Référence multimedia du sénégal
.
Google

MOTIFS REELS de la Modification de l'article 27: Un transfert du Pouvoir se prépare au sommet de l’Etat

Article Lu 11183 fois

Dans l’entourage du Chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, personne ne soupçonne ses vraies intentions politiques qui l’ont amené à modifier l’Article 27 de la Constitution. Les députés de la majorité appliquent les instructions présidentielles sans maîtriser les tenants et les aboutissants. C’est un désir du Maître, il faut l’appliquer comme un ordre. Ni Karim Wade, ni Pape Diop, Président du Sénat, ni Aguibou Soumaré, son Premier Ministre encore moins le Président du Groupe parlementaire, Doudou Wade ou celui de l’Assemblée nationale, Macky Sall, ne comprennent les réelles motivations de Wade.



MOTIFS REELS de la Modification de l'article 27: Un transfert du Pouvoir se prépare au sommet de l’Etat
Au sein même de la majorité, certains caciques s’interrogent sur les motifs réels qui amènent le Président de la République à vouloir modifier l’Article 27 de la Charte fondamentale du pays. « S’il est sûr de sa majorité, il n’a qu’à se représenter en 2012 pour un deuxième mandat de 5 ans » pensent certains responsables libéraux pas tout à fait d’accord sur la modification de l’Article 27. Selon ces derniers, Wade pose dés fois des actes indéfendables auprès de l’opinion publique. « Il nous met mal à l’aise » disent-ils. Ils ignorent que Wade qui est dans une logique de conservation du Pouvoir, voudrait que les conservent le Pouvoir pour une période de « 50 ans ». Et toutes les pratiques de Tanor et compagnie visant entre 1998 et 2000 à vouloir conserver le pouvoir, sont appliquées aujourd’hui par les libéraux. Cette vérité est confirmée par la tendance chez Wade à toujours vouloir réactualiser les erreurs politiques commises par les socialistes sous le régime de Diouf. Etant chef de l’opposition, Wade s’était farouchement opposé à la création du Sénat (boycotté par l’opposition sauf le Pls de Me Ousmane Ngom). Selon lui, l’augmentation du mandat du Président (qui devait passer de 5 à 7 ans) était une forfaiture intolérable. Il en était ainsi pour le projet des socialistes visant à faire de Diouf un « Président à vie », aussi pour l’amendement Niadiar Séne (député socialiste fatickois), dont le but était l’augmentation du nombre de député (120 à 140). Le leader de l’opposition d’alors, militait également pour la suppression du Conseil Economique et Social dirigé pourtant à l’époque par l’un de ses rares amis socialistes, Famara Ibrahima Sagna (Ndlr : cousin maternel de Wade). Elu Président de la République, le successeur de Diouf semble renier à toutes ses convictions politiques antérieures. Ce Wade qui nous dirige, ne serait pas dépaysé dans un Gouvernement dirigé par Diouf, Tanor ou Habib Thiam. Il marche sur leurs pas. Les Sénégalais ont voté en janvier 2001, une nouvelle Constitution proposée par Wade sur un taux largement majoritaire de 94% de (Oui) contre 6,0% de (Non). Ce fort taux est motivé par les promesses faites par le nouveau Président qui tournaient autour de 04 points majeurs : suppression du Sénat, de la réduction à 5 ans du mandat du Président de la République (que les socialistes avaient amené à 7ans), la suppression du Conseil Economique et Social, la réduction du nombre des députés (qu’il ramènera à 120 aux législatives de 2002). Après avoir tenu ces promesses en 2001 pour convaincre les Sénégalais à voter pour cette nouvelle Constitution, Wade est revenu, par la suite sur ses promesses, en remettant dans la Constitution, tous ces 04 points qui avaient sensibilisé les Sénégalais à voter massivement lors du référendum de 2001. Pourquoi organiser un référendum qui coûte 7 milliards au contribuable si l’ensemble des points qui ont motivé le vote de cette nouvelle Constitution allait être repris 8 ans après ? Wade s’est joué de tous les Sénégalais. Dansokho et Talla Sy ont eu raison sur tous les Sénégalais. Comme l’a si bien dit le Constitutionnaliste, Ismaïla Madior Fall dans le journal « Le Quotidien » du vendredi dernier : « Si c’est trop gros (la forfaiture), l’Exécutif ne veut pas se salir les mains, alors il la file au Parlement qui va faire le boulot, comme ce fut le cas avec l’article 35 (qui a permis au Président Senghor de transmettre le pouvoir à Diouf en 1981) ». De 2000 à 2008, la Constitution a été modifiée plusieurs fois dont voici quelques exemples : La Loi no 2006-37 du 15 novembre 2006 modifiant l’article 33 pour permettre aux corps militaires et paramilitaires de voter, la Loi no 2003-15 du 19 juin 2003 portant révision de la Constitution et création du CRAES, la Loi constitutionnelle no 2007-06 du 12 février 2007 créant le Sénat etc… L’impression qui se dégage face à ces tripatouillages intempestifs de la Constitution, qu’aux yeux des Sénégalais, c’est que, les statuts du Pds sont plus sacrés que la Constitution sénégalaise. Depuis plus de 10 ans, les statuts du Pds n’ont subi aucune révision contrairement à la Charte fondamentale du pays qui est constamment taillée et retaillée à l’image des routes de la Corniche Ouest de Dakar. Les Sénégalais qui pensent que le Pds est différent du Ps ou que Diouf est meilleur que Wade se trompent d’appréciations. Tous les hommes politiques sont pareils. Seuls les noms des partis, les couleurs et les sigles différent. Ils défendent leurs intérêts selon leurs positions politiques du moment. C’est que Wade a récemment dit à Chicago lors son point de presse face aux journalistes noirs américains le prouve suffisamment : « Si l’alternance a pu avoir lieu, c’est que le président Diouf a joué le jeu (quel jeu Monsieur le Président ?). Des élections se sont déroulé le dimanche et le mardi matin, il m’a téléphoné pour dire : tu as gagné. C’est une occasion de rendre hommage au président Diouf parce que s’il n’avait pas accepté sa défaite, il y aurait eu des dérapages sanglants ». Ceci constitue un aveu de taille qui prouve que Wade et Diouf ne sont différents que de nom. Comme Senghor avait transmis le Pouvoir à Diouf suite à la modification de l’article 35, Diouf a également transmis ce pouvoir à Wade, mais de manière plus démocratique. Aujourd’hui, un transfert du Pouvoir se préparerait au sommet de l’Etat. Tous les yeux sont braqués sur le fils du Président, Karim Wade. Mais cela ressemble plus à une fausse piste. Wade voudrait bien être succédé par son fils mais il cerne les limites politiques et culturelles de ce dernier, et songe à l’opinion internationale scandalisée par les pratiques de Mugabe, d’El Béchir etc... Karim est certes compétent, mais il n’est pas le plus compétent des sénégalais. Il a fait ses preuves à travers ses œuvres de construction nationale, mais ses obstacles sont d’autant plus énormes que son père le verrait mal être candidat à une élection présidentiel même si sa mère le pousse à se présenter. « Pourquoi pas lui aussi ? » dit-elle. « Karim est trop toubab ». « Celui qui veut diriger ce pays doit travailler avec lui (Karim) » avait confié Wade lors d’un Conseil des Ministres. En plus, contrairement à ce qu’avancent certains, Wade n’est pas « concrétiste ». Un jour, recevant au Palais, une délégation, un homme qui s’était présenté comme étant le représentant de la « Génération du concret », a reçu les foudres de Wade qui lui demandait sur un ton sec : « C’est quoi la Génération du concret ? Ne me parlait pas de ça ». Aux Usa également, une délégation de ce même mouvement était allée solliciter une audience dans l’hôtel où logeait le Président. Mais leur surprise a été grande lorsque Wade a lâché ses mots très durs à leur endroit : « Je ne reçois pas une délégation de la Génération du concret. Cette visite est officielle ». Ces militants de Karim ont été finalement reçus par sa maman Mme Viviane Wade. Dans tous les cas, la personne de Wade est difficile à cerner. Il est un homme qui refuse toujours avant d’accepter. Avec Wade le NON n’est jamais définitif. Insiste et attends le OUI. Pape Diop constitue aujourd’hui la vraie piste sur la succession de Wade. Selon nos informations, une modification de l’Article 31 est en vue au Sommet de l’Etat. Cet Article dit : « Si la Présidence est vacante, par démission, empêchement définitif ou décès, le scrutin aura lieu dans les soixante jours au moins et quatre vingt dix jours au plus, après la constatation de la vacance par le Conseil constitutionnel ». Plus loin après, l’Article 39 de la Constitution dit : « En cas de démission, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président du Sénat. Celui-ci organise les élections dans les délais prévus à l’article 31 ». Ces dispositions étant prévues dans la Constitution, il est facile maintenant de comprendre pourquoi l’Article 27 est modifié. Selon nos informations, il se pourrait que Wade démissionne en cours de mandat. Certains avancent 2009 d’autres d’ici 2010. Si cette démission est effective, il serait succédé par Pape Diop renforcé par son statut de Président du Parlement. Mais avant cela, le Parlement devrait modifier l’article 31 dans sa deuxième partie, ainsi on ne dira plus : « …le scrutin aura lieu dans les soixante jour au moins et quatre vingt dix jours au plus… ». Cette partie sera changée et on pourrait avoir : « Si la Présidence est vacante, par démission, empêchement définitif ou décès, le mandat sera terminé par le Président du Sénat, après la constatation de la vacance par le Conseil constitutionnel ». Le Président du Parlement, Pape Diop pourra ainsi succéder tranquillement à Wade comme ce fut le cas entre Senghor et Diouf. Tout passera par le Parlement, les partisans de Macky n’y pourront pas grand choses, le Front Siggil Sénégal non représenté au Parlement non plus. En cas de démission de Wade au début de l’année 2009 ou en 2010, le Maire de Dakar terminera le mandat jusqu’en 2014. Ainsi, le ticket Pape Diop/Karim dirigera le pays jusqu’en 2014, date prévue pour la présentation du leader de la « Génération du concret » à la présidentielle. S’il n’y aura pas de cassure d’ici là entre les deux.

Mamadou Mouth BANE Journaliste politique Mouthbane2002@yahoo.f

Source: Ferloo.com

Article Lu 11183 fois

Lundi 28 Juillet 2008





1.Posté par ouze62 le 28/07/2008 04:20
« En cas de démission, d'empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président du Sénat. Celui-ci organise les élections dans les délais prévus à l'article 31 ».
on ne dira plus : « …le scrutin aura lieu dans les soixante jour au moins et quatre vingt dix jours au plus… ».
Cette partie sera changée et on pourrait avoir :
« Si la Présidence est vacante, par démission, empêchement définitif ou décès, le mandat sera terminé par le Président du Sénat, après la constatation de la vacance par le Conseil constitutionnel ».

Le Président du Parlement (qui alors en ce temps ???) pourra ainsi succéder tranquillement à Wade comme ce fut le cas entre Senghor et Diouf. Tout passera par le Parlement, les partisans de Macky n'y pourront pas grand choses, le Front Siggil Sénégal non représenté au Parlement non plus.

2.Posté par oustaz le 28/07/2008 07:09
noubie pas karim remplace pape diop a la tete de letat

3.Posté par WAIF le 28/07/2008 12:31
slt
cette analyse n'est basée que sur des appréhensions. Quand Wade prenait le pouvoir en 2000 il s'y attendait le moins donc quoiqu'il puisse faire il doit se retenir et savoir qu'aucun homme ne peut tracer le destin d'un autre ni en mal ni en bien

4.Posté par wi le 28/07/2008 16:03
OSÉ bien clissé sons cul sur ce palais et rien foutu ds son pays bravo l imbécile

5.Posté par Babakash le 29/07/2008 00:11
L'analyse semble occulter un fait non anodin: "la modification de l'article 27 ne concerne pas le mandat en cours, c'est le principe de non rétroactivité des lois".... Donc dans tous les cas, le mandat en cours se termina en 2012.

Cela me fait penser que cette conjecture est fausse, comme toute conjecture d'ailleurs: une conjecture vraie s'appelle une prédiction.... Et il est difficile de croire aux boules de cristal.
Donc un seul mot: CIRCULER Y A RIEN A VOIR!

Babakashcom
babakash@gmail.



Dans la même rubrique :
< >

Mardi 6 Décembre 2016 - 13:42 « Khalifa Sall n’est plus dans le Ps »

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State