sommes aussi favorables à un retour de Macky Sall. Parce que quand-même, il faut reconnaître que les êtres humains ne sont pas parfaits. La perfection est un attribut divin et comme nous sommes des monothéistes nous devons nous pardonner mutuellement nos errements et nos fautes, mais à condition que chacun s’efforce constamment de faire des pas sur cette voie de la perfection. En plus, Wade a dû certainement tirer des leçons au cours de la décennie, c’est pourquoi, ceux-là qu’il appelle doivent aussi comprendre que le président a tiré les enseignements de ce qui s’est passé. Peut-être que les contradictions ne disparaîtront pas, mais chacun doit comprendre que la vie elle-même est contradiction.

‘Macky a dit qu’il ne regarde pas dans le rétroviseur, mais il faut souvent regarder dans le rétroviseur. Sinon, vous risquez d’être dépassé’

Wal fadjri : Seriez-vous prêt, si Wade vous le demandait, à jouer les intermédiaires pour faire revenir votre ancien camarade ?

Mamadou Diop Decroix : (Rires). C’est une question qui me gêne. Parce que en y répondant c’est comme si on a envie de jouer des rôles. Moi, je n’ai pas envie de le faire. Ce n’est pas ma philosophie, ni mon éducation de chercher à jouer des rôles. Je n’irai peut-être pas voir Macky Sall à titre individuel et personnel, mais si je le rencontre, c’est clair que je peux aborder l’affaire avec lui. Mais, je pense que le présiden, qui a lancé cet appel a sa petite idée et donc il ne faut pas interférer.

Wal fadjri : Vous semblez minimiser Bennoo pourtant elle a gagné les élections locales…

Mamadou Diop Decroix : Dire cela, ce n’est pas rendre la réalité. Bennoo a certes gagné des grandes villes comme Dakar. Mais, c’est ce qu’on appelle une percée. Je voudrais dire qu’une élection locale est différente d’une élection présidentielle. Pour une élection locale, vous avez des milliers de candidats. Une élection présidentielle est différente qualitativement d’une élection locale ou législative. En mars, on avait plus de 30 mille candidats et aux législatives vous avez aussi des centaines, voire des milliers de candidats, alors que pour la présidentielle c’est seulement quelques individualités. Chaque parti ou coalition de parti a un seul candidat, donc c’est totalement différent. Et, franchement, je ne suis pas en campagne, mais Wade est, pour le moment, le plus fort.

Propos recueillis par Abdoul Aziz AGNE & Charles Gaiky Diène
Source Walfadjri

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Mercredi 25 Novembre 2009





1.Posté par salambaye. le 25/11/2009 17:41
l'aliance des vulgaires

2.Posté par dia le 25/11/2009 19:09
C'est toujour ce franc parler qu'on lui connait et les bonnes idees, ce qui lui cree souvent des jalousies surtout du coté de son ancien camarade aux mains salles qui cherche désésperement alliers

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