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MENSONGES D’ETAT ET CRISE DU POLITIQUE

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Il en a ainsi décidé. Le Président de la République, Secrétaire Général National du PDS engage un mortel combat contre le Président de l’Assemblée Nationale, qu’il jugeait, naguère, comme le plus loyal et le plus compétent de ses collaborateurs. Sans pour autant minorer la carrure de M. Macky SALL, reconnaissons, tout de même, qu’il est facile d’émerger du lot des instituteurs – adjoints et autres non – diplômés, voire falsificateurs de CV, qui entourent le Président de la République. Il est, en effet, de notoriété politique, que les Intellectuels, dans leur écrasante majorité, n’ont pas accompagné l’Alternance ; que ce sont les classes moyennes et celles populaires qui ont imposé le départ du Parti Socialiste qui, quarante ans durant, avait confisqué le pouvoir au Sénégal ; que l’une des prouesses majeures de l’Ancien Régime, aura été de « capturer » des intellectuels de premier plan – notamment du monde universitaire – qu’il a intégrés dans sa gestion du pouvoir ! Certes, le combat engagé par le Président /SGN de Parti contre le Président de l’Assemblée, pourrait être facilement rangé dans la continuité de la tragique histoire interne d’un Parti rétif à l’émergence de fortes personnalités qui ne cadreraient pas avec les comportements moutonniers qu’impose l’exigence d’une seule et immuable « constante » : WADE.

Du reste, il n’est pas rare de constater que les comptenteurs du Président de l’Assemblée Nationale, crient haut et fort, qu’avant Macky, Idrissa Seck, Jean Paul Dias, Ousmane Ngom, Aminata Tall, Fara Ndiaye, Booker Sadji et autres Serigne Diop, avaient été enterrés dans la très spéciale « fosse commune pour dirigeants » que Wade aurait creusée ! A lui seul, ce type de discours traduit l’inconsistance politique et le niveau exagérément bas des militants du PDS !!

Créée dans le but de pallier le « gap intellectuel » qui handicapait le Parti, la CIS, désertée du temps des « vaches maigres », a fini par être happée, en dépit de louables efforts de quelques – uns de ses membres, par la « pensée au rabais » que secrétait le centre – dirigeant. L’opportunisme, la lutte pour les « places », ont poussé bon nombre de ses ténors, à un affligeant larbinisme qui les conduit à s’aligner derrière des « guignols politiques » de première classe dont la notoriété – si tant est qu’on puisse parler ainsi – est d’occuper des positions de pouvoir que leur confèrent leur proximité avec la « constante » et leurs exceptionnelles capacités de manœuvres et de complots.

A la vérité, cette culture politique n’est pas propre au seul PDS. Elle est héritée, en grande partie, du régime du Parti Socialiste, avant d’éclore sous les Libéraux des Tropiques. Elle est encore portée par la vieille « Classe politique » qui, depuis des décennies, occupe l’espace politique sénégalais. Dans la quasi – totalité des vieux Partis politiques sénégalais, l’Alternance interne n’est pas à l’ordre du jour, les promotions politiques se font au gré des humeurs de l’inamovible Chef et rarement, sur la base de critères politiques, idéologiques et éthiques avérés.

Incapable d’appréhender les fondamentaux du politique, la « vieille Classe politique » se cabre et s’arc –boute derrière d’archaïques clichés et de pâles copies des méthodes et pratiques du temps des Blaise Diagne, Lamine Guèye et Ngalandou Diouf. L’argent – ROI qui privatise la politique, fausse le jeu démocratique, musèle les consciences, déstructure, dénature et disqualifie la Citoyenneté, a pollué l’espace politique.

Les nobles principes qui devraient valider l’engagement politique, sont jetés aux orties, voire piétinés ! La « politique » ? C’est désormais l’affaire d’escrocs d ‘un nouveau genre ; le propre des indignes, le gagne – pain de professionnels rompus à toutes les bassesses.

Malice, ruse, calculs malsains, élans retors et papelards, jactance puérile, galéjades et flagorneries, roublardise, vulgarité accompagnée de philippiques de bas étage, tel est le cocktail indigeste que les acteurs du champ politique, servent au quotidien, dans leur grande majorité, aux vaillantes populations.

Le Parti Démocratique Sénégalais a poussé, dans leurs limites extrêmes, toutes ces tares. Il a promu les anti – valeurs et le mensonge d’Etat, au rang de matrices de son pouvoir.

L’ignoble « Transhumance », inaugurée dans notre pays par le Parti Socialiste, est portée au pinacle avec l’érection, en première ligne, des matamores désormais tristement célèbres, qui ont pour noms : Abdoulaye Babou, Sada Ndiaye et Babacar Gaye.

Au vu du parcours de ces messieurs, il serait, en vérité, plus juste de parler de « Mutants » que de « Transhumants », pour exprimer, avec justesse, ce qui est présentement en cours au Sénégal. En effet, il y a de cela quelques mois seulement, « Babou – l’œuf » (ou « Babou – nen ») s’était, particulièrement, mis en évidence. C’était à l’occasion de la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement, faite par le PM CHEIKH H. Soumaré devant l’Assemblée. Ce jour là, devant les médias et la représentation nationale, il avait, dans un wolof limpide, estimé que « quiconque voyait un œuf, devrait dire qu’il avait vu un œuf », pour vanter les mérites de l’ex - Pm devenu président de l’Assemblée Nationale, non sans conseiller au PM de s’inspirer de son prédécesseur !!

Quant à « Sada – bagnard », son nom seul fait frémir d’horreur et de rejet, tellement le personnage est répugnant et symbole d’indignité.

Relativement au sieur, « Bab’s – chèvre », les insanités qu’il a déversées sur Wade et le PDS du temps où il était au PLS, sont gravées, à jamais, dans la mémoire des Sénégalais. Ce sont ces « illustres messieurs », qui tous ont été au Parti Socialiste ou cheminé avec lui contre l’Alternance, qui trustent au sommet du pouvoir et pourfendent le Président de l’Assemblée Nationale dont ils ont été les zélés « surga » !

Non, le Sénégal ne mérite pas que des mousquetaires experts en trahison soient à la droite du Père, dans la gestion et la direction des affaires de l’Etat et de la Nation ! Non, le Sénégal ne mérite pas qu’un personnage aussi lugubre, aussi occulte, au passé et au présent douteux, tel que Pape Diop, soit le dauphin constitutionnel avec la possibilité de devenir notre Président, même pour quelques secondes !

La dérive hallucinante qui s’est emparée du pouvoir, va plus loin. Le mensonge est son arme favorite. Dans le Parti comme dans la gestion des affaires de l‘Etat, l’élimination d’un adversaire politique est souvent orchestrée. Des « dossiers sales » se focalisant sur l’ARGENT et la Moralité, sont préfabriqués, par des adversaires en pleine boue et ignorant ce que morale veut dire.

Dans quelques jours, nous verrons des « journalistes » véreux (le plus souvent de « grosses plumes » de quelques prestigieux journaux nationaux ou étrangers) payés à coups de millions, déverser leur bile sur le Président de l’Assemblée Nationale. Des « failles », de graves « fautes », voire des « détournements », lui seront, pour sûr, attribués. Il sera harcelé, sa garde rapprochée « approchée », des menaces proférées contre lui et le spectre de la REBEUSS brandi ! Les méthodes d’élimination, en faune libérale, sont aussi grossières et ineptes que les espèces qui la peuplent !

L’objectif avéré est double : d’une part, briser les formidables élans de sympathie qui se manifestent partout dans le pays, dans la diaspora et dans toutes les couches et catégories sociales, en faveur du Président de l’Assemblée Nationale, en semant, à partir de questions sensibles, le doute dans la conscience collective des Sénégalais, préalablement mis en condition. D’autre part, éliminer un adversaire politique majeur de Karim Meïssa Wade, dans la lutte pour la succession de Wade.

L’un des principaux objectifs du piège politique en cours, c’est de « mouiller » tous les potentiels obstacles à l’avènement de Karim Wade au pouvoir. Il s’agit de distiller, savamment, la thèse suivant laquelle, « tous sont pareils et que d’une manière ou d’une autre, ils ont fauté, détourné ou commis de graves fautes », pour pouvoir invalider tout projet d’audit de l’ANOCI qui s’avérerait fatal au Prince héritier !

La politique a été trahie et déshonorée. Il faut la réhabiliter, plus que jamais. Le nécessaire soutien à apporter au président de l’Assemblée Nationale, dépasse sa personne propre, pour devenir une exigence de salut public, une résistance à la dérive monarchique, un combat pour un Etat de droit et une lutte pour le respect d’une République garante et protectrice de l’éthique et des nobles valeurs portées par notre Nation, tout au cours de sa riche histoire.

Christian Abdoulaye SARR
Consultant
Plateau - Dakar

Source: le Quotidien

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Jeudi 30 Octobre 2008





1.Posté par oeil le 30/10/2008 11:19
interessant mais la longueur rébute. Fallait choisir la presse écrite.

2.Posté par rassixona le 30/10/2008 11:59
Celà fait longtemps ke le "Taxaaw" contre wade et ses dérives devait commencer! nous avons quasi tous fait la sourde oreille,ou à l'aveugle tout ce ke tramait Wadeet son fils.Au moment où tous ces notables ont fait l'objet du "tong-tong" du parti,le dépeceur organise le 29 /11/2008 sous le nom de son parrain une nuit de la music offerte à la jeunesse pour lire le "khoutba" et sera ainsi intronisé!!! Tous les noms de la music senegalaise sera presente comme ce fut à Guédiawaye,pour designer K .M. Wade successeur,bienfaiteur et l'avenir des senegalais! Mais jeunese du senegal ne vous laissez pas berner! vous ki etes tous des ressortissants de baba garage,de mbirkilane,de de koupemtoum,ou ailleurs peuplant la banlieue savez tres bien ce ke etre senegalais veut dire! soyez vigilants et ne vous laissez pas distraire !!!!

3.Posté par Wakh Deugue le 30/10/2008 12:31
Le pouvoir rend fou, seulement wade oublie que le Bon Dieu est le seul fort et fait mieux que lui du mateye.

4.Posté par macouba le 30/10/2008 14:02
mr le President ne cesse de violer les lois pour satisfaire un besoin personnel pourquoi n'a t il pas viole la loi pour faire juger rapidement le fameux farbarito senghor comme il agit sur le cas de Mbaye Ndiaye



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