Référence multimedia du sénégal
.
Google

Magal de Darou Mousty : Serigne Abdou Mbacké remet les pendules à l’heure.

Article Lu 11580 fois

XIBAR.NET (Dakar, 9 Aout 2009)- Du temps du magistère du cinquième khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké, son fils, Moustapha, forçait le respect par son attachement à la vérité. Comme celui-ci, le fils du khalife de Darou Mousty, Serigne Abdou Mbacké, a été impérial, hier, à l’occasion du Magal de son grand-père : il n’a raillé ni le pouvoir temporel, ni ses pairs guides religieux. Au contraire.



Hier, la communauté mouride a célébré à Darou Mousty les retrouvailles entre Mame Thierno Birahim Mbacké et son frère aîné, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké Khadimou Rassoul, qui revenait d’un exil de plus de sept ans. C’était en 1902. D’emblée Mame Thierno fera le point avec le fondateur du mouridisme sur sa famille et ses disciples, qu’il lui avait confiés. Ce que Serigne Abdou Mbacké, fils de Serigne Cheikh Khady Mbacké, khalife actuel de Mame Thierno Birahim, traduit comme un « sens des responsabilités ». Et le marabout d’inviter « autorités temporelles, comme autorités religieuses » à « avoir » ce réflexe ; surtout que nous vivons dans un pays où l’on ne reste pas « un seul jour sans que ne soient rapportés, à travers la presse, des viols ignominieux ou des crimes odieux, sans parler de scandales en tout genre et des faits d’escroquerie ». L’attitude qu’il recommande, va «du président de la République aux directeurs de sociétés, en passant par les maires, députés, sénateurs et hauts fonctionnaires ». Les autorités temporelles, a-t-il martelé, doivent « créer les conditions économiques » qui permettront aux populations de « travailler et de participer activement à l’œuvre de construction nationale ». Il s’agira, aussi, de leur « garantir un climat social apaisé et propice à la bonne pratique de leur religion ». La brèche était ouverte pour exhorter la classe politique « à engager, résolument et en toute sincérité, un dialogue national », qui « s’impose » pour « sortir de l’impasse » dans lequel se trouve le Sénégal. Serigne Abdou Mbacké renchérira, en apostrophant ses pairs religieux : « notre société est très malade. Et c’est à nous, tenant du pouvoir spirituel, qu’il incombe de lui trouver des remèdes ». Autrement, les autorités temporelles ne sont pas les « seuls responsables » de la situation que vit le pays. Les pendules donc sont remises à l’heure. Que le petit-fils de Mame Thierno Birahim Mbacké soit entendu.

La Redaction

Article Lu 11580 fois

Dimanche 9 Août 2009





1.Posté par papè le 09/08/2009 12:06
bravo merci 1000 foi

2.Posté par khayar le 09/08/2009 23:12
Bravo et bonne continuation

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State