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MARIAMA DIOUF, SEULE FEMME RESCAPEE DU «LE JOOLA» RACONTE : «Comment j’ai échappé à la mort cette nuit-là»

Dix ans déjà, mais le souvenir de cette nuit funeste du 26 septembre 2002 est tout vivace dans l’esprit de Mariama Diouf. Seule femme rescapée du naufrage du «Le Joola», elle revient sur ce qu’elle a vécu ce jour-là, elle qui a vu la mort de très près.



MARIAMA DIOUF, SEULE FEMME RESCAPEE DU «LE JOOLA» RACONTE : «Comment j’ai échappé à la mort cette nuit-là»
«Déjà en partant de Ziguinchor, le bateau était rempli. Cela m’a beaucoup étonné que le bateau ait accosté à Karabane pour prendre à nouveau des passagers. Mais puisque c’était la première fois que je prenais le bateau, je pensais que c’était normal. Après leur embarquement, le bateau a continué son chemin. Il pleuvait vers les environs de 23 heures, les gens avaient quitté le pont pour se retrouver à l’intérieur. J’étais concentrée à la télévision quand des bruits me parvinrent du premier niveau. Je suis sortie demander ce qui se passait, mais les cris se sont intensifiés. Tout d’un coup, une vague m’a violemment heurtée et les lampes se sont éteintes. J’ai alors compris qu’il y avait quelque chose. J’étais assise sur une des chaises de 3500 francs. C’était fait de fer et je m’y suis accrochée de toutes mes forces. J’ai senti de l’eau effleurer mes pieds. Je fus prise de peur, mais à aucun moment je n’ai paniqué. Comment j’ai échappé à la mort cette nuit-là ? Je ne sais pas trop. Toujours est-il que la position de nos chaises correspondait presque à la cale. Ce qui faisait que quand le bateau s’est retourné sur lui-même nous étions à sa partie supérieure. Il fallait faire une plongée pour atteindre le fond, retrouver une issue et sortir dans l’océan. Seul Dieu m’a aidée en ce moment, même si je savais nager. Car je suis issue d’une famille modeste et j’allais en mer avec ma pirogue à pagaies pour ramener des poissons pour la maison. Une fois que j’ai pu regagner l’océan, j’ai retrouvé d’autres personnes avec qui j’ai nagé pour m’éloigner du bateau. Nous étions obligés de faire ça, car la mer était vraiment agitée en ces temps là. Quant elle s’est calmée, nous sommes revenus, nous nous sommes aidés pour monter sur la coque orange. J’ai nagé moi-même jusqu’au pied du bateau. Mais je ne parvenais pas à monter
sur la coque comme les autres. J’ai entendu un homme de couleur blanche me dire ‘derrière, derrière !’. Une fois là-bas, j’ai vu deux jeunes gens qui étaient visiblement étonnés de voir une femme avoir tenu tout ce temps. Ils me tendirent leurs mains pour que je monte, mais je n’arrivais pas à les saisir. J’ai essayé à trois reprises sans succès. Je suis alors restée sur l’eau pour reprendre mon souffle. Quand soudain, il me vint une idée. J’attendis que les vagues viennent fouetter le bateau pour que j’en profite afin de gagner de la hauteur et saisir la main des hommes qui m’ont placée sur la coque en attendant que les secours arrivent».

Mbaye THIAM (Stagiaire)
source le populaire

Mercredi 26 Septembre 2012




1.Posté par JACKS le 27/09/2012 13:12
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2.Posté par niro le 02/10/2012 14:58
mensonges

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