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''MBINDANNE'' Femmes chercheuses d’emploi de maison: Voyage au cœur d’un univers de désolation

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Elles sont toutes originaires de l’intérieur du pays et elles sont venues dans la capitale avec l’espoir d’y trouver un gagne-pain. Ces femmes de ménage communément appelées ‘’Mbindaanne’’, qui tirent le diable par la queue en cette période de forte conjoncture, attendent désespérément au quotidien les employeurs qui sont devenus une denrée rare.



''MBINDANNE'' Femmes chercheuses d’emploi de maison: Voyage au cœur d’un univers de désolation
C’est une centaine de femmes qui meublent le décor de l’une des principales artères de la capitale, les deux voies qui mènent au rond point de Liberté6 à hauteur de la Sicap Liberté5. Certaines d’entre elles portent sur leur bras ou au dos leur bambin qui ont du mal à supporter le vent qui souffle en cette période d’hiver. Ces dames qui officient dans cet endroit sont communément appelées ‘’Mbindanne’’ dans le langage populaire c’est-à-dire femmes de ménage traduit littéralement.

Assis sur une chaise pliante sous un arbre au milieu d’un cercle formé par une grande majorité d’entre elles, le vieux Sankaré affectueusement dénommé ‘’Pa Sankaré’’ par les femmes, septuagénaire, est depuis 20 ans le négociateur des contrats d’embauche de ces femmes de ménage. « Cela fait 20 ans que je me charge de négocier avec les employeurs, le montant qu’ils devront débourser chaque mois pour payer l’une de ces femmes qu’ils désirent employer. En contre partie je gagne un pourboire moyennant 2500 à 3000 francs CFA. Ce travail est passionnant pour un père de famille comme moi dans la mesure où je défends les intérêts de ces femmes qui viennent de l’intérieur du pays afin de gagner leur vie à la sueur de leur front. En négociant leur contrat je leur évite l’exploitation dont elles font souvent l’objet », confie Pa Sankaré.

Cependant le vieux Sankaré reconnaît que les affaires ne marchent plus présentement parce que les employeurs ne payent pas bien les femmes de ménage et que l’offre est supérieure à la demande. Des propos que la dame Coumba Diouf, 53 ans la plus âgée des femmes, certifie en ajoutant que « les employeurs se raréfient et que le petit nombre d’entre eux qui viennent solliciter nos services nous offrent des salaires qui ne rémunèrent pas assez bien le travail que nous faisons dans les maisons ». Une situation qu’elle déplore en soutenant qu’il faudrait que les employeurs sachent qu’elles ont des familles à nourrir à Dakar et des parents qui vivent de l’argent qu’elles leur envoient à la fin du mois.

Quant à F. M S, une jeune sérère native de l’arrondissement de NDiaguagnao, âgée de 18 ans, elle nous fait part de sa déception après avoir abandonné ses études secondaires pour venir trouver du travail dans la capitale. « Je suis déprimée depuis un certain temps car cette année l’hivernage qui n’a pas bien marché dans les campagnes, m’a poussée à quitter les bancs de l’école pour venir travailler à Dakar afin d’envoyer chaque mois une somme d’argent à mes parents. Depuis novembre que je suis venue à Dakar, chaque matin je quitte Grand Yoff pour venir m’asseoir ici jusqu’au soir pour rentrer sans avoir en poche une embauche. J’ai dépensé tout mon argent de poche et je tire le diable par la queue en ce moment », affirme M Sarr dans un ton mélancolique.

Même son de cloche pour S D, une native de la région de Fatick, mère de la jeune fille A B assise à ses côtés portant sur son dos son jeune frère Diegane : « à ma désagréable surprise j’ai constaté que les employeurs ne veulent plus des femmes âgées de plus de 30 ans et c’est la raison pour laquelle depuis le mois de septembre je viens chaque jour avec ma fille aînée A B, pour qu’au cas où un employeur se présente s’il ne m’embouche pas, je tente de négocier pour ma fille. J’ai à ma charge huit enfants depuis que mon mari est emprisonné il y a un an alors que j’étais enceinte de 05 mois, pour des motifs que je ne saurais vous dire ».

Une situation qui n’est plus le cas de A S âgée de 20 ans, toute souriante avec une voix gracieuse, nous renseigne qu’elle vient de tomber d’accord avec une mère de famille qui s‘est engagée à lui payer 30 000 francs CFA par mois. « Je n’en reviens pas car je viens de parler au téléphone avec une connaissance de Pa Sankaré habitant à nord foire et il est convenu que j’y aille dés demain pour commencer à travailler. Depuis que mon patron blanc est rentré en France au mois de juin, je n’ai pas eu de travail et c’est la raison pour laquelle je ne suis pas allée passer les fêtes de Korité et de Tabaski dans mon village », nous dit A S.

Ceci, sous le regard envieux de ces collègues comme Fatim, Marième Arame et Penda qui s’affairent à intercepter toutes les personnes qui se dirigent vers elles, dans le souci de trouver l’employeur le plus offrant.

Source: African Global News

Photo Illustration: Agence Kamikazz

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Samedi 12 Janvier 2008





1.Posté par khady le 12/01/2008 14:55
ndeyessane yalla bakhna.yalla nalene sougnou borom diapale,mettina de .

2.Posté par mob le 12/01/2008 20:27
thiey yalla pour 30 000 lokheb nit miguissi neyass tey sante tiey saborom

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