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MARCHE GUEULE TAPEE DE CAMBERENE : Quand les denrées alimentaires côtoient les ordures

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Acheter des produits à moindre coût. Protéger sa santé. Les femmes qui fréquentent le marché Gueule Tapée de Cambérène, où les denrées alimentaires sont posées à même le sol et à côté des tas d’immondices, sont confrontées à ce dilemme.

Implanté à environ 4 km du croisement Cambérène, sur la nationale 1, le marché Diamalaye déborde de monde dès les premières heures de la matinée. Connu sous le nom de « marché Cambérène », il approvisionne les populations des Parcelles assainies, de Golf, de la Patte d’Oie et autres quartiers environnants en poissons, légumes, entres autres produits. Toutefois, les étals jouxtent des tas d’immondices, posant ainsi un problème de salubrité.

Habillée d’une longue robe traditionnelle multicolore, Nogaye Ndiaye, la cinquantaine dépassée, déplore cette situation. « Je n’achèterai jamais ces produits. Pour moi, acheter ces légumes équivaut à un suicide », s’écrie-t-elle. En bonne mère de famille, Nogaye estime que le ventre ne doit prendre que des aliments propres. Or, ce que vendent ces femmes est loin d’être de la qualité. Sauf que les produits sont bon marché. Intriguée par ce décor, elle déclare : « Je me demande même comment ces vendeuses parviennent à vivre dans cette saleté constituée notamment de vers de terre », s’exclame-t-elle. S’y ajoute une odeur pestilentielle qui se dégage de ces immondices. Pour cette raison, elle se dit écœurée et inquiète pour celles qui achètent ces produits.

Même son de cloche du côté de Ndèye Diop, venue, elle aussi, faire ses achats. Selon elle, « la santé n’a pas de prix. Malheureusement, les Sénégalais aiment la facilité ». Et de s’interroger : « Est-ce que ceux qui achètent ces produits connaissent les risques qu’ils courent ?

En tout cas, elle préfère acheter plus cher pour avoir de la qualité plutôt que d’amener des microbes chez elle. Mme Diop tient donc à sa santé, mais aussi à celle de sa famille. Selon elle, ces femmes qui cohabitent tous les jours avec les ordures et respirent l’odeur nauséabonde courent plus de risques de contracter des maladies comme le choléra, la tuberculose, entre autres.

Cependant, parmi les vendeuses, il y en a qui ne prennent pas au sérieux les questions de santé, de salubrité. C’est le cas d’Awa Diouf, une originaire de Fatick, qui déclare que la vie est chère. L’essentiel, selon elle, c’est d’avoir quoi bouillir sa marmite. « Mon mari est à la retraite. Je n’ai personne pour me venir en aide, alors que j’ai quatre enfants à nourrir. Que voulez-vous ? Je ne peux que dépenser en fonction de ma bourse », lâche-t-elle. Et de poursuivre : « Il ne faut pas que nous soyons fatalistes. J’achète toujours ces produits et, Dieu merci, rien ne m’est encore arrivé », soutient-elle. A son avis, même les produits vendus à l’intérieur du marché, et respectant certaines normes d’hygiène, doivent être désinfectés avant leur consommation. « Et c’est ce que je fais avec ces légumes étalés dehors », confie-t-elle.

Source: le Soleil

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Mardi 18 Mars 2008

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