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Maladie négligée au Sénégal : La rage tue une personne toutes les 20 minutes

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Pour restituer la rencontre tenue du 10 au 13 mars à Grand Bassam en Côte d'Ivoire, le réseau africain des spécialistes de la rage (AfroReb) faisait hier face à la presse. Au cours de cette séance d'explication et de sensibilisation, les spécialistes de la rage, dénonçant le fait que cette maladie est reléguée au second plan, et non inscrite sur la liste des maladies à déclaration obligatoire et sous surveillance, révèlent que la maladie tue par an 24000 personnes en Afrique, 5000 dans le monde ; soit une personne toutes les 20 minutes. Pire, ils indiquent que la maladie négligée par les autorités et ignorées par le personnel soignant. D'où leur alerte.

Telle de l'ombre, la rage est une maladie qui tue à 100 % le patient atteint. En effet, la rage transmise par l'animal (chien, chat, singe, chacal etc) tue, suite à une morsure d'un animal enragé à un homme. A en croire, le docteur Mamadou Korka Diallo, cette maladie ne laisse « aucune chance » au patient atteint. Elle touche pour la plupart des jeunes de moins de 15 ans, et est présente au Sénégal dans toutes les régions, excepté celles de Matam et de Ziguinchor, pour le moment. Selon lui, chaque année, plus de 24.000 personnes meurent en Afrique, du fait de la maladie, et 50.000 dans le monde, soit une personne toutes les 20 minutes. « La maladie agit vite. Pour espérer guérir, le patient doit être traité en moins de 48 heures. Mais les problèmes de traitement, de connaissance de la maladie, se posent. Il s'agit d'abord de l'existence des doses, de leur coût d'achat élevé, de sa non connaissance par le personnel médical et de sa négligence par les autorités. « Pour soigner un patient, il faut quatre doses, alors qu'une dose coûte 5000 f ; ce qui revient à 20.000 f sans compter les frais d'hébergement. Pire, le vaccin est souvent rare », explique, Docteur Mamadou Korka Diallo, médecin-chef du traitement anti-rabique à l'Institut Pasteur de Dakar. Selon ce dernier, sur les 3000 doses commandées chaque année par l'Institut Pasteur, les 2600 sont consommées. Pour voler à son secours, sa collègue, Docteur Sylvie Diop de Fann estime que ni le vaccin, ni les sérums ne sont disponibles dans les établissements publics de santé. Pire, elle révèle que même les agents de santé, ne savent pas traiter la maladie, et que les autorités n'ont pas jugé nécessaire d'inscrire cette maladie sur la liste du système de surveillance épidémiologique. Quand à sa curabilité, les experts précisent que le taux est quasi-inexistant, et que dans l'histoire, seules deux personnes ont été guéries ; par conséquent, il présente un taux de mortalité de 100 %. Seulement, il est possible de sauver la personne atteinte en moins de 48 heures, si toutefois, il y a intervention rapide. Vu ce tableau noir de la maladie, les experts de AfroRabies, de l'Institut Pasteur, en collaboration avec ceux de Sonofi-Aventis, comptent engager ensemble le combat, saisir les autorités étatiques, multiplier les rencontres au niveau de la sous région, et surtout sensibiliser encore, et encore le grand public ; pour le bien-être de tous…

Source: L'office

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Samedi 10 Mai 2008

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