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MESURE - Après son interpellation par le Commissariat central de Dakar : Abdou Salam Sima transféré à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye

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L’hôpital psychiatrique de Thiaroye a un nouveau pensionnaire, depuis hier. Mais ce dernier est loin de ressembler à ceux qui font la renommée de la structure. Il s’agit de Abdou Salam Sima, le gréviste de la faim de l’avenue Bourguiba, qui a été arrêté, vendredi dernier, devant les grilles du Palais présidentiel, en train de manifester pacifiquement, une pancarte à la main.

Gardé à vue au Commissariat central de Dakar, la Police, convaincue que c’est un malade mental, a finalement décidé de le transférer à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. Sima lui-même en rit au téléphone. «Ils me prennent pour un aliéné», lance-t-il, l’air ironique. Ne comprenant rien à ce qui lui arrive, Abdou Salam Sima se désole de n’avoir jamais été entendu à la Police. «Pendant tout ce temps, ils m’ont mis dans une grille sans me poser la moindre question», soutient-il tout en souhaitant qu’on lui indique des «signes d’incohérence» dans son comportement et ses paroles. Ainsi, les agents de Police qui l’ont interpellé et gardé à vue dans les locaux du commissariat central se seraient fiés à «leur propre jugement», sans acte médical aucun, pour conclure que celui qu’ils ont arrêté devant le Palais ne jouit pas de ses facultés mentales.

Conduit par les sapeurs-pompiers, Abdou Salam Sima est isolé dans une cellule. Seul, il peut quand même faire usage de ses mains et pieds et recevoir des visites, selon les assurances données par le «médecin traitant» avec qui il aurait parlé. Ce dernier l’«a très bien compris». Mais est-ce que cela suffit pour ne pas le retenir longtemps ? Abdou Salam Sima lui-même ne sait pas. Toujours radical, il demeure encore dans sa logique de poursuivre sa grève de la faim, car il admet difficilement d’être «offensé, arrêté et considéré comme un aliéné mental».

Abdou Salam Sima observe une grève de la faim, depuis le 17 décembre 2007, pour réclamer un logement au chef de l’Etat qui avait promis aux sinistrés, dont lui, des inondations de 2005 qu’ils seraient recasés par le Plan Jaxaay.

Marié et père de dix enfants, Abdou Salam Sima n’a pas eu la chance d’être relogé et a dû confier son épouse et ses enfants à sa belle famille et à des amis. Seul, il squattait un lieu de prière construit à raz-de-sol sur l’avenue Bourguiba à hauteur du quartier de Dieuppeul, refusant toute nourriture et endurant les intempéries, espérant se faire remarquer des autorités. Jusque-là en vain.

Source: Le Quotidien

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Mercredi 7 Mai 2008





1.Posté par zoumbou le 08/05/2008 21:26
salut moi je ne comprend pas les autorites senegalaises au lieu d'interner ce fou de abdoulaye wade,ils s'en prennent à un saint d'esprit qui reclame un droit qui lui est dù comme tant d'autres d'ailleurs ,droit,democratie,securité,out....


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