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MANIFESTATIONS DES MARCHANDS AMBULANTS: Me Ousmane Ngom protège la Police et les « Rg »

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« Les services de police sont intervenus à temps, mercredi 22 novembre lors des manifestations des marchands ambulants et les services de renseignement n’ont pas été pris de court ». Telle est la conviction du ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom qui faisait face aux députés, le samedi 24 novembre dernier, lors des plénières pour le vote du budget de sont cabinet arrêté à la somme de 37 822 418 740, contre 82 417 389 020 F Cfa. Il a par ailleurs annoncé la forte probabilité de réinsertion des policiers municipaux dans le corps de la Police nationale.



MANIFESTATIONS DES MARCHANDS AMBULANTS: Me Ousmane Ngom protège la Police et les « Rg »
Des élus du peuple ont reproché à l’Etat, l’intervention tardive des forces de l’ordre et la « défaillance » des services de renseignement, lors des évènements du 22 novembre dernier, à l’occasion des plénières pour le vote du budget du ministère de l’Intérieur qui ont eu lieu le samedi dernier. En réponse à ces interpellations, le ministre Me Ousmane Ngom reconnaîtra que « C’est vrai que dans un Etat, il faut toujours être en alerte par rapport à toutes les situations. » Mais, a-t-il ajouté, « je dois dire que ce qui s’est passé le mercredi doit d’abord être analysé comme un trouble de l’ordre public, comme des manifestations qui se sont déroulées dans le cadre d’une illégalité totale. Cela existe dans tous les pays du monde, qu’ils soient développés ou non, il y a des troubles de l’ordre public ou des manifestations spontanées qui s’organisent dans le cadre d’une totale inégalité », dit-il. Le ministre dit en outre partager l’analyse du député Mamadou Seck qui a inscrit ce qui s’est passé dans le cadre d’une « stratégie de survie ou de réflexe de survie » et qui peut « conduire à des actions inconsidérées ».

Pour Me Ousmane Ngom, il s’est agit d’une « guérilla ». « S’il s’agissait d’une manifestation ou d’un rassemblement, ce serait géré autrement. Mais quand il s’agit d’un système de guérilla où il y a des groupes disséminés un peu partout, qui communiquent avec des téléphones portables par rapport à l’arrivée des forces de l’ordre, cela demande une autre gestion. C’est pourquoi les forces de l’ordre ont également été dispersées parce qu’il s’agit d’une guérilla », explique-t-il.

« Les forces de l’ordre sont intervenues à temps », dit-il

Et de s’inscrire en faux contre les critiques qui font état de l’intervention tardive des forces de l’ordre : « Ce n’est pas exact de dire que les forces de l’ordre sont intervenues tardivement. » Le ministre fait valoir que « Dès dix heures, elles ont commencé à intervenir. Plusieurs radios privées ont commencé à faire des reportages à partir de cette heure. On entendait même le bruit des grenades lacrymogènes balancées par les forces de l’ordre sur les ondes de ces radios. Ces manifestations étant dispersées et progressives, c’est au fur et à mesure que les jeunes arrivaient dans d’autres quartiers ou s’éloignaient même du centre ville. Et c’est ce qui explique que les forces de l’ordre qui ne pouvaient pas se démultiplier à l’infinie, étaient donc obligées de courir de gauche et à droite pour retrouver ces jeunes », dit-il avant d’inviter à « tenir compte d’un élément important : l’infiltration et la manipulation de ces mouvements de jeunes. Selon M. Ngom, « il y a eu effectivement des manipulations. Nous avons ouvert des enquêtes qui vont certainement nous donner des résultats importants. Je ne parle même pas d’infiltration ou de manipulation politique, c’est possible, beaucoup l’ont évoquée, mais il y a l’infiltration d’autres groupes de bandits ou de délinquants qui ont eu à intégrer ces manifestations pour pouvoir commettre leur forfait ».

« Les Services de renseignement n’ont pas été pris de court »

Le ministre d’Etat a aussi pris la défense des forces de l’ordre en soutenant que « Contrairement à ce qui a été affirmé, les services de renseignement n’ont pas été pris de court. Pour son argumentation, Me Ousmane Ngom évoque la veille de la manifestation, pour dire que ses services « avaient déjà alerté, par rapport à la situation des marchands ambulants ; par rapport à la nécessité d’une prise en charge de cette question au point de vue social, encadrement, gestion du drame – les documents existent pour l’attester, et de rappeler que la Police n’a pas seulement une vocation de répression, elle fait dans la prévention, de facilitation ».

Pour Me Ngom « C’est souvent à tort qu’on accuse les services de l’Etat ou du ministère de l’Intérieur », avant de reconnaître que « cela ne veut pas dire que tout est parfait dans le fonctionnement, à la fois, des services de renseignement que les services opérationnels de sécurité, il y a effectivement des réglages à faire et des renforcements à opérer pour que ces services puissent davantage et mieux fonctionner ».

Pourquoi la marche de l’intersyndicale a été interdite ?

Les députés n’ont pas manqué d’interpeller le ministre sur l’interdiction au dernier moment de la marche de l’intersyndicale du 22 novembre dernier. Pour lui, il s’est trouvé que le matin de cette journée jusqu’au moment de la tenue de cette marche, « il y avait des évènements qui avaient considérablement troublé l’ordre public et menaçaient de le troubler davantage. A partir de ce moment-là, c’est à nous de prendre nos responsabilités, d’évaluer la situation et de prendre des décisions qui s’imposent.

Le ministre de l’Intérieur de faire tout de même remarquer que « les autorités étaient en possession d’informations qui ne rassuraient pas du tout », dit-il.

Selon lui, « Si la marche venait vers la ville, nous avions des informations selon lesquelles des infiltrations et manipulations de la marche étaient possibles avec de grands risques de déviation de cette marche et de troubles de l’ordre public important. C’est pourquoi cette décision a été prise au dernier moment. Encore une fois, ce n’est pas du tout une incohérence, c’est une évaluation de l’exacte mesure de la situation et une prise de responsabilité de notre part », soutient-il encore.

Réinsertion des policiers municipaux

Si l’on en croît le ministre de l’Intérieur, les policiers municipaux radiés du corps de la Police ont des raisons de pousser un ouf de soulagement avec la perspective de leur réinsertion dans la Police nation. Le vœu des députés semble avoir rencontré l’assentiment du gouvernement qui est, selon le Ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, en train de travailler sur la question. « Nous avons certes une obligation ne serait-ce que morale de régler définitivement cette question, mais il faut dire avec force que personne ne doit chercher à donner mauvaise conscience à l’Etat, au gouvernement actuel par rapport à ce problème », dit-il. Avant d’indiquer que c’est également une décision injuste dans tous ses fondements et c’est pourquoi, en son temps, dans tous les cercles y compris au sein de cet hémicycle des voix très fortes s’étaient élevées pour dénoncer cette injustice et se battre aux côtés des policiers pour la résolution définitive de cette question. Le président de la République avait déjà, à l’époque, dit-il, pris de nombreuses initiatives, non seulement au niveau parlementaire mais également au-delà du Sénégal. « Au plan interne, il avait lancé une souscription financière pour aider ces policiers radiés. Ce qui a été un soutien important que ces derniers ont apprécié à sa juste valeur. C’est pourquoi depuis qu’il est arrivé à la magistrature suprême, il a pris de nombreuses initiatives pour le règlement de cette question », a laissé entendre Me Ousmane Ngom.

Plaidoyer pour une police d’Etat uniformisée

« En ce qui me concerne, ma conviction est faite qu’il nous faut une Police d’Etat, uniformisée. Mais certains responsables de collectivités locales pensent qu’il faut avoir une Police municipale parce qu’elle leur est utile. Le compromis pourrait être d’avoir la Police d’Etat, mais qui ira jusqu’au niveau le plus bas – c’est ce que nous appelons la Police de proximité - pour vivre avec les populations dans les quartiers, une police moderne au cœur de la cité avec des moyens importants de manière à faire de la prévention, c’est-à-dire de dialoguer avec les populations, de connaître les jeunes, les coins et recoins des quartiers. Et en ce moment-là, de prévenir la délinquance et de la limiter au strict minimum », soutient le ministre de l’Intérieur qui ne perd pas de vue le fait que le débat ne soit pas encore clos : « S’il y a encore des voix qui pensent qu’il faut en revenir à la police municipale, nous pourrons toujours reparler de cela. Mais ce qui est important pour nous, c’est que les populations se reconnaissent dans leur Police, qu’elles se l’approprient et que nous passions progressivement du concept de « La Police » à celui de « Notre Police. »

Révisions des listes électorales

Quand au fichier électoral, Me Ousmane Ngom rassure qu’il se porte bien. Les autorités du ministère de l’intérieur envisagent l’organisation des révisions des listes électorales pour une durée de deux mois, de décembre à janvier prochain.

Et pour ce qui est des cartes d’électeur numérisées, il a été décidé de la décentralisation du système dans les régions.

Y a-t-il dialogue politique ?

Le dialogue politique a aussi cristallisé l’attention des députés dont certains ont dénoncé l’absence. Mais le ministre à lui émis une opinion contraire. « En deux ans, nous avons organisé une trentaine de rencontres avec les responsables politiques pour gérer tous les aspects du processus électoral. Et en ce qui me concerne, j’ai eu à recevoir, de façon bilatérale, toutes les formations politiques qui ont eu à le demander pendant cette période. Donc, nous avons toujours eu les portes ouvertes, la disponibilité totale pour dialoguer avec les acteurs politiques », dit-il avant d’indexer l’opposition dite significative : « Mais il se trouve qu’il y a des personnes qui ont décidé de bouder le terrain des élections, du dialogue politique et républicain dans le cadre des institutions, pour des raisons qui leur sont propres. Et jusqu’ici donc, ces personnes ont rompu les liens du dialogue avec toutes les structures de l’Etat, qu’il s’agisse du Ministère de l’Intérieur ou des plus hautes autorités. »

La perche tendue à l’opposition

Me Ousmane Ngom fera remarquer que le dialogue s’est poursuivi avec tous les autres acteurs politiques qui ont continué à travailler dans le cadre du système. « Nous sommes ouverts, même à ceux qui ne reconnaissent pas le système. S’ils souhaitent nous rencontrer nous sommes prêts à les rencontrer dès demain. Et c’est également le cas au niveau du président de la République. Mais dans le cadre du respect des institutions de la République, de la reconnaissance de la légalité et de la légitimité de ces institutions qui ont été régulièrement mises en place. Ce n’est pas le fait de l’Etat s’il y a une rupture ou une diminution de l’intensité du dialogue politique ». Le ministre d’Etat de souligner : « Nous allons prendre des initiatives - parce que nous sommes chargés de préparer les élections locales et comme aujourd’hui nous allons vers de plus en plus de consensus pour une participation générale à ce scrutin – pour inviter au dialogue et à la concertation l’ensemble des formations aux fins d’examiner toutes les questions qui tournent autour de ces élections locales ».

Passeports numérisés

Le ministre s’est longuement expliqué sur la question des passeports numérisés. Aussi, le ministre a-t-il dévoilé le contenu du cahier de charges. Entre autres, il est question d’avoir un site central équipé d’appareils photos numériques, d’ordinateurs pour la gestion du système, de scanner et de boîtier pour la prise d’empreintes digitales et spéciales, ainsi que tous les programmes informatiques nécessaires. Au-delà de ce site central à Dakar, « nous avons exigé la création de huit sites régionaux pour décentraliser le système au niveau de l’ensemble des régions. A cela s’ajoute la réalisation de huit sites au niveau international, pour nos compatriotes qui sont à l’étranger. Ces passeports seront renouvelés et distribués au niveau de ces centres », explique le ministre. Le cahier de charges contient aussi « l’installation de portiques au niveau des aéroports. Et dès le démarrage du projet nous allons installer quatre portiques automatiques au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor et progressivement au niveau des autres aéroports qui existent ou qui pourront être créés dans le pays », indique encore Me Ngom.

Partenariat pour une prestation de service

Me Ousmane Ngom déclare que « nous avons pu obtenir au départ que l’Etat du Sénégal ne débourse pas d’argent pour la mise en place du système. Nous avons pu également et cela sur l’insistance du Chef de l’Etat obtenir que le prix du passeport n’augmente pas. Nous avons ensuite discuté avec la société sur le règlement de sa prestation, parce qu’il s’agit d’un partenariat pour une prestation de service. Mais, ajoute-t-il, il faut que l’Etat Sénégalais puisse être intéressé par rapport au produit de ces passeports. C’est ainsi que nous avons discuté d’une clé de répartition qui fait que sur les 20 000 F CFA que coûte un passeport, la société malaisienne a 12 000 FCfa et l’Etat du Sénégal touche les 8 000 FCfa. C’est ainsi que la société va attendre vingt ans avant d’être payée intégralement, parce que nous avons prévu de faire faire des cycles de 2, 5 à 5 Millions de passeports. Nous pensons que ce sont des conditions exceptionnelles qu’on ne trouve pas toujours sur le marché », se félicite le ministre de l’Intérieur, qui souligne que son cabinet a travaillé dans une « parfaite synergie », au moment de la négociation de ces conditions financières, avec le ministère de l’Economie des finances, ainsi que les services du ministre du Budget

Bouclage du projet en décembre

Le ministre a déclaré que ce projet se fera en moins de six mois, « parce que nous avons commencé les négociations au mois de juillet, nous les avons conclues et la réalisation du projet a démarré, déjà, les équipements sont en train d’être mis en place. Le projet sera bouclé avant la fin du mois de décembre prochain et nous procéderons à son inauguration. Et à partir de la deuxième quinzaine du mois de décembre, vous pourrez avoir un passeport numérisé à puce », a-t-il rassuré.

Rappelons que le budget du ministère de l’intérieur pour l’année 2008 a été arrêté à la somme de 37 822 418 740, contre 82 417 389 020 FCfa.

Source: Sud Quotidien

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Lundi 26 Novembre 2007


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