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ME MADICKE NIANG « La Constitution doit être tripatouillée »

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Ceux qui s’offusquent des multiples révisions constitutionnelles opérées sous le régime libéral, qui en neuf ans de règne, en est à sa quinzième modification, sont avertis. Ils n’ont qu’à extraire de leur subconscient toute faculté d’indignation. Wade et son gouvernement n’auront aucun scrupule à passer la charte fondamentale au scalpel autant de fois qu’ils le désireront. C’est ce qu’a laissé entendre le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Madické Niang, pour qui les Constitutions sont faites pour être tripatouillées.



ME MADICKE NIANG « La Constitution doit être tripatouillée »
C’est peine perdue si l’opinion nationale pense réellement atteindre le Président Wade et son pouvoir en assimilant les nombreuses révisions constitutionnelles effectuées depuis la survenue de l’alternance à un honteux « tripatouillage » de la Constitution ! Le régime libéral s’en « moque » royalement. Son slogan pourrait se résumer à « tripatouiller la Constitution, encore tripatouiller la Constitution et toujours tripatouiller » lorsqu’on se fie à la sortie du ministre de la Justice, garde des Sceaux devant le Sénat en plénière pour l’examen du projet de loi portant création de la vice-présidence. Face aux sénateurs, Me Madické Niang a lancé un véritable pavé dans la mare de certains observateurs en martelant avec toute la force de ses arguments qu’une « Constitution doit être tripatouillée ». Pour éviter que son propos ne soit considéré comme un simple lapsus, Me Madické Niang va se faire précis. « Toutes les Constitutions sont faites pour être tripatouillées, je ne dirai même pas révisées. Je dis bien tripatouillées, mais de manière légale », clame le garde des Sceaux qui ajoute : « la légalité de l’acte, c’est cela la réalité. Ceux qui parlent comme si l’acte ne devait pas être réalisé, je leur réponds en leur disant que c’est possible ». Chargé de défendre au nom du gouvernement le projet de loi instituant le poste de vice-président devant le Parlement (Assemblée nationale et Sénat), l’avocat pense que la révision de la Constitution est prévue à condition qu’elle soit légale. Pour lui, toutes les révisions qui ont été opérées sous l’alternance sont « légales, légitimes et fondées ». A ceux qui se réfèrent aux grandes démocraties occidentales pour brocarder les habitudes révisionnistes de Wade et de son régime, Me Madické Niang rétorque : « allez en France, allez dans d’autres pays et vous verrez les nombreuses modifications qui y ont été introduites ». Cela dit, il pense que le Sénégal n’a pas les mêmes réalités ainsi que les mêmes contingences sociales que les autres pays. De plus, argue-t-il : « nos constitutions n’ont de sens que si elles répondent à nos réalités, à nos besoins. A partir du moment où nos règles constitutionnelles ne sont plus à même de répondre à nos réalités, il faut les changer. Ce n’est pas la parole de Dieu. Ce n’est pas une vérité absolue, une fois de plus ». Sur le débat soulevé autour de l’opportunité de la mise en place d’un poste de vice-président, Me Niang pense que le président de la République est habilité à déterminer l’opportunité ou non d’une chose parce qu’étant le seul à pouvoir définir la conduite de la politique de la nation. « Lui seul peut dire : je veux ceci ou cela dans la conduite des affaires de la Nation. Qui d’autre peut le dire ? Personne ! L’opposition n’a pas voix au chapitre. Les parlementaires non plus, car ils n’ont pas qualité à déterminer la politique de la Nation », argue-t-il.

H. BOUSSO

Woula Ndiaye et Binta Samb Bâ s’opposent à la loi Auparavant comme il fallait s’y attendre, les sénateurs, convoqués en séance plénière hier, ont adopté les yeux fermés le projet de loi portant création de la vice-présidence après avoir rivalisé de dithyrambe à l’endroit de Wade « l’homme visionnaire, le bâtisseur… ». Dans cet exercice, la palme a été remportée par l’inégalable Ahmet Bachir Counta. Mais dans ce flot intarissable de mots élogieux et flatteurs à l’endroit du pape du Sopi pour son texte de loi, les sénateurs Woula Ndiaye (Pds, mais proche de Macky Sall) et Binta Samba Ba (Aj/Pads) se sont distingués à travers leur opposition à l’institution d’un poste de vice-président. Selon Woula Ndiaye et Binta Samb Bâ, qui ont voté contre le projet de loi, un débat sur l’opportunité du texte se pose. Accroché au terme des travaux de la plénière pour une explication sur son vote, Woula Ndiaye soutient ne pas être convaincu par l’exposé des motifs fourni et pense que le poste ne servira à rien.

Hawa BOUSSO

Source: L'as

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Mercredi 20 Mai 2009





1.Posté par professeur le 20/05/2009 16:05
Tripatouiller veut dire modifier avec malhonneteté, avec maladresse, avec mauvaise foi.
Ce ministre devrait jeter un coup d'oeil dans le dictionnaire.
Mais c'est vrai que c'est ce que fait son gouvernement depuis 2000.
Il faut tout simplement lui apprendre qu'on ne peut pas tripatouiller légalement il y a une antinomie entre ces termes.
Il faudra envoyer en formation ce gouvernement et leur président.
Tristesse, le Sénégal n'est plus ce q'ul était: un ministre qui affrirme qu'il faut tripatouiller une constitution!!!!!!!

2.Posté par TEUSS le 20/05/2009 16:40
Bissimilaye diam ca alors kel honte qu'un avocat ou soit disant juriste parle de cette manier en la matiére vraiment domage

3.Posté par mamy le 20/05/2009 17:35
quelle bassesse!!!!!!!!!!! il est degoutant

4.Posté par madické le 20/05/2009 19:11
SAVIEZ VOUS QUE MADICKE EST MAITRISARD EN DROIT DE L'UNIVERSITE D'ABIDJAN ? PEUT ETRE QUE C'EST LA BAS QU'IL A APPRIS QUE LA CONSTITUTION DOIT ETRE TRIPATOUILLEE.
EL HADJI MBODJI L'INVITE A REVOIR SES COURS DE DROIT CONSTITUTIONNEL OU A PRENDRE DES COURS DE RENFORCEMENT AUPRES DU PROFESSEUR SERIGNE DIOP

5.Posté par ozo le 20/05/2009 19:55
le mot légitimité ne signifit plus rien au sénégal, quand des ministres se permettent d'employer des termes comme trippatouillé devant une chambre aussi importante comme le sénat c'est grave, aussi la constitution c'est la norme fondamentale ,le respect de la démocratie passe dabord par une constitution stable capable de régir la bonne marche du pays mais au moment ou nous en sommes actuellement c'est du n'importe quoi.
N'oublions pas que la "" régle de Droit à force d'etre violer finit par devenir un bois mort"" j'espere qu'on en arriver pas la chers sénégalais.

6.Posté par paulp le 20/05/2009 20:54
Cest prétendu professeur qui n'ont aucun niveau.
je me demande comment font ces sénégalais pour obtenir leur diplome.
Quand le président ablaye wade raisonne on se dit qu'il n'a jamais été à l'école, de là à penser qu'il des diplomes unveisitaires, alors là personne n'y pense.
Si ces gens ont les diplomes qu'ils étalent à longueur de journée, comment l'ont ils obtenus?
C'est une question à 1milliard.

7.Posté par master le 20/05/2009 23:27
A mon cher madické, je voudrais faire remarquer que la faculté de droit d'Abidjan dispense un enseignement d'une qualité aussi bonne au moins que celles de dakar ou de saint-louis. Il y a des professeurs de renom comme francis WODIE, Réné DEGNI-SEGUI... Dès lors, si tu es un universitaire, tu es sans ignorer que les opinions émises par un quelconque auteur fut-il ministre de la justice du Sénégal n'engage que lui; or si on pousse ta logique jusqu'au bout il faudrait affirmer qu'un étudiant d'une faculté de droit aussi réputée de France que celle d'aix-marseille ne pourrait comporter en son sein d'étudiants médiocres! C'est absurde! Un étudiant ne peut constituer l'échantillon de toute une université. Cela dit le doctorant en droit (ivoirien) que je suis, observateur de la vie poltique africaine, est d'avis que l'institution d'un poste de vice-président au Sénégal pose des problèmes tant au niveau de sa place dans le système constitutionnel sénégalais que de son utilité pour la démocratie. N'est-ce pas une institution de trop (tant du point de vue juridique par rapport au premier ministre que du point de vue économique pour le contribuable sénégalais)? N'ayant pu me procurer le projet de révision en cause, je ne peut que me limiter pour le moment à ces interrogation générales... ( A suivre)

8.Posté par defilè national le 20/05/2009 23:40
quel avocat? quel avocat? òa c est avocat? mon oeul weuy...
un avocat qui peut pas formuler une phrase en francais...avec un verbe aussi difficile un accent aussi "keur samba"...........au monde des aveugles les borgnes sont rois....
nous vraiment nous les mourides madikè niang et wade ne nous font pas honneur.....Niang tellement pretentieux orgueilleux moi je me demande comment on peut etre un croyant en meme etre aussi vantard.....c est pas possible..
le senegal premnier en tout c est ce qu'ils veulenet faire croire au monde...ce n'est que de la folie et de l'enfantillage.

9.Posté par defilè national le 20/05/2009 23:46
master clui là il n est plus un universitaire cest un pauvre type banania intello qui se fait maltraiter par des chefs religieux...non ..non..vraiment wade aime tellement se faire entourè par des nullards pour mieux avoir une emprise sur eux.....

10.Posté par defilè national le 20/05/2009 23:55
paulp c est normal qu'ils ont ce niveau..
les arabisants ont beaucoup d'emprise sur eux....et vous savez l'argument d'un arabophone est tjrs altèrè....

11.Posté par naomed le 21/05/2009 09:26
Son argumentation n'était pas destinée aux sénateurs, qui font ce qu'ont leur demande et qui n'ont pas trop l'habitude de réfléchir, à l'impossible nul n'étant tenu. Cette argumentation était destinée, à travers les sénateurs, à l'ensemble de la nation. Et là, je ferais remarquer respectueusement au garde de sots qu'il nous prend pour des cons et que c'est injurieux. Nous ne sommes ni des députés ni des sénateurs Pds, pour avaler n'importe quoi !

12.Posté par M.KANDJI le 21/05/2009 16:43
Est-ce qu'un SENEGALAIS pourrait me dire, si une seule fois ce stupide d'avocat et son patron qui est aussi avocat, ont une seule fois gagné un seul procés dans leur carrière

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